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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

Irak: les Américains intensifient leurs opérations

Mise à jour le mardi 4 octobre 2005 à 13 h 43
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Au moins cinq soldats américains ont été tués depuis lundi, dans l'ouest de l'Irak, au cours d'importantes offensives menées par les troupes américaines contre des rebelles irakiens.

 

Une quarantaine d'insurgés auraient aussi été tués au cours des trois offensives que mènent les Américains près de la frontière syrienne pour contrer la rébellion et les activités du réseau Al-Qaïda dans cette région.

Ces nouvelles pertes subies par l'armée américaine surviennent quelques heures après le lancement de deux nouvelles offensives dans l'ouest du pays. La première de ces opérations, baptisée « River Gate », est menée par 2500 soldats américains contre le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui dans les localités de Haditha, Haqlaniyah et Barwana.

 

Irak: les Américains intensifient leurs opérations

Mise à jour le mardi 4 octobre 2005 à 13 h 43
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Au moins cinq soldats américains ont été tués depuis lundi, dans l'ouest de l'Irak, au cours d'importantes offensives menées par les troupes américaines contre des rebelles irakiens.

 

Une quarantaine d'insurgés auraient aussi été tués au cours des trois offensives que mènent les Américains près de la frontière syrienne pour contrer la rébellion et les activités du réseau Al-Qaïda dans cette région.

Ces nouvelles pertes subies par l'armée américaine surviennent quelques heures après le lancement de deux nouvelles offensives dans l'ouest du pays. La première de ces opérations, baptisée « River Gate », est menée par 2500 soldats américains contre le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui dans les localités de Haditha, Haqlaniyah et Barwana.

 


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Des rebelles à Ramadi. (archives)
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Une deuxième opération baptisée « Mountaineers » a aussi été lancée mardi pour sécuriser les abords de la ville de Ramadi.

 

Samedi, l'armée américaine a lancé une première opération (« Iron Fist ») un peu plus au nord contre un « sanctuaire terroriste » de la région de Sadah. Une trentaine de rebelles et un soldat américain y ont trouvé la mort au cours des combats.

Attentat-suicide aux portes de la zone verte

Pendant ce temps, à Bagdad, un attentat-suicide a fait au moins trois morts et sept blessés près de l'une des entrées de la zone verte, où se trouvent le siège du gouvernement irakien ainsi que les ambassades américaine et britannique.

Cet attentat survient alors que les sunnites d'Irak amorcent le mois sacré du ramadan, les chiites le commençant mercredi. Les Américains et les autorités irakiennes anticipent des flambées de violence au cours de cette période.

Le groupe d'Abou Moussab Al-Zarqaoui, qui se présente comme étant la branche irakienne d'Al-Qaïda, a d'ailleurs invité ses partisans à intensifier leurs attaques contre les forces américaines.


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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

REVELATION  

France-Soir révèle le nom
de l'amie de Sarkozy


NOUVELOBS.COM | 11.10.05
La nouvelle compagne de Nicolas Sarkozy s'appelle Anne Fulda.

 

Elle travaille pour Le Figaro mais a quitté le service politique depuis sa liaison.

N icolas Sarkozy partage désormais sa vie avec Anne Fulda, journaliste au service politique du Figaro, annonce mardi France Soir.
Selon le quotidien, le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP a "tourné la page Cécilia" et l'a confirmé aux journalistes qui l'accompagnaient mercredi dernier lors de son voyage en Libye. "Je ne vais quand même pas aller sur le plateau d'un 20h pour annoncer qu'une nouvelle femme est entrée dans ma vie", a-t-il dit.
Journaliste au service politique du Figaro depuis 1992, Anne Fulda couvrait l'Elysée jusqu'à ces derniers mois. Service qu'elle a quitté depuis sa liaison. Elle est actuellement grand reporter sans rubrique précise, et a signé ces derniers jours les portraits de personnalité de la rubrique "Et vous" du quotidien.
Le ministre de l'Intérieur est séparé depuis le printemps dernier de son épouse Cécilia. Il avait reconnu ces difficultés conjugales le 26 mai sur France-3, ajoutant que le couple était "en train de les surmonter".



Pas de commentaire de l'entourage

Depuis lors, ses problèmes conjugaux alimentent les rumeurs du monde politique et les colonnes des journaux et magazines.

 
 


Des photos de Cécilia Sarkozy avec son nouveau compagnon, le publicitaire Richard Attias, ont été publiées fin août par Paris Match.
La nouvelle liaison de Nicolas Sarkozy était devenue un secret de Polichinelle ces derniers jours. Le Parisien avait ainsi révélé samedi qu'il partageait sa vie avec une journaliste. "France Soir" explique avoir décidé de révéler le nom de cette journaliste car elle "sera peut-être la première dame de France".
Selon France-Soir, des photos du couple faisant ses courses dans un grand magasin parisien seront publiées prochainement.
L'entourage de Nicolas Sarkozy ne faisait mardi matin aucun commentaire sur ces informations. AP

 

 

 

 

 

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00
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Arabian Sex Tourism
by Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
October 7, 2005

Indian media have been publishing exposés documenting the foul behavior of Gulf Arabs in the southern Indian town of Hyderabad "Fly-by-night bridegrooms," by R Akhileshwari in the Deccan Herald and "One minor girl, many Arabs," by Mohammed Wajihuddin in the Times of India are two important examples. Wajihuddin sets the stage:

They are old predators with new vigour. Often bearded, invariably in flowing robes and expensive turbans. The rich, middle-aged Arabs increasingly stalk the deprived streets of Hyderabad like medieval monarchs would stalk their harems in days that we wrongly think are history. These Viagra-enabled Arabs are perpetrating a blatant crime under the veneer of nikaah, the Islamic rules of marriage.

(I have silently corrected some typos). Wajihuddin then specifies the problem:

Misusing the sanctioned provision which allows a Muslim man to have four wives at a time, many old Arabs are not just marrying minors in Hyderabad, but marrying more than one minor in a single sitting. "The Arabs prefer teenage, virgin brides," says Jameela Nishat, who counsels and sensitises young women against the malaise.

The Arabs usually "marry" the girls for short periods, sometimes just a single night. In fact, Wajihuddin reports, marriage and divorce formalities are often prepared at the same time, thereby expediting the process for all involved. Akhileshwari notes that "their girl children are available for as little as 5,000 rupees to satisfy the lust of doddering old Arab men." Five thousand rupees, by the way, equals just a bit over US$100.

An Indian television program recently reported on a show-casing of eight prospective brides, most of them minors, at which they were offered up to their Arab suitors. "It resembled a brothel. The girls were paraded before the Arab who would lift the girls' burqa, run his fingers through their hair, gaze at their figures and converse through an interpreter," recalls one of Nishat's assistants.

Wajihuddin also offers a specific case history:

On the first of August, forty-five-year-old Al Rahman Ismail Mirza Abdul Jabbar, a sheikh from the UAE, approached a broker in these matters, seventy-year-old Zainab Bi, in the walled city, near the historic Char Minar. The broker procured Farheen Sultana and Hina Sultana, aged between thirteen and fifteen, for twenty thousand rupees [DP comment: that equals US$450]. Then he hired Qazi [DP comment: an Islamic judge, usually spelled qadi in English] Mohammed Abdul Waheed Qureshi to solemnise the marriage. The qazi, taking advantage of an Islamic provision, married the girls off to the Arab. After the wedding night with the girls, the Arab left at dawn.

So much for that "marriage."

Sunita Krishnan, head of an anti human-trafficking organization, Prajwala, makes the only too-obvious point that girl children are not valued. "If a girl child is sold or her life ruined, it is not a national loss, that's why this is a non-issue, both for community and to society." With the exception of Maulana Hameeduddin Aqil, the head of Millat-e-Islamia (a local organization, apparently not connected the notorious Pakistani terrorist group), who speaks out against these sham marriages ("They are committing a sin. It's not nikaah, it's prostitution by another name"), the Islamic authorities in India are almost all silent about this travesty of the Shari'a.

For their part, Muslim politicians in the city of Hyderabad apparently could care less. "It's not on the poll agenda of any politician," says Mazhar Hussain, director of a social welfare organization, the Confederation of Voluntary Associations. The Majlis-e-Ittihadul Muslameen, the main party of Hyderabad's Muslims, is blissfully unconcerned: "You cannot deny that the fortunes of many families have changed through such marriages," MIM's president, Sultan Salahuddin Owaisi, cheerfully points out.

Comments:

(1) Ironically, the girls thus proffered appear all to be Muslim – no Hindus or others need apply.

