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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 16:56

 

THOMAS  DE-LA-RUE   U.K 

 

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http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_de_la_Rue

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 18:47

 

LE RETOUR

DU POSSIBLE    MEGRET 

MNR

http://www.m-n-r.net/discours165.htm

 

Sèvres - 20/05/06 - Discours de Bruno MEGRET
Le retour du possible
Intervention au conseil national du MNR du 20 mai 2006

Nous nous approchons des échéances décisives de 2007. Et jamais sans doute la période n'a été aussi critique. D'un côté notre pauvre pays est au plus mal, mais de l'autre ceux qui sont responsables de ses maux n'ont jamais été en aussi mauvaise posture.

Comme nous l'avions annoncé, nous nous approchons de l'heure de vérité où tout pourrait basculer. Sera-ce à l'occasion des présidentielles ? Sera-ce un peu plus tard ? Je l'ignore, mais à l'évidence nous sommes en fin de cycle. L'idéologie dominante façonnée par le socialisme est maintenant sur la défensive. Et les partis politiques qui l'ont portée, le PS glorieusement, l'UMP honteusement, sont eux-mêmes à bout de souffle.

Et comment ne pas voir tous les signes de la fin d'une époque à travers le spectacle pitoyable que nous offre la scène politique ? Cela fait des années que les politiciens se discréditent sous nos yeux. Mais depuis quelques mois le phénomène s'est accéléré de façon spectaculaire. Autrefois la classe politique allait d'échec en échec, maintenant elle va de crise en crise.

On nous avait annoncé que Villepin était plus flamboyant que Raffarin et de ce point de vue en tout cas on ne nous a pas trompés. Raffarin allait son bonhomme de chemin. Il promettait trois nouvelles lois, renonçait à l'une, abandonnait l'autre et dénaturait la dernière. Mais il pouvait faire illusion. Certes, la situation se dégradait beaucoup plus vite que ses projets ne pouvaient l'améliorer, mais il avançait ou, en tout cas, il donnait l'impression d'avancer de réformettes en mesurettes.

Villepin, lui, de marche pas, il court. Mais il ne court pas de mesures en réformes, il court de crises en crises. Et incontestablement, pour être plus flamboyant, il est plus flamboyant ! On peut même dire qu'avec lui ça flambe.

Rappelez-vous, ça a commencé en novembre de l'année dernière avec les émeutes dans les banlieues. L'intégration ça marche, ne cessait-on de dire aux Français, mais chacun a pu constater qu'il n'en était rien et qu'en fait d'intégration on assistait à une désintégration de la société française. La politique d'immigration et la politique de la ville menées depuis des décennies se sont fracassées sur les réalités. Elles sont apparues pour ce qu'elles sont : des fiascos lamentables qui compromettent l'avenir de notre nation.

Malgré ce constat d'échec, Chirac et Villepin n'ont nullement modifié leur ligne. Avec eux on ne change pas une politique qui échoue. Car si elle a échoué, nous disent-ils, c'est parce que l'on n'en a pas fait assez. Et Villepin de nous annoncer une relance de la politique de la ville : plus de crédits pour les cités sensibles plus d'avantages pour les jeunes et les immigrés.

Sarkozy est même allé jusqu'à préconiser la discrimination positive. Aussitôt d'ailleurs Villepin est monté au créneau pour expliquer qu'il était opposé à ce principe et qu'il prônait quant à lui l'égalité des chances. L'égalité des chances impliquant bien sûr de donner plus de chance à ceux qui sont censés en avoir moins. Car chacun le sait, l'immigration est une chance pour la France, mais la France n'est nullement une chance pour les immigrés. Il faut donc selon Villepin donner plus de chance aux immigrés qu'aux Français et donc pratiquer une inégalité positive en faveur des immigrés, bref une discrimination positive. Sarkozy et Villepin veulent absolument ne pas être d'accord l'un avec l'autre, mais dans la réalité ils ne peuvent ni l'un ni l'autre échapper au politiquement correcte et font finalement la même chose en affirmant faire le contraire.

Et donc, pour sortir de la crise des banlieues, Villepin a annoncé à grand fracas une loi sur l'égalité des chances, avec notamment une idée phare de la pensée villepinienne : le CPE. Très content de lui, il s'est donc engagé en fanfare dans cette nouvelle réforme qui l'a conduit tout droit à une nouvelle crise.

Aussitôt, toutes les organisations de gauche se sont déchaînées. Le CPE avait beau être conçu pour aider les jeunes sans qualification à trouver un emploi, ça a été le tollé. Pauvre Villepin, il croyait lutter contre la précarité, on l'a accusé de créer la précarité. Pourtant cette mesure allait plutôt dans le bon sens. Beaucoup de jeunes ne trouvent pas d'emplois faute d'expérience professionnelle et, faute d'emploi ils n'acquièrent pas d'expérience. Le CPE n'était donc pas une mauvaise formule pour sortir les jeunes de ce cercle vicieux. Malgré cela rien n'y fit et Villepin, en dépit de ses rodomontades et de ses déclarations de fermeté, sera contraint d'abandonner son projet et, pour sortir de la crise, de capituler en rase campagne.

Las, à peine sortie de la crise du CPE, voilà qu'il tombe dans la crise de Clearstream. Et, comme son nom ne l'indique pas, voilà une affaire qui n'a rien de clair. Il s'agit même d'une affaire unique dans l'histoire de la république. Car cette affaire à ceci de particulier qu'elle n'en est pas une. Le paradoxe est en effet total : cette affaire, qui plus que bien d'autres déstabilise le pouvoir, ne comporte aucun pot de vin, aucun détournement de fonds aucun trafic d'influence. Si l'affaire des frégates de Taïwan a donné lieu à deux milliards de commissions, dans l'affaire Clearstream, et tout le monde est d'accord sur ce point, il n'y a pas eu de corruption : les fameux comptes sont bidon et les politiques prétendument coupables sont en l'occurrence innocents.

Mais cette affaire n'en révèle pas moins l'état de déliquescence avancé de la classe politique. Car elle montre que tout l'appareil d'État, depuis les services secrets jusqu'aux magistrats, sont mis à profit et instrumentalisés par les politiques pour régler des comptes entre eux. Et chacun d'accuser Villepin et Chirac d'avoir créé cette embrouille de toutes pièces pour flinguer Sarkozy. Mais on pourrait aussi bien accuser Sarkozy de monter artificiellement cette affaire en épingle pour flinguer Villepin.

