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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 09:10
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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 09:00

 

L ' EMPIRE DES DETTES 

  http://decadence-europa.over-blog.com/liste-article-blog.php


 

http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=43&iddoc=1291

 



« L’Empire des dettes : A l’aube d’une crise économique épique » par William Bonner et Addison Wiggin
traduit par Marianne Véron


LA CHRONIQUE DES BELLES LETTRES
Le vendredi 9 juin 2006

Chaque vendredi, Michel Desgranges, président des Editions « Les Belles Lettres », propose une libre promenade autour de livres d'hier et aujourd'hui.


MAÎTRES DU MONDE ! DES FEMMES POUR LE KHAN ; J'EMPRUNTE DONC

; J'EMPRUNTE DONC

JE SUIS Sous mes yeux, une carte du monde.

Elle date de l'an 2002, est divisée en six sections et indique la répartition des commandements militaires américains :

USPACOM (Pacifique), USEUCOM (Europe), USSOUTHCOM (Amérique du Sud), USNORTHCOM (idem du Nord, Mexique inclus) et USCENTCOM (le Moyen-Orient pétrolier : « commandement central ») ; un petit encadré montre que l'Antarctique n'a pas été oublié.

; J'EMPRUNTE DONC

 

; J'EMPRUNTE DONC

 

; J'EMPRUNTE DONC

 

; J'EMPRUNTE DONC

 

Je peux me tromper, mais je ne crois pas que les gouvernements du Guatemala ou du Danemark, par exemple,

aient produit une telle carte pour octroyer à leurs généraux la responsabilité armée de territoires couvrant l'ensemble de la planète et qui, ma foi, sont censés ne pas leur appartenir.


Je crois même que seuls les dirigeants des Etats-Unis d'Amérique se sont accordé, de leur propre chef, la suzeraineté de la totalité de notre terre (océan compris…) et c'est là la caractéristique d'un Empire, dont la nature est de régner sur l'ensemble du monde connu, lequel, aujourd'hui, coïncide avec le monde réel, faisant ainsi de l'Empire américain le premier véritable Empire universel de l'Histoire de l'humanité.

« Que nous faut-il pour faire de nous un peuple heureux et prospère ? Un gouvernement sage et frugal, qui retiendra les hommes de se porter tort l'un à l'autre, et pour le reste les laissera libres de régler leurs propres efforts d'industrie et de progrès, et n'enlèvera pas de la bouche du travailleur le pain qu'il a gagné.

Voilà le résumé du bon gouvernement, et voilà ce qui est nécessaire pour boucler le cercle de nos félicités. »

Cet idéal est celui qu'exprimait Thomas Jefferson (1743-1826) dans son « Discours inaugural » de sa première présidence des Etats-Unis d'Amérique, le 4 mars 1801, et, pour ce qui concerne les affaires étrangères, il se fixait comme but :

 « la paix, le commerce, et l'amitié honnête avec toutes les nations, des alliances contraignantes avec aucune. »

Certains pourront soutenir que le bombardement de villes exotiques n'est que manifestation primesautière d'une « amitié honnête » et que l'élection d'un fantoche servile sous la menace de spadassins surarmés ne constitue pas une « alliance contraignante », d'autres observateurs y verront l'expression d'une hégémonie qui, pour ne pas dire son nom, ne s'en exerce pas moins avec une vorace brutalité.

Mais trêve de sémantique, le simple bon sens suffit pour voir et dire que les Etats-Unis sont un Empire, et se conduisent comme tel, d'où cette question :

comment la frugale République instituée par les Pères Fondateurs, dont Jefferson,

s'est-elle transformée en un insatiable Léviathan, qui exerce avec une redoutable bonne conscience sa tyrannie et sur tous les peuples de la terre, et sur son propre peuple ?

Question que traite en historien et moraliste William Bonner dans « L'Empire des dettes »

 <http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100216850>,

ouvrage virtuose qui, loin des lieux communs sur la vanité fugace des entreprises humaines, nous montre la naissance et la mort des divers Empires plus ou moins aboutis que subit l'humanité

 (chinois, inca, centrafricain, mongol, romain, aztèque, français, byzantin, khmer, britannique, sassanide, etc.), en établissant des parallèles toujours pertinents avec la construction inconsciente et tenace de l'Empire américain.

Et pourquoi un Empire ?

Gengis Khan, qui fut le bâtisseur et le maître du plus vaste Empire jamais établi (avant celui des Etats-Unis), apportait une réponse honnête :


« Pour un homme, le plus grand bonheur est de pourchasser et vaincre son ennemi, de s'emparer de tous ses biens, de faire pleurer et gémir ses épouses, de chevaucher son hongre et d'utiliser le corps de ses femmes comme vêtement de nuit et comme source de réconfort. »

Woodrow Wilson, qui, de l'agression contre le Mexique à la guerre contre l'Allemagne, fut le premier maître d'œuvre de l'impérialisme américain (et dont William Bonner nous trace un portrait instructif), était moins précis dans son programme :

 « Nous nous battrons pour la démocratie, pour les droits et les libertés des petites nations, pour [leur] apporter paix et sécurité et faire régner la liberté sur le monde. »

Contrairement au pillage et au viol, activités bien concrètes, les buts énoncés par Wilson et ses successeurs sont des idées susceptibles d'interprétations multiples

(pour James Madison, autre Père Fondateur: « Les démocraties se sont toujours révélées incompatibles avec la sécurité des personnes ou les droits de propriété » ;

 quant à la « liberté », elle fait l'objet de débats métaphysiques qui sont loin d'être clos…)

 et donc des buts impossibles à atteindre, puisque dépourvus tant d'existence physique que de définition univoque…

Trahison absolue des principes qui ont fondé la République américaine, l'Empire a d'abord exercé son pouvoir contre son propre peuple (essentiellement depuis le vertueux Lincoln, mais il y eut des tentatives antérieures…), pour le dépouiller en pratique de tous ses Droits inscrits dans sa Constitution

(il suffit pour cela que la Cour suprême déclare « constitutionnel » ce qui de toute évidence ne l'est pas, ou se taise)

avant d'entrer dans une guerre permanente contre les autres peuples (ou des entités : guerres contre la « drogue », la « terreur », l' « obésité ») qui justifient, à l'intérieur, de nouvelles suppressions de Droits, et, à l'extérieur, l'élaboration, par l'agression ou la menace, d'un fouillis de liens de vassalité et d'alliances qui, englobant des millions et millions d'humains aux intérêts divergents, se révèlent vite contradictoires et génèrent de nouveaux conflits au hasard : le Panama, le Viet-Nam, l'Irak étaient dirigés par des hommes qui étaient, ou avaient été, les alliés de l'Empire lorsque celui-ci décida de les envahir, sous des prétextes grotesques.