(2) The behavior of Arabs in India in some way parallels that of Japanese and Westerners in Thailand, with the notable difference that the Indian case involves marriage, an emphasis on virginity, and local authorities seemingly pleased with providing their minor girls for sex tourism.

(3) Arabian sex tourism is not exclusive to India but also takes place in other poor countries.

(4) This trade in persons is merely one dimension of a problem that prevails through Saudi Arabia and the Gulf states (for another dimension, see "Saudis Import Slaves to America").

(5) Concubinage, forced labor, indentured servitude, slavery – these deep problems are nowhere near being addressed in the Gulf region, much less solved. Indeed, one prominent Saudi theologian has gone so far as to state that "Slavery is a part of Islam" and whoever says it should be abolished "is an infidel." So long as such attitudes can be articulated publicly, without censure, abuses are certain to continue.

(6) The hypocrisy of this trade is perhaps its vilest aspect. Better prostitution, frankly acknowledged, than religiously-sanctioned fake marriages, for the former is understood to be a vice while the latter parades as a virtue.

(7) Wajihuddin compares the Arabian men to "medieval monarchs" and the analogy is apt. These transactions, involving Muslim minors and conducted under the auspices of Islamic law, point yet again to the dominance of premodern ways in the Muslim world and the urgent need to modernize the Islamic religion.

_________

A reader points out the irony of men from the U.A.E. going to India in search of sex when Dubai, the largest U.A.E. city itself is notorious for its sex trade. On this, see Peyman Pejman, "U.A.E.: Muslim Federation Of States Is Hub of International Prostitution."

_________

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Title By Date
Response to John G. [256 words] Darrell Oct 11, 2005 12:45
Pedophilia in Islam [161 words] Kazmifer Oct 11, 2005 12:29
Muslims are not the main problem [131 words] John Giannasca Oct 10, 2005 21:40
They ARE real Muslims [162 words] AV Oct 10, 2005 19:12
Response to Johnny, Islam and abuse of women [336 words] Abdullah A. Oct 10, 2005 18:35
Just a thought . . . [130 words] Daniel M. Oct 10, 2005 17:31
To enforce my point [121 words] Boris Oct 10, 2005 16:32
Slave trade [178 words] Johnny Oct 10, 2005 14:31
answer to Pansy [43 words] yuval Brandstetter MD Oct 10, 2005 12:51
Evil Desires [84 words] F. Shawki Oct 10, 2005 11:47
They are not Muslim [67 words] Yavuz Oct 10, 2005 06:23
Temporary marriages can be the solution to Islamic economies [475 words] John Bastile Oct 10, 2005 03:49
Answer to Yuval [188 words] Pansy Oct 9, 2005 19:03
I'm not surprised [155 words] Peter J. Herz Oct 9, 2005 17:20
What of the girls [175 words] yuval Brandstetter MD Oct 9, 2005 16:15
reply to Mark-Alan Whittle [154 words] WILLIAM BOYD Oct 9, 2005 14:34
Asim Ahmed has a point [267 words] John Bastile Oct 9, 2005 12:39
False comparisons [163 words] Pansy Oct 9, 2005 12:26
History of Muta and the future of an Islamic society [445 words] John Bastile Oct 9, 2005 12:05
Not only in India... [271 words] Morris Oct 9, 2005 10:30
Response to Asim Ahmed [110 words] Boris Oct 9, 2005 08:07
Slavery is realy part of Islam [133 words] F.Shawki Oct 8, 2005 23:37
Would CAIR care? [8 words] Daisy Oct 8, 2005 23:28
Double Standards [555 words] Steve Ralston Oct 8, 2005 20:15
muta
[w/response by Daniel Pipes]
[6 words]
ploome Oct 8, 2005 17:30
double standards [166 words] Asim Ahmed Oct 8, 2005 16:57
Shalt not take God's name in vain [285 words] Boris Oct 8, 2005 13:25
Islam and Women [180 words] Arlinda DeAngelis Oct 8, 2005 11:17
Regarding Arabian Sex Tourism [66 words] Naeem Oct 8, 2005 10:45
l0% affected by Erectile Dysfunction (ED) in the Middle East [84 words] Sophie Oct 8, 2005 07:26
Russian and Ukrainians are Favorites, Too! [94 words] GWK Oct 8, 2005 07:00
Arabian Sex Tourism art. No.3022 [70 words] S.C.Panda Oct 8, 2005 06:24
They are following Quran and Sunna [149 words] Ayesha Ahmed Oct 8, 2005 02:55
Muslims victim of Islam [297 words] Amitabh tripathi Oct 7, 2005 23:38
What else is new [35 words] Stan Oct 7, 2005 20:08
"What Is Truth?" [505 words] Yehoshua Zeller Oct 7, 2005 20:00
Arab's delight [102 words] Gudrun Eussner Oct 7, 2005 19:57
Then what happens? [60 words] Chaya Jane Oct 7, 2005 19:28
So what else has changed? [272 words] James R Oct 7, 2005 17:32
just a tribalism [65 words] maksman Oct 7, 2005 16:46
relgious misuse [34 words] Donald W. Bales Oct 7, 2005 15:57
"medieval monarchs" indeed [32 words] Michael Joyce Oct 7, 2005 14:11
Dirty old men: Islam, the Muslim way of life. [155 words] Mark-Alan Whittle Oct 7, 2005 13:49
Midieval monarchs indeed! [258 words] Daniel M. Oct 7, 2005 13:30
what goes around, eventually comes around [69 words] David W. Lincoln Oct 7, 2005 13:07
US Military supplying pornography to soldiers and Moslems
[w/response by Daniel Pipes]
[90 words]
Patty Ouimette Oct 7, 2005 12:39
medieval monarchs [89 words] abraham Oct 7, 2005 12:35
Nikaah- shi'a or sunni?
[w/response by Daniel Pipes]
[97 words]
Canadian Miso-islamist Oct 7, 2005 12:27
Arabian Sex Tourism [24 words] Phillip Oct 7, 2005 11:54
Saudi Promiscuity [41 words] Dvora Oct 7, 2005 11:49

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

FN

Carl Lang évincé
de la direction


NOUVELOBS.COM | 11.10.05 | 17:08

Louis Aliot remplace Carl Lang au poste de numéro trois du Front national, sur décision de son président Jean-Marie Le Pen.

  Carl Lang (Sipa)
Carl Lang (Sipa)
 
Jean-Marie Le Pen, le président du Front National, a remplacé mardi 11 octobre le numéro trois du parti d'extrême droite, Carl Lang, par un de ses proches, Louis Aliot.
"A la demande du président et en accord avec Carl Lang, il a été décidé de son remplacement au secrétariat général par Louis Aliot", a indiqué le FN dans un communiqué, à l'issue d'une réunion de bureau exécutif.
Carl Lang avait, avec le numéro deux du FN, Bruno Gollnisch, osé défier Jean-Marie Le Pen en refusant de lui voter les pleins pouvoirs en septembre pour exclure du bureau politique le maire d'Orange, Jacques Bompard.
Lors des journées "Bleu Blanc Rouge" du week-end dernier, Carl Lang avait démenti les rumeurs de démission de son poste de secrétaire général du FN. Lundi, il avait déclaré: "Je ne suis pas démissionnaire, et je ne le serais que si Jean-Marie Le Pen souhaitait, dans le cadre de son nouveau dispositif, changer de secrétaire général".

Ancien directeur de cabinet de Le Pen

Louis Aliot, âgé de 36 ans, a adhéré au FN en 1990 en Ariège. Il a été élu au comité central du FN en 2000, et a exercé la fonction de directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen de janvier 1999 à septembre 2000. Il a également coordiné sa campagne présidentielle en 2002. Depuis mars 2004, il est président du groupe FN au conseil régional de Midi-Pyrénées.

 


FN

Carl Lang évincé
de la direction


NOUVELOBS.COM | 11.10.05 | 17:08

Louis Aliot remplace Carl Lang au poste de numéro trois du Front national, sur décision de son président Jean-Marie Le Pen.

  Carl Lang (Sipa)
Carl Lang (Sipa)
 
Jean-Marie Le Pen, le président du Front National, a remplacé mardi 11 octobre le numéro trois du parti d'extrême droite, Carl Lang, par un de ses proches, Louis Aliot.
"A la demande du président et en accord avec Carl Lang, il a été décidé de son remplacement au secrétariat général par Louis Aliot", a indiqué le FN dans un communiqué, à l'issue d'une réunion de bureau exécutif.
Carl Lang avait, avec le numéro deux du FN, Bruno Gollnisch, osé défier Jean-Marie Le Pen en refusant de lui voter les pleins pouvoirs en septembre pour exclure du bureau politique le maire d'Orange, Jacques Bompard.
Lors des journées "Bleu Blanc Rouge" du week-end dernier, Carl Lang avait démenti les rumeurs de démission de son poste de secrétaire général du FN. Lundi, il avait déclaré: "Je ne suis pas démissionnaire, et je ne le serais que si Jean-Marie Le Pen souhaitait, dans le cadre de son nouveau dispositif, changer de secrétaire général".