Comment en effet imaginer sérieusement qu'un maître espion aussi chevronné que le général Rondeau aurait pris des notes sur ses missions les plus secrètes et les aurait conservées pour laisser les juges les saisir à son domicile ? Et comment se fait-il que l'on parle de comptes à Clearstream alors que cet organisme est une chambre de compensation dont seuls les établissements bancaires peuvent être client. La seule chose qui soit claire dans tout cela c'est que la classe politique ne mérite plus la confiance des Français.

Alors que va-t-il se passer maintenant ? M. de Villepin qui n'est peut-être pas le seul coupable, va-t-il sortir de cette crise ? Mais si tel est le cas on se demande avec inquiétude dans quelle autre crise il va précipiter notre pays. Villepin en tout cas est très emblématique de la classe politique actuelle. Brillant, beau parleur, charmeur, intelligent, sûr de lui, il multiplie les erreurs, se soumet au politiquement correct, ignore le peuple et les réalités et se cogne dans tous les murs qui l'entourent. Villepin, c'est l'expert qui commet une erreur, le guide qui se perd, le soldat qui se tire une balle dans le pied, le mathématicien qui fait une faute de calcul. Bref c'est l'homme intelligent qui se comporte comme un con. Il a tout pour lui mais il fait tout de travers.

Il n'est cependant pas le seul. Car pendant que Villepin se prend les pieds dans tous les tapis qui sont déroulés sous ses pas, les autres protagonistes de la scène politique persévèrent dans leurs absurdes lubies. Pendant que le premier Ministre va de crise en crise, Chirac lui va de commémoration en commémoration pour demander pardon au monde entier et s'excuser de tout et de n'importe quoi. Il n'est pas question pour lui de célébrer les hauts faits, les grands hommes et les réussites de notre nation, mais de fêter les méfaits dont serait prétendument coupable notre pays. Et chaque année Chirac allonge la liste. Il faut maintenant commémorer l'esclavage et la colonisation et demain pourquoi pas les croisades, les guerres de Napoléon et celle de Louis XIV.

Et en attendant on soigne à grand frais M. Bouteflika dans les meilleurs hôpitaux parisiens. Un Bouteflika qui, entre deux séjours de santé en France, voue notre pays aux gémonies et exige que notre nation reconnaisse les violences génocidaires qu'elle aurait prétendument perpétrées en Algérie. En réalité il aurait fallu bouter Flika hors de France. Mais MM. Chirac et Douste-Blazy ont fait tout le contraire. Ils courtisent les autorités algériennes sans se laisser décourager par les rebuffades. On a même vu le ministre des Affaires étrangères en visite à Alger écouter patiemment le sourire aux lèvres notre pays se faire insulter et faire ensuite l'exégèse des propos de M. Flika pour expliquer que l'insulte n'en n'était pas une. L'objectif en effet pour Chirac comme pour Douste-Blazy n'est pas de faire respecter notre pays mais de signer à tout prix un traité d'amitié franco-algérien. '' S'il vous plaît soyez mon ami ''.

Quand on gifle Chirac sur la joue droite, non seulement il tend la joue gauche, mais il se frappe lui-même en pleine face. Ou plutôt non s'il s'agit de Chirac lui-même, il ne tend pas la joue gauche, il monte une opération Clearstream. C'est seulement s'il s'agit de la France qu'il manifeste une telle humilité et une telle contrition. Chirac c'est celui qui bat sa coulpe sur la poitrine des autres et tout particulièrement sur celle des Français dont il devrait pourtant, de par sa fonction, défendre l'honneur et les intérêts.

Et pendant que Villepin court de crise en crise pendant que Chirac demande pardon à tous ceux qui se présentent, Sarkozy lui continue de s'agiter. Dernière agitation en date : la loi sur l'immigration. On va voir ce qu'on va voir nous annonce-t-on. Sarkozy ne veut plus d'immigration subie, il veut une immigration choisie. Et on a la un bel exemple de la méthode Sarkozy. On lance un grand projet de réforme qui est censé rompre avec les pratiques actuelles du politiquement correcte mais dans la réalité on aggrave encore la situation.

Ainsi le ministre de l'Intérieur ne va nullement stopper l'immigration subie. Il prend certes quelques mesures pour rendre plus difficile le regroupement familial ou le mariage blanc mais ce ne sont que des mesurettes qui ne changeront rien. En revanche l'immigration choisie, elle, sera bien réelle et viendra s'ajouter à toutes les immigrations déjà existantes. On avait déjà l'immigration de travail, l'immigration de peuplement, l'immigration sanitaire, l'immigration humanitaire, l'immigration clandestine, on aura en plus l'immigration prétendument choisie. La loi Sarkozy c'est ce qu'on appelle une fausse bonne loi.

Si encore on prévoyait de choisir les immigrés en fonction de leur nationalité, en privilégiant ceux qui peuvent s'assimiler, comme les européens de l'est et si on s'opposait à l'arrivée que de ceux qui posent déjà problème comme les musulmans ou les Africains, on pourrait considérer que cette loi va dans le bon sens, mais ce n'est bien sûr pas de cela dont il s'agit. L'idée de Sarkozy et de continuer à laisser les Français, ingénieur, savants ou entrepreneurs de talent quitter la France et à faire venir des médecins ou des avocats immigrés en privant ainsi leur pays d'origine des compétences dont ils ont pourtant besoin pour assurer leur développement. On marche sur la tête.

D'autant que tout cela n'est nullement nécessaire selon les dires mêmes des experts du ministère de l'Intérieur. Un rapport commandé par M. Sarkozy sur les besoins de notre pays en immigrés avait été très clair à cet égard : non seulement la France n'a pas besoin de nouveaux immigrés, mais elle n'a pas les moyens d'en accueillir de nouveaux. Et si vous ajoutez à cela le fait que cette loi ne s'appliquera pas aux algériens ni à tous ceux dont les États ont signé des accords d'immigration avec la France, on s'aperçoit que cette loi n'est qu'un trompe-l'oeil scandaleux destiné à abuser les Français et à servir la campagne électorale de M. Sarkozy.

