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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:47

 

 

 

28/04/2004

 

Les métiers d'avenir et ceux qui quittent la France
L'Expansion

La tornade des délocalisations souffle sur notre industrie. Certaines régions sont frappées, d'autres s'en tirent très bien. Décryptage d'une nouvelle donne mondiale.

 

Bernard Dalmon, directeur général de la société de conseil Défi 12, à Rodez, est un patron délocalisateur heureux. Au printemps 2000, la Snecma et Ratier-Figeac, deux de ses gros clients, lui demandent de baisser ses prix de 30 à 50 %. Chargée de réaliser des études techniques sur les outillages aéronautiques et automobiles, la petite société aveyronnaise trouve rapidement la parade en créant un bureau d'ingénieurs en Roumanie. A Bucarest, une équipe de douze diplômés, recrutée localement à des salaires six à sept fois plus bas que ceux de l'Hexagone, se charge de finaliser les dossiers montés en France. « Le coût moyen de nos études a diminué de 20 %, nous avons conquis des marchés et embauché dix experts supplémentaires au siège français », se réjouit Bernard Dalmon.

Dans tous les vieux pays industrialisés, de plus en plus de patrons font le même calcul, et déclenchent déjà la troisième grande révolution de l'ère de la mondialisation : la délocalisation des emplois à fort contenu en matière grise, qui débouche parfois sur la création de jobs encore plus pointus dans le pays d'origine... mais détruit les postes les moins qualifiés, posant un formidable défi d'adaptation aux pays riches. « Il y a vingt ans, ce sont les usines de chaussures, de textile, de jouets ou d'électroménager qui ont commencé à partir. Puis ce fut le tour des services demandant peu de qualifications, comme l'accueil téléphonique ou le traitement des factures. Maintenant, c'est le tour des ingénieurs et des chercheurs », résume Laurent Petizon, vice-président du cabinet de conseil AT Kearney-France.

En 2003, pas moins de dix sociétés high-tech européennes ont signé des contrats de délocalisation de plus de 1 milliard de dollars. Entre 1989 et 2002, on n'en comptait guère plus d'une par an. Et le Vieux Continent est nettement à la traîne des Etats-Unis : 10 % de l'activité des sociétés informatiques américaines étaient déjà transférée vers l'Asie l'an dernier. On comprend mieux pourquoi le secteur high-tech a créé depuis la reprise de l'activité, en novembre 2001, 350 000 emplois de moins que lors de la reprise de 1991, malgré un secteur beaucoup plus important qu'à l'époque !

Ce n'est sans doute qu'un début. 75 % des grandes et moyennes entreprises, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, jugent « possible », dans un avenir proche, une délocalisation d'emplois qualifiés, selon le cabinet Gartner. Et beaucoup seront vite convaincues de franchir le pas. « Internet, en permettant de faire travailler ensemble et en temps réel des ingénieurs, où qu'ils soient dans le monde, bouleverse les méthodes de travail au sein même de l'entreprise », explique Steven Roach, l'économiste vedette de Morgan Stanley. D'autant que le prix des télécommunications a chuté de 80 % depuis 2001 entre l'Inde et les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, selon les experts de la Banque HSBC.

Surtout, la révolution numérique se produit au moment où, pour la première fois dans l'histoire, est disponible une main-d'oeuvre abondante, qualifiée et bien moins coûteuse que celle des vieux pays industrialisés. En Europe de l'Est et au Maghreb, deux salariés sur dix ont fait des études supérieures et sont payés moins de 4 dollars l'heure, contre 15 à 20 dollars pour leurs homologues des pays industrialisés. Aujourd'hui, l'Inde rafle la mise. A Bangalore ou à Bombay, les deux principales Silicon Valley indiennes, Intel, IBM, Microsoft, Motorola, Philips, Siemens, mais aussi la Société générale, la Snecma, Thomson, Schneider Electric, Cap Gemini Ernst & Young ou Axa, emploient des ingénieurs diplômés à développer des logiciels ou à faire de la recherche, pour 6 000 euros par an : dix fois moins qu'aux Etats-Unis ou qu'en Europe. Résultat : le secteur emploie aujourd'hui 785 000 salariés, et la barre du million sera franchie d'ici à la fin de 2005. Beaucoup d'autres pays suivent : la Russie, l'Afrique du Sud, les Philippines ou, bien sûr, la Chine.

D'ici à 2015, les Etats-Unis pourraient ainsi perdre 3,3 millions d'emplois de services haut de gamme, selon Forrester Research. D'après Gartner, environ 25 % des jobs technologiques pourraient quitter les pays développés pour les pays émergents d'ici à 2010. Et sur les 13 millions de postes que comptent les services financiers dans les vieux pays industrialisés, l'Amérique pourrait en perdre 850 000, l'Europe, 700 000, et le Japon, 400 000 au cours des prochaines années, selon le cabinet Deloitte Research.

Est-ce vraiment si grave ? Non, répondent les économistes, pour qui cette internationalisation du marché du travail profite globalement à tout le monde. Le cas de Défi 12, à Rodez, peut en effet être généralisé : selon une étude du cabinet Global Insight, les délocalisations par les sociétés américaines d'une partie de leurs activités informatiques auraient créé 90 000 postes aux Etats-Unis l'an dernier. En employant une main-d'oeuvre moins chère en Asie, elles sont en effet plus productives, engrangent plus de profits, gagnent des contrats et créent des postes supplémentaires, toujours qualifiés. Selon le McKinsey Global Institute, 1 dollar dépensé « off shore » par une entreprise américaine en Inde en rapporte 1,12 aux Etats-Unis, et 0,33 à l'Inde. « Et les gains seront plus importants encore lorsque, grâce à la baisse des prix permise par les délocalisations, les logiciels seront utilisés dans des secteurs comme la santé ou le BTP, qui s'en servent peu aujourd'hui », assure Catherine Mann, de l'Institut d'économie internationale de Washington.

Reste que le défi de la reconversion est aussi considérable qu'angoissant pour les salariés occidentaux qui n'ont pas l'heur d'être bardés de diplômes. D'autant que, ces dernières années, les pertes d'emplois industriels se sont accélérées. En trois ans, les effectifs des usines américaines sont passés de 17,3 à 14,5 millions de personnes. La France, elle, a perdu près de 200 000 ouvriers depuis deux ans, et a déjà vu partir des sociétés pourtant high-tech comme STMicro, qui vient de fermer son usine de Rennes. Dans le même temps, la Chine a créé pas moins de 31 millions d'emplois, près de 650 000 par mois. Devenu l'eldorado de plus de 425 000 sociétés étrangères, l'empire du Milieu est désormais le premier fabricant de la planète dans plus d'une centaine de secteurs, grâce à une main-d'oeuvre abondante qui ne coûte que 0,6 dollar l'heure : trente fois moins que celle de l'Hexagone ! Sans compter les délocalisations discrètes, mais de plus en plus nombreuses, de services peu qualifiés comme le télémarketing ou les centres d'appels. Des sociétés françaises comme Orange, Bouygues Télécom ou SFR dans la téléphonie, la Fnac dans la distribution, 3 Suisses ou La Redoute dans la vente par correspondance, Degriftour dans le tourisme, emploient près de 10 000 jeunes diplômés au Maroc, en Tunisie ou au Sénégal, pour deux fois moins cher qu'en France.



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28/04/2004

 

Les métiers d'avenir et ceux qui quittent la France
L'Expansion

La tornade des délocalisations souffle sur notre industrie. Certaines régions sont frappées, d'autres s'en tirent très bien. Décryptage d'une nouvelle donne mondiale.

 

Bernard Dalmon, directeur général de la société de conseil Défi 12, à Rodez, est un patron délocalisateur heureux. Au printemps 2000, la Snecma et Ratier-Figeac, deux de ses gros clients, lui demandent de baisser ses prix de 30 à 50 %. Chargée de réaliser des études techniques sur les outillages aéronautiques et automobiles, la petite société aveyronnaise trouve rapidement la parade en créant un bureau d'ingénieurs en Roumanie. A Bucarest, une équipe de douze diplômés, recrutée localement à des salaires six à sept fois plus bas que ceux de l'Hexagone, se charge de finaliser les dossiers montés en France. « Le coût moyen de nos études a diminué de 20 %, nous avons conquis des marchés et embauché dix experts supplémentaires au siège français », se réjouit Bernard Dalmon.

Dans tous les vieux pays industrialisés, de plus en plus de patrons font le même calcul, et déclenchent déjà la troisième grande révolution de l'ère de la mondialisation : la délocalisation des emplois à fort contenu en matière grise, qui débouche parfois sur la création de jobs encore plus pointus dans le pays d'origine... mais détruit les postes les moins qualifiés, posant un formidable défi d'adaptation aux pays riches. « Il y a vingt ans, ce sont les usines de chaussures, de textile, de jouets ou d'électroménager qui ont commencé à partir. Puis ce fut le tour des services demandant peu de qualifications, comme l'accueil téléphonique ou le traitement des factures. Maintenant, c'est le tour des ingénieurs et des chercheurs », résume Laurent Petizon, vice-président du cabinet de conseil AT Kearney-France.

En 2003, pas moins de dix sociétés high-tech européennes ont signé des contrats de délocalisation de plus de 1 milliard de dollars. Entre 1989 et 2002, on n'en comptait guère plus d'une par an. Et le Vieux Continent est nettement à la traîne des Etats-Unis : 10 % de l'activité des sociétés informatiques américaines étaient déjà transférée vers l'Asie l'an dernier. On comprend mieux pourquoi le secteur high-tech a créé depuis la reprise de l'activité, en novembre 2001, 350 000 emplois de moins que lors de la reprise de 1991, malgré un secteur beaucoup plus important qu'à l'époque !

Ce n'est sans doute qu'un début. 75 % des grandes et moyennes entreprises, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, jugent « possible », dans un avenir proche, une délocalisation d'emplois qualifiés, selon le cabinet Gartner. Et beaucoup seront vite convaincues de franchir le pas. « Internet, en permettant de faire travailler ensemble et en temps réel des ingénieurs, où qu'ils soient dans le monde, bouleverse les méthodes de travail au sein même de l'entreprise », explique Steven Roach, l'économiste vedette de Morgan Stanley. D'autant que le prix des télécommunications a chuté de 80 % depuis 2001 entre l'Inde et les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, selon les experts de la Banque HSBC.

Surtout, la révolution numérique se produit au moment où, pour la première fois dans l'histoire, est disponible une main-d'oeuvre abondante, qualifiée et bien moins coûteuse que celle des vieux pays industrialisés. En Europe de l'Est et au Maghreb, deux salariés sur dix ont fait des études supérieures et sont payés moins de 4 dollars l'heure, contre 15 à 20 dollars pour leurs homologues des pays industrialisés. Aujourd'hui, l'Inde rafle la mise. A Bangalore ou à Bombay, les deux principales Silicon Valley indiennes, Intel, IBM, Microsoft, Motorola, Philips, Siemens, mais aussi la Société générale, la Snecma, Thomson, Schneider Electric, Cap Gemini Ernst & Young ou Axa, emploient des ingénieurs diplômés à développer des logiciels ou à faire de la recherche, pour 6 000 euros par an : dix fois moins qu'aux Etats-Unis ou qu'en Europe. Résultat : le secteur emploie aujourd'hui 785 000 salariés, et la barre du million sera franchie d'ici à la fin de 2005. Beaucoup d'autres pays suivent : la Russie, l'Afrique du Sud, les Philippines ou, bien sûr, la Chine.

D'ici à 2015, les Etats-Unis pourraient ainsi perdre 3,3 millions d'emplois de services haut de gamme, selon Forrester Research. D'après Gartner, environ 25 % des jobs technologiques pourraient quitter les pays développés pour les pays émergents d'ici à 2010. Et sur les 13 millions de postes que comptent les services financiers dans les vieux pays industrialisés, l'Amérique pourrait en perdre 850 000, l'Europe, 700 000, et le Japon, 400 000 au cours des prochaines années, selon le cabinet Deloitte Research.