Reposant sur le mensonge et la fumisterie, et imbibé de nuisibles bons sentiments,

l'Empire a totalement oublié la finalité qui justifiait les disparus empires antérieurs et qu'il est pourtant simple de retenir : rapporter, dans son établissement et son maintien, plus d'argent (roubles, sesterces, louis, dollars…) qu'il ne coûte.

 En d'autres termes, un Empire se doit d'être une entreprise bénéficiaire qui gagne plus (grâce au tribut pris sur les soumis) qu'elle ne dépense et répartit (inégalement) ses profits entre ses dirigeants et ses sujets.

Curieusement, l'Empire américain, lui, dépense infiniment plus qu'il ne gagne et n'évite la faillite honteuse qui frapperait toute autre entreprise que grâce au miracle de l'emprunt.


Avec une frénésie qui établit chaque jour un nouveau record de dettes, dont le montant atteint un niveau tel que l'esprit humain ne peut même plus se le représenter.

(Jefferson : « Aucune génération ne peut contracter de dettes supérieures à ce qu'elle peut payer dans le cours de sa propre existence. »)

William Bonner nous montre la naissance et la croissance de cette machine folle et a le talent de nous la faire voir en action, spectacle fascinant qui nous permet de contempler l'objet que son excès même eût dû dissimuler.


Il nous explique, point crucial, que ce n'est pas seulement l'Empire (i.-e. le gouvernement) qui a cédé à la frénésie du crédit, mais également ses citoyens :

ceux-ci, comme leurs dirigeants, dépensent plus qu'ils ne gagnent et continuent allégrement de le faire, en gageant leurs biens

(hypothèques immobilières) auxquels prêteurs et emprunteurs s'accordent à donner une valeur virtuelle sans cesse augmentée sans qu'aucune réalité ne la valide.

Nulle condamnation ici du crédit destiné à financer un investissement supposé productif, car la dette américaine ne relève pas de cette rubrique :

 -  elle ne sert qu'à payer au jour le jour les dépenses quotidiennes (et à verser, souvent en monnaie de singe, i.-e. en dollars dévalués comme le montre William Bonner, les intérêts de la dette) --

télés plasma et smartphones pour les sujets, nouvelles fournées de bombardiers, fonctionnaires et satellites-espions pour leurs maîtres.

Je trouve la chose curieuse :

quels que soient les gains de productivité que l'on puisse rêver, il est d'une absolue évidence que jamais la dette américaine ne pourra être remboursée, et pourtant, il se trouve chaque jour de nouveaux prêteurs pour la faire grossir et rendre ainsi encore plus certaine l'insolvabilité de leur débiteur (en droit, c'est là le délit désigné sous le nom de « soutien abusif » qui, tiens, ne s'applique pas aux gouvernements qui l'ont promulgué…).

Délaissant le franc pillage de jadis, l'Empire s'est converti à l'escroquerie (moins visible par sa sophistication, et qui recueille, dans un premier temps, la complicité de victimes appâtées par des espoirs de gain rapide) ; William Bonner la démasque et la dénude ;

il ne nous dit pas, ne prétendant être devin (et il a trop d'humour pour endosser cet habit), combien de temps encore elle peut durer – mais il nous donne de précieux conseils pour nous éviter d'être ruinés par son inéluctable chute.

Car, égyptien ou mexicain, autrichien ou maurya, les empires meurent, et nous aimerions savoir pourquoi, que nous soit apportée une réponse autre qu'un peu utile « Tout s'use », ou du moins, s'il n'existe pas d'autre réponse, qu'il nous soit montré comment ces monumentales constructions humaines se sont usées.

Reprenant un sujet largement traité depuis Gibbon mais disposant d'une plus vaste information, Ramsay MacMullen, qui est sans aucun doute le meilleur historien actuel de la période,

nous propose une analyse neuve de l'effondrement de l'Empire romain dans « Le déclin de Rome et la corruption du pouvoir » http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100073830&amp;CFID=660957&amp;CFTOKEN=23012541 (que j'avais cité trop brièvement dans ma première chronique) et nous offre un comment, à défaut de l'impossible pourquoi (Momigliano : « En dernière analyse, Rome tomba parce qu'elle fut conquise »…).

Il examine également avec une grande précision, et sans se départir d'une nécessaire prudence, l'état de chaque province au moment du « déclin » et de la « chute » et nous fait découvrir, à nous, victimes d'une périodisation qui remplace les lentes transitions par d'imaginaires ruptures, que ce déclin et cette chute furent, en bien des lieux, des temps de prospérité – les empires s'écroulent, et nombreux sont leurs sujets qui n'en remarquent pas la disparition.

Michel Desgranges
Président des Editions « Les Belles Lettres »
Correspondance Polémia
13/06/06

PS. Les citations de Jefferson sont extraites de ses « Ecrits politiques »

 <http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100234870&amp;CFID=660957&amp;CFTOKEN=23012541> ;

j'en conseille vivement la lecture pour accompagner la synthèse de William Bonner ;

elle permet de contempler le gouffre qui sépare les intentions des Fondateurs de la République américaine avec ce que celle-ci est devenue.