Car bien sûr la campagne présidentielle constitue la priorité absolue des politiciens. Et à gauche on ne s'occupe que de cela. Le parti socialiste qui s'oppose à tout ce qui se fait et qui tire sur tout ce qui bouge aligne maintenant tous ses candidats à la présidentielle. Car s'ils n'ont plus aucunes idées à proposer, les socialistes ont beaucoup de candidats à mettre sur les rangs.

Il y a Strauss Kahn le mari d'Anne Sinclair, Kouchner le mari de Christine Ockrent, Hollande le mari de Ségolène royale. Il y a Jack Lang qui n'a pas besoin d'être mari de qui que ce soit et Fabius, le mal aimé qui est le mari de personne en tout cas de personne de connu. Et bien sûr, il y a Ségolène.

Ségolène qui fait vibrer les chaumières, qui fait vibrionner les sondeurs et qui met en transe les journalistes. Ségolène dont on nous dit avec émotion qu'elle est la mieux placée, qu'elle va l'emporter, qu'elle sera président de la République. Et avec sa candidature, la vie politique française atteint des sommets.
Pensez donc Ségolène a tous les atouts. C'est une femme. Elle est jolie et c'est une femme. Elle a un beau sourire et c'est une femme. Alors certes, elle n'a pas de projet, pas de vision, pas de programme et pas vraiment d'idées mais c'est une femme. Elle manque d'expérience politique et ne domine pas ses dossiers mais c'est une femme. Elle se forge en Poitou-Charentes une réputation d'intolérance et d'autoritarisme, mais c'est une femme. Et donc vous l'avez compris c'est un homme politique formidable puisque c'est une femme !

Chers amis, j'ai bien sûr brossé un portrait un peu caricatural de la situation politique de notre pays mais si j'ai forcé le trait je crois néanmoins avoir été relativement juste dans mes analyses : la France se porte mal et la clase politicienne est en pleine décapilotade.

Et pendant ce temps le monde avance. Et personne n'attend la France, personne ne se soucie d'elle. Les États-Unis continuent de développer leur politique de puissance et s'efforcent de faire prévaloir leurs intérêts et leur vision partout dans le monde. Que ce soit sur le plan économique, militaire, diplomatique, scientifique, culturel, ils cherchent, et à bien des égards ils réussissent, à se maintenir loin devant tous les autres pays, n'hésitant pas à contrer leurs concurrents et à rabaisser leurs prétendus alliés comme l'Europe. Pratiquant la Real politique ils ne s'embarrassent pas d'idéologie encore moins de bons sentiments mêmes s'ils cherchent à les utiliser à leurs profit comme autant d'armes de propagande.

En Orient, la Chine se réveille et développe à son tour un projet de puissance car les ambitions chinoises sont immenses. Les Chinois cherchent à capter l'essentiel des productions manufacturières de la planète et s'efforcent de récupérer tout ce qu'ils peuvent de la technologie occidentale. Mais là ne s'arrête pas leur projet. Car ils veulent également acquérir la puissance militaire, créer une industrie spatiale et plus globalement devenir une très grande puissance capable de rivaliser avec les États-Unis.

L'Inde de son côté poursuit un projet similaire avec des succès indéniables. Et que dire de la nébuleuse islamique qui partout dans le monde s'affirme avec force et souvent avec agressivité. Porté par un dynamisme démographique très puissant, soutenu par des États pétroliers très riches, l'islam connaît un formidable renouveau qui le porte à adopter des postures conquérantes et expansionnistes. On le constate avec le terrorisme international mais aussi avec l'attitude offensive de certains États comme l'Iran. Et bien sûr on l'observe avec les migrations massives qui se développent sur le sol européen en forme de colonisation à rebours.

Et à cela il faut ajouter la mondialisation économique qui fait peser sur notre prospérité de très graves menaces. Car le processus de délocalisation et donc de désindustrialisation de l'Europe ne cesse de se développer sous la pression de trois forces particulièrement dangereuses. Il y a bien sûr l'effet très puissant des différences de coûts de main-d'oeuvre qui poussent les industriels à délocaliser leur production vers l'Asie. Mais il y a aussi le phénomène de la concentration des entreprises qui se faire au détriment de l'Europe et de ses nations. Tous les jours on assiste en effet à des achats, des fusions, des OPA qui inexorablement conduisent à la constitution de groupes colossaux dans la plupart n'ont plus de nationalité ou en tout cas n'ont plus rien de français ni d'européen. Des groupes qui jouent au Monopoly avec leurs actifs industriels, fermant tel site, délocalisant telle usine sans jamais prendre en compte un quelconque intérêt national. Enfin il y a la pression des fonds de pension qui conduit à abandonner toute logique industrielle pour une logique purement financière de rentabilité maximale à court terme. Dès lors, il n'y a plus de pitié : à la moindre faiblesse on licencie, on ferme, on vend, on se retire.

Et c'est dans ce monde dur et impitoyable que notre pays se trouve immergé. Il faudrait donc prendre la mesure des menaces et des défis et s'organiser pour les contrer et les relever. Il faudrait mener une réflexion sans tabou pour imaginer les solutions que la France pourrait adopter et les chemins qu'elle pourrait emprunter. Il faudrait concevoir des stratégies pour permettre là notre pays de se forger un avenir dans ce monde nouveau qui se transforme sous nos yeux.

Au lieu de cela nos dirigeants restent figés dans une pensée unique sectaire et passéiste qui les condamne à subir et à faire semblant. Et comment ne pas voir le terrible décalage qui existe entre les défis qui nous sont lancés par le monde extérieur et les pitoyables simagrées des dirigeants politiques. Nous sommes au XXIe siècle, alors que la classe politique française reste figée dans ses certitudes héritées du XXe siècle. Pendant que les politiciens français récitent les versets de la pensée unique et renoncent à agir, les adversaires et les concurrents de la France inventent, entreprennent et progressent. Alors que nos dirigeants sont réduits à l'impuissance et à l'immobilisme, le monde bouge et se transforme.

