Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 21:24
27 août 2006 - 12:08
 

Arrestation d'un journaliste du National Geographic au SoudanAjouter cet article dans swissinfo à la carte

 
MASSACRES ISLAMIQUES DE CHIOS  

KHARTOUM - Un journaliste du magazine américain National Geographic a été arrêté au Soudan. Les autorités de Khartoum accusent le reporter, deux fois lauréat du prix Pulitzer, d'espionnage.

Paul Salopek, également correspondant du quotidien américain Chicago Tribune, était en reportage pour le National Geographic au Darfour, région en proie à une guerre civile. Il a été arrêté en compagnie de son chauffeur et de son interprète, tous deux de nationalité tchadienne, a précisé la revue dans un communiqué.

Samedi, Paul Salopek, 44 ans, a été inculpé par le tribunal de El Fashir, dans le nord du Darfour, pour espionnage, diffusion de fausses informations et entrée au Soudan sans visa, a-t-elle ajouté.

"Le magazine National Geographic proteste avec vigueur contre ces accusations et appelle le Soudan à le libérer immédiatement ainsi que les deux Tchadiens qui l'accompagnaient", indique le communiqué.

Salopek "n'a pas d'autre projet que d'informer honnêtement et fidèlement de ce qui se passe dans la région. C'est un journaliste de réputation mondiale qui a une connaissance profonde et un respect pour le continent africain et ses peuples", écrit le rédacteur en chef du National Geographic editor, Chris Johns.

Le procès des trois hommes doit se tenir le 10 septembre, selon la revue américaine.

Depuis début 2003, les combats et la crise humanitaire ont provoqué la mort d'entre 180.000 et 300.000 personnes au Darfour. Au moins 2,4 millions de personnes ont été déplacées dans cette région de sept millions d'habitants.

 

SDA-ATS


  Imprimer cet article

  Envoyer cet article


 

27 août 2006 - 12:08
ça remerde au Kosovo
 

Au moins neuf blessés dans une explosion dans le nord du Kosovo

 

BOSNIE   BRIGADE ISLAMIQUE 

 
 

PRISTINA - Une grenade a explosé samedi dans la partie serbe de Mitrovica, une ville ethniquement divisée du nord du Kosovo. Au moins neuf personnes, dont deux ressortissants étrangers, ont été blessées, a-t-on appris de source médicale.

Un membre de la police internationale, une ressortissante des Pays-Bas et sept Serbes ont été blessés quand un inconnu a lancé une grenade dans un café du nord de Mitrovica, a indiqué un médecin.

Le café est situé près du pont sur l'Ibar, la rivière qui divise le Nord serbe du Sud albanais de la ville de Mitrovica où la tension ethnique reste vive sept ans après la fin du conflit au Kosovo.

La police a arrêté une personne soupçonnée d'avoir commis cette attaque. Selon une source de la Mission de l'ONU au Kosovo, il s'agirait d'un jeune Kosovar albanais âgé de 16 ans.

Après l'explosion, plusieurs centaines de Serbes se sont rassemblés devant le pont pour protester contre cette attaque et s'en sont pris à un groupe de Kosovars albanais, en blessant deux. Les polices locale et internationale ont renforcé leurs dispositifs de sécurité.

A Belgrade, le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a mis en cause les "terroristes albanais et la communauté internationale qui les soutient et les encourage jour après jour activement ou passivement", dans un communiqué diffusé par l'agence de presse Beta.

Le Kosovo, province du sud de la Serbie, est administré par l'ONU et l'Otan depuis la fin du conflit (1998-1999) entre les forces serbes et les séparatistes albanais.

Des négociations sont actuellement en cours pour définir avant la fin de l'année un nouveau statut du Kosovo. Les Albanais, majoritaires à plus de 90%, réclament l'indépendance, ce que Belgrade refuse.

27 août 2006 - 12:08
 

Mitrovica, une ville ethniquement divisée du nord du Kosovo.

Au moins neuf personnes, dont deux ressortissants étrangers, ont été blessées, a-t-on appris de source médicale.

Un membre de la police internationale, une ressortissante des Pays-Bas et sept Serbes ont été blessés quand un inconnu a lancé une grenade dans un café du nord de Mitrovica, a indiqué un médecin.