 (Benjamin Franklin, prémonitoire : « Nous vous léguons donc une République, si vous parvenez à la garder. »)

NB. Pour qui souhaite se donner le plaisir de lire les analyses quotidiennes de William Bonner, fondateur et dirigeant de l'un des premiers groupes mondiaux d'information financière,

il les trouvera, en anglais, sur <http://www.dailyreckoning.com/>, adaptation française sur : <http://www.la-chronique-agora.com/>

William Bonner & A. Wiggin, « L'Empire des dettes », Editions « Les Belles Lettres », mai 2006, 397 p.
http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100216850

 

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L'Empire des dettes
à l'aube d'une crise économique épique

Livre broché - 21,00 EUR  Ajouter au panier 
 
Résumé   |   Critiques   |   Fiche technique
 

Historien et moraliste, William Bonner montre comment la modeste République des « pères fondateurs » s’est peu à peu, depuis la Première Guerre mondiale, transformée en Empire, dont, pour la première fois dans l’Histoire, l’hégémonie s’étend sur toute la terre.Il montre aussi comment cette transformation s’est accompagnée d’une évolution profonde des mentalités du peuple américain, dans tous les domaines, et particulièrement le domaine financier, faisant d’un peuple épargneur un peuple d’emprunteurs frénétiques.Individuellement, les Américains vivent à crédit, empruntant sans cesse pour rembourser leurs anciens prêts, gagés sur d’illusoires spéculations ; le gouvernement, lui, finance son déficit, dont le montant, toujours croissant, est si élevé que le cerveau humain ne peut même plus se le représenter, par des emprunts extérieurs, qu’il rembourse très partiellement en fabriquant des dollars.Parallèles historiques, anecdotes contemporaines, analyse financière... William Bonner utilise toutes les informations pertinentes pour nous faire vivre, avec parfois fureur et plus souvent humour, l’ascension, et demain la chute, de l’Empire américain.

Paru aux USA en novembre 2005, L’Empire des dettes a aussitôt figuré dans la liste des dix best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal.

La présente édition est actualisée et revue par l’auteur.

 

Langue français
400 p. Diagrammes. (2006)
ISBN 2-251-44306-1
Prix 21,00 €


Nous vous suggérons aussi :

Ecrits politiques
Thomas Jefferson
Edition 2006 - numéro 8


 
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Le Déclin de Rome et la corruption du pouvoir

Traduit de l?anglais par A. Spiquel et A. Rousselle. Graphiques.

Livre broché - 38,00 EUR  Ajouter au panier 
 
Résumé   |   Fiche technique
 

Quelles sont les raisons du déclin et de la chute de l’Empire romain ? Depuis des siècles, philosophes et historiens ont, pour résoudre cette énigme, avancé les explications les plus contradictoires ; beaucoup sont séduisantes, aucune n’est totalement convaincante.

Ramsay MacMullen a décidé de reprendre la question à son origine même : y a-t-il eu réellement déclin de Rome – ou le « déclin » n’est-il qu’une invention d’historiens née de notre connaissance de l’événement que fut la chute de Rome ?

 

 

 Pour répondre, en se fondant sur les faits et non sur les interprétations, Ramsay MacMullen examine la situation de l’empire, province par province, d’après les sources littéraires, épigraphiques, archéologiques : le tableau qu’il dresse apporte bien des surprises et oblige à réviser les idées préconçues.

Ensuite, Ramsay MacMullen examine le fonctionnement des institutions et structures du pouvoir : il montre à quel point la corruption – pots de vin, extorsions, concussion -, encouragée par la perversion du droit, la multiplication des fonctionnaires et l’isolement de l’empereur, a miné la notion même de pouvoir, préparant la voie inéluctable de sa destruction.

Le livre de Ramsay MacMullen ne nous révèle pas seulement comment est mort l’Empire Romain, il est aussi une leçon sur le destin de toute civilisation.

Le Déclin de Rome et la corruption du pouvoir

Traduit de l?anglais par A. Spiquel et A. Rousselle. Graphiques.

Livre broché - 38,00 EUR  Ajouter au panier 
 
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Langue français
466 p. Index. Bibliographie. Cartes. (1991)
ISBN 2-251-38013-2
Prix 38,00 €


 

 

Langue français
466 p. Index. Bibliographie. Cartes. (1991)
ISBN 2-251-38013-2
Prix 38,00 €

 


 

 

 

 

 


Ecrits politiques

Livre broché - 21,00 EUR  Ajouter au panier 
 
Résumé   |   Critiques   |   Fiche technique
 

Inoubliable rédacteur de la Déclaration d’indépendance (1776), ambassadeur en France de 1785 à 1789 puis troisième président des États-Unis de 1800 à 1808, Thomas Jefferson a aussi été l’auteur de multiples textes – discours et correspondances – d’une portée capitale en philosophie politique mais dont beaucoup n’étaient pas jusqu’alors disponibles en français. Il s’y fait l’ardent avocat d’un exigeant idéal d’inspiration lockéenne fondé sur les droits naturels de l’individu sur sa vie, sa liberté et sa propriété – garantis par la constitutionnalisation d’un État fédéral aux pouvoirs limités.

De la tension entre des préoccupations « whig » (libérales) et républicaines résulte une pratique politique guidée par la volonté de contenir les prérogatives d’un pouvoir forcément imparfait : séparation de l’Église et de l’État (liberté de culte), contrôle des gouvernants par les gouvernés (consentement des citoyens, confiance dans le peuple), respect de la plus large autonomie des États fédérés par un « gouvernement sage et frugal » seulement voué à favoriser la poursuite du bonheur par chacun.

Des Écrits qui constituent une clé indispensable à la bonne compréhension des débats qui animent l’Amérique contemporaine, où Jefferson demeure une référence privilégiée.

 

Langue français
240 p. (2006)
ISBN 2-251-39042-1
Prix 21,00 €
Ecrits politiques

Livre broché - 21,00 EUR  Ajouter au panier 
 
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Inoubliable rédacteur de la Déclaration d’indépendance (1776), ambassadeur en France de 1785 à 1789 puis troisième président des États-Unis de 1800 à 1808, Thomas Jefferson a aussi été l’auteur de multiples textes – discours et correspondances – d’une portée capitale en philosophie politique mais dont beaucoup n’étaient pas jusqu’alors disponibles en français.