Chers amis, c'est clair, ça ne pourra plus continuer comme cela encore bien longtemps. La classe politique française est aujourd'hui complètement disqualifiée pour continuer à diriger notre pays. Ces derniers mois en ont apporté la preuve tragique. Les politiques qu'ils mènent depuis des décennies, que ce soit sur l'immigration ou l'Europe par exemple, ont lamentablement échoué. Leur capacité à réformer et à redresser le pays est nulle, puisqu'ils ne réussissent même pas à faire adopter de petites réformes comme le CPE. Leur légitimité à conduire notre nation vers l'avenir est réduite à zéro puisqu'ils sont enlisés dans les affaires et l'auto culpabilisation. Bref le moment est venu d'un grand changement.

Or chers amis ce changement est possible. Notre pays, malgré tous ses handicaps disposent encore aujourd'hui du potentiel pour faire face et se redresser.

Je rappelle en effet que notre nation dispose encore d'atouts considérables. Dans le domaine économique, les Français possèdent un remarquable savoir-faire. Nos ingénieurs, nos chercheurs et nos entrepreneurs, mais aussi nos ouvriers et nos techniciens sont capables des plus belles prouesses et la France, pourvu qu'elle le veuille, peut relever tous les défis technologiques et industriels.

Notre nation peut encore compter sur ce qu'elle a été et sur ce que les plus dynamiques des Français savent encore réaliser. Même si ce potentiel s'érode année après année, elle pèse quand même d'un poids certain dans la compétition internationale. Malgré le marasme qui l'accable, elle occupe encore la sixième place dans le monde en terme de PIB. Elle est le cinquième exportateur mondial, le troisième pays nucléaire, le cinquième pour la recherche scientifique.

Le peuple français, même s'il donne parfois le sentiment d'être complètement anesthésié par le politiquement correct, est, de tous les peuples européens, parmi ceux qui résistent le mieux. N'est-ce pas en France que la droite nationale a réalisé ses scores les plus beaux et les plus durables ? N'est-ce pas notre pays qui s'oppose le mieux à l'imperium américain ? N'est-ce pas notre nation qui a pris la tête du non à la constitution européenne ?

Les atouts, nous les avons. Encore faut-il les valoriser et pour cela provoquer une dynamique et se fixer des objectifs ambitieux.

Il faut en finir avec les petits calculs politiciens, les réformes symboliques, les opérations médiatiques, les reculades et les frilosités. Le moment est venu de renouer avec l'ambition et la grandeur et de se fixer des objectifs d'envergure. Nous devons maintenant agir pour refaire de notre pays la première puissance en Europe et de l'Europe la première puissance dans le monde. C'est possible, nous en avons les atouts. Si nous en avons la volonté nous en trouverons les moyens. Car ce serait une grave erreur de croire que tout est bloqué et que rien n'est réformable dans notre pays. Certains c'est vrai, confortés par l'affaire du CPE considèrent que la France est condamnée à l'immobilisme et qu'aucune réforme ne peut plus y être menée.

Or je voudrais y insister, rien n'est plus faux. En réalité cet épisode pitoyable du CPE démontre simplement que la méthode des réformettes pratiquée par la classe politique est une profonde erreur. Le CPE allait certes dans le bon sens, mais c'était une petite mesure qui dans tous les cas n'aurait pas changé grand-chose. Et avec cette mesurette le gouvernement s'est piégé lui-même car l'enjeu était trop faible pour justifier l'épreuve de force : le jeu n'en valait pas la chandelle, il ne pouvait que reculer. Si en revanche, il avait comme ce serait nécessaire, proposé une réforme complète du code du travail, il n'aurait pas rencontré une opposition plus forte, mais là il aurait pu aller à l'affrontement car les avantages que l'économie française aurait retiré de cette réforme justifiait l'épreuve de force.

Si on en a la volonté, si on accepte d'affronter ceux qui bloquent notre pays, alors tout peut changer. Une grande politique de renouveau est possible.

En matière économique, il faut rompre avec le socialisme et rendre le maximum de liberté à ceux qui travaillent, créent et innovent. Il faut favoriser la recherche et l'entreprise, reconstruire l'enseignement et rétablir partout le principe de l'excellence, de l'émulation et de la récompense selon le travail et le talent. Dans la guerre économique qui fait rage, toutes les ressources de notre pays doivent être mobilisées pour assurer la défense et la promotion de notre industrie.

Il faut aussi assurer le retour à la cohésion nationale et rendre à notre société son unité, ses valeurs et son harmonie. Il faut rétablir des normes simples et stables, enracinées dans nos traditions mais adaptées à la réalité du monde d'aujourd'hui. L'immigration doit être maîtrisée, l'islamisation proscrite, les fondements de notre identité multiséculaire réaffirmés. La solidarité nationale doit retrouver tout son sens et les familles toute leur place. La sécurité des biens et des personnes doit être rétablie. L'idée est de concevoir un modèle de société durable qui fasse la synthèse entre la modernité et nos traditions, entre les exigences de notre identité et les impératifs de la mondialisation, bref, un modèle qui puisse rendre à notre pays ses racines et ses ailes.

Il faut par ailleurs rendre sa souveraineté au peuple français, restituer à ses représentants et à ses dirigeants la puissance qui leur est nécessaire pour agir et décider. Notre pays a besoin d'être pourvu à nouveau d'un État fort. Non pas omnipotent et tentaculaire, mais apte à protéger les Français, à imposer l'intérêt général et à faire prévaloir le long terme.

Et tout cela est aujourd'hui politiquement possible. On le voit les Français n'en peuvent plus de cette classe politique impuissante et néfaste. Ils la sanctionnent à chaque élection. Le seul problème est qu'ils ne voient pas encore la force politique alternative qui pourrait rompre avec les errements actuels et leur rendre l'espoir.

Pourtant cette force existe potentiellement. Le projet, les valeurs et les méthodes que cette force doit incarner, au MNR nous les connaissons, nous les avons pensés et mis en forme. Nous avons en quelque sorte les plans de cette force de renouveau. Ils sont là dessinés, calculés, testés et prêts à être mis en oeuvre. Quant aux gros bataillons qui doivent constituer la substance de cette force ils sont là aussi en ordre dispersé, inconscients de ce qu'ils pèsent, mais ils sont là. Il s'agit de l'électorat, qui de la droite nationale aux déçus de l'UMP en passant par tous les abstentionnistes excédés, représentent virtuellement la première force politique dans notre pays.