Est-ce vraiment si grave ? Non, répondent les économistes, pour qui cette internationalisation du marché du travail profite globalement à tout le monde. Le cas de Défi 12, à Rodez, peut en effet être généralisé : selon une étude du cabinet Global Insight, les délocalisations par les sociétés américaines d'une partie de leurs activités informatiques auraient créé 90 000 postes aux Etats-Unis l'an dernier. En employant une main-d'oeuvre moins chère en Asie, elles sont en effet plus productives, engrangent plus de profits, gagnent des contrats et créent des postes supplémentaires, toujours qualifiés. Selon le McKinsey Global Institute, 1 dollar dépensé « off shore » par une entreprise américaine en Inde en rapporte 1,12 aux Etats-Unis, et 0,33 à l'Inde. « Et les gains seront plus importants encore lorsque, grâce à la baisse des prix permise par les délocalisations, les logiciels seront utilisés dans des secteurs comme la santé ou le BTP, qui s'en servent peu aujourd'hui », assure Catherine Mann, de l'Institut d'économie internationale de Washington.

Reste que le défi de la reconversion est aussi considérable qu'angoissant pour les salariés occidentaux qui n'ont pas l'heur d'être bardés de diplômes. D'autant que, ces dernières années, les pertes d'emplois industriels se sont accélérées. En trois ans, les effectifs des usines américaines sont passés de 17,3 à 14,5 millions de personnes. La France, elle, a perdu près de 200 000 ouvriers depuis deux ans, et a déjà vu partir des sociétés pourtant high-tech comme STMicro, qui vient de fermer son usine de Rennes. Dans le même temps, la Chine a créé pas moins de 31 millions d'emplois, près de 650 000 par mois. Devenu l'eldorado de plus de 425 000 sociétés étrangères, l'empire du Milieu est désormais le premier fabricant de la planète dans plus d'une centaine de secteurs, grâce à une main-d'oeuvre abondante qui ne coûte que 0,6 dollar l'heure : trente fois moins que celle de l'Hexagone ! Sans compter les délocalisations discrètes, mais de plus en plus nombreuses, de services peu qualifiés comme le télémarketing ou les centres d'appels. Des sociétés françaises comme Orange, Bouygues Télécom ou SFR dans la téléphonie, la Fnac dans la distribution, 3 Suisses ou La Redoute dans la vente par correspondance, Degriftour dans le tourisme, emploient près de 10 000 jeunes diplômés au Maroc, en Tunisie ou au Sénégal, pour deux fois moins cher qu'en France.



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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:44

Nicolas Léonard Sadi Carnot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 
Pour les articles homonymes, voir Sadi Carnot. 

Sadi Carnot
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Sadi Carnot

Nicolas Léonard Sadi Carnot, usuellement appelé Sadi Carnot, fut un physicien français, né le 1er juin 1796 à Paris, mort le 24 août 1832 à Paris.

Il fut le fils de Lazare Carnot dit le Grand Carnot, et oncle de Sadi Carnot, qui devint président de la République française.

Il fut diplômé de l'École polytechnique (promotion X1812).

En 1824, il publia des Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance où il exposa les deux premiers principes de la thermodynamique, science dont il fut donc considéré comme le père. Ces travaux, peu compris de ses contemporains, arrivèrent plus tard à la connaissance de Rudolf Clausius qui les fit connaître, et c'est pour reconnaître l'apport de ce dernier que le principe de Carnot prit le nom de principe de Carnot-Clausius. Ce principe permet de déterminer le rendement maximal d'une machine thermique en fonction des températures de sa source chaude et de sa source froide, rendement qui oscille entre 8 % et 30 % selon la conception des machines.

Sadi Carnot n'a rien publié après 1824 et il est probable qu'il crut qu'il avait échoué. Sa pensée est originale, sinon unique dans l'histoire de la science moderne, car à la différence de nombre de ses semblables elle ne s'appuie pas sur des prédécesseurs et aura ouvert un large champ d'investigations.

Voir aussi

Lien externe

Portail de la physique – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la physique.
 
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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:41
le 14 juillet 2006

le 14 juillet 2006

Le déclin de la France… en graphiques

Beaucoup de Français ne comprennent pas les explications sur le déclin de la France. Il suffit pourtant de voir les graphiques représentant les tendances de la croissance du PIB en France et aux Etats-Unis pour comprendre…

Depuis le début des années 90, la croissance du PIB des Etats-Unis est de plus en plus forte : elle était inférieure à 3 %, elle est maintenant proche de 3,5 % (ce qui est un peu trop élevé !).En France, c’est le contraire : le taux de croissance du PIB baisse pour tendre vers 1,5 %.La croissance du PIB en France faisait jeu égal avec celle des Etats-Unis dans les années 60 et 70. L’écart s’est creusé en notre défaveur : il est maintenant de 2 points.La croissance française faiblit depuis 25 ans, depuis que la politique économique est de plus en plus antilibérale. Les Irlandais ont fait le contraire : la croissance du PIB est de 5,5 % depuis une vingtaine d’années, depuis qu’ils appliquent correctement les théories libérales.

La croissance du PIB, c’est la richesse des nations et de leurs habitants.

Quand on ne respecte plus les règles (économiques, monétaires, financières, comptables, et surtout) morales, le déclin devient décadence…

14/07/06

Les blogs de l'Institut Turgot - Jean-Pierre Chevallier, business économiste
le 14 juillet 2006

Le déclin de la France… en graphiques

Beaucoup de Français ne comprennent pas les explications sur le déclin de la France. Il suffit pourtant de voir les graphiques représentant les tendances de la croissance du PIB en France et aux Etats-Unis pour comprendre…

Depuis le début des années 90, la croissance du PIB des Etats-Unis est de plus en plus forte : elle était inférieure à 3 %, elle est maintenant proche de 3,5 % (ce qui est un peu trop élevé !).En France, c’est le contraire : le taux de croissance du PIB baisse pour tendre vers 1,5 %.La croissance du PIB en France faisait jeu égal avec celle des Etats-Unis dans les années 60 et 70. L’écart s’est creusé en notre défaveur : il est maintenant de 2 points.La croissance française faiblit depuis 25 ans, depuis que la politique économique est de plus en plus antilibérale. Les Irlandais ont fait le contraire : la croissance du PIB est de 5,5 % depuis une vingtaine d’années, depuis qu’ils appliquent correctement les théories libérales.

La croissance du PIB, c’est la richesse des nations et de leurs habitants.

Quand on ne respecte plus les règles (économiques, monétaires, financières, comptables, et surtout) morales, le déclin devient décadence…

14/07/06

Les blogs de l'Institut Turgot - Jean-Pierre Chevallier, business économiste
Beaucoup de Français ne comprennent pas les explications sur le déclin de la France. Il suffit pourtant de voir les graphiques représentant les tendances de la croissance du PIB en France et aux Etats-Unis pour comprendre…

Depuis le début des années 90, la croissance du PIB des Etats-Unis est de plus en plus forte : elle était inférieure à 3 %, elle est maintenant proche de 3,5 % (ce qui est un peu trop élevé !).

En France, c’est le contraire : le taux de croissance du PIB baisse pour tendre vers 1,5 %.

La croissance du PIB en France faisait jeu égal avec celle des Etats-Unis dans les années 60 et 70. L’écart s’est creusé en notre défaveur : il est maintenant de 2 points.

La croissance française faiblit depuis 25 ans, depuis que la politique économique est de plus en plus antilibérale. Les Irlandais ont fait le contraire : la croissance du PIB est de 5,5 % depuis une vingtaine d’années, depuis qu’ils appliquent correctement les théories libérales.

La croissance du PIB, c’est la richesse des nations et de leurs habitants.

Quand on ne respecte plus les règles (économiques, monétaires, financières, comptables, et surtout) morales, le déclin devient décadence…

(économiques, monétaires, financières, comptables, et surtout)

14/07/06

Les blogs de l'Institut Turgot - Jean-Pierre Chevallier, business économiste
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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:40

 

 

http://chevallier.turgot.org/a318-Dura_lex_sed_oeconomica_lex_panem_et_circenses.html

 

http://chevallier.turgot.org/a318-Dura_lex_sed_oeconomica_lex_panem_et_circenses.html

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:38
ARCHEOLOGIE

La Marseille grecque

ARCHEOLOGIE

La Marseille grecque



- L'entrée générale du Vieux-Port à Marseille - AFP - Anne-Christine Poujoulat (21-1-2000) -
Cliquez ici pour voir en grand
L'entrée générale du Vieux-Port à Marseille - AFP - Anne-Christine Poujoulat (21-1-2000)
On l'ignore souvent : la ville fut fondée vers 600 av. J.C. par des marins venus de Phocée, ville grecque d'Asie mineure

Selon la légende, celle que les Grecs appelaient Massalia est née de l’amour d’une princesse celte et d'un navigateur phocéen.

Longtemps, la ville ne s’est pas intéressée à un passé qui est, lui, tout sauf légendaire. Il faudra attendre 1967 et la découverte d’un bout de muraille du IIe av. J.-C. pour qu'on commence à en découvrir toute la richesse.

Cette découverte est primordiale : c’est la première fois que sont mises à jour des ruines de l’époque phocéenne à Marseille. Elle est faite lors du creusement du parking du centre Bourse, à deux pas du Vieux-Port, coeur de la cité antique. "Surtout, ne disons rien", aurait alors déclaré le maire, Gaston Defferre, alias Gastounet, désireux de réaliser au plus vite le centre Bourse, grand projet économique et commercial, fort onéreux, voté à l’unanimité par la municipalité. Il faudra toute l’énergie des archéologues pour poursuivre des fouilles de sauvegarde, parmi les premières du genre en milieu urbain. Ils sont soutenus par le ministre de la Culture , André Malraux, et la presse. Celle-ci décrit l’importance de l’opération et n’hésite pas à parler de "scandale" à vouloir poursuivre le chantier comme si de rien n’était.

Paradoxalement, le mythe de la fondation a toujours fait rêver (voir article). Mais la cité phocéenne n'en a pas moins raté de nombreux rendez-vous avec son passé grec. Ne serait-ce que lors de la reconstruction d’une zone de 14 hectares du quartier du Panier, cœur de la ville antique. Zone détruite par les nazis au début de 1943. A la Libération , dans les tourmentes de l’après-guerre, on a d’autres préoccupations que d’aller se pencher sur de vieilles pierres. Pourtant, "toute la ville grecque était là sous nos pieds. Il y avait là l’équivalent de Pompéi", a affirmé un témoin, l’archéologue Escalon de Fonton, à Jean Contrucci, journaliste et auteur (avec Roger Duchêne) d’un ouvrage sur Marseille (voir bibliographie). Mais l’époque était au plan Marshall et à l’effacement des traces de la guerre : il fallait reconstruire. Et vite.

Heureusement, depuis 1967 et la prise de conscience provoquée par l’affaire du centre Bourse, Panneau apposé lors de la découverte du rempart hellénistique (IIe siècle av. J.-C.); © CCJ-CNRS, cliché Antoine Chénéla connaissance de la colonie grecque a beaucoup progressé. En 1992-1993, on a découvert pêle-mêle, place Jules-Verne, un quai et des chantiers navals, puis deux embarcations dans un état de conservation exceptionnel. En 1997, les archéologues ont mis à jour un élément de construction du début du VIe avant notre ère, interprété tantôt comme un quai du premier port, tantôt comme l'extrémité maritime de la fortification de l'époque. Et tout récemment, en 2005, une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) a commencé à dégager les vestiges de ce qui était apparemment un important complexe civil ou religieux, richement décoré, daté de 550 avant J.-C., donc du premier siècle de l'établissement phocéen.

On peut donc sans hésitation dire aujourd’hui que Marseille n’est pas cette ville "antique sans antiquités" qu’on décrivait au XIXe. Aux dires des spécialistes, elle fut la plus importante cité grecque de l’extrême Occident, où au Ier siècle avant J.C.vivaient entre 10.000 et 20.000 habitants sur une cinquantaine d’hectares. A un moment où Rome, la nouvelle grande puissance méditerranéenne du temps, en comptait 100.000. Massalia était une métropole couverte de grands monuments dont, étonnamment, aucun n’a traversé les siècles. Retour sur un passé de légende qui n’en est pas moins bien réel…

NB: pour nommer les populations autochtones qui vivaient sur place avant l'arrivée des Grecs, on emploiera ici  indifféremment les termes de Celto-Ligures, de Gaulois ou de Celtes. Certains spécialistes ont sur cette dénomination des débats passionnés qui échappent au profane... 