 

Il s’y fait l’ardent avocat d’un exigeant idéal d’inspiration lockéenne fondé sur les droits naturels de l’individu sur sa vie, sa liberté et sa propriété – garantis par la constitutionnalisation d’un État fédéral aux pouvoirs limités.

De la tension entre des préoccupations « whig » (libérales) et républicaines résulte une pratique politique guidée par la volonté de contenir les prérogatives d’un pouvoir forcément imparfait : séparation de l’Église et de l’État (liberté de culte), contrôle des gouvernants par les gouvernés (consentement des citoyens, confiance dans le peuple), respect de la plus large autonomie des États fédérés par un « gouvernement sage et frugal » seulement voué à favoriser la poursuite du bonheur par chacun.

Des Écrits qui constituent une clé indispensable à la bonne compréhension des débats qui animent l’Amérique contemporaine, où Jefferson demeure une référence privilégiée.

 

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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 08:44

 

DEL VALLE  

http://www.alexandredelvalle.com/publications.php?id_art=242


GUYSEN TV  INTERVIEW  DEL  VALLE  

http://www.guysen.tv/?id_cat=&vida=571


 

Alexandre del Valle le 18/04/2006

Au milieu des années 80, l’ancien guide spirituel du Hezbollah, Hussein Moussaoui, déclarait : « Vous Français, vous ne connaîtrez peut-être pas dans votre génération la République islamique de France.
Mais, c’est sûr, vos petits-fils ou encore vos arrière-petits-fils la connaîtront. Inch’Allah ! Car l’Islam, c’est bon pour tout le monde ” [1].
 Tout aussi confiant, l’ex-Président de l’exécutif des Musulmans de Belgique, le converti Yacine Beyens, proche des Frères musulmans, déclarait dans L’Express du 18 février 1999 : “ Les Musulmans doivent faire preuve du plus grand pragmatisme (…).
 Le Coran dit qu’il faut procéder par étapes et tenir compte du contexte ”. Plus récemment, le communiqué des Brigades Abou Hafs Al Masri revendiquant au nom d’Al Qaïda les attentats du 11 mars 2004 en Espagne affirmait régler « de vieux comptes » avec l’Espagne « en guerre contre l’Islam », et que la colère des Moudjahidines serait calmée lorsque l’Espagne redeviendrait musulmane... Il est vrai que depuis la perte de l’Andalousie en 1492, l’Espagne demeure, à l’instar d’Israël ou de la Sicile, une terre « usurpée » qui doit revenir à l’islam de gré ou de force. Selon cette vision: l’Europe n’aura jamais vraiment la paix avec le monde islamique tant qu’elle ne sera pas « revenue à l’Islam ».

On serait en droit de mettre ces déclarations sur le compte de l’exaltation ou du fanatisme. Mais ce serait oublier que les Islamistes comptent d’abord sur le temps. D’après eux, les conversions à l’Islam chaque jour dans le monde, ainsi que la forte natalité musulmane, jouent en faveur de l’islamisation. Se référant au « retour à l’islam » - entre 1948 et 1999 - de pays comme le Pakistan, le Kosovo, l’Albanie, la Bosnie Herzégovine, le Nord de Chypre, sans parler de la des pays musulmans libérés du joug colonial, les islamistes ne sont pas forcément irréalistes lorsqu’ils envisagent d’autres « retour à l’islam ». Ils se rappellent seulement qu’aucune civilisation n’est immortelle. Loin d’être absurdes, les déclarations des nouveaux totalitaires islamistes envisageant de conquérir l’Occident sont un « carburant idéologico-religieux » à prendre d’autant plus au sérieux qu’il est alimenté par un carburant réel, les réserves d’hydrocarbures, que le monde islamique détient à près de 75 %, véritable « Miracle d’Allah ».
Désormais, non contents d’observer la progression de l’Islam dans les démocraties occidentales, les Etats islamistes (Iran, Arabie saoudite, Pakistan) et les Organisations comme la Ligue Arabe, la Ligue Islamique Mondiale ou la Conférence islamique - liées aux pétromonarchies – exercent des pressions de plus en plus fortes sur les chancelleries occidentales, exigeant, sous peine de représailles (attentats annoncés par Al Qaïda d’un côté, boycotts commerciaux ou chantage pétrolier de l’autre) - et sous couvert de « dialogue des civilisations » -, que le « délit de blasphème » et d’autres dispositions liberticides de la Charià (la loi islamique) soient intégrées dans les juridictions nationales et internationales (Cour européenne des droits de l’Homme et Conseil de l’Europe). C’est en tout cas ce qu’a proposé l’actuel dirigeant turc de la Ligue Islamique Mondiale en guise « d’arrangement » au « Monsieur PESC », Javier Solana.
Cette exigence n’a rien d’étonnant, car l’Islam orthodoxe (figé depuis le XIème siècle) est une « religion politique » considérant la société musulmane (la Oumma trans-frontières) comme « La meilleure société suscitée parmi les Hommes » (Coran III, 103) dont le devoir est d’« interdire le Mal et commander le Bien », partout et en tout lieu, de gré ou de force, ou par « étapes », suivant les circonstances et les opportunités.
Dans le cadre de cette impératif de « prosélytisme politico-religieux », les minorités musulmanes installées dans les pays « infidèles » convoités, véritables parcelles extérieures de la Oumma supposées « persécutées », sont des proies toutes choisies pour les nouveaux conquérants d’Allah qui ambitionnent de les instrumentaliser, ce qui rappelle la politique des Sudètes du Troisième Reich : l’expansionnisme au nom de l’irrédentisme.