Ancien directeur de cabinet de Le Pen

Louis Aliot, âgé de 36 ans, a adhéré au FN en 1990 en Ariège. Il a été élu au comité central du FN en 2000, et a exercé la fonction de directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen de janvier 1999 à septembre 2000. Il a également coordiné sa campagne présidentielle en 2002. Depuis mars 2004, il est président du groupe FN au conseil régional de Midi-Pyrénées.

 

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00
 

"Philippe de Villiers ? Ne me parlez pas de ce mec-là !"

LE MONDE | 10.10.05 | 14h11
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Ils ont entre 23 et 75 ans, sont étudiants, en activité ou retraités. Certains ont leur carte au Front national depuis la création du parti ; d'autres sont sympathisants. Interrogés par Le Monde sur leur préférence pour 2007, la plupart d'entre eux plébiscitent la candidature de Jean-Marie Le Pen et récusent celle de Philippe de Villiers.

 

 
Jean-Paul Pellegrin, 67 ans, retraité. Si je suis resté après la scission du renégat Mégret, ce n'est pas pour voter Villiers. Cela fait longtemps qu'il reprend ce que dit Le Pen, mais cela ne marche pas. Sa rupture avec la majorité, je n'y crois pas. Il va là où il pense gagner des voix. Cela dit, je ne sais pas si Le Pen sera candidat en 2007. S'il est en forme, il le sera et tant mieux, sinon, il y a sa fille, Marine, ou Bruno Gollnisch. Tous deux sont très bien.

Eric Grognu, 45 ans, outilleur. Philippe de Villiers, ne me parlez pas de ce mec-là ! Il fait semblant d'adhérer aux idées du Front. Moi, je vote Le Pen, et tant pis pour son âge ! Tant qu'il a sa tête... Pour la relève, plusieurs personnes sont prêtes. Elles devront voir entre elles. J'ai une petite préférence pour Bruno Gollnisch, comme lui, j'ai fait l'armée dans la marine !

Marie D., 56 ans, mère au foyer. Villiers est parachuté pour contrer Le Pen. Il se laisse manipuler. Pas question pour moi de ne pas voter Le Pen en 2007. Mais après, il faudra qu'il s'arrête. Il a des dauphins qui sont bien. J'aime écouter Bruno Gollnisch. Jean-Claude Martinez aussi. Je préférerais un homme. Je ne crois pas qu'une femme pourrait se faire entendre des Maghrébins.

Marc Chapet, 55 ans, informaticien. Villiers a le courage d'exprimer certaines choses, notamment sur l'islamisation, mais je n'ai pas confiance : au second tour de la présidentielle, comme en 2002, il ne fera pas voter Le Pen. J'aurais toutefois préféré que ce soit quelqu'un d'autre que Le Pen qui représente le FN en 2007, car il est âgé. J'aime bien Gollnisch mais j'ai rencontré plusieurs fois Marine et je trouve qu'elle est très bien aussi.

Thomas Henry, 37 ans, avocat. J'aime bien, Villiers car il incarne des valeurs. Mais il n'a pas une position très claire. Il profite en ce moment de l'âge du capitaine pour essayer de capter ses électeurs. Je préfère le FN, mais pourquoi pas un rapprochement ? L'âge n'est pas important, ce qui compte c'est le caractère. J'aime bien Carl Lang, il a la volonté de vaincre.

Michèle Pugeault, 75 ans, retraitée d'une compagnie d'assurance. Jean-Marie est comme Clemenceau : un homme de conviction. Malgré son âge, il a encore la force de défendre ses idées. Sa succession est prête, mais je n'y pense pas. Villiers ? Il attend 2007 avec impatience mais ce n'est pas pour sauver la France. Il va récolter 3 % des voix et les donner à l'UMP, comme toujours.

Nicolas M., 21 ans, étudiant en médecine. Le Pen représente bien le parti. Il ne fait pas ses 77 ans, non ? Pour la relève, Gollnisch ou sa fille, peu importe. Sinon, je trouve Villiersbien. Il est attaché à la famille. Mais jamais je ne voterais pour lui face à un candidat FN.

Michèle Emonnot, 71 ans, retraitée de l'hôtellerie. Je déteste les hommes politiques, Jean-Marie Le Pen compris. Mais il a l'air de bien se porter et peut se défendre en 2007. Seulement, il apparaît moins fédérateur à cause de ses propos sur la guerre mondiale. Ma préférence pour sa succession va à Bruno Gollnisch pour son engagement sur l'histoire des chambres à gaz. S'il va jusqu'au bout de ses positions, je serai derrière lui. Sinon, je suis prête à me ranger derrière Besancenot ou Laguiller car ils n'ont jamais dévié de leur ligne. Par contre, Villiers, non. D'abord il est contre Jean-Marie Le Pen puis il se ravise. Il faut la surveiller, la droite, elle n'est pas nette.

Gonzague D., 23 ans, ex-adhérent du FNJ, militant aux jeunesses identitaires. Jean-Marie Le Pen tient encore bien le parti. Pour l'instant, je ne vois aucun successeur digne de lui : Marine n'a pas les épaules assez larges ; Villiers essaie de récupérer l'électorat, mais il ne va toucher qu'une minorité de catholiques traditionalistes embourgeoisés. Le FN n'a pas besoin de lui, mais lui aurait besoin du FN.

Christiane Chombeau et Véronique Le Guen
Article paru dans l'édition du 11.10.05
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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

Le Pen attaque Villiers et courtise les mégrétistes

FRONT NATIONAL A la fête des Bleu, blanc, rouge, Jean-Marie Le Pen a lancé sa campagne présidentielle de 2007.

Olivier Pognon
[10 octobre 2005]

 

LES AMIS de Nicolas Sarkozy, ceux de Philippe de Villiers assurant vouloir mordre sur son électorat, Jean-Marie Le Pen affiche l'ambition de séduire le leur. C'est un des objectifs que vise les comités d'action présidentielle «CAP 2007», dont il a annoncé hier la création au Bourget et destinés à accueillir «tous ceux qui ont le sentiment d'avoir été trompés, déçus, abandonnés, ceux qui sont découragés et même désespérés». Par la même occasion, il tend la main aux mégrétistes repentis. «Il faut que ceux qui ont compris nous rejoignent», a-t-il dit, «ils seront accueillis comme l'enfant prodigue». Et le président du FN, qui ne s'était jamais montré aussi accueillant à leur égard, leur a promis de «réintégrer le Front national totalement après 2007» s'ils participent à sa campagne présidentielle.


Le président du FN prononçait le discours de clôture de la fête des Bleu Blanc Rouge, qui s'est tenue ce week-end au parc des expositions du Bourget, après une interruption de quatre ans. Il s'agissait de rassembler autour de lui toutes les énergies en vue de sa campagne. Il en assumera personnellement la direction, a-t-il dit, «à la tête de 12 directions spécialisées».


La campagne va être précédée de l'organisation de «100 débats pour la France et l'innovation politique». Jean-Marie Le Pen l'a placée sous les auspices les plus favorables devant les quelques milliers de personnes venus l'écouter : «les candidatures des éléphanteaux du PS pullulent». D'autre part, «la droite, menacée de déroute politique après la cacade programmée des élections régionales, l'échec des européennes, la défaite cuisante du référendum a elle aussi de nombreux candidats»... Le président du FN s'en est pris à «M. de Villiers» qui «depuis peu, marche comme Le Pen, parle comme Le Pen, nage dans le tricolore avec quelques difficultés et s'essaie à ne pas parler pointu...». Surnommé «le duplicator», le président du MPF est désormais la cible favorite de celui du Front national.


«La cohorte de l'anti-France»


Celui-ci a brossé un tableau très sombre de l'évolution du monde, estimant que ce n'était «rien de moins que le disque dur de l'humanité» qui était «lézardé par une faille secrète», car «la démocratie est en train de se dissoudre dans le marché». Souvent ovationné, il s'en est pris à la gauche dont le bilan «est catastrophique, électoraliste et démagogique», et en particulier au PS qui a «rejoint la cohorte de l'anti-France menée par l'UMP, l'UDF et le rabatteur Villiers». Il a rappelé son opposition au droit du sol et considéré que l'ouverture des négociations avec la Turquie «bafouait le peuple français».