Remerciements: Laurent Filippi, France 3 Mediterranée,
centre Camille-Jullian (Aix-en-Provence), INRAP, Atelier du patrimoine de la ville de Marseille (service archéologique municipal)

Laurent Ribadeau Dumas
Publié le 21/08 à 11:44
La légende de la fondation de Massalia
Quand le beau Grec Protis rencontre la jolie Gauloise Gyptis...
La signification d'une légende
Essayer d'aller au-delà du mythe pour en comprendre le sens symbolique...
Le contexte de la fondation
En colonisant la zone de Marseille, les Phocéens ont investi l'un des rares territoires disponibles en Méditerranée
Quel territoire ?
On ne connaît pas avec exactitude aujourd'hui l'étendue du territoire massaliote
L'évolution de Massalia
Petite cité devenue grande...
Une cité qui rayonne dans toute la Méditerranée
Quand Massalia servait de modèle au célèbre philosophe Aristote
Célèbres navigateurs massaliotes
Les marins de Massalia ont porté les couleurs de leur cité aux confins du monde connu d'alors...
Massalia dans l'orbite romaine
Peu à peu, la cité phocéenne va tomber sous la coupe de Rome, la superpuissance méditerranéenne de l'époque
Petite chronologie massaliote
Ou comment s'y retrouver dans l'histoire de la cité phocéenne...
Grecs et Gaulois: conflits à gogo ?
Des Gaulois belliqueux ou des Grecs encombrants ? Peut-être bien les deux à la fois...
Les conflits, les textes antiques... et la réalité
Il ne faut pas forcément croire au pied de la lettre tout ce que nous racontent les chroniqueurs grecs et romains...
Quelle influence grecque en terre celte ?
Une influence qu'il ne faut pas surestimer...
Massalia et la mer
Ou comment l'archéologie sous-marine pose autant de questions qu'elle en résout...
Deux belles épaves grecques dans le Vieux-Port
Une découverte qui a apporté des éléments très importants pour la connaissance de la navigation antique
Vestiges phocéens: état des lieux
Un petit tour des restes grecs découverts dans la Marseille moderne
Pourquoi aussi peu de restes grecs à Marseille ?
La cité phocéenne est-elle cette ville "antique sans antiquités" décrite au XIXe siècle ?
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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:35
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- L'entrée générale du Vieux-Port à Marseille - AFP - Anne-Christine Poujoulat (21-1-2000) -
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L'entrée générale du Vieux-Port à Marseille - AFP - Anne-Christine Poujoulat (21-1-2000)
On l'ignore souvent : la ville fut fondée vers 600 av. J.C. par des marins venus de Phocée, ville grecque d'Asie mineure

Selon la légende, celle que les Grecs appelaient Massalia est née de l’amour d’une princesse celte et d'un navigateur phocéen.

Longtemps, la ville ne s’est pas intéressée à un passé qui est, lui, tout sauf légendaire. Il faudra attendre 1967 et la découverte d’un bout de muraille du IIe av. J.-C. pour qu'on commence à en découvrir toute la richesse.

Cette découverte est primordiale : c’est la première fois que sont mises à jour des ruines de l’époque phocéenne à Marseille. Elle est faite lors du creusement du parking du centre Bourse, à deux pas du Vieux-Port, coeur de la cité antique. "Surtout, ne disons rien", aurait alors déclaré le maire, Gaston Defferre, alias Gastounet, désireux de réaliser au plus vite le centre Bourse, grand projet économique et commercial, fort onéreux, voté à l’unanimité par la municipalité. Il faudra toute l’énergie des archéologues pour poursuivre des fouilles de sauvegarde, parmi les premières du genre en milieu urbain. Ils sont soutenus par le ministre de la Culture , André Malraux, et la presse. Celle-ci décrit l’importance de l’opération et n’hésite pas à parler de "scandale" à vouloir poursuivre le chantier comme si de rien n’était.

Paradoxalement, le mythe de la fondation a toujours fait rêver (voir article). Mais la cité phocéenne n'en a pas moins raté de nombreux rendez-vous avec son passé grec. Ne serait-ce que lors de la reconstruction d’une zone de 14 hectares du quartier du Panier, cœur de la ville antique. Zone détruite par les nazis au début de 1943. A la Libération , dans les tourmentes de l’après-guerre, on a d’autres préoccupations que d’aller se pencher sur de vieilles pierres. Pourtant, "toute la ville grecque était là sous nos pieds. Il y avait là l’équivalent de Pompéi", a affirmé un témoin, l’archéologue Escalon de Fonton, à Jean Contrucci, journaliste et auteur (avec Roger Duchêne) d’un ouvrage sur Marseille (voir bibliographie). Mais l’époque était au plan Marshall et à l’effacement des traces de la guerre : il fallait reconstruire. Et vite.

Heureusement, depuis 1967 et la prise de conscience provoquée par l’affaire du centre Bourse, Panneau apposé lors de la découverte du rempart hellénistique (IIe siècle av. J.-C.); © CCJ-CNRS, cliché Antoine Chénéla connaissance de la colonie grecque a beaucoup progressé. En 1992-1993, on a découvert pêle-mêle, place Jules-Verne, un quai et des chantiers navals, puis deux embarcations dans un état de conservation exceptionnel. En 1997, les archéologues ont mis à jour un élément de construction du début du VIe avant notre ère, interprété tantôt comme un quai du premier port, tantôt comme l'extrémité maritime de la fortification de l'époque. Et tout récemment, en 2005, une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) a commencé à dégager les vestiges de ce qui était apparemment un important complexe civil ou religieux, richement décoré, daté de 550 avant J.-C., donc du premier siècle de l'établissement phocéen.

On peut donc sans hésitation dire aujourd’hui que Marseille n’est pas cette ville "antique sans antiquités" qu’on décrivait au XIXe. Aux dires des spécialistes, elle fut la plus importante cité grecque de l’extrême Occident, où au Ier siècle avant J.C.vivaient entre 10.000 et 20.000 habitants sur une cinquantaine d’hectares. A un moment où Rome, la nouvelle grande puissance méditerranéenne du temps, en comptait 100.000. Massalia était une métropole couverte de grands monuments dont, étonnamment, aucun n’a traversé les siècles. Retour sur un passé de légende qui n’en est pas moins bien réel…

NB: pour nommer les populations autochtones qui vivaient sur place avant l'arrivée des Grecs, on emploiera ici  indifféremment les termes de Celto-Ligures, de Gaulois ou de Celtes. Certains spécialistes ont sur cette dénomination des débats passionnés qui échappent au profane... 

Remerciements: Laurent Filippi, France 3 Mediterranée,
centre Camille-Jullian (Aix-en-Provence), INRAP, Atelier du patrimoine de la ville de Marseille (service archéologique municipal)

Laurent Ribadeau Dumas
Publié le 21/08 à 11:44
La légende de la fondation de Massalia
Quand le beau Grec Protis rencontre la jolie Gauloise Gyptis...
La signification d'une légende
Essayer d'aller au-delà du mythe pour en comprendre le sens symbolique...
Le contexte de la fondation
En colonisant la zone de Marseille, les Phocéens ont investi l'un des rares territoires disponibles en Méditerranée
Quel territoire ?
On ne connaît pas avec exactitude aujourd'hui l'étendue du territoire massaliote
L'évolution de Massalia
Petite cité devenue grande...
Une cité qui rayonne dans toute la Méditerranée
Quand Massalia servait de modèle au célèbre philosophe Aristote
Célèbres navigateurs massaliotes
Les marins de Massalia ont porté les couleurs de leur cité aux confins du monde connu d'alors...
Massalia dans l'orbite romaine
Peu à peu, la cité phocéenne va tomber sous la coupe de Rome, la superpuissance méditerranéenne de l'époque
Petite chronologie massaliote
Ou comment s'y retrouver dans l'histoire de la cité phocéenne...
Grecs et Gaulois: conflits à gogo ?
Des Gaulois belliqueux ou des Grecs encombrants ? Peut-être bien les deux à la fois...
Les conflits, les textes antiques... et la réalité
Il ne faut pas forcément croire au pied de la lettre tout ce que nous racontent les chroniqueurs grecs et romains...
Quelle influence grecque en terre celte ?
Une influence qu'il ne faut pas surestimer...
Massalia et la mer
Ou comment l'archéologie sous-marine pose autant de questions qu'elle en résout...
Deux belles épaves grecques dans le Vieux-Port
Une découverte qui a apporté des éléments très importants pour la connaissance de la navigation antique
Vestiges phocéens: état des lieux
Un petit tour des restes grecs découverts dans la Marseille moderne
Pourquoi aussi peu de restes grecs à Marseille ?
La cité phocéenne est-elle cette ville "antique sans antiquités" décrite au XIXe siècle ?
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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:31

Ségolène Royal à Frangy-en-Bresse

Publié le 21/08 à 11:44
Invitée à la fête de la Rose, la socialiste appelle au "rassemblement de la gauche".
- Ségolène Royal a effectué ce dimanche sa rentrée politique -
Ségolène Royal a effectué ce dimanche sa rentrée politique
En 34 ans d'existence, la fête de la rose de Frangy-en-Bresse n'avait jamais accueilli autant de monde. Les militants sont venus nombreux écouter la candidate à l'investiture socialiste, invitée en Saône-et-Loire par Arnaud Montebourg.
 Au sommaire

  Ségolène Royal au milieu de la foule
  Une prétendante très entourée
  François Rebsamen prend position

 

 

 

 

 

 

 

 

Ségolène Royal au milieu de la foule
 Ségolène Royal
Une prétendante très entourée

Les ténors socialistes, Arnaud Montebourg en tête, ont dû jouer des coudes dimanche 20 août à Frangy-en-Bresse, pour accueillir Ségolène Royal. Plus de 3000 militants sont venus écouter la candidate à l'investiture socialiste, qui a effectué en Saône-et-Loire sa rentrée politique.
Dans son discours, elles met en avant tous les thèmes développés ces derniers mois: "ordre juste, République du respect, Europe par la preuve" et s'engage sur la réforme des institutions. Elle se pose par ailleurs en rassembleuse des socialistes.

François Rebsamen prend position

Ségolène Royal au milieu de la foule
 Ségolène Royal
Une prétendante très entourée

Les ténors socialistes, Arnaud Montebourg en tête, ont dû jouer des coudes dimanche 20 août à Frangy-en-Bresse, pour accueillir Ségolène Royal. Plus de 3000 militants sont venus écouter la candidate à l'investiture socialiste, qui a effectué en Saône-et-Loire sa rentrée politique.
Dans son discours, elles met en avant tous les thèmes développés ces derniers mois: "ordre juste, République du respect, Europe par la preuve" et s'engage sur la réforme des institutions. Elle se pose par ailleurs en rassembleuse des socialistes.

François Rebsamen prend position

François Rebsamen, numéro 2 du parti socialiste, a appellé ce lundi Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à se retirer de la candidature à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. "Ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, Dominique n'est pas le mieux placé pour faire gagner la gauche. La mieux placée, c'est ségolène Royal". Et de poursuivre: "donc je regarde cela, et j'appelle Dominique et Jack à se retirer... surtout pour provoquer la réflexion. Quel que soit notre candidat, le rassemblement est nécessaire.En Bourgogne, ce week-end, il était essentiel pour moi de vérifier la capacité de rassemblement de Ségolène. C'est fait".

 
  Info Bourgogne Franche-Comté
Ségolène Royal au milieu de la foule
 Ségolène Royal
Une prétendante très entourée

Les ténors socialistes, Arnaud Montebourg en tête, ont dû jouer des coudes dimanche 20 août à Frangy-en-Bresse, pour accueillir Ségolène Royal. Plus de 3000 militants sont venus écouter la candidate à l'investiture socialiste, qui a effectué en Saône-et-Loire sa rentrée politique.
Dans son discours, elles met en avant tous les thèmes développés ces derniers mois: "ordre juste, République du respect, Europe par la preuve" et s'engage sur la réforme des institutions. Elle se pose par ailleurs en rassembleuse des socialistes.

François Rebsamen prend position

François Rebsamen, numéro 2 du parti socialiste, a appellé ce lundi Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à se retirer de la candidature à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. "Ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, Dominique n'est pas le mieux placé pour faire gagner la gauche. La mieux placée, c'est ségolène Royal". Et de poursuivre: "donc je regarde cela, et j'appelle Dominique et Jack à se retirer... surtout pour provoquer la réflexion. Quel que soit notre candidat, le rassemblement est nécessaire.En Bourgogne, ce week-end, il était essentiel pour moi de vérifier la capacité de rassemblement de Ségolène. C'est fait".