Aussi, avec l’affaire des « caricatures de Mahomet », survenue en février 2006, une étape supplémentaire a été franchie, depuis la première grande attaque liberticide planétaire dite des Versets Sataniques contre Salman Rushdie et même depuis le 11 septembre 2001 :
Dans ce projet de conquête, les « buts de guerre » des islamo-totalitaires consistent à:
1/ empêcher l’intégration des Musulmans et édification de « ghettos volontaires » après avoir obtenu des droits d’exception pour l’Islam.
2/ conquérir l’Occident à partir des minorités embrigadées puis islamiser à terme l’Europe.
D’évidence, les différentes « affaires du voile » ou des « caricatures » ne sont pas nées ex nihilo à partir du mécontentement spontané de travailleurs immigrés musulmans lambda. Elles ont été orchestrées par des organisations islamiques locales liées aux grands pôles mondiaux de l’islamisme au terme d’une véritable campagne de démonstration de force et à partir de chocs spectaculaires provoqués dans l’opinion publique. Les conséquences ont été le boycott du Danemark dans les pays musulmans, les plates « excuses » des dirigeants européens, Silvio Berlusconi compris, la condamnation du blasphème par les Etats-Unis, les leçons de morales du Premier Ministre turc Erdogan conseillant avant même d’intégrer l’UE que celle-ci limite la liberté d’expression en matière de religion, et une crise sans précédents entre l’UE et le monde islamique, avec à la clé des centaines de morts de par le monde, du Pakistan au Nigeria en passant par la Lybie.


A la stupéfaction des citoyens du Royaume, les Imams danois proches des Frères musulmans et censés « représenter » l’Islam du pays, n’ont pas hésité à brûler le drapeau à la croix blanche devant les caméras du monde entier et à embraser la planète après avoir porté l’affaire jusqu’en Arabie saoudite, à l’Université Al Azhar en Egypte et auprès de la très puissante Conférence islamique (OCI, véritable « ONU de l’Islam »). Une banale affaire de caricatures qui aurait dû rester insignifiante si l’Islam danois n’avait pas été abandonné aux extrémistes des années durant. Erreur reproduite partout ailleurs en Europe à des degrés divers, y compris en France avec le CFCM, qui a donné la part belle aux islamistes pro-saoudiens et pro-frères musulmans de l’UOIF ou de la FNMF, lesquels se présentent désormais comme les seuls forces capables de rétablir un ordre dans les Banlieues.

En réalité, une Pax islamica qui risque un jour de couter très cher à la République démissionnaire…
Mais le fait que l’affaire ait été montée en épingle dans les mêmes termes par les entités islamiques « respectables » comme les pétro-monarchies du Golfe, la Ligue islamique mondiale, la Ligue arabe ou même l’Egypte, comme par celles, menaçantes ou terroristes, comme Al Qaïda ou l’Iran, montre que le troisième totalitarisme n’est pas une simple dérive ultra-minoritaire discréditant « une religion de paix ». A force de fanatisation, d’infiltration et de surenchères démagogiques des pouvoirs en place surfant sur l’anti-occidentalisme, l’islamisme a en réalité un pied dans le maquis salafistes et l’autre dans les Palais de Djeddah et les Chaires d’Al Azhar… Il est hélas de plus en plus populaire, victorieux électoralement et légitimé.
Même s’il est vrai que la plupart des Musulmans du monde aspirent au départ à la paix et sont individuellement aussi «aptes » à la Modernité que d’autres groupes, l’Europe ne leur rend pas service lorsqu’elle se refuse à identifier dans l’islamisme non pas un simple « extrémisme » « hérétique », mais, comme le dit le Recteur de la Mosquée de Marseille, une « tumeur à l’intérieur du corps de l’Islam », puisant de surcroit dans l’orthodoxie musulmane jamais réformée, ou comme le dit Abdelwahhab Medeb, une « maladie de l’Islam » qui est en train de gangréner la rue comme les élites musulmanes : réislamisation des tribunaux et des lois en Egypte ; progression ou victoire électorale des Frères musulmans en Jordanie, en Egypte, en pays palestinien ou au Koweït et au Maroc, consécrations électorale des Islamistes anti-kémalistes turcs ; lois d’amnistie des bourreaux du GIA et respectabilisation des Frères musulmans à Alger sur fond de lutte contre les Kabyles et la francophonie ; progression de l’islamisme anti-noir-animiste et anti-chrétien en Afrique centrale, en Indonésie ou en Malaisie, ancienne « périphéries inoffensives de l’Islam » ; rebellions islamo-irrédentistes en Thaïlande du Sud, dans les Balkans, en Chine (Xinjang) ou même en Côte d’Ivoire, pays un peu hâtivement lâché par Paris et aux prises avec une rébellion islamique du Nord comme par hasard appuyée par la Lybie, l’Arabie saoudite et les Etats Musulmans voisins jaloux de la prospérité chrétienne-ivoirienne ; etc.
N’en déplaise aux « experts » pronostiquant l’essoufflement du Jihad et assurant que les Islamistes ne sont qu’une minorité désespérée, révoltée contre le capitalisme, « l’impérialisme américain » ou « l’injustice » en Palestine ; l’Europe prétend ne pas avoir d’ennemis, mais le nouveau nazisme vert projetant d’en finir avec les Juifs, les Croisés, les Infidèles et toute forme d’occidentalisme, lui a déclaré la guerre sur son sol comme partout dans le monde.

Quel avenir pour l’Europe ? Islamisation ou Dhimmitude ?