Les quelque quinze mille militants et sympathisants qui se sont rendus à cette fête des BBR ont retrouvé le décor traditionnel de ces journées : les échoppes des fédérations départementales, qui proposent les produits du terroir, les stands d'artisanat traditionnel, le salon tendu de tapis d'Orient de l'association SOS enfants d'Irak...


Dans l'«espace forum» ont été successivement déclinés plusieurs thèmes de la «fête de la fierté française», ainsi que s'appelaient ces BBR : au forum «fiers de notre civilisation», Bruno Gollnisch a développé l'idée d'une civilisation européenne où la France a joué un rôle moteur et qui n'a plus conscience d'elle-même. Marine Le Pen, au forum «fiers de notre unité française», s'en est prise à «la montée de l'islam» qui est «de la responsabilité de nos politiques». Il y eut aussi un forum «fiers de notre ambition sociale» avec Carl Lang, «fiers de la France dans le monde» avec Jean-Claude Martinez, «fiers de la France qui entreprend» avec Fernand Le Rachinel et Jean-Richard Sulzer.



 


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L'après-2007 déjà au coeur des débats


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Le Pen attaque Villiers et courtise les mégrétistes

FRONT NATIONAL A la fête des Bleu, blanc, rouge, Jean-Marie Le Pen a lancé sa campagne présidentielle de 2007.

Olivier Pognon
[10 octobre 2005]

 

LES AMIS de Nicolas Sarkozy, ceux de Philippe de Villiers assurant vouloir mordre sur son électorat, Jean-Marie Le Pen affiche l'ambition de séduire le leur. C'est un des objectifs que vise les comités d'action présidentielle «CAP 2007», dont il a annoncé hier la création au Bourget et destinés à accueillir «tous ceux qui ont le sentiment d'avoir été trompés, déçus, abandonnés, ceux qui sont découragés et même désespérés». Par la même occasion, il tend la main aux mégrétistes repentis. «Il faut que ceux qui ont compris nous rejoignent», a-t-il dit, «ils seront accueillis comme l'enfant prodigue». Et le président du FN, qui ne s'était jamais montré aussi accueillant à leur égard, leur a promis de «réintégrer le Front national totalement après 2007» s'ils participent à sa campagne présidentielle.


Le président du FN prononçait le discours de clôture de la fête des Bleu Blanc Rouge, qui s'est tenue ce week-end au parc des expositions du Bourget, après une interruption de quatre ans. Il s'agissait de rassembler autour de lui toutes les énergies en vue de sa campagne. Il en assumera personnellement la direction, a-t-il dit, «à la tête de 12 directions spécialisées».


La campagne va être précédée de l'organisation de «100 débats pour la France et l'innovation politique». Jean-Marie Le Pen l'a placée sous les auspices les plus favorables devant les quelques milliers de personnes venus l'écouter : «les candidatures des éléphanteaux du PS pullulent». D'autre part, «la droite, menacée de déroute politique après la cacade programmée des élections régionales, l'échec des européennes, la défaite cuisante du référendum a elle aussi de nombreux candidats»... Le président du FN s'en est pris à «M. de Villiers» qui «depuis peu, marche comme Le Pen, parle comme Le Pen, nage dans le tricolore avec quelques difficultés et s'essaie à ne pas parler pointu...». Surnommé «le duplicator», le président du MPF est désormais la cible favorite de celui du Front national.


«La cohorte de l'anti-France»


Celui-ci a brossé un tableau très sombre de l'évolution du monde, estimant que ce n'était «rien de moins que le disque dur de l'humanité» qui était «lézardé par une faille secrète», car «la démocratie est en train de se dissoudre dans le marché». Souvent ovationné, il s'en est pris à la gauche dont le bilan «est catastrophique, électoraliste et démagogique», et en particulier au PS qui a «rejoint la cohorte de l'anti-France menée par l'UMP, l'UDF et le rabatteur Villiers». Il a rappelé son opposition au droit du sol et considéré que l'ouverture des négociations avec la Turquie «bafouait le peuple français».


Les quelque quinze mille militants et sympathisants qui se sont rendus à cette fête des BBR ont retrouvé le décor traditionnel de ces journées : les échoppes des fédérations départementales, qui proposent les produits du terroir, les stands d'artisanat traditionnel, le salon tendu de tapis d'Orient de l'association SOS enfants d'Irak...


Dans l'«espace forum» ont été successivement déclinés plusieurs thèmes de la «fête de la fierté française», ainsi que s'appelaient ces BBR : au forum «fiers de notre civilisation», Bruno Gollnisch a développé l'idée d'une civilisation européenne où la France a joué un rôle moteur et qui n'a plus conscience d'elle-même. Marine Le Pen, au forum «fiers de notre unité française», s'en est prise à «la montée de l'islam» qui est «de la responsabilité de nos politiques». Il y eut aussi un forum «fiers de notre ambition sociale» avec Carl Lang, «fiers de la France dans le monde» avec Jean-Claude Martinez, «fiers de la France qui entreprend» avec Fernand Le Rachinel et Jean-Richard Sulzer.



 


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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

Le Pen attaque Villiers et courtise les mégrétistes

FRONT NATIONAL A la fête des Bleu, blanc, rouge, Jean-Marie Le Pen a lancé sa campagne présidentielle de 2007.

Olivier Pognon
[10 octobre 2005]

 

LES AMIS de Nicolas Sarkozy, ceux de Philippe de Villiers assurant vouloir mordre sur son électorat, Jean-Marie Le Pen affiche l'ambition de séduire le leur. C'est un des objectifs que vise les comités d'action présidentielle «CAP 2007», dont il a annoncé hier la création au Bourget et destinés à accueillir «tous ceux qui ont le sentiment d'avoir été trompés, déçus, abandonnés, ceux qui sont découragés et même désespérés». Par la même occasion, il tend la main aux mégrétistes repentis. «Il faut que ceux qui ont compris nous rejoignent», a-t-il dit, «ils seront accueillis comme l'enfant prodigue». Et le président du FN, qui ne s'était jamais montré aussi accueillant à leur égard, leur a promis de «réintégrer le Front national totalement après 2007» s'ils participent à sa campagne présidentielle.


Le président du FN prononçait le discours de clôture de la fête des Bleu Blanc Rouge, qui s'est tenue ce week-end au parc des expositions du Bourget, après une interruption de quatre ans. Il s'agissait de rassembler autour de lui toutes les énergies en vue de sa campagne. Il en assumera personnellement la direction, a-t-il dit, «à la tête de 12 directions spécialisées».


La campagne va être précédée de l'organisation de «100 débats pour la France et l'innovation politique». Jean-Marie Le Pen l'a placée sous les auspices les plus favorables devant les quelques milliers de personnes venus l'écouter : «les candidatures des éléphanteaux du PS pullulent». D'autre part, «la droite, menacée de déroute politique après la cacade programmée des élections régionales, l'échec des européennes, la défaite cuisante du référendum a elle aussi de nombreux candidats»... Le président du FN s'en est pris à «M. de Villiers» qui «depuis peu, marche comme Le Pen, parle comme Le Pen, nage dans le tricolore avec quelques difficultés et s'essaie à ne pas parler pointu...». Surnommé «le duplicator», le président du MPF est désormais la cible favorite de celui du Front national.


«La cohorte de l'anti-France»


Celui-ci a brossé un tableau très sombre de l'évolution du monde, estimant que ce n'était «rien de moins que le disque dur de l'humanité» qui était «lézardé par une faille secrète», car «la démocratie est en train de se dissoudre dans le marché». Souvent ovationné, il s'en est pris à la gauche dont le bilan «est catastrophique, électoraliste et démagogique», et en particulier au PS qui a «rejoint la cohorte de l'anti-France menée par l'UMP, l'UDF et le rabatteur Villiers». Il a rappelé son opposition au droit du sol et considéré que l'ouverture des négociations avec la Turquie «bafouait le peuple français».


Les quelque quinze mille militants et sympathisants qui se sont rendus à cette fête des BBR ont retrouvé le décor traditionnel de ces journées : les échoppes des fédérations départementales, qui proposent les produits du terroir, les stands d'artisanat traditionnel, le salon tendu de tapis d'Orient de l'association SOS enfants d'Irak...


Dans l'«espace forum» ont été successivement déclinés plusieurs thèmes de la «fête de la fierté française», ainsi que s'appelaient ces BBR : au forum «fiers de notre civilisation», Bruno Gollnisch a développé l'idée d'une civilisation européenne où la France a joué un rôle moteur et qui n'a plus conscience d'elle-même. Marine Le Pen, au forum «fiers de notre unité française», s'en est prise à «la montée de l'islam» qui est «de la responsabilité de nos politiques». Il y eut aussi un forum «fiers de notre ambition sociale» avec Carl Lang, «fiers de la France dans le monde» avec Jean-Claude Martinez, «fiers de la France qui entreprend» avec Fernand Le Rachinel et Jean-Richard Sulzer.