 
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Les ténors socialistes, Arnaud Montebourg en tête, ont dû jouer des coudes dimanche 20 août à Frangy-en-Bresse, pour accueillir Ségolène Royal. Plus de 3000 militants sont venus écouter la candidate à l'investiture socialiste, qui a effectué en Saône-et-Loire sa rentrée politique.
Dans son discours, elles met en avant tous les thèmes développés ces derniers mois: "ordre juste, République du respect, Europe par la preuve" et s'engage sur la réforme des institutions. Elle se pose par ailleurs en rassembleuse des socialistes.

François Rebsamen prend position

François Rebsamen, numéro 2 du parti socialiste, a appellé ce lundi Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à se retirer de la candidature à l'investiture PS pour la présidentielle de 2007 dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. "Ma conviction, c'est qu'aujourd'hui, Dominique n'est pas le mieux placé pour faire gagner la gauche. La mieux placée, c'est ségolène Royal". Et de poursuivre: "donc je regarde cela, et j'appelle Dominique et Jack à se retirer... surtout pour provoquer la réflexion. Quel que soit notre candidat, le rassemblement est nécessaire.En Bourgogne, ce week-end, il était essentiel pour moi de vérifier la capacité de rassemblement de Ségolène. C'est fait".

 
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Ségolène Royal à Frangy-en-Bresse

Publié le 21/08 à 11:44
Invitée à la fête de la Rose, la socialiste appelle au "rassemblement de la gauche".
- Ségolène Royal a effectué ce dimanche sa rentrée politique -
Ségolène Royal a effectué ce dimanche sa rentrée politique
En 34 ans d'existence, la fête de la rose de Frangy-en-Bresse n'avait jamais accueilli autant de monde. Les militants sont venus nombreux écouter la candidate à l'investiture socialiste, invitée en Saône-et-Loire par Arnaud Montebourg.
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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:29

Les amérindiens

D'où viennent-ils ?

Les indiens étaient à l'origine des peuples d'Asie qui ont franchi le détroit de Bering vers -40 000 à -10 000 ans avant notre ère. Deux hypothèses sont possibles : soit ils étaient des pêcheurs côtiers qui ont pu naviguer pour franchir ce détroit, soit la glaciation qui s'est terminée il y a 10 000 ans (quand a-t-elle commencé ?) a permis la franchissement du détroit à pied.

Si on est pas certain de dater précisément l'arrivée de l'homme en Amérique, on est sûr qu'il y avait une société organisée en Amérique centrale il y a 11000 ans.

Pourquoi les a-t-on appelés indiens ?

En fait, il s'agit d'une erreur de Christophe Colomb qui a cru débarquer en Inde en 1492. Par la suite les habitants originels du nouveau monde ont été appelés : first nation, native people et amérindiens.

Les amérindiens habitaient un vaste territoire au climat varié. 

Au Nord Est, au nord des grands lacs, le climat trop froid ne permet pas l'agriculture. Les tribus de cette région sont des nomades qui vivent de la pêche et de la cueillette.

Au Nord Est, au sud des grands lacs, le climat devient plus tempéré et permet une agriculture simple.

Au Sud Est, les indiens sont des agriculteurs sédentaires, ils arrivent à récolter deux récoltes de maïs. Le climat est très propice à cette sédentarité.

Au centre du continent Nord Américain, une vaste pleine saignée par le Mississipi regorge de millions de bisons. Le bison est la base de l'économie des indiens des plaines.

Au Sud Ouest, un climat plus sec et plus chaud contraint les tribus locales à une agriculture pauvre.

Le mode de vie des tribus indiennes est étroitement lié au climat des zones qu'ils habitent. Les premiers indiens que rencontrèrent les explorateurs européens étaient des nomades. Comme ces tribus n'occupaient pas leur territoire en permanence les européens ont pensé que le territoire était vierge de toute civilisation et qu'il n'y avait qu'à se servir.

On trouve ici le choc des civilisations nomades et sédentaires ou le travail est un besoin pour les premières et une valeur pour les secondes.

En 1830, les indiens de l'Est ont commencé à être déportés à l'Ouest pour faciliter l'implantation des colonisateurs européens. Certaines pistes porteront le nom de piste des larmes. De nombreuses guerres inter indiennes eurent lieu suite à ces déportations.

Pour les indiens du centre, leur sort est étroitement lié au bison et au chemin de fer qui poursuit sa progression tout au long du 19ème siècle. Des chasseurs comme Buffalo Bill tuent les bisons pour nourrir les ouvriers du chemin de fer. On organise même des voyages en train pour tuer le bison. Le nombre des bisons chute vertigineusement : en 1800, on en comptait 75 millions, en 1890, il en restait à peine 800 ! Privés de nourriture, les indiens sont décimés.

Les indiens ont été décimés par les écoles et par les maladies. Il reste cependant 2 200 000 indiens aujourd'hui qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres. 


Au cours de mes recherches pour écrire ce site, j’ai souvent rencontré des auteurs qui décrivaient le mode de vie des Indiens comme un exemple à suivre pour vivre d’une façon durable.
Le choc entre les Blancs et les Amérindiens a été terrible pour les autochtones. J’éprouve une immense compassion pour ce peuple qui a été massacré par les plus ignobles méthodes.
Il est temps de lui rendre un hommage digne de la grandeur de son mode de vie. Nous ne reviendrons pas au mode de vie des Amérindiens avant un bon bout de temps, mais nous devrions nous en inspirer pour construire un monde meilleur.

La philosophie des amérindiens :
Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.
Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.
La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.
L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.
La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Un conteur de tribu indienne Cree dit un jour : « Selon nos traditions, et ce, depuis l’aube de la création, chaque matin, lorsque le soleil se lève, notre Créateur nous assigne à tous quatre tâches à accomplir durant la journée. Premièrement, nous devons apprendre au moins une chose importante aujourd’hui. Deuxièmement, nous devons enseigner au moins une chose importante à quelqu’un d’autre. Troisièmement, nous devons accomplir un bienfait vis-à-vis de quelqu’un, sans que cette personne se doute de quoi que soit. Et, quatrièmement, nous devons traiter chaque entité vivante avec respect. Ainsi, tous ces bienfaits se répandent sur la Terre. »

La vie quotidienne des Amérindiens :
Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.
Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.
L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.
Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Les Kayapo sont des indigènes qui vivent dans les forêts pluviales du nord du Brésil depuis au moins 2000 ans.
Ils commencent par créer ce que l’on appelle des « champs circulaires ». Après avoir choisi un endroit précis de la forêts, ils abattent les arbres d’une zone de trois à dix mètres de diamètre, délimitant ainsi un espace recouvert d’arbres abattus dont les cimes tournées vers l’extérieur font penser à une roue de chariot.
La première année, ils plantent, entre les arbres abattus, des légumes et des tubercules comme le manioc, la pomme de terre et la patate douce. Ces plantations stabilisent le sol et permettent d’y fixer l’azote et d’autres nutriments. A la fin de la saison de pousse, les Kayapo brûlent les arbres, répartissant les cendres sur le sol afin de le fertiliser. Ce procédé n’affecte pas les tubercules qui sont alors arrachés, consommés ou conservés.
Au cours de la seconde année, des plantes comestibles sont semées en cercles concentriques, à partir du centre de la clairière vers la forêt environnante. Les plantes nécessitant la plus grande quantité de soleil, telles les patates douces, sont plantées au centre. Celles appréciant davantage la pénombre, comme le maïs, le riz, le manioc, les haricots, la papaye, la banane et le coton sont, quant à elles, plantées en cercles s’éloignant progressivement du centre. Les plantes nécessitant le moins de soleil sont semées à la périphérie de la zone de culture circulaire.
Pendant une durée de deux à cinq ans, ce champ est ainsi cultivé et, chaque année, un nouveau champ est préparé. Finalement, aux environs de la septième année, le premier champ est abandonné afin que les forêts puissent se réensemencer et que de nouveaux arbres puissent recommencer à pousser dans le sol toujours fertile. De nombreuses cultures continuent à pousser à l’état sauvage - particulièrement les pommes de terre et les patates douces – et sont récoltées pendant des années, au fur et à mesure que la nature reprend ses droits. Pendant dix ou vingt ans, des baies sauvages, des plantes médicinales et de petits arbres fruitiers prolifèrent, fournissant une nouvelle et différente source de nourriture. Poussent également des tas de buissons et de broussailles abritant le petit gibier que les Kayapo chassent pour équilibrer leur nourriture. En vingt ans, cette zone est, à nouveau recouverte d’une forêt pluviale. (page 194-195)

La communication et l’éducation des Amérindiens :
Les enfants étaient éduqués sans contraintes, ils s’auto éduquaient.
Les Shoshones ont éliminé le mot « guerre » de leur langue, ils étaient un peuple pacifique.
Chez les Amérindiens, l’écriture n’existait pas mais ils avaient une tradition orale forte. Les anciens représentaient la mémoire de la tribu. Ils étaient vitaux à la survie du clan car ils connaissaient les plantes médicinales, les coutumes ancestrales et les lieux où pouvaient se trouver le gibier et les points d’eau.

Le pouvoir de la tribu :
Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.
La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.
Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.
Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

La guerre selon les Amérindiens :
Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.
Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.
Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Quelle était la richesse des Amérindiens ?
Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.
Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Pourquoi les Amérindiens ont-ils mieux résisté aux Européens que les grandes civilisations du sud ?
Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.
Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! 
Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Qu’est-ce qui choquait le plus les Amérindiens ?
Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

« Vous me demandez de labourer la terre. Dois-je prendre un couteau et déchirer les entrailles de ma mère ? Alors elle refusera de m’accueillir dans son sein et ne me permettra pas d’y reposer quand je mourrai. Vous me demandez de déterrer les pierres. Dois-je creuser sous sa peau pour y chercher des os ? Alors, quand je mourrai, je ne pourrai pas entrer dans son corps pour y renaître. Vous me demandez de couper l’herbe et d’en faire du foin, de le vendre et de m’enrichir comme les Blancs. Mais comment oserais-je couper la chevelure de ma mère ? » Smohalla, chef des Shapatin, 1890

Sur le thème de l’agriculture voici ce que raconte Wes Jackson, un agriculteur américain original qui veut transformer la plaine américaine naturelle en un immense grenier à nourriture sans labours, sans engrais et sans pesticides.
Wes Jackson remet en question l’agriculture telle que nous la connaissons, qui nécessite de labourer le sol. Le labour provoque un dérèglement écologique profond.
Histoire d’un Indien d’Amérique observant un immigrant suédois fraîchement débarqué en train de retourner la prairie vierge avec son attelage de chevaux. Le visage dénué d’expression, l’indien fixe la charrue qui ouvre un sillon à travers la prairie et la retourne sens dessus dessous, toutes racines dehors. Au bout d’un moment, le fermier s’arrête et demande : « Alors, qu’en penses-tu ? – Tu as mis la terre dans le mauvais sens » répond l’indien avant de s’en aller.
De nos jours, la terre est toujours dans le mauvais sens. En quelques milliers d’années, le labourage a transformé de vastes surfaces, véritables symphonies végétales d’une grande diversité, en damiers de monocultures. Pire, l’érosion des sols qui accompagne cette pratique ne peut continuer indéfiniment.
Wes Jackson veut développer la polyculture vivace.

Les indiens étaient choqués que le dieu des Blancs oublie les crimes qu’ils commettaient simplement parce que ceux-ci avaient récité une prière avant de se coucher. Le dieux des Blancs est un dieu particulièrement « oublieux » et cela les rendaient particulièrement irresponsables.

L’histoire de la lutte des Amérindiens contre les Européens.
Les premiers colons étaient des Français, des Anglais, des Hollandais, des Espagnols et des Russes. Les Français ont été les premiers à explorer la plaine du Mississippi puisqu’ils sont arrivés par le Québec, ont suivi le Saint Laurent et ont traversé la grande plaine pour arriver jusqu’en Louisiane.

Les premiers colons étaient des Français, des Anglais, des Hollandais, des Espagnols et des Russes. Les Français ont été les premiers à explorer la plaine du Mississippi puisqu’ils sont arrivés par le Québec, ont suivi le Saint Laurent et ont traversé la grande plaine pour arriver jusqu’en Louisiane.

1830 : le congrès des Etats Unis vota l’Indian Remove Act qui autorisait la déportation de tous les Amérindiens dans une région qui deviendra l’Oklahoma. 100 000 furent déporté par la force. Pendant l’hiver 1838-1839, sur un itinéraire connu depuis sous le nom de « piste des larmes », environ 16 000 Cherokees, forcés de quitter leurs foyers du Sud-Est, connurent l’exode vers le territoire indien. Les terres abandonnées par les Cherokees en Georgie furent liquidées à bas prix ou distribuées par une loterie.