Au train où vont les choses, à mesure que les mouvances islamistes parviendront à recruter de nouveaux militants radicalisés dans les quartiers sensibles à forte population immigrée, des islamistes refuseront de plus en plus l’enseignement public officiel « impie », puis les lois non chariatiques des Etats d’accueil, sous prétextes d’affaires de « blasphèmes », « d’islamophobie » ou de « droit à la différence ». Signes avant coureur : plus les voitures brûlent dans les cités, plus les attentats islamistes frappent l’Europe, plus le néo-racisme islamiste menace Juifs et Chrétiens dans les « banlieues de l’Islam » comme en Turquie ou en Irak, et plus d’autres islamistes adhérant à la même doctrine salafiste que les Jihadistes sont courtisés, reconnus, et institutionnalisés, à Londres (avec Tariq Ramadan « conseiller du Gouvernement ») à Paris, avec les Frères musulmans de l’UOIF remerciés pour leur fatwa condamnant le (« désordre ») ou pour leur bons offices auprès des preneurs d’otages irakiens…
A l’intérieur de l’Europe, ce rapport de force risque à terme de se traduire par une « libanisation » croissante des sociétés européennes. Particulièrement dans les grandes villes où les populations en voie de réislamisation, instrumentalisées par les islamistes, reconstituent les modes de vie islamiques à l’intérieur de « ghettos volontaires » où la police et l’Administration nationale sont considérées comme des structures « impies ». Le communautarisme et le « droit à la différence » ont-ils vocation à saper les fondements des Etats-nations, unités de base de la démocratie ? L’Europe a-t-elle vocation à se soumettre à la théocratie islamique et doit elle renoncer à défendre son identité, ses valeurs, ses frontières, en intégrant, parallèlement à cette islamisation masquée derrière la lutte contre « l’islamophobie », la Turquie dans l’Europe, facilitant ainsi les dessins des Islamistes, jurant qu’elle n’est pas un « club chrétien » ?...
* Alexandre del Valle, géopolitologue, est auteur notamment, du Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties et du Dilemme turc, (Les Syrtes).


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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 08:39

 

DISPROPORTION ?   BHL   LEVY 

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http://www.jlturbet.net/article-3458692.html

Est-il encore possible, face aux images du carnage de Cana, face au spectacle odieux, insupportable à la conscience, de ces corps d'enfants que l'on sort des décombres de leur maison, est-il encore possible, dans l'émotion, le chagrin, le deuil qui nous étreignent, de rappeler quelques faits ?

1. Cette guerre terrible, cette guerre qui, comme toutes les guerres d'aujourd'hui, frappe les civils et les enfants, Israël ne l'a pas voulue. C'est le Hezbollah qui l'a décidée. C'est l'Iran qui l'a programmée. C'est l'Iran et le Hezbollah qui, froidement, posément, à la veille de la réunion du G8 qui devait débattre de l'attitude de la communauté internationale face aux ambitions nucléaires de Téhéran, en ont décidé l'heure, la dramaturgie, le théâtre. Israël s'était retiré de Gaza il y a six mois. Du Liban il y a six ans. Israël venait de se doter d'un gouvernement si profondément convaincu que la tâche qui lui incombait était de faire, non la guerre, mais la paix que l'une de ses décisions inaugurales fut, pour la première fois dans l'histoire du pays, de diminuer ses dépenses militaires. Et voilà des fous de Dieu qui, sans conflit territorial ni litige, sans but de guerre, sans même s'embarrasser, par exemple, de revendications liées à la cause palestinienne, choisissent ce moment pour imposer leur guerre. C'est un fait.

2. Israël, contrairement à ce qui se dit et se répète, contrairement aux formules stéréotypées, ressassées jusqu'à la nausée, sur le « petit pays puni par le méchant Israël », ne fait pas la guerre contre le Liban. Il fait, et la différence est de taille, la guerre à un ennemi qui a choisi le Liban pour y installer les Qassam, Katioucha et autres missiles qu'il lance sur ses villes et qui, par ailleurs - cela aussi est un fait - avait transformé toute une partie du pays du Cèdre en une sorte de colonie iranienne. La riposte d'Israël est une riposte qui, autrement dit, avait un double but. Primo, casser la machine de guerre qui le menaçait. Mais, secundo, libérer le Liban lui-même de l'emprise d'un Hezbollah dont le sectarisme, l'obscurantisme, le fanatisme, la culture de la haine et de la violence, tuaient à petit feu la tradition de paix et de tolérance de ce Liban cosmopolite dont nous avons tous, moi le premier, la nostalgie.

3. Car il n'est pas vrai, non plus, qu'Israël soit devenu, comme le disent certains, cette machine folle, accumulant comme à plaisir les destructions et les victimes civiles. Israël - la différence, là non plus, n'est pas mince - ne vise pas les civils. Israël, contrairement au Hezbollah qui cible Haïfa, Safed, Nazareth, cible des objectifs militaires dont le Hezbollah, et le Hezbollah seul, fait en sorte qu'ils soient fondus dans la population. On doit pleurer les morts de Cana. On doit, et c'est d'ailleurs ce que fait Jérusalem, enquêter sur l'origine de la faute. Rien ne peut ni ne doit éluder l'autre question : entre les officiers qui ont donné l'ordre de tir après avoir appelé la population à se mettre à l'abri, et ces véritables preneurs d'otages qui, avec un cynisme qui n'a d'égal que leur goût de la mort et du martyre, avaient installé une batterie lance-missiles dans une maison pour, au moment de s'enfuir, laisser derrière eux des dizaines de femmes, vieillards et enfants transformés en boucliers humains et en instruments de propagande - qui porte la responsabilité la plus lourde ?

4. Il faut essayer de penser ensemble cette présence sur l'une, sinon deux, des frontières d'Israël de missiles capables d'atteindre ses villes ; le fait que ces missiles soient à la veille du saut technologique majeur qui leur permettra, chacun le sait dans la région, d'être équipés en armes chimiques ou bactériologiques effroyables ; et le fait, enfin, que tant le chef du Hezbollah que son maître Ahmadinejad n'ont jamais fait mystère de leur but qui est de rayer Israël de la carte... Il y a là un mélange pour le moins détonant. Il y a là des paramètres qui, sans même parler de ces autres victimes civiles que sont les victimes juives des kibboutzim du nord du pays, sans même parler de ces centaines de milliers de réfugiés israéliens qui fuient, eux aussi, les bombardements mais dont on voit étrangement peu d'images, créent une situation sans pareille.

On peut débattre - et on ne s'en prive pas, non plus, à Tel-Aviv - sur la tactique, voire la stratégie, militaire israélienne. Ce qui est indiscutable - et qui explique, pour une bonne part, la vigueur de la riposte de Tsahal - c'est ce sentiment, justifié, d'avoir affaire à une menace vitale, essentielle et, dans une large mesure, inédite.