Alors chers amis, nous le savons, il faut que se produise un événement déclencheur qui pourra mettre en mouvement la constitution de cette grande force. Je ne sais pas quelle forme il prendra mais je suis convaincu que, d'une façon ou d'une autre, il se produira.

Et puisque nous en avons parlé, cette coalition, cette union patriotique, si elle est réelle, sincère et loyale pourrait être le déclencheur de ce processus. Aujourd'hui personne ne peut le dire. Mais nous n'avons pas le droit de laisser passer la moindre occasion sans chercher à la saisir.

Quoi qu'il arrive nous resterons fidèles à notre engagement et à notre projet et nous serons là pour la France et l'Europe.

 

 

 

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 18:42
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EUROTUNNEL  

 


 

 

 

http://www.europelibre.com/CL2006/etl060717.htm

 

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LIBRE COURS  

 

http://librecours.over-blog.com/

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 17:01

 

 

Pourquoi il faut désarmer le Hezbollah libanais, par Nadim Hasbani   14.07.2006

En enlevant des soldats israéliens avant-hier,

le Hezbollah libanais a rouvert le front avec Israël. Une fois de plus, le Hezbollah prend le Liban en otage d'une guerre ;

une guerre injustifiée aux yeux de la majorité des Libanais depuis le retrait israélien du Sud-Liban en l'an 2000. Dans cette guerre,

 une part de responsabilité incombe à une communauté internationale silencieuse et au désengagement américain du processus de paix au Moyen-Orient.

" les faux-amis du Liban note personnelle  decadence-europa "

 

Depuis le retrait israélien,

 le désarmement du Hezbollah est devenu une nécessité pour la stabilité politique et économique du Liban. Mais le Hezbollah, en situation de force, bien armé, présent au Parlement et au sein du gouvernement, ne désarmera que s'il en retire des avantages suffisants. Il est impératif que les parties libanaises soient prêtes à faire des compromis et incitent le Hezbollah à désarmer pacifiquement.

 

Faute de solutions viables qui soient satisfaisantes pour toutes les parties concernées, le rejet du désarmement par la milice pro-iranienne (chiite) pourrait mener le Liban vers un nouveau conflit civil.

L'attitude du Hezbollah, qui refuse toute mise en cause de ses armes, ainsi que ses activités provocatrices à la frontière israélienne poussent inéluctablement les autres communautés religieuses du Liban à se rapprocher de leurs propres extrémistes.

Dans le contexte actuel de friction entre sunnites et chiites dans la région, notamment en Irak,

tant les Libanais sunnites que chrétiens finiront par ne plus tolérer les armes du Hezbollah.

Ils chercheront à se doter de leurs propres moyens militaires pour défendre leurs acquis politiques.

 

Les chiites du Liban, y compris les sympathisants du Hezbollah, de même que l'Iran, doivent êtres convaincus du bien-fondé d'un tel désarmement. L'ascension du Hezbollah sur la scène politique libanaise s'est faite grâce au combat armé contre Israël. Il n'est pas question d'une remarginalisation socio-économique et politique de la communauté chiite.

 

Il est nécessaire de mettre en place une réforme non conventionnelle de l'armée libanaise. Le Hezbollah dispose de capacités militaires spécifiques qui offrent au Liban une force de dissuasion unique (infiltration de commandos, enlèvements de soldats, réseau élaboré d'espions, guerre psychologique). Il est dans l'intérêt de toutes les communautés libanaises, et pas seulement des chiites, de conserver et d'améliorer l'organisation de cette force de dissuasion. Il est inacceptable qu'elle reste indépendante de l'État et dirigée par l'idéologique islamiste du Hezbollah. L'armée libanaise pourrait être remodelée dans une structure aux méthodes de combats asymétriques. En cas d'attaque, les petites unités se retirent puis se redéploient pour harceler les positions de l'envahisseur, comme pourrait le faire une résistance armée.

 

Toutefois, cette «armée de résistance nationale» reste indiscutablement sous le seul contrôle du gouvernement multiconfessionnel, qui décide de la guerre ou de la paix. Les militants du Hezbollah ne pourront donc plus prendre en otage l'ensemble du pays pour mener leur guerre.

 

Les relations très proches que le Hezbollah entretient avec l'Iran

 doivent être canalisées dans le cadre des relations d'État à État entre le Liban et l'Iran. Le Hezbollah devrait s'engager à ne plus servir à l'Iran de force de riposte au cas où Téhéran ou ses installations nucléaires seraient attaquées. Il ne s'agit pas de mettre fin à la relation du Hezbollah avec l'Iran, ce qui est d'ailleurs impossible tant l'organisation islamiste est proche de ce pays. Il s'agit plutôt d'institutionnaliser leurs échanges, notamment entre les ministères de la Défense et des Affaires sociales. Le financement militaire qu'offre l'Iran au Hezbollah pourrait être intégré au budget de défense de l'État libanais dans le cadre des aides militaires étrangères reçues par le Liban. Il est même envisageable que l'armée restructurée se procure de l'aide logistique, entre autres, auprès des industries de défense iraniennes, qui ont de l'expérience dans les techniques de défense asymétriques.

 

En échange de ces concessions, l'État libanais devrait prendre les mesures diplomatiques nécessaires à la suppression du Hezbollah, devenu purement politique, de la liste américaine des organisations terroristes. Plus important, les communautés religieuses libanaises doivent reconnaître que les chiites vont gagner en influence sur une nouvelle armée plus effective. Toujours est-il que, pour l'instant, nous ignorons le niveau d'influence que le Hezbollah a sur l'armée libanaise mais le degré d'infiltration de cette dernière par des éléments proches du Parti de Dieu est probablement très élevé.

 

Certaines demandes formulées par le Hezbollah doivent par ailleurs être mises en place avant toute restructuration de l'armée : le retrait d'Israël de la région disputée des fermes de Shebaa (reconnues libanaises par les leaders politiques de tous bords), la libération des prisonniers libanais des geôles israéliennes et la démarcation définitive de la frontière entre le Liban et Israël suivie d'une reconnaissance onusienne.