Janvier 1848 : on trouve de l’or près de Sacramento en Californie, c’est la ruée vers l’or et vers l’ouest. Les mines d’or de l’ouest vont rapidement polluer les rivières et les Amérindiens qui vivaient de la pêche furent décimés.

1861 à 1865 : guerre de Sécession entre Nordistes et Sudistes. 20 000 Amérindiens participèrent au conflit dans les deux camps.

29 novembre 1864 : massacre de Sand Creek. 700 réservistes de la milice commandés par le colonel John Chivington attaqua un village de 600 Cheyennes pacifiques. 130 femmes et 20 hommes furent massacrés. Ce crime enflamma les Amérindiens de toute la plaine. Une guerre d’usure s’en suivit dans laquelle le gouvernement Américain paya des chasseurs professionnels comme Buffalo Bill pour tuer le maximum de bison de manière à affamer les Amérindiens. Entre 1800 et 1895, le nombre de bison passa de 40 millions de têtes à 1000 !
Un colonel de l’armée disait : «  Tuez tous les bisons que vous pourrez. Chaque bison mort est un Indien qui s’en va . »

Avril 1867, le général Hancock brûla tout un village déserté par les Amérindiens. Les représailles indiennes furent terribles.

27 novembre 1868, le Général Custer attaque un camp et tue femmes et enfants au cœur de l’hiver. Pour ses atrocités Custer sera démis de ses fonctions pendant un an.

1869 : le chemin de fer traverse la plaine et accélère la venue des colons.

25 juin 1876, bataille de « Little Big Horn », 10 000 à 12 000 indiens dont 3000 à 4000 guerriers écrasèrent l’armée du Général Custer. Custer et 200 de ses hommes furent tués, ils subirent l’assaut de 2500 guerriers.
Les Amérindiens se séparèrent après la bataille car il n’y avait pas assez de nourriture sur une si petite surface et aussi parce qu’ils furent pourchassés par l’armée américaine pour venger le chute de Custer.

1883 : guerre entre les Blancs et les Paiutes. Cette guerre fut déclenchée par les fermiers en accusant sans preuve les Paiutes, une tribu paisible de pêcheurs. L’armée venait pour combattre les Paiutes, et au passage elle achetait ce que vendait les fermiers qui pouvaient s’enrichir.

29 décembre 1890 : fin de la résistance armée après le massacre de 300 Amérindiens Lakotas au camp de Big foot (chef indien pendant les années 1870) à Wouned Knee, dans le Dakota du Sud.

Les indiens dans le monde moderne.
Jusqu’en 1900, le gouvernement américain voulait détruire toutes les tribus. Après 1900, ils les ont intégré dans le melting pot. Mais les indiens n’ont pas compris quel gain il pouvait obtenir de nos coutumes.
Les indiens ont participé à toutes les guerres américaines. 12 000 volontaires se sont engagés dans la première guerre mondiale, 25 000 pendant la seconde, entre 10 000 et 15 000 en Corée, 42 500 au Vietnam et 3000 dans l’opération « Tempête du désert ». Les vétérans de ces guerres sont honorés par leurs tribus.
Les Choctaws ont eu un rôle particulier lors de la première guerre mondiale, leur langage était utilisé pour transmettre les messages car les cryptographes allemands étaient incapables de le déchiffrer.

Jusqu’en 1900, le gouvernement américain voulait détruire toutes les tribus. Après 1900, ils les ont intégré dans le melting pot. Mais les indiens n’ont pas compris quel gain il pouvait obtenir de nos coutumes.Les indiens ont participé à toutes les guerres américaines. 12 000 volontaires se sont engagés dans la première guerre mondiale, 25 000 pendant la seconde, entre 10 000 et 15 000 en Corée, 42 500 au Vietnam et 3000 dans l’opération « Tempête du désert ». Les vétérans de ces guerres sont honorés par leurs tribus.Les Choctaws ont eu un rôle particulier lors de la première guerre mondiale, leur langage était utilisé pour transmettre les messages car les cryptographes allemands étaient incapables de le déchiffrer.

Dans les années 1960 et 1970, en réplique à une politique fédérale depuis longtemps oppressive, le mouvement du « pouvoir rouge » déferla sur les villes et les réserves où vivaient les autochtones. Ses militants dénonçaient les conditions de vie des Indiens, désignés comme les plus pauvres, les moins instruits, les plus faibles, les moins nourris et les plus sujets aux maladies de tous les Américains.

20 novembre 1969, des membres du mouvement Indians of All Tribes, occupèrent l’île d’Alcatraz, prison fédérale désaffectée de la baie de San Fransisco. Ils en revendiquèrent la possession au nom d’un traîté de 1868 avec les Sioux qui accordait aux Indiens les surplus de territoire fédéral. Ils finirent par être expulsés.

En 1978, plus de 200 Indiens accomplirent en 7 mois une marche de 4800 km, d’Alcatraz à Washington, pour protester contre la tentative d’exploitation des terres tribales par les Affaires indiennes.

En 1986, la province du Québec décida de construire un complexe hydroélectrique sur la Great Whale River, dans le cadre d’un plan de retenue et de détournement des principaux fleuves qui se jetaient dans les baies James et Hudson. Les Crees s’opposèrent farouchement à ce projet et dépensèrent 8 millions de dollars pour le faire échouer.

En décembre 1990, pour le centenaire du massacre de Wounded Knee, des cavaliers Lakotas ont refait la chevauchée de 240 km qu’avaient effectuée leurs ancêtres pourchassés par l’armée américaine.

En 1990, on comptait 1 959 234 autochtones aux Etats Unis.

Pour terminer sur ce thème, voici un extrait d’un article de Wilma Mankiller écrit en 1991 et publié dans la revue Native Peoples :
«  Sans aucun doute, je crois que les anciennes cultures tribales ont de grandes leçons à donner au reste du monde concernant l’interdépendance de tous les êtres vivants et le simple fait que notre existence même dépend du monde naturel que nous sommes en train de détruire rapidement. La plupart des sociétés non tribales ont une vision du monde hiérarchisée, fragmentée. Elles semblent ne pas comprendre, ou ignorer, l’impact de leurs décisions sur tout ce qui les entoure. »

L’hommage que je voulais rendre aux Amérindiens est presque terminé. Il me semble important de relater ces histoires car les Amérindiens furent les derniers peuples héritiers des anciennes cultures à être écrasés par notre jeune culture arrogante et destructrice. Je pense que nous avons tous perdu une occasion de nous transformer dans le bon sens en étant à leur contact. Au lieu de les écouter, nous les avons massacré. La révolution sociétale qui va s’imposer à nos civilisations doit s’inspirer de leur civilisation si nous voulons que nos arrières petits enfants voient le jour dans un monde où le sens de la vie sera respecté.
Je m’interroge souvent en me disant « Qu’est qu’auraient pu faire les Amérindiens pour éviter le massacre ? », cette question je me la pose aussi pour les Tibétains qui ont subi un sort similaire.
En fait je crois qu’ils auraient du adopter nos méthodes plus rapidement en particulier pour l’aspect militaire, mais cela aurait nécessité qu’ils adoptent une structure plus lourde, plus centralisée, plus hiérarchisée et finalement plus destructrice pour son environnement. Ceci veut peut être dire qu’il n’y a pas d’espoir. Les jeunes cultures obligeront les anciennes cultures à se transformer en jeune culture pour ne pas finir esclave ou massacrée.

Cependant qu’avions nous à apprendre des anciennes cultures pour construire une société meilleur ?
Il est certain qu’on ne peut pas revenir au mode de vie exact de ces peuples pour la simple raison que nous sommes 6 milliards d’humains sur la planète et que ce mode de vie serait probablement adapté à 200 millions d’habitants. Il faut donc adapter le mode de vie des Amérindiens à cette remarque de taille.

Nous devons coopérer avec la nature et non la dominer.
Ces peuples dépendaient uniquement de la lumière solaire récente, par l’intermédiaire de l’agriculture, de la cueillette et des animaux consommés.
Nous devons respecter toutes les formes de vies et s’interdire les mises à mort inutiles.
Nous aurions du apprendre de toutes ces tribus que la dispersion est une force pour résister à une invasion ou à une raréfaction de l’énergie et de la nourriture. La décentralisation des sources d’énergie est de ce point de vue salutaire quand viendra le jour où les énergies fossiles se tariront.
Il faut construire une société où les anciens restent utiles tout en ménageant leur santé.
Une société équilibrée est une société égalitaire avec une légère dominance matriarcale. Macho s’abstenir !

Eric Souffleux

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Dernière mise à jour : 6 février 2006
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Les amérindiens

D'où viennent-ils ?

Les indiens étaient à l'origine des peuples d'Asie qui ont franchi le détroit de Bering vers -40 000 à -10 000 ans avant notre ère. Deux hypothèses sont possibles : soit ils étaient des pêcheurs côtiers qui ont pu naviguer pour franchir ce détroit, soit la glaciation qui s'est terminée il y a 10 000 ans (quand a-t-elle commencé ?) a permis la franchissement du détroit à pied.

Si on est pas certain de dater précisément l'arrivée de l'homme en Amérique, on est sûr qu'il y avait une société organisée en Amérique centrale il y a 11000 ans.

Pourquoi les a-t-on appelés indiens ?

En fait, il s'agit d'une erreur de Christophe Colomb qui a cru débarquer en Inde en 1492. Par la suite les habitants originels du nouveau monde ont été appelés : first nation, native people et amérindiens.

Les amérindiens habitaient un vaste territoire au climat varié. 

Au Nord Est, au nord des grands lacs, le climat trop froid ne permet pas l'agriculture. Les tribus de cette région sont des nomades qui vivent de la pêche et de la cueillette.

Au Nord Est, au sud des grands lacs, le climat devient plus tempéré et permet une agriculture simple.

Au Sud Est, les indiens sont des agriculteurs sédentaires, ils arrivent à récolter deux récoltes de maïs. Le climat est très propice à cette sédentarité.

Au centre du continent Nord Américain, une vaste pleine saignée par le Mississipi regorge de millions de bisons. Le bison est la base de l'économie des indiens des plaines.

Au Sud Ouest, un climat plus sec et plus chaud contraint les tribus locales à une agriculture pauvre.

Le mode de vie des tribus indiennes est étroitement lié au climat des zones qu'ils habitent. Les premiers indiens que rencontrèrent les explorateurs européens étaient des nomades. Comme ces tribus n'occupaient pas leur territoire en permanence les européens ont pensé que le territoire était vierge de toute civilisation et qu'il n'y avait qu'à se servir.

On trouve ici le choc des civilisations nomades et sédentaires ou le travail est un besoin pour les premières et une valeur pour les secondes.

En 1830, les indiens de l'Est ont commencé à être déportés à l'Ouest pour faciliter l'implantation des colonisateurs européens. Certaines pistes porteront le nom de piste des larmes. De nombreuses guerres inter indiennes eurent lieu suite à ces déportations.

Pour les indiens du centre, leur sort est étroitement lié au bison et au chemin de fer qui poursuit sa progression tout au long du 19ème siècle. Des chasseurs comme Buffalo Bill tuent les bisons pour nourrir les ouvriers du chemin de fer. On organise même des voyages en train pour tuer le bison. Le nombre des bisons chute vertigineusement : en 1800, on en comptait 75 millions, en 1890, il en restait à peine 800 ! Privés de nourriture, les indiens sont décimés.

Les indiens ont été décimés par les écoles et par les maladies. Il reste cependant 2 200 000 indiens aujourd'hui qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres. 


Au cours de mes recherches pour écrire ce site, j’ai souvent rencontré des auteurs qui décrivaient le mode de vie des Indiens comme un exemple à suivre pour vivre d’une façon durable.
Le choc entre les Blancs et les Amérindiens a été terrible pour les autochtones. J’éprouve une immense compassion pour ce peuple qui a été massacré par les plus ignobles méthodes.
Il est temps de lui rendre un hommage digne de la grandeur de son mode de vie. Nous ne reviendrons pas au mode de vie des Amérindiens avant un bon bout de temps, mais nous devrions nous en inspirer pour construire un monde meilleur.