 


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«La cohorte de l'anti-France»


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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00
 

Le MPF de Philippe de Villiers tisse un réseau chez les policiers

LE MONDE | 05.10.05 | 14h12  •  Mis à jour le 05.10.05 | 14h12
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Le mouvement pour la France (MPF) recrute chez les policiers. Pierre Deplanque, président d'un syndicat de police corse créé en juillet 2006, Azzione pulizza Corsu, a adhéré, le 27 septembre, au MPF et a été nommé immédiatement président de la fédération MPF de la Corse. Il rejoint, au sein du parti de Philippe de Villiers, Michel Thooris, secrétaire général d'un autre jeune syndicat de police, Action Police-CFTC, derrière lequel il devrait se présenter aux élections professionnelles de 2006.

 

 
Pierre Deplanque n'est pas un inconnu au sein de l'extrême droite. Il avait fait partie de la tentative du Front national (FN) de s'implanter dans la police en montant un syndicat maison, le Front national-Police en novembre 1995. Ce dernier avait obtenu 7,4 % des voix aux élections professionnelles de décembre 1995. Assigné en justice en juin 1996 par les syndicats de policiers FASP et SNPT, ainsi que par la CGT et la CFDT, qui contestaient sa qualité de syndicat professionnel, le FN-Police avait été interdit en mars 1997.

M. Deplanque était apparu sur le devant de la scène en mai 1996. Il avait alors mis sur pied un Front fédéral des policiers, destiné à prendre la relève du FN-Police, et qui n'a jamais pris. Plus tard, M. Deplanque a rejoint le Syndicat général de la police, dont il fut limogé fin 2004. Le SGP lui reprochait son engagement auprès du Mouvement national républicain de Bruno Mégret, dont il était le responsable régional pour la Corse.

 

"HASARD"

 

Sur le plan politique, Pierre Deplanque a pratiqué une certaine errance. En 1995, il a été élu conseiller municipal de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) sur une liste RPR. Il a adhéré au FN en 1996 et l'a quitté pour le RPF créé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers en 1999. On le retrouve en 2003 au MNR et à présent au MPF. "J'ai décidé de rejoindre M. de Villiers car il peut rassembler la droite traditionnelle et la droite nationale au-delà des appareils politiques, alors que Bruno Mégret est plutôt droite nationale et extrême droite" , explique M. Deplanque.

"Maintenant que M. Deplanque a rompu avec Bruno Mégret et qu'il a adhéré au MPF, nous po uvons envisager un rapprochement" , déclare le secrétaire général d'Action Police-CFTC. "Nous étudions la possibilité soit de fusionner soit de faire liste commune aux élections professionnelles de 2006" précise-t-il. M. Thooris, qui était au syndicat national des policiers en tenue avant de passer à la CFTC en 2005 avec, affirme-t-il, "700 adhérents de la région parisienne" , fait aujourd'hui fonction de conseiller au MPF "pour les questions de sécurité" . Il animait une table ronde à l'université d'été du parti, en septembre à Grasse. Jean-Christophe Carne, président d'Action police, était également présent.

Michel Thooris et Pierre Delanque ont déjà participé à des actions communes. Ils ont ainsi porté plainte, en août, au nom de leurs syndicats, contre le rappeur Monsieur R. qu'ils accusent d'incitation à la haine pour son album Politikment incorrekt et plus précisément sa chanson FranSSe .

Interrogé sur ce réseau MPF au sein de la police, Guillaume Peltier, secrétaire général du parti, parle, lui, de "hasard" .

Christiane Chombeau
Article paru dans l'édition du 06.10.05
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Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers s'exprime, le 16 mars 2005 à Paris, lors de sa conférence de presse pour le lancement de sa campagne du référendum de la constitution européenne.  | AFP/MEHDI FEDOUACH
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Le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers s'exprime, le 16 mars 2005 à Paris, lors de sa conférence de presse pour le lancement de sa campagne du référendum de la constitution européenne.

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

Terroristes stupides


par Daniel Pipes
New York Sun
4 octobre 2005

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Version originale anglaise: Stupid Terrorists

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

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On aurait pu s'attendre à voir Mahmoud Maawad, un Égyptien immigrant illégal de 29 ans vivant à Memphis, Tennessee, adopter un profil bas et éviter de faire des vagues. Mais non, il fit juste le contraire, comme par provocation.

Il utilisa un faux numéro de sécurité sociale pour ouvrir un compte bancaire, se procurer des ustensiles de ménage et s'inscrire à l'école de commerce de l'université de Memphis. Il travailla au noir dans une supérette et vendit de l'alcool à un mineur au début de 2005, ce qui lui valut une arrestation. Puis, à la mi-2005, il passa commanda à Sporty's Pilot Shop de divers articles liés à l'aviation pour une somme de 3300 dollars, dont notamment un uniforme de pilote de ligne, un sac de pilote, un manuel de communication radio et un DVD d'instruction intitulé «Comment un capitaine d'aviation doit se présenter et se comporter».

Pour couronner le tout, il utilisa une carte de crédit à découvert.

Comme il fallait s'y attendre, Sporty's informa le FBI de la commande de Maawad et les agents fédéraux fouillèrent son logement en septembre. Ils y trouvèrent des logiciels de simulation de vol et des informations détaillées sur l'aéroport international de Memphis. Maawad fut alors inculpé pour fraude et usage frauduleux de numéro de sécurité sociale.

S'il est certes loin d'être établi que Maawad songeait à perpétrer un acte de terrorisme, ses actes sont suffisamment suspects pour lui valoir le titre de membre honorifique de mon nouveau «Club des terroristes stupides». Il y rejoint de nombreux camarades:

 

-------

  • Mohammed Salameh, le terroriste qui, en 1993, retourna à l'agence de location pour réclamer le remboursement des 400 dollars de caution qu'il avait payés pour un camion ayant servi à faire exploser le World Trade Center. Sa pingrerie entraîna son arrestation et celle de plusieurs autres poseurs de bombes.

---------------------------

  • Zacarias Moussaoui, présenté comme le 20e terroriste des attentats du 11 septembre 2001, se trouvait en prison ce jour-là, car son apparence indigente et son attitude débraillée avaient à ce point fait tache lors d'un cours d'instruction de vol («il y a vraiment quelque chose qui cloche avec ce type») que deux des instructeurs téléphonèrent au FBI. En avril 2005, Moussaoui plaida coupable de six charges de complot d'actes terroristes.

  • -----------

  • Michael Wagner, un Afro-Américain converti à l'Islam et associé à Al-Qaida, négligea de mettre sa ceinture de sécurité et fut arrêté par la police en juillet 2004, près de Council Bluffs, dans l'Iowa. Sa voiture contenait «des manuels d'entraînement au vol et un simulateur, des documents en langue arabe, des gilets pare-balles et des lunettes de vision nocturne, dont une pour un fusil, un télescope, un pistolet 9 mm semi-automatique et des centaines de cartouches»

  • ------------------------------------.

  • Zaynab Khadr, accusé par les autorités canadiennes d'avoir «participé volontairement et contribué directement et indirectement à l'amélioration des capacités d'Al-Qaida d'exercer des activités criminelles», retourna au Canada en février avec un ordinateur plein à craquer de documents dont les autorités disent qu'ils «fournissent des éclaircissements sur les tactiques, les techniques et les procédures» utilisées par Al-Qaida et d'autres groupes.

  • -----------------------------------------------------------------------

  • Sami Ibrahim Isa Abdel Hadi, 39 ans, a été arrêté en mai pour conduite agressive à Ridgefield Park, dans le New Jersey. Lorsqu'un agent de police contrôla son numéro d'immatriculation de Caroline du Nord, il apprit qu'Abdel Hadi avait fait l'objet d'un arrêt d'expulsion vers le Brésil en décembre 2001 et qu'il était fiché au Centre national d'information sur les activités criminelles du FBI. Plus alarmant encore, il détenait une carte d'identité temporaire valable lui permettant de peindre le pont George Washington (une cible de choix pour le terrorisme).

  • -------------------------------------------------------------------------------

  • Lorsque le «Rassemblement pour l'Islam authentique» de Los Angeles, un groupe accusé d'être un gang de terroristes, eut besoin d'argent pour se procurer des armes, ses membres attaquèrent des stations-service, plutôt que de se procurer des fonds légalement. L'un de ces artistes du hold-up laissa tomber un téléphone portable pendant un braquage en juin – la police le retrouva, découvrit le complot et arrêta les conspirateurs.