5. Si légitime que soit l'émotion mondiale face aux soixante morts de Cana, il est difficile de ne pas poser une toute dernière question. Où étaient-ils, les manifestants du Caire ou même de Paris quand Poutine assassinait deux cent mille civils tchétchènes ? Pourquoi les entendait-on si peu quand ce sont les musulmans du Darfour ou de Bosnie que l'on exterminait ? En vertu de quelle logique les mêmes acceptent-ils, sans états d'âme, les soixante morts par jour, donc le Cana quotidien, de la guerre civile irakienne ? Pour ceux-là, quand des musulmans sont égorgés par d'autres musulmans à la porte d'une mosquée, c'est un fait divers. Quand c'est l'Etat juif qui endeuille un village libanais, ce serait un crime contre l'humanité.

© le point 03/08/06 - N°1768 - Page 98 - 885 mots

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publié par Jean-Laurent Turbet dans: Opinions

 

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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:56
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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:53
    Langue français


    « Dictionnaire historique de l’islam », par Jeanne et Dominique Sourdel

    L’islam agite l’actualité, mais la manière dont il est médiatiquement traité est rarement intellectuellement satisfaisante. Deux écueils ne sont pas toujours évités par les analystes et les commentateurs.

    Le premier écueil est celui du simplisme qui tend à donner de l’islam une version extrêmement réductrice d’une religion qui a traversé 15 siècles d’histoire, qui s’étend des colonnes d’Hercule aux Iles de la Sonde, et qui s’est mêlée à de grandes civilisations : perse, indienne, turque.

    Par-delà l’oumma – la communauté islamique – il y a donc d’immenses différences d’interprétation des dogmes, des pratiques et des lectures du Coran.

    Mais l’écueil du simplisme n’est pas le seul à éviter ; certains « sachants », ces – plus ou moins – bons connaisseurs de l’islam en Europe tirent de leur science des conséquences souvent abusives quant à la compatibilité entre l’islam et l’Occident ou s’agissant de la capacité d’adaptation de l’islam à la modernité.

    Ainsi lors de la révolution islamique iranienne de 1979, les « sachants » allaient partout répétant que le risque de contagion mondiale n’existait pas puisque les Iraniens étaient des chiites, perpétuellement en conflit avec les sunnites ;

    ce qui n’était pas faux mais négligeait la puissance nouvelle donnée au concept d’oumma par les moyens de communication modernes ; ce qui a permis à la révolution chiite khomeyniste de se répandre dans tout le monde musulman, y compris sunnite, par les cassettes et les paraboles ; ce qui explique que le retour du port du voile islamique par les femmes se soit souvent fait à partir du modèle visuel iranien du « tchador » tel qu’il fut véhiculé par les télévisions.

    De même ceux qui, pour souligner le rôle positif de l’islam dans l’histoire des civilisations, citent Averroès commettent généralement un contresens ; certes, ce penseur andalou du XIIe siècle a joué un rôle important comme commentateur et comme passeur d’Aristote ;

    mais s’il a eu une postérité intellectuelle et philosophique c’est dans l’Occident médiéval de saint Thomas d’Aquin ;

    non dans le monde islamique où il n’eut jamais que peu de disciples et rencontra toujours l’hostilité des milieux religieux rigoristes. Ce qu’ignoraient vraisemblablement les élèves de l’ENA qui choisirent – sans doute avec un sens aigu de la bien-pensance mal informée – son nom pour baptiser la promotion 1998/2000.

    Enfin la prédiction des Frères musulmans, loin d’être marginale, s’inscrit au contraire dans la longue histoire de l’islam puisqu’elle veut retrouver la foi des ancêtres ou « salaf ».

    Retour ainsi conçu par leur fondateur Al-Bannâ, grand-père de Tariq Ramadan : « L’islam est dogme et culte, patrie et nationalité, religion et Etat, spiritualité et action, Coran et sabre. »

    Conception en pleine expansion et manifestement incompatible avec les valeurs européennes, ce sur quoi avait insisté, dès 1983, le journaliste du « Monde » Jean?Pierre Peroncel?Hugoz,

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    http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/286705009X/qid=1139583622/sr=1-1/ref=sr_1_0_1/402-7220431-4118563


    dans « Le radeau de Mahomet », ouvrage prophétique où il dénonçait les « Turcs de profession », ces Occidentaux qui imaginent un « islam à l’eau de rose », un islam à leur image : ces « Turcs de profession » qui tiennent le haut du pavé intellectuel à Paris et qui, du haut de leurs certitudes fausses, ont diabolisé et durablement contribué à aveugler l’Occident ;

    car si l’islam salafiste n’est pas tout l’islam, il est incontestablement une partie de l’islam.

    Il reste que l’honnête homme qui veut éviter le simplisme et la complaisance et se faire, par lui-même, une opinion juste et nuancée de l’islam dispose d’un outil incomparable :

    le « Dictionnaire historique de l’islam », par Dominique et Jeanne Sourdel, professeurs émérites, paru aux PUF, en 1996.

     Ce remarquable ouvrage dont les perspectives spatiales et chronologiques s’étendent aux limites absolues de l’univers islamique est ainsi présenté :

    « Islam : soumission à Dieu.

    Univers monothéiste irréductible aux autres mais aussi aux univers pluralistes dans les frontières historiques et religieuses fondatrices de sa légitimité. L’extrême diversité de l’islam, sensible aujourd’hui comme hier, demeure toujours confrontée à cette volonté de ressourcement constant par méditation de l’exemple de son prophète, c'est-à-dire de la Sunna de Mohammad, qui constitue en milieu islamique la pierre de touche de la fugace notion d’orthodoxie et qui permet à ces mêmes milieux de s’unir contre les non-musulmans, même si cette union n’a jamais constitué un obstacle à la prolifération ou à la rivalité d’Etats et d’Empires aux destins le plus souvent divergents ».

    Un livre de référence à posséder absolument dans sa bibliothèque.