La philosophie des amérindiens :
Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.
Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.
La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.
L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.
La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Un conteur de tribu indienne Cree dit un jour : « Selon nos traditions, et ce, depuis l’aube de la création, chaque matin, lorsque le soleil se lève, notre Créateur nous assigne à tous quatre tâches à accomplir durant la journée. Premièrement, nous devons apprendre au moins une chose importante aujourd’hui. Deuxièmement, nous devons enseigner au moins une chose importante à quelqu’un d’autre. Troisièmement, nous devons accomplir un bienfait vis-à-vis de quelqu’un, sans que cette personne se doute de quoi que soit. Et, quatrièmement, nous devons traiter chaque entité vivante avec respect. Ainsi, tous ces bienfaits se répandent sur la Terre. »

La vie quotidienne des Amérindiens :
Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.
Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.
L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.
Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Les Kayapo sont des indigènes qui vivent dans les forêts pluviales du nord du Brésil depuis au moins 2000 ans.
Ils commencent par créer ce que l’on appelle des « champs circulaires ». Après avoir choisi un endroit précis de la forêts, ils abattent les arbres d’une zone de trois à dix mètres de diamètre, délimitant ainsi un espace recouvert d’arbres abattus dont les cimes tournées vers l’extérieur font penser à une roue de chariot.
La première année, ils plantent, entre les arbres abattus, des légumes et des tubercules comme le manioc, la pomme de terre et la patate douce. Ces plantations stabilisent le sol et permettent d’y fixer l’azote et d’autres nutriments. A la fin de la saison de pousse, les Kayapo brûlent les arbres, répartissant les cendres sur le sol afin de le fertiliser. Ce procédé n’affecte pas les tubercules qui sont alors arrachés, consommés ou conservés.
Au cours de la seconde année, des plantes comestibles sont semées en cercles concentriques, à partir du centre de la clairière vers la forêt environnante. Les plantes nécessitant la plus grande quantité de soleil, telles les patates douces, sont plantées au centre. Celles appréciant davantage la pénombre, comme le maïs, le riz, le manioc, les haricots, la papaye, la banane et le coton sont, quant à elles, plantées en cercles s’éloignant progressivement du centre. Les plantes nécessitant le moins de soleil sont semées à la périphérie de la zone de culture circulaire.
Pendant une durée de deux à cinq ans, ce champ est ainsi cultivé et, chaque année, un nouveau champ est préparé. Finalement, aux environs de la septième année, le premier champ est abandonné afin que les forêts puissent se réensemencer et que de nouveaux arbres puissent recommencer à pousser dans le sol toujours fertile. De nombreuses cultures continuent à pousser à l’état sauvage - particulièrement les pommes de terre et les patates douces – et sont récoltées pendant des années, au fur et à mesure que la nature reprend ses droits. Pendant dix ou vingt ans, des baies sauvages, des plantes médicinales et de petits arbres fruitiers prolifèrent, fournissant une nouvelle et différente source de nourriture. Poussent également des tas de buissons et de broussailles abritant le petit gibier que les Kayapo chassent pour équilibrer leur nourriture. En vingt ans, cette zone est, à nouveau recouverte d’une forêt pluviale. (page 194-195)

La communication et l’éducation des Amérindiens :
Les enfants étaient éduqués sans contraintes, ils s’auto éduquaient.
Les Shoshones ont éliminé le mot « guerre » de leur langue, ils étaient un peuple pacifique.
Chez les Amérindiens, l’écriture n’existait pas mais ils avaient une tradition orale forte. Les anciens représentaient la mémoire de la tribu. Ils étaient vitaux à la survie du clan car ils connaissaient les plantes médicinales, les coutumes ancestrales et les lieux où pouvaient se trouver le gibier et les points d’eau.

Le pouvoir de la tribu :
Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.
La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.
Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.
Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

La guerre selon les Amérindiens :
Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.
Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.
Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Quelle était la richesse des Amérindiens ?
Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.
Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Pourquoi les Amérindiens ont-ils mieux résisté aux Européens que les grandes civilisations du sud ?
Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.
Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! 
Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Qu’est-ce qui choquait le plus les Amérindiens ?
Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

« Vous me demandez de labourer la terre. Dois-je prendre un couteau et déchirer les entrailles de ma mère ? Alors elle refusera de m’accueillir dans son sein et ne me permettra pas d’y reposer quand je mourrai. Vous me demandez de déterrer les pierres. Dois-je creuser sous sa peau pour y chercher des os ? Alors, quand je mourrai, je ne pourrai pas entrer dans son corps pour y renaître. Vous me demandez de couper l’herbe et d’en faire du foin, de le vendre et de m’enrichir comme les Blancs. Mais comment oserais-je couper la chevelure de ma mère ? » Smohalla, chef des Shapatin, 1890

Sur le thème de l’agriculture voici ce que raconte Wes Jackson, un agriculteur américain original qui veut transformer la plaine américaine naturelle en un immense grenier à nourriture sans labours, sans engrais et sans pesticides.
Wes Jackson remet en question l’agriculture telle que nous la connaissons, qui n&eac

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 03:29

Les amérindiens

D'où viennent-ils ?

Les indiens étaient à l'origine des peuples d'Asie qui ont franchi le détroit de Bering vers -40 000 à -10 000 ans avant notre ère. Deux hypothèses sont possibles : soit ils étaient des pêcheurs côtiers qui ont pu naviguer pour franchir ce détroit, soit la glaciation qui s'est terminée il y a 10 000 ans (quand a-t-elle commencé ?) a permis la franchissement du détroit à pied.

Si on est pas certain de dater précisément l'arrivée de l'homme en Amérique, on est sûr qu'il y avait une société organisée en Amérique centrale il y a 11000 ans.

Pourquoi les a-t-on appelés indiens ?

En fait, il s'agit d'une erreur de Christophe Colomb qui a cru débarquer en Inde en 1492. Par la suite les habitants originels du nouveau monde ont été appelés : first nation, native people et amérindiens.

Les amérindiens habitaient un vaste territoire au climat varié. 

Au Nord Est, au nord des grands lacs, le climat trop froid ne permet pas l'agriculture. Les tribus de cette région sont des nomades qui vivent de la pêche et de la cueillette.

Au Nord Est, au sud des grands lacs, le climat devient plus tempéré et permet une agriculture simple.

Au Sud Est, les indiens sont des agriculteurs sédentaires, ils arrivent à récolter deux récoltes de maïs. Le climat est très propice à cette sédentarité.

Au centre du continent Nord Américain, une vaste pleine saignée par le Mississipi regorge de millions de bisons. Le bison est la base de l'économie des indiens des plaines.

Au Sud Ouest, un climat plus sec et plus chaud contraint les tribus locales à une agriculture pauvre.

Le mode de vie des tribus indiennes est étroitement lié au climat des zones qu'ils habitent. Les premiers indiens que rencontrèrent les explorateurs européens étaient des nomades. Comme ces tribus n'occupaient pas leur territoire en permanence les européens ont pensé que le territoire était vierge de toute civilisation et qu'il n'y avait qu'à se servir.

On trouve ici le choc des civilisations nomades et sédentaires ou le travail est un besoin pour les premières et une valeur pour les secondes.

En 1830, les indiens de l'Est ont commencé à être déportés à l'Ouest pour faciliter l'implantation des colonisateurs européens. Certaines pistes porteront le nom de piste des larmes. De nombreuses guerres inter indiennes eurent lieu suite à ces déportations.

Pour les indiens du centre, leur sort est étroitement lié au bison et au chemin de fer qui poursuit sa progression tout au long du 19ème siècle. Des chasseurs comme Buffalo Bill tuent les bisons pour nourrir les ouvriers du chemin de fer. On organise même des voyages en train pour tuer le bison. Le nombre des bisons chute vertigineusement : en 1800, on en comptait 75 millions, en 1890, il en restait à peine 800 ! Privés de nourriture, les indiens sont décimés.

Les indiens ont été décimés par les écoles et par les maladies. Il reste cependant 2 200 000 indiens aujourd'hui qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres. 


Au cours de mes recherches pour écrire ce site, j’ai souvent rencontré des auteurs qui décrivaient le mode de vie des Indiens comme un exemple à suivre pour vivre d’une façon durable.
Le choc entre les Blancs et les Amérindiens a été terrible pour les autochtones. J’éprouve une immense compassion pour ce peuple qui a été massacré par les plus ignobles méthodes.
Il est temps de lui rendre un hommage digne de la grandeur de son mode de vie. Nous ne reviendrons pas au mode de vie des Amérindiens avant un bon bout de temps, mais nous devrions nous en inspirer pour construire un monde meilleur.

La philosophie des amérindiens :
Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.
Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.
La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.
L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.
La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Un conteur de tribu indienne Cree dit un jour : « Selon nos traditions, et ce, depuis l’aube de la création, chaque matin, lorsque le soleil se lève, notre Créateur nous assigne à tous quatre tâches à accomplir durant la journée. Premièrement, nous devons apprendre au moins une chose importante aujourd’hui. Deuxièmement, nous devons enseigner au moins une chose importante à quelqu’un d’autre. Troisièmement, nous devons accomplir un bienfait vis-à-vis de quelqu’un, sans que cette personne se doute de quoi que soit. Et, quatrièmement, nous devons traiter chaque entité vivante avec respect. Ainsi, tous ces bienfaits se répandent sur la Terre. »

La vie quotidienne des Amérindiens :
Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.
Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.
L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.
Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Les Kayapo sont des indigènes qui vivent dans les forêts pluviales du nord du Brésil depuis au moins 2000 ans.
Ils commencent par créer ce que l’on appelle des « champs circulaires ». Après avoir choisi un endroit précis de la forêts, ils abattent les arbres d’une zone de trois à dix mètres de diamètre, délimitant ainsi un espace recouvert d’arbres abattus dont les cimes tournées vers l’extérieur font penser à une roue de chariot.
La première année, ils plantent, entre les arbres abattus, des légumes et des tubercules comme le manioc, la pomme de terre et la patate douce. Ces plantations stabilisent le sol et permettent d’y fixer l’azote et d’autres nutriments. A la fin de la saison de pousse, les Kayapo brûlent les arbres, répartissant les cendres sur le sol afin de le fertiliser. Ce procédé n’affecte pas les tubercules qui sont alors arrachés, consommés ou conservés.
Au cours de la seconde année, des plantes comestibles sont semées en cercles concentriques, à partir du centre de la clairière vers la forêt environnante. Les plantes nécessitant la plus grande quantité de soleil, telles les patates douces, sont plantées au centre. Celles appréciant davantage la pénombre, comme le maïs, le riz, le manioc, les haricots, la papaye, la banane et le coton sont, quant à elles, plantées en cercles s’éloignant progressivement du centre. Les plantes nécessitant le moins de soleil sont semées à la périphérie de la zone de culture circulaire.
Pendant une durée de deux à cinq ans, ce champ est ainsi cultivé et, chaque année, un nouveau champ est préparé. Finalement, aux environs de la septième année, le premier champ est abandonné afin que les forêts puissent se réensemencer et que de nouveaux arbres puissent recommencer à pousser dans le sol toujours fertile. De nombreuses cultures continuent à pousser à l’état sauvage - particulièrement les pommes de terre et les patates douces – et sont récoltées pendant des années, au fur et à mesure que la nature reprend ses droits. Pendant dix ou vingt ans, des baies sauvages, des plantes médicinales et de petits arbres fruitiers prolifèrent, fournissant une nouvelle et différente source de nourriture. Poussent également des tas de buissons et de broussailles abritant le petit gibier que les Kayapo chassent pour équilibrer leur nourriture. En vingt ans, cette zone est, à nouveau recouverte d’une forêt pluviale. (page 194-195)

La communication et l’éducation des Amérindiens :
Les enfants étaient éduqués sans contraintes, ils s’auto éduquaient.
Les Shoshones ont éliminé le mot « guerre » de leur langue, ils étaient un peuple pacifique.
Chez les Amérindiens, l’écriture n’existait pas mais ils avaient une tradition orale forte. Les anciens représentaient la mémoire de la tribu. Ils étaient vitaux à la survie du clan car ils connaissaient les plantes médicinales, les coutumes ancestrales et les lieux où pouvaient se trouver le gibier et les points d’eau.