 

Finalement, il est évident que les résolutions de l'ONU n'ont jamais suffi à protéger le Liban des agressions israéliennes, ni Israël des agressions paramilitaires lancées à partir du territoire libanais. La communauté internationale, avec le support de l'ONU, de la France, des Etats-Unis, de l'Iran et des États arabes concernés, devrait offrir d'autres moyens de protection comme une zone démilitarisée où se positionne une force onusienne fortement armée. Clairement, les gouvernements libanais successifs ont été incapables de contrôler les attaques menées à partir de son sol comme le montre la récente montée de violence de ces derniers jours. Le pragmatisme exige que cette responsabilité soit transférée à la Finul, la force intérimaire de l'ONU déjà présente au Liban depuis 1972.

 
 
 

* Chercheur à l'Institut français de géopolitique, université Paris-VIII ; chercheur associé université de Gand (Belgique).

 
 

 

En enlevant des soldats israéliens avant-hier, le Hezbollah libanais a rouvert le front avec Israël. Une fois de plus, le Hezbollah prend le Liban en otage d'une guerre ; une guerre injustifiée aux yeux de la majorité des Libanais depuis le retrait israélien du Sud-Liban en l'an 2000. Dans cette guerre, une part de responsabilité incombe à une communauté internationale silencieuse et au désengagement américain du processus de paix au Moyen-Orient.

 

Depuis le retrait israélien, le désarmement du Hezbollah est devenu une nécessité pour la stabilité politique et économique du Liban. Mais le Hezbollah, en situation de force, bien armé, présent au Parlement et au sein du gouvernement, ne désarmera que s'il en retire des avantages suffisants. Il est impératif que les parties libanaises soient prêtes à faire des compromis et incitent le Hezbollah à désarmer pacifiquement.

 

Faute de solutions viables qui soient satisfaisantes pour toutes les parties concernées, le rejet du désarmement par la milice pro-iranienne (chiite) pourrait mener le Liban vers un nouveau conflit civil. L'attitude du Hezbollah, qui refuse toute mise en cause de ses armes, ainsi que ses activités provocatrices à la frontière israélienne poussent inéluctablement les autres communautés religieuses du Liban à se rapprocher de leurs propres extrémistes. Dans le contexte actuel de friction entre sunnites et chiites dans la région, notamment en Irak, tant les Libanais sunnites que chrétiens finiront par ne plus tolérer les armes du Hezbollah. Ils chercheront à se doter de leurs propres moyens militaires pour défendre leurs acquis politiques.

 

Les chiites du Liban, y compris les sympathisants du Hezbollah, de même que l'Iran, doivent êtres convaincus du bien-fondé d'un tel désarmement. L'ascension du Hezbollah sur la scène politique libanaise s'est faite grâce au combat armé contre Israël. Il n'est pas question d'une remarginalisation socio-économique et politique de la communauté chiite.

 

Il est nécessaire de mettre en place une réforme non conventionnelle de l'armée libanaise. Le Hezbollah dispose de capacités militaires spécifiques qui offrent au Liban une force de dissuasion unique (infiltration de commandos, enlèvements de soldats, réseau élaboré d'espions, guerre psychologique). Il est dans l'intérêt de toutes les communautés libanaises, et pas seulement des chiites, de conserver et d'améliorer l'organisation de cette force de dissuasion. Il est inacceptable qu'elle reste indépendante de l'État et dirigée par l'idéologique islamiste du Hezbollah. L'armée libanaise pourrait être remodelée dans une structure aux méthodes de combats asymétriques. En cas d'attaque, les petites unités se retirent puis se redéploient pour harceler les positions de l'envahisseur, comme pourrait le faire une résistance armée.

 

Toutefois, cette «armée de résistance nationale» reste indiscutablement sous le seul contrôle du gouvernement multiconfessionnel, qui décide de la guerre ou de la paix. Les militants du Hezbollah ne pourront donc plus prendre en otage l'ensemble du pays pour mener leur guerre.

 

Les relations très proches que le Hezbollah entretient avec l'Iran doivent être canalisées dans le cadre des relations d'État à État entre le Liban et l'Iran. Le Hezbollah devrait s'engager à ne plus servir à l'Iran de force de riposte au cas où Téhéran ou ses installations nucléaires seraient attaquées. Il ne s'agit pas de mettre fin à la relation du Hezbollah avec l'Iran, ce qui est d'ailleurs impossible tant l'organisation islamiste est proche de ce pays. Il s'agit plutôt d'institutionnaliser leurs échanges, notamment entre les ministères de la Défense et des Affaires sociales. Le financement militaire qu'offre l'Iran au Hezbollah pourrait être intégré au budget de défense de l'État libanais dans le cadre des aides militaires étrangères reçues par le Liban. Il est même envisageable que l'armée restructurée se procure de l'aide logistique, entre autres, auprès des industries de défense iraniennes, qui ont de l'expérience dans les techniques de défense asymétriques.

 

En échange de ces concessions, l'État libanais devrait prendre les mesures diplomatiques nécessaires à la suppression du Hezbollah, devenu purement politique, de la liste américaine des organisations terroristes. Plus important, les communautés religieuses libanaises doivent reconnaître que les chiites vont gagner en influence sur une nouvelle armée plus effective. Toujours est-il que, pour l'instant, nous ignorons le niveau d'influence que le Hezbollah a sur l'armée libanaise mais le degré d'infiltration de cette dernière par des éléments proches du Parti de Dieu est probablement très élevé.

 

Certaines demandes formulées par le Hezbollah doivent par ailleurs être mises en place avant toute restructuration de l'armée : le retrait d'Israël de la région disputée des fermes de Shebaa (reconnues libanaises par les leaders politiques de tous bords), la libération des prisonniers libanais des geôles israéliennes et la démarcation définitive de la frontière entre le Liban et Israël suivie d'une reconnaissance onusienne.