-------------------------------------------------------------------------

Parmi les terroristes sans cervelle passés à la postérité, il faut mentionner aussi Yu Kikumura, un membre de l'Armée rouge japonaise dont le comportement insolite provoqua la fouille de sa voiture, sur une aire de repos d'un péage autoroutier du New Jersey, en avril 1988 – on y trouva trois bombes de forte puissance. Ou encore Timothy McVeigh, appréhendé en avril 1995, après l'attentat à la bombe du bâtiment fédéral d'Oklahoma City qui fit 168 victimes, parce que sa voiture n'avait pas de plaques d'immatriculation.

Le contre-terrorisme est une activité délicate – il est donc heureux que les terroristes se comportent souvent stupidement.

Pourquoi ne peuvent-ils pas se tenir tranquilles jusqu'au grand jour? En partie parce que les terroristes, comme les autres criminels, ne sont pas les plus brillants spécimens du genre humain; et en partie aussi parce que leur idéologie et leur haine les incitent à mépriser l'ennemi, et ainsi à prendre des risques inutiles.

Et cela nous vaut un peu plus de sécurité.

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10 octobre 2005 1 10 /10 /octobre /2005 22:00

Génocide arménien

Un article de Wikipédia
 

De 1915 à 1917, au cours de la Première Guerre mondiale, le gouvernement Jeunes Turcs de l'Empire ottoman a déporté et tué une large part de la population arménienne. Ces tueries, fréquemment désignées comme le génocide arménien, sont aujourd'hui unanimement reconnues et l’Arménie (soutenue par de nombreux pays et instances) réclame qu’on admette leur caractère génocidaire. La Turquie, qui ne nie pas les massacres, en conteste l'ampleur et rejette la qualification de « génocide ».

La question de la reconnaissance de ce génocide a été ravivée à l'occasion de la décision d'ouverture de négociations entre l'Union européenne et la Turquie, en vue d'une adhésion éventuelle de celle-ci. L'UE a reconnu le génocide arménien (cf. JO C 190 du 20 juillet 1987). Cette question est fréquemment abordée lors des débats concernant la conformité de la politique de l'État turc avec les valeurs morales de l'Union Européenne et en particulier, son attachement au respect des droits de l'homme.

Sommaire

[masquer]

 

Événements antérieurs

Population arménienne dans l'empire ottoman avant 1915

  • Patriarcat arménien : 3 000 000 d'Arméniens selon les statistiques apportées par la délégation arménienne au congrès de Berlin (1878). En 1882, le patriarcat arménien établit une nouvelle statistique : 2 660 000. À la veille de la Première Guerre mondiale, donc après les massacres hamidiens, de Cilicie, et après plusieurs vagues d'émigration, les sources du patriarcat arménien permettent d'établir une population arménienne d'environ 2 100 000 Arméniens.1
  • Statistiques officielles ottomanes (recensement) : Le recensement de 1844 porte à près de 2 millions le nombres d’Arméniens pour la seule Turquie d’Asie. En 1867, le gouvernement ottoman fait publier le nombre de 2 millions d’Arméniens en Turquie d’Asie et 400 000 en Turquie d’Europe, soit un total de 2 400 000 ; suite aux traités de San Stefano et de Berlin, où les Arméniens et leur poids démographique deviennent un sérieux problème (pour la première fois est évoquée leur possible autonomie), le gouvernement ottoman présentera alors des nombres réduits de près de la moitié, soit 1 160 000 - 1 300 000
  • H. Pasdermadjian (arménien) : 2 100 000
  • R. Hovanissian (arménien) : 1 500 000 - 2 000 000
  • Ludovic de Contenson : 1 400 000
  • C. Walker (auteur pro-arménien) : 1 500 000 - 2 000 000
  • Clair Price : 1 500 000
  • A. Powell : 1 500 000
  • Lynch : 1 325 000
  • V. Cuinet : 1 475 000 (Turquie d’Asie, Turquie d'Europe exclue)
  • Encyclopedia Britannica (édition de 1910) : 1 500 000 ; édition actuelle : 2 000 000
  • Justin McCarthy : 1 698 301 (source :Muslims and Minorities, The population of the Ottoman Armenians)2.

1. Voir sur ce point Marcel Léart, La Question arménienne à la lumière des documents, 1913, ainsi le travail de l'historien Raymond Kévorkian : Les Arméniens dans l'Empire ottoman à la veille du génocide, 1992, Paris, Arhis.

Massacres hamidiens, 1894-1896

Les massacres hamidiens constituent la première série d'atrocités génocidaires perpétrées contre les Arméniens de l'Empire Ottoman. Ils eurent lieu sous règne du Sultan Abdul Hamid II, connu en Europe sous le nom du « Sultan Rouge » ou encore du « Grand Saigneur », qui ordonna des massacres suite aux révoltes des Arméniens. Le nombre des victimes arméniennes serait d'environ 200 000.

En savoir plus : Les Affaires d'Arménie et l'intervention des Puissances européennes (de 1894 à 1897), par François Surbezy, Université de Montpellier, 1911.

Massacres de Cilicie (d'Adana), 1909

Prélude du « génocide arménien », les massacres de Cilicie (ou d'Adana) eurent lieu entre le 14 et 27 avril 1909. Ils s'étendirent aux zones rurales ciliciennes et à différentes villes : Adana, Hadjin, Sis, Zeïtoun, Alep, Dört Yol. Environ 30 000 Arméniens y laissèrent leur vie, dont 20 000 dans le seul vilayet d'Adana. Les troupes constitutionnelles ottomanes participèrent aux massacres. M. Pichon, ministre des Affaires étrangères, portera l'accusation à la Chambre française, séance du 17 mai 1909 : « Il est arrivé malheureusement que des troupes qui avaient été envoyées pour prévenir et réprimer les attentats y ont, au contraire, participé. Le fait est exact.»

Déroulement, chronologie

Contexte

Le 1er novembre 1914, après avoir été depuis août sollicité par l'Allemagne, l'Empire ottoman entre dans la Guerre mondiale au côté des Puissances centrales. De nouveaux fronts s'ouvrent alors, l'un sur la frontière caucasienne avec la Russie. La 3e armée ottomane qui s'est engouffrée sans préparation logistique en Transcaucasie, est écrasée en janvier 1915, à Sarikamish. Frustrés par cette défaite, les dirigeants du parti Union et Progrès - on les appelle en Europe les « Jeunes Turcs » - décident de profiter de l'opportunité de la guerre pour résoudre définitivement par l'extermination des Arméniens la « Question arménienne » (Ermeni sorunu) qui, depuis le congrès de Berlin de 1878, est l'un des points les plus épineux de la « Question d'Orient ». En outre, animés par une idéologie nationaliste turquiste et panturquiste, ils voient dans les Arméniens un obstacle majeur à leur unification ethnique en Anatolie et à leur expansion dans les pays de langue turque d'Asie centrale.

La justification avancée est qu’il s’agit d’une réaction face aux désertions d’Arméniens qui eurent lieu dans certaines régions (en partie à cause des conditions infligées aux chrétiens dans l’armée ottomane), mais surtout face aux quelques actes localisés de résistance : le cas le plus important, Van, sera présenté par le gouvernement comme une révolution, un soulèvement, version démentie par tous les rapports des témoins italiens, allemands ou américains (consuls, missionnaires, enseignants..) qui expliquent que les Arméniens ont organisé une défense de la ville pour éviter de subir un massacre.

Les massacres

En février 1915, le comité central du parti et des ministres du cabinet de guerre, Talaat et Enver en particulier, mettent secrètement au point un plan de destruction qui sera exécuté dans les mois suivants. Il est présenté officiellement comme un transfert de la population arménienne - que le gouvernement accuse de collaborer avec l'ennemi russe - loin du front. En fait, la déportation n'est que le masque qui couvre une opération d'anéantissement de tous les Arméniens de l'Empire, comme le prouve l'examen des faits.

La première mesure est le désarmement des soldats arméniens enrôlés dans l'armée ottomane. Ils sont employés à des travaux de voirie ou de transport et, au cours de l'année 1915, éliminés par petits groupes. Puis les Jeunes Turcs, à la recherche des preuves d'un complot arménien, procèdent à des perquisitions et à des arrestations qui frappent en premier lieu les notables de Constantinople, arrêtés les 24 et 25 avril. La destruction des populations arméniennes est opérée en deux phases successives : de mai à juillet 1915 dans les sept provinces - vilayet - orientales d'Anatolie - Erzurum, Van, Bitlis, Diyarbakır, Karput, Sivas, Trébizonde - où vivent près d'un million d'Arméniens, et qui sont plus ou moins proches du théâtre de la guerre ; puis à la fin de 1915, dans les autres provinces de l'Empire éloignées du front - ce qui enlève toute vraisemblance à l'accusation de collaboration avec l'ennemi.