Le pouvoir de la tribu :
Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.
La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.
Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.
Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

La guerre selon les Amérindiens :
Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.
Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.
Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Quelle était la richesse des Amérindiens ?
Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.
Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Pourquoi les Amérindiens ont-ils mieux résisté aux Européens que les grandes civilisations du sud ?
Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.
Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! 
Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Qu’est-ce qui choquait le plus les Amérindiens ?
Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

« Vous me demandez de labourer la terre. Dois-je prendre un couteau et déchirer les entrailles de ma mère ? Alors elle refusera de m’accueillir dans son sein et ne me permettra pas d’y reposer quand je mourrai. Vous me demandez de déterrer les pierres. Dois-je creuser sous sa peau pour y chercher des os ? Alors, quand je mourrai, je ne pourrai pas entrer dans son corps pour y renaître. Vous me demandez de couper l’herbe et d’en faire du foin, de le vendre et de m’enrichir comme les Blancs. Mais comment oserais-je couper la chevelure de ma mère ? » Smohalla, chef des Shapatin, 1890

Sur le thème de l’agriculture voici ce que raconte Wes Jackson, un agriculteur américain original qui veut transformer la plaine américaine naturelle en un immense grenier à nourriture sans labours, sans engrais et sans pesticides.
Wes Jackson remet en question l’agriculture telle que nous la connaissons, qui nécessite de labourer le sol. Le labour provoque un dérèglement écologique profond.
Histoire d’un Indien d’Amérique observant un immigrant suédois fraîchement débarqué en train de retourner la prairie vierge avec son attelage de chevaux. Le visage dénué d’expression, l’indien fixe la charrue qui ouvre un sillon à travers la prairie et la retourne sens dessus dessous, toutes racines dehors. Au bout d’un moment, le fermier s’arrête et demande : « Alors, qu’en penses-tu ? – Tu as mis la terre dans le mauvais sens » répond l’indien avant de s’en aller.
De nos jours, la terre est toujours dans le mauvais sens. En quelques milliers d’années, le labourage a transformé de vastes surfaces, véritables symphonies végétales d’une grande diversité, en damiers de monocultures. Pire, l’érosion des sols qui accompagne cette pratique ne peut continuer indéfiniment.
Wes Jackson veut développer la polyculture vivace.

Les indiens étaient choqués que le dieu des Blancs oublie les crimes qu’ils commettaient simplement parce que ceux-ci avaient récité une prière avant de se coucher. Le dieux des Blancs est un dieu particulièrement « oublieux » et cela les rendaient particulièrement irresponsables.

L’histoire de la lutte des Amérindiens contre les Européens.
Les premiers colons étaient des Français, des Anglais, des Hollandais, des Espagnols et des Russes. Les Français ont été les premiers à explorer la plaine du Mississippi puisqu’ils sont arrivés par le Québec, ont suivi le Saint Laurent et ont traversé la grande plaine pour arriver jusqu’en Louisiane.

Les premiers colons étaient des Français, des Anglais, des Hollandais, des Espagnols et des Russes. Les Français ont été les premiers à explorer la plaine du Mississippi puisqu’ils sont arrivés par le Québec, ont suivi le Saint Laurent et ont traversé la grande plaine pour arriver jusqu’en Louisiane.

1830 : le congrès des Etats Unis vota l’Indian Remove Act qui autorisait la déportation de tous les Amérindiens dans une région qui deviendra l’Oklahoma. 100 000 furent déporté par la force. Pendant l’hiver 1838-1839, sur un itinéraire connu depuis sous le nom de « piste des larmes », environ 16 000 Cherokees, forcés de quitter leurs foyers du Sud-Est, connurent l’exode vers le territoire indien. Les terres abandonnées par les Cherokees en Georgie furent liquidées à bas prix ou distribuées par une loterie.

Janvier 1848 : on trouve de l’or près de Sacramento en Californie, c’est la ruée vers l’or et vers l’ouest. Les mines d’or de l’ouest vont rapidement polluer les rivières et les Amérindiens qui vivaient de la pêche furent décimés.

1861 à 1865 : guerre de Sécession entre Nordistes et Sudistes. 20 000 Amérindiens participèrent au conflit dans les deux camps.

29 novembre 1864 : massacre de Sand Creek. 700 réservistes de la milice commandés par le colonel John Chivington attaqua un village de 600 Cheyennes pacifiques. 130 femmes et 20 hommes furent massacrés. Ce crime enflamma les Amérindiens de toute la plaine. Une guerre d’usure s’en suivit dans laquelle le gouvernement Américain paya des chasseurs professionnels comme Buffalo Bill pour tuer le maximum de bison de manière à affamer les Amérindiens. Entre 1800 et 1895, le nombre de bison passa de 40 millions de têtes à 1000 !
Un colonel de l’armée disait : «  Tuez tous les bisons que vous pourrez. Chaque bison mort est un Indien qui s’en va . »

Avril 1867, le général Hancock brûla tout un village déserté par les Amérindiens. Les représailles indiennes furent terribles.

27 novembre 1868, le Général Custer attaque un camp et tue femmes et enfants au cœur de l’hiver. Pour ses atrocités Custer sera démis de ses fonctions pendant un an.

1869 : le chemin de fer traverse la plaine et accélère la venue des colons.

25 juin 1876, bataille de « Little Big Horn », 10 000 à 12 000 indiens dont 3000 à 4000 guerriers écrasèrent l’armée du Général Custer. Custer et 200 de ses hommes furent tués, ils subirent l’assaut de 2500 guerriers.
Les Amérindiens se séparèrent après la bataille car il n’y avait pas assez de nourriture sur une si petite surface et aussi parce qu’ils furent pourchassés par l’armée américaine pour venger le chute de Custer.

1883 : guerre entre les Blancs et les Paiutes. Cette guerre fut déclenchée par les fermiers en accusant sans preuve les Paiutes, une tribu paisible de pêcheurs. L’armée venait pour combattre les Paiutes, et au passage elle achetait ce que vendait les fermiers qui pouvaient s’enrichir.

29 décembre 1890 : fin de la résistance armée après le massacre de 300 Amérindiens Lakotas au camp de Big foot (chef indien pendant les années 1870) à Wouned Knee, dans le Dakota du Sud.

Les indiens dans le monde moderne.
Jusqu’en 1900, le gouvernement américain voulait détruire toutes les tribus. Après 1900, ils les ont intégré dans le melting pot. Mais les indiens n’ont pas compris quel gain il pouvait obtenir de nos coutumes.
Les indiens ont participé à toutes les guerres américaines. 12 000 volontaires se sont engagés dans la première guerre mondiale, 25 000 pendant la seconde, entre 10 000 et 15 000 en Corée, 42 500 au Vietnam et 3000 dans l’opération « Tempête du désert ». Les vétérans de ces guerres sont honorés par leurs tribus.
Les Choctaws ont eu un rôle particulier lors de la première guerre mondiale, leur langage était utilisé pour transmettre les messages car les cryptographes allemands étaient incapables de le déchiffrer.

Jusqu’en 1900, le gouvernement américain voulait détruire toutes les tribus. Après 1900, ils les ont intégré dans le melting pot. Mais les indiens n’ont pas compris quel gain il pouvait obtenir de nos coutumes.Les indiens ont participé à toutes les guerres américaines. 12 000 volontaires se sont engagés dans la première guerre mondiale, 25 000 pendant la seconde, entre 10 000 et 15 000 en Corée, 42 500 au Vietnam et 3000 dans l’opération « Tempête du désert ». Les vétérans de ces guerres sont honorés par leurs tribus.Les Choctaws ont eu un rôle particulier lors de la première guerre mondiale, leur langage était utilisé pour transmettre les messages car les cryptographes allemands étaient incapables de le déchiffrer.

Dans les années 1960 et 1970, en réplique à une politique fédérale depuis longtemps oppressive, le mouvement du « pouvoir rouge » déferla sur les villes et les réserves où vivaient les autochtones. Ses militants dénonçaient les conditions de vie des Indiens, désignés comme les plus pauvres, les moins instruits, les plus faibles, les moins nourris et les plus sujets aux maladies de tous les Américains.

20 novembre 1969, des membres du mouvement Indians of All Tribes, occupèrent l’île d’Alcatraz, prison fédérale désaffectée de la baie de San Fransisco. Ils en revendiquèrent la possession au nom d’un traîté de 1868 avec les Sioux qui accordait aux Indiens les surplus de territoire fédéral. Ils finirent par être expulsés.

En 1978, plus de 200 Indiens accomplirent en 7 mois une marche de 4800 km, d’Alcatraz à Washington, pour protester contre la tentative d’exploitation des terres tribales par les Affaires indiennes.

En 1986, la province du Québec décida de construire un complexe hydroélectrique sur la Great Whale River, dans le cadre d’un plan de retenue et de détournement des principaux fleuves qui se jetaient dans les baies James et Hudson. Les Crees s’opposèrent farouchement à ce projet et dépensèrent 8 millions de dollars pour le faire échouer.

En décembre 1990, pour le centenaire du massacre de Wounded Knee, des cavaliers Lakotas ont refait la chevauchée de 240 km qu’avaient effectuée leurs ancêtres pourchassés par l’armée américaine.

En 1990, on comptait 1 959 234 autochtones aux Etats Unis.

Pour terminer sur ce thème, voici un extrait d’un article de Wilma Mankiller écrit en 1991 et publié dans la revue Native Peoples :
«  Sans aucun doute, je crois que les anciennes cultures tribales ont de grandes leçons à donner au reste du monde concernant l’interdépendance de tous les êtres vivants et le simple fait que notre existence même dépend du monde naturel que nous sommes en train de détruire rapidement. La plupart des sociétés non tribales ont une vision du monde hiérarchisée, fragmentée. Elles semblent ne pas comprendre, ou ignorer, l’impact de leurs décisions sur tout ce qui les entoure. »

L’hommage que je voulais rendre aux Amérindiens est presque terminé. Il me semble important de relater ces histoires car les Amérindiens furent les derniers peuples héritiers des anciennes cultures à être écrasés par notre jeune culture arrogante et destructrice. Je pense que nous avons tous perdu une occasion de nous transformer dans le bon sens en étant à leur contact. Au lieu de les écouter, nous les avons massacré. La révolution sociétale qui va s’imposer à nos civilisations doit s’inspirer de leur civilisation si nous voulons que nos arrières petits enfants voient le jour dans un monde où le sens de la vie sera respecté.
Je m’interroge souvent en me disant « Qu’est qu’auraient pu faire les Amérindiens pour éviter le massacre ? », cette question je me la pose aussi pour les Tibétains qui ont subi un sort similaire.
En fait je crois qu’ils auraient du adopter nos méthodes plus rapidement en particulier pour l’aspect militaire, mais cela aurait nécessité qu’ils adoptent une structure plus lourde, plus centralisée, plus hiérarchisée et finalement plus destructrice pour son environnement. Ceci veut peut être dire qu’il n’y a pas d’espoir. Les jeunes cultures obligeront les anciennes cultures à se transformer en jeune culture pour ne pas finir esclave ou massacrée.

Cependant qu’avions nous à apprendre des anciennes cultures pour construire une société meilleur ?
Il est certain qu’on ne peut pas revenir au mode de vie exact de ces peuples pour la simple raison que nous sommes 6 milliards d’humains sur la planète et que ce mode de vie serait probablement adapté à 200 millions d’habitants. Il faut donc adapter le mode de vie des Amérindiens à cette remarque de taille.

Nous devons coopérer avec la nature et non la dominer.
Ces peuples dépendaient uniquement de la lumière solaire récente, par l’intermédiaire de l’agriculture, de la cueillette et des animaux consommés.
Nous devons respecter toutes les formes de vies et s’interdire les mises à mort inutiles.
Nous aurions du apprendre de toutes ces tribus que la dispersion est une force pour résister à une invasion ou à une raréfaction de l’énergie et de la nourriture. La décentralisation des sources d’énergie est de ce point de vue salutaire quand viendra le jour où les énergies fossiles se tariront.
Il faut construire une société où les anciens restent utiles tout en ménageant leur santé.
Une société équilibrée est une société égalitaire avec une légère dominance matriarcale. Macho s’abstenir !

Eric Souffleux

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Dernière mise à jour : 6 février 2006
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Les amérindiens

D'où viennent-ils ?

Les indiens étaient à l'origine des peuples d'Asie qui ont franchi le détroit de Bering vers -40 000 à -10 000 ans avant notre ère. Deux hypothèses sont possibles : soit ils étaient des pêcheurs côtiers qui ont pu naviguer pour franchir ce détroit, soit la glaciation qui s'est terminée il y a 10 000 ans (quand a-t-elle commencé ?) a permis la franchissement du détroit à pied.

Si on est pas certain de dater précisément l'arrivée de l'homme en Amérique, on est sûr qu'il y avait une société organisée en Amérique centrale il y a 11000 ans.

Pourquoi les a-t-on appelés indiens ?