    Andrea Massari
    © Polemia
    10/02/06

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    « L’Empire des dettes : A l’aube d’une crise économique épique » par William Bonner et Addison Wiggin
    traduit par Marianne Véron


    « Paul Morand : un évadé permanent »
    par Gabriel Jardin


    « Patriotisme économique : De la guerre à la paix économique »
    par Bernard Carayon


    « 77 ans d’enthousiasme »
    par François Bluche


    « 1788 : Essai sur la maldémocratie »
    par Roger-Gérard Schwartzenberg


    « Le conservatisme impossible. Libéraux et réactionnaires en France depuis 1789 »
    par François Huguenin


    « Etre de droite, un tabou français »
    par Eric Brunet


    « Du pouvoir dans la modernité et la post-modernité »
    par Javier Barraycoa


    « La raison des nations : Réflexions sur la démocratie en Europe »
    par Pierre Manent


    « Une brève histoire des mythes »
    par Karen Armstrong


    « Chroniques »
    Par Jacques Perret


    « Le gouvernement idéal et la constitution mixte au Moyen Age »
    Par James M.Blythe


    « Démocratie : le Dieu qui a failli » par Hans Hermann Hoppe

    Harmonies économiques
    par Frédéric Bastiat


    « Place Beauvau »
    par Olivia Recasens, Jean-Michel Decugis et Christophe Labbé


    « Austerlitz – Napoléon, l’Europe et la Russie »
    par Oleg Sokolov


    « La barbarie intérieure : essai sur l’immonde moderne », de Jean-François Mattei

    « Le Premier Sexe », par Eric Zemmour

    « Le Pingouin », par Andrei Kourkov, traduit du russe par Nathalie Amargier

    Trois ouvrages de Christian Jelen : « La famille

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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:43

     

    TOURISTE BELGE VIOLEE EN TURQUIE

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    Les vacances ont tourné au cauchemar pour une jeune femme belge. Alors qu'elle était en vacances en Turquie, cette jeune mère a été enlevée par trois hommes à la sortie de son hôtel puis violée. Esseulée, elle a dû affronter la lourdeur de la justice et attendre plusieurs jours avant de pouvoir rentrer en Belgique.


    La jeune dame, revenue en Belgique hier, était en vacances avec sa fille.

    Samedi soir, alors qu'elle voulait se rendre au centre-ville, elle a été enlevée, mise de force dans une voiture et violée.

    Les trois hommes l'ont ensuite jetée du véhicule en pleine montagne. Un couple lui a sauvé la vie.

     A l'hôtel, aucune démarche n'a été entreprise, l'établissement préférant cacher la jeune femme des autres touristes.

     A l'hôpital,

     à la police oui encore devant la juge,

     la victime n'a pu s'exprimer directement face à l'autorité.

     Ce cas de viol ne serait pas le seul.

     

     

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    http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/societearticle/227.aspx?articleid=62263

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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:37

     

    STAND BY YOUR BINS

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    http://www.bnp.org.uk/news_detail.php?newsId=1019

     

    The British National Party, BNP, is the only hope for the survival of British people in these islands. The BNP is not just a political party standing in elections, it is the only movement which encompasses political, community and cultural aspects to ensure that the British folk nations have a future.
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    Stand by your bins - Big Brother's watching

    11th July 2006

    News article filed by BNP news team

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    The first person to be prosecuted for failing to recycle household rubbish was cleared of any offence yesterday after magistrates decided that there was insufficient evidence to convict.

    The hearing shows that the council are far more interested in securing a conviction than any genuine environmental concerns.

    The decision by magistrates could have implications for other councils trying to persuade householders to sort their waste before putting it in the appropriate bins.

    Exeter City Council, which brought the prosecution, called for a change in the law to make it “easier to get a conviction”.

    Mrs Challice had repeatedly told council investigators that neither she nor her children, Warren, 14, Kimberley, 12, and Ryan, 10, had put the food into the bin outside her home in Hazel Road, Exeter.

    Mark Shell, her solicitor, said: “Who put the items in the bin? We do not know. It is not our problem.

    It is the Crown who have to satisfy the court that it was the defendant.”

    After the case Mike Trim, the Exeter City Council recycling officer, said: “We will have to look at the implications for us and other local authorities.

    It will be hard to bring cases like this if there has to be direct evidence of an individual contaminating a recycling bin.

    “It’s hard to see how you can carry out surveillance practically on what people do in their own homes and their own back gardens...”

    Any genuine activity which can prevent environmental damage is to be welcomed but many council recycling schemes fail on several counts.

    Landfill

    Firstly is the material collected being properly recycled? It is an open secret and backed up by first hand evidence from council employees across the country that local authorities are giving false impression of their “green” credentials – measuring success by the weight of glass, paper, plastic bottles, cans etc.

    collected at their processing centres only for much of the material to be dumped in conventional landfill sites. How much of Exeter Council's collected recyclables end up in landfills or incineration plants is something we invite the authority to divulge.

    Secondly it is inconceivable to think that the 8,000 mile trip of thousands of tonnes of recyclables is doing anything other than wastefully burning fossil fuels, belching out carbon dioxide and adding to pollution of the marine environment.

    Reprocessing should be carried out at a local, regional or at worst national level, that is the way to engage the residents of a borough or city, who will see and hear about the tangible and practical results of their efforts to separate their household refuse.

    237,753 tonnes of recyclable plastic were shipped to China in 2005.

    Much of this was hand sorted by the poorest in society with little in the way of quality control in hazardous conditions which further adds to the local and global environmental burden.

    Thirdly there is confusion about what can and cannot be recycled. Each local authority has its own requirements and specifications and education is the best way to encourage participation.

    Any scheme which looks like another way of grabbing more money from long suffering council tax payers will be rightly seen as yet another government scam and a further intrusion by Big Brother.

     

     

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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:31

    THE RETURN OF HIZBULLAH 

    Le Retour du Hezbollah islamique 

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    ARTICLE ECRIT EN 2002  !!!

    pour ceux qui disent ne pas avoir su !  


     

     

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    http://www.meforum.org/article/499

     

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    5 août 2006 6 05 /08 /août /2006 18:29
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