Dans les provinces orientales, l'opération se déroule en tous lieux de la même manière. Les séquences se déroulent systématiquement dans les villes et les bourgs :

  • perquisitions dans les maisons des notables civils et religieux ;
  • arrestation de ces notables ;
  • tortures pour leur faire avouer un prétendu complot et des caches d'armes ;
  • déportation et exécution des prisonniers à proximité de la ville ;
  • publication d'un avis de déportation ;
  • séparation des hommes qui, liés par petits groupes, sont exécutés dans les environs de la ville ;
  • évacuation de la totalité de la population arménienne répartie en convois de femmes, d'enfants et de personnes âgées qui quittent la ville à intervalles réguliers, à pied, avec un maigre bagage ;
  • enlèvement dans le convoi de femmes et d'enfants conduits dans des foyers musulmans ;
  • décimation régulière des convois par les gendarmes chargés de les escorter, des bandes kurdes ou des miliciens recrutés à cette fin.

Seules quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les villages, à l'abri des témoins, tous les Arméniens sont tués, à l'exception de quelques femmes ou enfants enlevés. Dans les vilayet de Bitlis et de Diarbékir, presque tous les Arméniens sont assassinés sur place.

Dans le reste de l'Empire, le programme prend les formes d'une déportation, conduite par chemin de fer sur une partie du parcours, les familles restant parfois réunies. Les convois de déportés convergent vers Alep, en Syrie, où une Direction générale de l'installation des tribus et des déportés les répartit selon deux axes : au sud, vers la Syrie, le Liban et la Palestine - une partie survivra ; à l'est, le long de l'Euphrate, où des camps de concentration, véritables mouroirs, sont improvisés. Les déportés sont peu à peu poussés vers Deir-es-Zor. Là, en juillet 1916, ils sont envoyés dans les déserts de Mésopotamie où ils sont tués par petits groupes ou meurent de soif. Les derniers regroupements de déportés le long du chemin de fer de Bagdad, à Ras-ul-Aïn, à Intilli sont, eux aussi, détruits en juillet 1916. Seuls survivent un tiers des Arméniens : ceux qui habitaient Constantinople et Smyrne, les personnes enlevées, les Arméniens du vilayet de Van, sauvés par l'avance de l'armée russe et quelques 100 000 déportés des camps du sud.

Bilan des massacres

 

Les faits sont connus dès mai 1915 par les rapports de diplomates neutres et de témoins appartenant aux nombreuses missions, écoles et hôpitaux présents dans l'Empire ottoman. La presse de l'époque, en particulier aux États-Unis et au Canada, se fait l'écho de l'indignation soulevée par ces révélations. Après la guerre, le régime jeune-turc ayant disparu depuis octobre 1918, des procès montrent la réalité des massacres et révèlent l'existence d'une organisation criminelle, l'Organisation spéciale, qui a orchestré les destructions de la population arménienne.

Lorsqu'à la fin de 1916, les observateurs font le bilan de l'anéantissement des Arméniens de Turquie, ils peuvent constater qu'à l'exception de 300 000 Arméniens sauvés par l'avancée russe et de quelque 200 000 habitants de Constantinople et de Smyrne qu'il était difficile de supprimer devant des témoins, il ne persiste plus que des îlots de survie : des femmes et des jeunes filles enlevées, disparues dans le secret des maisons turques ou rééduquées dans les écoles islamiques comme celle que dirige l'apôtre du turquisme Halide Edip ; des enfants regroupés dans des orphelinats pilotes ; quelques miraculés cachés par des voisins ou amis musulmans ; ou, dans des villes du centre, quelques familles épargnées grâce à la fermeté d'un vali ou d'un Kaïmakan. Au total, de 1 200 000 à 1 500 000 victimes.

Événements postérieurs

Procès des Unionistes, Constantinople, 1919.

Les principaux responsables du génocide y sont condamnés à mort par contumace, ayant pris la fuite en 1918, juste après avoir détruit la plupart des documents incriminants. La cour martiale établit la volonté des Unionistes d'éliminer physiquement les Arméniens, via son Organisation spéciale. Voici sa conclusion :

Immédiatement après la mobilisation du 21 juillet 1914, le Comité central du parti Union et Progrès avait constitué un Techkilat-i Mahsoussé (nom turc de l'Organisation spéciale) qui était entièrement différent dans ses buts et sa composition du Techkilat-i Mahsoussé déjà existant. Par ordre des ministères de l'Intérieur et de la Justice, ce même Techkilat-i Mahsoussé accepta les condamnés relâchés que le Techkilat-i Mahsoussé dépendant du ministère de la Guerre refusait d'incorporer. Lorsque des détenus étaient libérés, le Parti, pour tromper l'opinion publique, répandait la nouvelle selon laquelle les criminels libérés seraient employés sur le front alors qu'ils étaient envoyés dans des centres d'entraînement et qu'ils étaient ensuite utilisés pour piller et détruire les convois de déportés arméniens.

Traité de Sèvres

Signé le 10 août 1920 par les puissances parties prenantes (Empire britannique, France, Japon, Italie), et les États alliés représentés par l'Arménie, la Belgique, la Grèce, le Hedjaz, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et l'État serbe Croate-Slovène. La cérémonie s'est déroulée dans la grande salle qui abrite actuellement le Musée de la Porcelaine à Sèvres. Parmi les principales dispositions de ce Traité, on notera deux articles concernant la République arménienne :

  • Art. 88 : « La Turquie déclare reconnaître, comme l'ont déjà fait les puissances alliées, l'Arménie comme un État libre et indépendant » ;
  • Art. 89 : « La Turquie et l'Arménie, ainsi que les Hautes Parties contractantes, conviennent de soumettre à l'arbitrage du Président des États-Unis d'Amérique, la détermination de la frontière entre la Turquie et l'Arménie, dans les vilayets d'Erzeroum, Trébizonde, Van et Bitlis, et d'accepter sa décision, ainsi que toutes les dispositions qu'il pourra prescrire relativement à l'accès de tout territoire ottoman adjacent ».

Le mandat d'exécution des dispositions relatives à la République arménienne est confié aux États-Unis d'Amérique. À son retour, le Président Woodrow Wilson se heurte à l'opposition d'une majorité de sénateurs américains qui, sous l'impulsion du sénateur Cabot Lodge, refusent la ratification du Traité de Sèvres et partant, le mandat américain sur l'Arménie.

Procès Téhlirian, 1921

Le 15 mars 1921, Talaat pacha, le grand ordonnateur de l'extermination des Arméniens, est abattu d'une balle de revolver dans une rue berlinoise.

Le tireur est arrêté sur les lieux du crime. Il s'agit d'un jeune arménien de 23 ans, Soghomon Tehliran, survivant du génocide au cours duquel il perdit sa mère et toute sa famille. Il faisait sans doute partie du groupe « Némésis » qui avait décidé d'exécuter la sentence de mort par contumace du procès des Unionistes.

Il est jugé peu de temps après, le 2 et 3 juin 1921, par le Tribunal de Première Instance de Berlin.

Les témoignages de Tehlirian, de Christine Terzibashian, Johannes Lespius ou même du général Liman von Sanders, ainsi que les documents retenus, parmi lesquels 5 télégrammes chiffrés adressés par Talaat à Naïm Bey, documents qu'a fait parvenir Andonian au tribunal, donnant une nouvelle dimension au procès, où le crime génocidaire de Talaat et des Jeunes-Turcs est à son tour mis en accusation. L'authenticité des documents Andonian a été depuis mise en cause par les historiens turcs Orel et Yuca, authenticité pourtant réaffirmée ensuite par l'historien arménien Dadrian. Le tribunal acquitte Soghomon Tehlirian. Le procès est retentissant et son issue est interprétée comme une condamnation des responsables du génocide.