En fait, il s'agit d'une erreur de Christophe Colomb qui a cru débarquer en Inde en 1492. Par la suite les habitants originels du nouveau monde ont été appelés : first nation, native people et amérindiens.

Les amérindiens habitaient un vaste territoire au climat varié. 

Au Nord Est, au nord des grands lacs, le climat trop froid ne permet pas l'agriculture. Les tribus de cette région sont des nomades qui vivent de la pêche et de la cueillette.

Au Nord Est, au sud des grands lacs, le climat devient plus tempéré et permet une agriculture simple.

Au Sud Est, les indiens sont des agriculteurs sédentaires, ils arrivent à récolter deux récoltes de maïs. Le climat est très propice à cette sédentarité.

Au centre du continent Nord Américain, une vaste pleine saignée par le Mississipi regorge de millions de bisons. Le bison est la base de l'économie des indiens des plaines.

Au Sud Ouest, un climat plus sec et plus chaud contraint les tribus locales à une agriculture pauvre.

Le mode de vie des tribus indiennes est étroitement lié au climat des zones qu'ils habitent. Les premiers indiens que rencontrèrent les explorateurs européens étaient des nomades. Comme ces tribus n'occupaient pas leur territoire en permanence les européens ont pensé que le territoire était vierge de toute civilisation et qu'il n'y avait qu'à se servir.

On trouve ici le choc des civilisations nomades et sédentaires ou le travail est un besoin pour les premières et une valeur pour les secondes.

En 1830, les indiens de l'Est ont commencé à être déportés à l'Ouest pour faciliter l'implantation des colonisateurs européens. Certaines pistes porteront le nom de piste des larmes. De nombreuses guerres inter indiennes eurent lieu suite à ces déportations.

Pour les indiens du centre, leur sort est étroitement lié au bison et au chemin de fer qui poursuit sa progression tout au long du 19ème siècle. Des chasseurs comme Buffalo Bill tuent les bisons pour nourrir les ouvriers du chemin de fer. On organise même des voyages en train pour tuer le bison. Le nombre des bisons chute vertigineusement : en 1800, on en comptait 75 millions, en 1890, il en restait à peine 800 ! Privés de nourriture, les indiens sont décimés.

Les indiens ont été décimés par les écoles et par les maladies. Il reste cependant 2 200 000 indiens aujourd'hui qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres. 


Au cours de mes recherches pour écrire ce site, j’ai souvent rencontré des auteurs qui décrivaient le mode de vie des Indiens comme un exemple à suivre pour vivre d’une façon durable.
Le choc entre les Blancs et les Amérindiens a été terrible pour les autochtones. J’éprouve une immense compassion pour ce peuple qui a été massacré par les plus ignobles méthodes.
Il est temps de lui rendre un hommage digne de la grandeur de son mode de vie. Nous ne reviendrons pas au mode de vie des Amérindiens avant un bon bout de temps, mais nous devrions nous en inspirer pour construire un monde meilleur.

La philosophie des amérindiens :
Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.
Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.
La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.
L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.
La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Les indiens se considèrent comme faisant partie intégrante de la nature. Ils ne sont pas maître de la nature.Dans le système indien, toute forme de vie mérite le respect.La Terre, pour l’Indien, est un être vivant, la mère de toute créature.L’individualisme est une source de honte plutôt que de gloire.La générosité est le seul moyen d’obtenir un statut social élevé.

Un conteur de tribu indienne Cree dit un jour : « Selon nos traditions, et ce, depuis l’aube de la création, chaque matin, lorsque le soleil se lève, notre Créateur nous assigne à tous quatre tâches à accomplir durant la journée. Premièrement, nous devons apprendre au moins une chose importante aujourd’hui. Deuxièmement, nous devons enseigner au moins une chose importante à quelqu’un d’autre. Troisièmement, nous devons accomplir un bienfait vis-à-vis de quelqu’un, sans que cette personne se doute de quoi que soit. Et, quatrièmement, nous devons traiter chaque entité vivante avec respect. Ainsi, tous ces bienfaits se répandent sur la Terre. »

La vie quotidienne des Amérindiens :
Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.
Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.
L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.
Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Ils connaissaient les greffes des plantes, en particulier du maïs qu’ils consommaient beaucoup dans le sud. Le repas habituel des Amérindiens était constitué de maïs, de haricots et de courges. Les protéines étaient apportées par la chasse. Dans les plaines ils chassaient le bison, sur le littoral ils chassaient la baleine ou le phoque pour leur graisse, les rivières apportaient le poisson et dans le sud-est les Amérindiens élevaient l’oie et le dindon. L’ours était chassé pour sa graisse et les Amérindiens éprouvaient un profond respect à l’égard de cet animal qui à l’image de l’homme est le seul animal à n’avoir pas de Maître. Les indiens mangent le gibier sans laisser de reste. Ils font des petits trous pour déterrer les racines.Ils avaient découvert l’imperméabilisation des toiles grâce à la sève de l’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils utilisaient du bois mort pour fabriquer leurs outils et leurs tentes.L’espérance de vie des peuples pratiquants la chasse et la cueillette était plus grandes que les peuples agricoles jusqu’en 1900. Après la tendance s’inversa légèrement essentiellement à cause des progrès de l’hygiène et de la médecine.Avant que le cheval arrive, les Amérindiens avaient apprivoisé les chiens qui tiraient les travois lors des déplacements de la tribu. Au cours du XVIIème siècle, les Amérindiens des plaines apprivoisent le cheval. Le cheval encouragea la mobilité, la chasse et la guerre. Les premiers chevaux étaient échappés des camps espagnols et ont été capturés par les Comanches.

Les Kayapo sont des indigènes qui vivent dans les forêts pluviales du nord du Brésil depuis au moins 2000 ans.
Ils commencent par créer ce que l’on appelle des « champs circulaires ». Après avoir choisi un endroit précis de la forêts, ils abattent les arbres d’une zone de trois à dix mètres de diamètre, délimitant ainsi un espace recouvert d’arbres abattus dont les cimes tournées vers l’extérieur font penser à une roue de chariot.
La première année, ils plantent, entre les arbres abattus, des légumes et des tubercules comme le manioc, la pomme de terre et la patate douce. Ces plantations stabilisent le sol et permettent d’y fixer l’azote et d’autres nutriments. A la fin de la saison de pousse, les Kayapo brûlent les arbres, répartissant les cendres sur le sol afin de le fertiliser. Ce procédé n’affecte pas les tubercules qui sont alors arrachés, consommés ou conservés.
Au cours de la seconde année, des plantes comestibles sont semées en cercles concentriques, à partir du centre de la clairière vers la forêt environnante. Les plantes nécessitant la plus grande quantité de soleil, telles les patates douces, sont plantées au centre. Celles appréciant davantage la pénombre, comme le maïs, le riz, le manioc, les haricots, la papaye, la banane et le coton sont, quant à elles, plantées en cercles s’éloignant progressivement du centre. Les plantes nécessitant le moins de soleil sont semées à la périphérie de la zone de culture circulaire.
Pendant une durée de deux à cinq ans, ce champ est ainsi cultivé et, chaque année, un nouveau champ est préparé. Finalement, aux environs de la septième année, le premier champ est abandonné afin que les forêts puissent se réensemencer et que de nouveaux arbres puissent recommencer à pousser dans le sol toujours fertile. De nombreuses cultures continuent à pousser à l’état sauvage - particulièrement les pommes de terre et les patates douces – et sont récoltées pendant des années, au fur et à mesure que la nature reprend ses droits. Pendant dix ou vingt ans, des baies sauvages, des plantes médicinales et de petits arbres fruitiers prolifèrent, fournissant une nouvelle et différente source de nourriture. Poussent également des tas de buissons et de broussailles abritant le petit gibier que les Kayapo chassent pour équilibrer leur nourriture. En vingt ans, cette zone est, à nouveau recouverte d’une forêt pluviale. (page 194-195)

La communication et l’éducation des Amérindiens :
Les enfants étaient éduqués sans contraintes, ils s’auto éduquaient.
Les Shoshones ont éliminé le mot « guerre » de leur langue, ils étaient un peuple pacifique.
Chez les Amérindiens, l’écriture n’existait pas mais ils avaient une tradition orale forte. Les anciens représentaient la mémoire de la tribu. Ils étaient vitaux à la survie du clan car ils connaissaient les plantes médicinales, les coutumes ancestrales et les lieux où pouvaient se trouver le gibier et les points d’eau.

Le pouvoir de la tribu :
Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.
La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.
Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.
Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

Il n’y avait pas de pouvoir héréditaire, ni de pouvoir permanent. C’était avant tout un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait pas la confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même. Les responsabilités n’étaient ni souhaitées ni sollicitées, mais plutôt « infligées » aux plus compétents par le reste de la tribu.La société indienne était égalitaire, le chef devait avoir la confiance du clan.Lors d’une décision prise en assemblée chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision.Les Iroquois ont inspiré la constitution des Etats-Unis, ils avaient séparé les pouvoirs et leur système politique était basé sur la coopération. Les chefs Iroquois étaient élus et démis de leur fonction par les femmes de la tribu. Toutes décisions « d’importance » comme faire la guerre à son voisin, modifier les frontières du territoire ou migrer vers un autre endroit devaient être discutées au préalable par l’ensemble des membres du clan. Chacun avait une responsabilité et un avis dont il fallait tenir compte.

La guerre selon les Amérindiens :
Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.
Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.
Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait. La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. Il fallait toucher l’ennemi avec l’extrémité de son bâton à bout rond. Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Les morts étaient rares.Le principal objectif des guerres inter indiennes consistait à enlever le chef du clan adverse. Quand les chevaux ont été introduits par les colons, le vol des chevaux de la tribu ennemi voisine constitua le principal objectif des incursions guerrières.Contrairement aux colons, les Amérindiens épargnaient la vie des vaincus. Ils étaient horrifiés par l’attitude des Européens qui tuaient tout le monde, c’était aberrant, illogique et incompréhensible.

Quelle était la richesse des Amérindiens ?
Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.
Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Leur principale richesse était la sécurité. Quand un membre du clan avait une difficulté il savait qu’il pouvait compter sur toute l’attention du clan.Leur autre grande richesse était le contact avec le sacré. Cela provenait de leur façon de voir le monde, ils faisaient partie de la nature et pour eux chaque vie qu’ils rencontraient était une manifestation sacrée qui méritaient le plus grand respect.

Pourquoi les Amérindiens ont-ils mieux résisté aux Européens que les grandes civilisations du sud ?
Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.
Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! 
Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Les sociétés sud américaines royales s’effondrèrent dès l’instant qu’elles furent décapitées. Leur structure centralisée et hiérarchisée les rendaient sensibles aux envahisseurs européens. La structure Amérindienne était éclatée et mobile. La multitude de chef faisait qu’aucun traité ne pouvait être signé au nom de tous et ceci retarda l’invasion des colons.Le massacre des amérindiens fut malgré tout gigantesque. En 1492, on comptait 10 millions d’Amérindiens, en 1890 ils étaient 150 000 ! Les principaux responsables de ce massacre ont été la variole, la grippe, le choléra et la rougeole, maladies auxquelles les autochtones n’ont pas résisté. Certaines tribus furent balayées en quelques semaines. Plus tard la disparition de la nourriture par la faute des Blancs causa la chute de nombreuses tribus.

Qu’est-ce qui choquait le plus les Amérindiens ?
Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

Les blancs retournent le sol, abattent les arbres et massacrent tout. Ils tuent les bisons pour de l’argent et ne mangent que la langue. Le gaspillage de la nourriture était quelque chose qui les choquait vraiment.

« Vous me demandez de labourer la terre. Dois-je prendre un couteau et déchirer les entrailles de ma mère ? Alors elle refusera de m’accueillir dans son sein et ne me permettra pas d’y reposer quand je mourrai. Vous me demandez de déterrer les pierres. Dois-je creuser sous sa peau pour y chercher des os ? Alors, quand je mourrai, je ne pourrai pas entrer dans son corps pour y renaître. Vous me demandez de couper l’herbe et d’en faire du foin, de le vendre et de m’enrichir comme les Blancs. Mais comment oserais-je couper la chevelure de ma mère ? » Smohalla, chef des Shapatin, 1890

Sur le thème de l’agriculture voici ce que raconte Wes Jackson, un agriculteur américain original qui veut transformer la plaine américaine naturelle en un immense grenier à nourriture sans labours, sans engrais et sans pesticides.
Wes Jackson remet en question l’agriculture telle que nous la connaissons, qui n&eac

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