 

Finalement, il est évident que les résolutions de l'ONU n'ont jamais suffi à protéger le Liban des agressions israéliennes, ni Israël des agressions paramilitaires lancées à partir du territoire libanais. La communauté internationale, avec le support de l'ONU, de la France, des Etats-Unis, de l'Iran et des États arabes concernés, devrait offrir d'autres moyens de protection comme une zone démilitarisée où se positionne une force onusienne fortement armée. Clairement, les gouvernements libanais successifs ont été incapables de contrôler les attaques menées à partir de son sol comme le montre la récente montée de violence de ces derniers jours. Le pragmatisme exige que cette responsabilité soit transférée à la Finul, la force intérimaire de l'ONU déjà présente au Liban depuis 1972.

 
 
 

* Chercheur à l'Institut français de géopolitique, université Paris-VIII ; chercheur associé université de Gand (Belgique).

 
 

 

En enlevant des soldats israéliens avant-hier, le Hezbollah libanais a rouvert le front avec Israël. Une fois de plus, le Hezbollah prend le Liban en otage d'une guerre ; une guerre injustifiée aux yeux de la majorité des Libanais depuis le retrait israélien du Sud-Liban en l'an 2000. Dans cette guerre, une part de responsabilité incombe à une communauté internationale silencieuse et au désengagement américain du processus de paix au Moyen-Orient.

 

Depuis le retrait israélien, le désarmement du Hezbollah est devenu une nécessité pour la stabilité politique et économique du Liban. Mais le Hezbollah, en situation de force, bien armé, présent au Parlement et au sein du gouvernement, ne désarmera que s'il en retire des avantages suffisants. Il est impératif que les parties libanaises soient prêtes à faire des compromis et incitent le Hezbollah à désarmer pacifiquement.

 

Faute de solutions viables qui soient satisfaisantes pour toutes les parties concernées, le rejet du désarmement par la milice pro-iranienne (chiite) pourrait mener le Liban vers un nouveau conflit civil. L'attitude du Hezbollah, qui refuse toute mise en cause de ses armes, ainsi que ses activités provocatrices à la frontière israélienne poussent inéluctablement les autres communautés religieuses du Liban à se rapprocher de leurs propres extrémistes. Dans le contexte actuel de friction entre sunnites et chiites dans la région, notamment en Irak, tant les Libanais sunnites que chrétiens finiront par ne plus tolérer les armes du Hezbollah. Ils chercheront à se doter de leurs propres moyens militaires pour défendre leurs acquis politiques.

 

Les chiites du Liban, y compris les sympathisants du Hezbollah, de même que l'Iran, doivent êtres convaincus du bien-fondé d'un tel désarmement. L'ascension du Hezbollah sur la scène politique libanaise s'est faite grâce au combat armé contre Israël. Il n'est pas question d'une remarginalisation socio-économique et politique de la communauté chiite.

 

Il est nécessaire de mettre en place une réforme non conventionnelle de l'armée libanaise. Le Hezbollah dispose de capacités militaires spécifiques qui offrent au Liban une force de dissuasion unique (infiltration de commandos, enlèvements de soldats, réseau élaboré d'espions, guerre psychologique). Il est dans l'intérêt de toutes les communautés libanaises, et pas seulement des chiites, de conserver et d'améliorer l'organisation de cette force de dissuasion. Il est inacceptable qu'elle reste indépendante de l'État et dirigée par l'idéologique islamiste du Hezbollah. L'armée libanaise pourrait être remodelée dans une structure aux méthodes de combats asymétriques. En cas d'attaque, les petites unités se retirent puis se redéploient pour harceler les positions de l'envahisseur, comme pourrait le faire une résistance armée.

 

Toutefois, cette «armée de résistance nationale» reste indiscutablement sous le seul contrôle du gouvernement multiconfessionnel, qui décide de la guerre ou de la paix. Les militants du Hezbollah ne pourront donc plus prendre en otage l'ensemble du pays pour mener leur guerre.

 

Les relations très proches que le Hezbollah entretient avec l'Iran doivent être canalisées dans le cadre des relations d'État à État entre le Liban et l'Iran. Le Hezbollah devrait s'engager à ne plus servir à l'Iran de force de riposte au cas où Téhéran ou ses installations nucléaires seraient attaquées. Il ne s'agit pas de mettre fin à la relation du Hezbollah avec l'Iran, ce qui est d'ailleurs impossible tant l'organisation islamiste est proche de ce pays. Il s'agit plutôt d'institutionnaliser leurs échanges, notamment entre les ministères de la Défense et des Affaires sociales. Le financement militaire qu'offre l'Iran au Hezbollah pourrait être intégré au budget de défense de l'État libanais dans le cadre des aides militaires étrangères reçues par le Liban. Il est même envisageable que l'armée restructurée se procure de l'aide logistique, entre autres, auprès des industries de défense iraniennes, qui ont de l'expérience dans les techniques de défense asymétriques.

 

En échange de ces concessions, l'État libanais devrait prendre les mesures diplomatiques nécessaires à la suppression du Hezbollah, devenu purement politique, de la liste américaine des organisations terroristes. Plus important, les communautés religieuses libanaises doivent reconnaître que les chiites vont gagner en influence sur une nouvelle armée plus effective. Toujours est-il que, pour l'instant, nous ignorons le niveau d'influence que le Hezbollah a sur l'armée libanaise mais le degré d'infiltration de cette dernière par des éléments proches du Parti de Dieu est probablement très élevé.

 

Certaines demandes formulées par le Hezbollah doivent par ailleurs être mises en place avant toute restructuration de l'armée : le retrait d'Israël de la région disputée des fermes de Shebaa (reconnues libanaises par les leaders politiques de tous bords), la libération des prisonniers libanais des geôles israéliennes et la démarcation définitive de la frontière entre le Liban et Israël suivie d'une reconnaissance onusienne.

 

Finalement, il est évident que les résolutions de l'ONU n'ont jamais suffi à protéger le Liban des agressions israéliennes, ni Israël des agressions paramilitaires lancées à partir du territoire libanais. La communauté internationale, avec le support de l'ONU, de la France, des Etats-Unis, de l'Iran et des États arabes concernés, devrait offrir d'autres moyens de protection comme une zone démilitarisée où se positionne une force onusienne fortement armée. Clairement, les gouvernements libanais successifs ont été incapables de contrôler les attaques menées à partir de son sol comme le montre la récente montée de violence de ces derniers jours. Le pragmatisme exige que cette responsabilité soit transférée à la Finul, la force intérimaire de l'ONU déjà présente au Liban depuis 1972.