Traité de Lausanne : signé en juillet 1923

L'Arménie n'y est plus mentionnée. L'historien H.-L. Kieser commente : « Pour les perdants aussi bien que pour les humanitaires internationaux, l’ombre de la Conférence était écrasante. Le Traité acceptait tacitement les faits de guerre : le génocide des Arméniens ottomans, le massacre d’Assyriens ottomans, la déportation de Kurdes ottomans (1915-1916) et l’expulsion des Ottomans gréco-orthodoxes (1914 et 1919-1922), commise au profit de la turquification de l’Anatolie. Le nouveau gouvernement d’Ankara cachait à peine sa naissance au sein du parti jeune-turc, directement responsable des crimes perpétrés entre 1914-1918. Le Traité complétait les faits de guerre par un transfert de populations jusqu’alors inouï, celui de Grecs musulmans (356 000) et d’Ottomans anatoliens de confession orthodoxe (290 000, avec ceux déjà expulsés comptant environ 1,5 million de personnes). Avec quatre générations de retard, on a tout récemment commencé à déplorer publiquement ce transfert, même en Turquie. Pour ce qui est des crimes antérieurs, le négationnisme et l’apologie parfois grotesques, mais tacitement autorisés par le Traité, prévalent toujours largement. »

La reconnaissance du génocide

Les enjeux

Au-delà des implications morales et psychologiques, aussi bien pour les États que pour les descendants des populations impliquées, la reconnaissance officielle d'un génocide en 1915-1916 ouvrirait la voie à des dommages et intérêts que la Turquie ne veut pas concéder :

  • indemnisation pour le préjudice humain, moral et matériel (une centaine de milliards de dollars) ;
  • restitution des territoires attribués par le traité de Sèvres (dont une partie appartient aujourd'hui à la Turquie, à l’Azerbaïdjan et à la Géorgie).

La position turque

Position officielle

Aujourd'hui (2005), la République turque refuse de reconnaître l'existence d'un « sözde ermeni soykırım » (« prétendu génocide arménien »). L'argumentation en défaveur de la reconnaissance de la qualification de génocide repose essentiellement sur trois axes :

  • une contestation de l'ampleur du nombre de victimes (évalué entre 300 000 et 500 000 alors que les estimations arméniennes sont de 1 500 000 morts) ;
  • la remise en cause de l'existence d'une préméditation ;
  • l'indignation face à l'occultation des représailles des milices arméniennes sur les populations civiles turques.

Le gouvernement turc condamne vivement toute reconnaissance du génocide par des gouvernements ou parlements étrangers. L'article 312 du code pénal sur l'incitation à la haine religieuse ou raciale rend passible de cinq années de prison toute personne évoquant publiquement le génocide [1]. En outre, le nouveau code pénal, censé rapprocher la Turquie des standards européens en termes de droits de l’homme a été dénoncé par plusieurs organisations internationales dont Reporters sans frontières [2] et Amnesty International [3], notamment à cause de son article 305 qui punirait de 3 ans à 10 ans de prison et d'une amende tous « actes contraires à l’intérêt fondamental de la nation ». La peine pouvant être étendue à 15 ans de prison si cette opinion est exprimée dans la presse. Des notes explicatives du projet indiquaient que cela pourrait entre autres, s'appliquer aux revendications concernant le génocide arménien. Le parlement anglais a pour sa part considéré qu’aucune mention du « génocide arménien » n’était faite dans cet article du code pénal. [4]
Jusqu'à un passé récent, les faits n'étaient pas évoqués dans les manuels d'Histoire scolaires. Cependant, depuis 2003, une circulaire du ministère de l'Éducation invite les enseignants à « dénoncer les prétentions des Arméniens ». Le Ministère de la culture défend sur son site internet la version officielle de l'Histoire [5] et selon un rapport du parlement français, subventionne de nombreux sites internet défendant cette thèse.

En avril 2005, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a proposé au président arménien Robert Kotcharian de mettre en place une commission d'historiens. Malgré cette proposition, Cemil Çiçek, porte-parole du gouvernement turc et ministre de la Justice a parlé de « trahison » et de « coups de couteau dans le dos de la nation turque », à propos d' historiens universitaires turcs (non acquis à la thèse officielle turque) qui voulaient participer à un colloque traitant des « Arméniens ottomans au moment du déclin de l'Empire » organisé en mai 2005 qui aurait du avoir lieu dans des universités turques. [6], [7]. Le ministre arménien des Affaires étrangères Vardan Oskanian avait répondu en voyant dans la proposition de création de commission de la Turquie une volonté de «  réécrire son histoire de manière éhontée et de vouloir la propager dans les autres pays ». [8].
Il faut par ailleurs noter qu'à l'époque, il s'agit encore de l'Empire ottoman et non de la République turque, mais que celle-ci empêche toujours les historiens de faire leur travail, car elle n'a toujours pas ouvert les archives ottomanes de cette époque.

Opinion publique turque

Une information libre et objective sur le sujet est impossible en Turquie. Ainsi, lorsque l’écrivain Orhan Pamuk a déclaré en 2005 au Temps qu'« un million d'Arméniens et 30 000 Kurdes ont été tués en Turquie », un sous-préfet de Sütçüler (région d'Isparta, au sud-ouest) a ordonné la destruction de tous ses livres [9]. L’opinion publique n’a généralement accès qu’à la version officielle concernant ces massacres du début du siècle et rejette massivement la qualification de génocide. De nombreux intellectuels et la plupart des historiens turcs soutiennent cette thèse.
Néanmoins, certains intellectuels, personnalités, militants des droits de l'homme ou professeurs turcs s'inscrivent en faux contre la version historique établie par Ankara.
Parmi les universitaires, citons :

  • Taner Akçam qui considère que les coupables du génocide font partie des fondateurs de la République de Turquie née sept ans plus tard et que le gouvernement turc ne peut donc pas « accepter que parmi “les grands héros qui ont sauvé la patrie” certains ont été des assassins ». [10] ;
  • Halil Berktay (Professeur à l'Université d'İstanbul) qui n'hésite pas à qualifier de « berceuses » les thèses d'Ankara, ajoutant qu' « il y a des tonnes de documents prouvant la triste réalité. » ;
  • Ahmet İnsel (Universités de Paris I et Galatasaray) qui dénonce notamment, selon ses propres mots, le « délire négationniste » qui règne en Turquie, et qui se traduit selon lui par la négation de la souffrance arménienne, le refus de reconnaître les intentions génocidaires d'une partie des Unionistes au pouvoir, et enfin par les accusations contre les Arméniens ;
  • Fikret Adanır (voir sa contribution au colloque organisé par le CDCA, « L'actualité du génocide des Arméniens ») ;
  • Altan Gökalp, Engin Akarlı ou encore Fatma Müge Göçek.

Les défenseurs des droits de l'Homme sont nombreux, mais mentionnons particulièrement Ali Ertem (et toute son association SKD contre le crime de génocide, « Soykırim Karşıtları Derneği »), Bülent Peker (Fondation turque des Droits de l'Homme) ou Zarakolu (surnommée « Mère Courage » par les Arméniens). Des livres et des expositions sur la communauté arménienne voient le jour et recontrent un certain succès, ce qui semble indiquer une évolution des mentalités.

Néanmoins, selon les sondages, 80% des Turcs pensent que leur pays devrait rompre les négociations d'adhésion avec l'Union européenne si celle ci exigeait la reconnaissance du génocide.

Les 24 et 25 septembre 2005 s'est tenue pour la première fois en Turquie, dans un climat de fortes tensions [11], une conférence intitulée "Les Arméniens ottomans au temps du déclin de l'empire". Annulée la veille sur ordre du tribunal administratif d'Istanbul, ce qui avait été commenté par la Commission européenne comme une provocation, cette conférence qui était soutenue par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a pu finalement avoir lieu à l'Université Bilgi d'Istanbul. Le seul homme politique à y avoir participé est Erdal Inonu du CHP (situé à gauche), qui est le fils du plus proche compagnon de Mustapha Kemal, le fondateur de la République de Turquie.

La communauté internationale

La première reconnaissance est intervenue le 16 avril 1984 par le Tribunal permanent des peuples. La sous-commission des droits de l'Homme de l'ONU (29 août 1985), le Parlement européen (18 juin 1987) et le Conseil de l'Europe (déclaration écrite de l'assemblée parlementaire le 24 avril 1998) ont reconnu le génocide.

Le génocide des Arméniens a été en outre reconnu par les pays suivants :

Plusieurs pays ont pourtant refusé de considérer les massacres arméniens comme un génocide. Sans remettre en cause l’atrocité ou l’ampleur des faits, ces pays ne considèrent pas qu’ils répondent à la définition d’un génocide. C’est par exemple le cas du Royaume-Uni et d’Israël. La question de la reconnaissance officielle du génocide est en outre très politisée. Les partisans de la reconnaissance considèrent que les pays la refusant cherchent uniquement à préserver de bonnes relations avec la Turquie. Les opposants considèrent que les pays ayant reconnu le génocide ont cédé à la pression d’influentes communautés arméniennes.

Annexes

Autres articles

Liens externes

Loi française

Sites pour la reconnaissance du génocide arménien

 

Bibliographie

Sources : livres historiques, témoignages

  • Adossidès A, Arméniens et Jeunes-Turcs, les massacres de Cilicie, PY Stock, Paris, 19
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