 
 
 

* Chercheur à l'Institut français de géopolitique, université Paris-VIII ; chercheur associé université de Gand (Belgique).

 
 

 

En enlevant des soldats israéliens avant-hier, le Hezbollah libanais a rouvert le front avec Israël. Une fois de plus, le Hezbollah prend le Liban en otage d'une guerre ; une guerre injustifiée aux yeux de la majorité des Libanais depuis le retrait israélien du Sud-Liban en l'an 2000. Dans cette guerre, une part de responsabilité incombe à une communauté internationale silencieuse et au désengagement américain du processus de paix au Moyen-Orient.

 

Depuis le retrait israélien, le désarmement du Hezbollah est devenu une nécessité pour la stabilité politique et économique du Liban. Mais le Hezbollah, en situation de force, bien armé, présent au Parlement et au sein du gouvernement, ne désarmera que s'il en retire des avantages suffisants. Il est impératif que les parties libanaises soient prêtes à faire des compromis et incitent le Hezbollah à désarmer pacifiquement.

 

Faute de solutions viables qui soient satisfaisantes pour toutes les parties concernées, le rejet du désarmement par la milice pro-iranienne (chiite) pourrait mener le Liban vers un nouveau conflit civil. L'attitude du Hezbollah, qui refuse toute mise en cause de ses armes, ainsi que ses activités provocatrices à la frontière israélienne poussent inéluctablement les autres communautés religieuses du Liban à se rapprocher de leurs propres extrémistes. Dans le contexte actuel de friction entre sunnites et chiites dans la région, notamment en Irak, tant les Libanais sunnites que chrétiens finiront par ne plus tolérer les armes du Hezbollah. Ils chercheront à se doter de leurs propres moyens militaires pour défendre leurs acquis politiques.

 

Les chiites du Liban, y compris les sympathisants du Hezbollah, de même que l'Iran, doivent êtres convaincus du bien-fondé d'un tel désarmement. L'ascension du Hezbollah sur la scène politique libanaise s'est faite grâce au combat armé contre Israël. Il n'est pas question d'une remarginalisation socio-économique et politique de la communauté chiite.

 

Il est nécessaire de mettre en place une réforme non conventionnelle de l'armée libanaise. Le Hezbollah dispose de capacités militaires spécifiques qui offrent au Liban une force de dissuasion unique (infiltration de commandos, enlèvements de soldats, réseau élaboré d'espions, guerre psychologique). Il est dans l'intérêt de toutes les communautés libanaises, et pas seulement des chiites, de conserver et d'améliorer l'organisation de cette force de dissuasion. Il est inacceptable qu'elle reste indépendante de l'État et dirigée par l'idéologique islamiste du Hezbollah. L'armée libanaise pourrait être remodelée dans une structure aux méthodes de combats asymétriques. En cas d'attaque, les petites unités se retirent puis se redéploient pour harceler les positions de l'envahisseur, comme pourrait le faire une résistance armée.

 

Toutefois, cette «armée de résistance nationale» reste indiscutablement sous le seul contrôle du gouvernement multiconfessionnel, qui décide de la guerre ou de la paix. Les militants du Hezbollah ne pourront donc plus prendre en otage l'ensemble du pays pour mener leur guerre.

 

Les relations très proches que le Hezbollah entretient avec l'Iran doivent être canalisées dans le cadre des relations d'État à État entre le Liban et l'Iran. Le Hezbollah devrait s'engager à ne plus servir à l'Iran de force de riposte au cas où Téhéran ou ses installations nucléaires seraient attaquées. Il ne s'agit pas de mettre fin à la relation du Hezbollah avec l'Iran, ce qui est d'ailleurs impossible tant l'organisation islamiste est proche de ce pays. Il s'agit plutôt d'institutionnaliser leurs échanges, notamment entre les ministères de la Défense et des Affaires sociales. Le financement militaire qu'offre l'Iran au Hezbollah pourrait être intégré au budget de défense de l'État libanais dans le cadre des aides militaires étrangères reçues par le Liban. Il est même envisageable que l'armée restructurée se procure de l'aide logistique, entre autres, auprès des industries de défense iraniennes, qui ont de l'expérience dans les techniques de défense asymétriques.

 

En échange de ces concessions, l'État libanais devrait prendre les mesures diplomatiques nécessaires à la suppression du Hezbollah, devenu purement politique, de la liste américaine des organisations terroristes. Plus important, les communautés religieuses libanaises doivent reconnaître que les chiites vont gagner en influence sur une nouvelle armée plus effective. Toujours est-il que, pour l'instant, nous ignorons le niveau d'influence que le Hezbollah a sur l'armée libanaise mais le degré d'infiltration de cette dernière par des éléments proches du Parti de Dieu est probablement très élevé.

 

Certaines demandes formulées par le Hezbollah doivent par ailleurs être mises en place avant toute restructuration de l'armée : le retrait d'Israël de la région disputée des fermes de Shebaa (reconnues libanaises par les leaders politiques de tous bords), la libération des prisonniers libanais des geôles israéliennes et la démarcation définitive de la frontière entre le Liban et Israël suivie d'une reconnaissance onusienne.

 

Finalement, il est évident que les résolutions de l'ONU n'ont jamais suffi à protéger le Liban des agressions israéliennes, ni Israël des agressions paramilitaires lancées à partir du territoire libanais. La communauté internationale, avec le support de l'ONU, de la France, des Etats-Unis, de l'Iran et des États arabes concernés, devrait offrir d'autres moyens de protection comme une zone démilitarisée où se positionne une force onusienne fortement armée. Clairement, les gouvernements libanais successifs ont été incapables de contrôler les attaques menées à partir de son sol comme le montre la récente montée de violence de ces derniers jours. Le pragmatisme exige que cette responsabilité soit transférée à la Finul, la force intérimaire de l'ONU déjà présente au Liban depuis 1972.

 
 
 

* Chercheur à l'Institut français de géopolitique, université Paris-VIII ; chercheur associé université de Gand (Belgique).

 
 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr/debats/20060714.FIG000000037_pourquoi_il_faut_desarmer_le_hezbollah_libanais.html

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 17:00
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