Le café est situé près du pont sur l'Ibar, la rivière qui divise le Nord serbe du Sud albanais de la ville de Mitrovica où la tension ethnique reste vive sept ans après la fin du conflit au Kosovo.

La police a arrêté une personne soupçonnée d'avoir commis cette attaque. Selon une source de la Mission de l'ONU au Kosovo, il s'agirait d'un jeune Kosovar albanais âgé de 16 ans.

Après l'explosion, plusieurs centaines de Serbes se sont rassemblés devant le pont pour protester contre cette attaque et s'en sont pris à un groupe de Kosovars albanais, en blessant deux. Les polices locale et internationale ont renforcé leurs dispositifs de sécurité.

A Belgrade, le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, a mis en cause les "terroristes albanais et la communauté internationale qui les soutient et les encourage jour après jour activement ou passivement", dans un communiqué diffusé par l'agence de presse Beta.

Le Kosovo, province du sud de la Serbie, est administré par l'ONU et l'Otan depuis la fin du conflit (1998-1999) entre les forces serbes et les séparatistes albanais.

Des négociations sont actuellement en cours pour définir avant la fin de l'année un nouveau statut du Kosovo. Les Albanais, majoritaires à plus de 90%, réclament l'indépendance, ce que Belgrade refuse.

 

27 août 2006 - 18:11
 

Journalistes de Fox News contraints de se convertir puis libérés

 
27 août 2006 - 18:11
 

Journalistes de Fox News contraints de se convertir puis libérés

 

GAZA - Des activistes palestiniens ont relâché les deux journalistes de la chaîne américaine Fox News après les avoir contraints à se convertir à l'islam. Les deux hommes avaient été enlevés il y a deux semaines dans la ville de Gaza.

Le journaliste américain Steve Centanni et son cameraman néo-zélandais Olaf Wiig ont été relâchés devant un hôtel du front de mer à Gaza, éprouvés mais en bonne santé. Ils ont ensuite rencontré le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh, avant de se rendre en Israël.

Une vidéo diffusée plus tôt dans la journée montrait les deux hommes assis en tailleur, prononçant la sourate traditionnelle du Coran sur la conversion à l'islam. "J'ai changé mon nom en Khaled. J'ai embrassé l'islam et prononce le nom d'Allah", déclarait ainsi M. Centanni.

Celui-ci a toutefois raconté qu'ils avaient été forcés par leurs ravisseurs, sous la menace des armes, de se convertir. "J'ai le plus grand respect pour l'islam mais c'était quelque chose que nous devions faire parce qu'ils avaient les armes, et que nous n'avions pas la moindre idée de ce qui se passait".

Le rapt, intervenu le 14 août, avait été revendiqué par un groupe jusqu'alors inconnu, les Brigades du Jihad saint, qui exigeait la libération de tous les musulmans détenus aux Etats-Unis. Washington et la Nouvelle Zélande avaient toutefois rejeté ces conditions et l'ultimatum fixé par les ravisseurs avait expiré samedi à la mi-journée.

Le groupe avait joint à son communiqué un enregistrement vidéo montrant les deux journalistes. Le style des ravisseurs rappelle celui d'Al-Qaïda. M. Haniyeh a toutefois démenti tout lien entre le réseau terroriste d'Oussama Ben Laden et les ravisseurs.

Lors d'une conférence de presse, les deux journalistes ont souhaité que leur enlèvement ne dissuaderait pas leurs collègues étrangers de travailler dans la bande de Gaza. "Ce serait (sinon) une grande tragédie" pour la population palestinienne, a dit Olaf Wiig.

27 août 2006 - 18:11
 

 J'ai embrassé l'islam et prononce le nom d'Allah", déclarait ainsi M. Centanni.

Celui-ci a toutefois raconté qu'ils avaient été forcés par leurs ravisseurs, sous la menace des armes, de se convertir.

 "J'ai le plus grand respect pour l'islam mais c'était quelque chose que nous devions faire parce qu'ils avaient les armes,

et que nous n'avions pas la moindre idée de ce qui se passait".

Le rapt, intervenu le 14 août, avait été revendiqué par un groupe jusqu'alors inconnu, les Brigades du Jihad saint, qui exigeait la libération de tous les musulmans détenus aux Etats-Unis.

Washington et la Nouvelle Zélande avaient toutefois rejeté ces conditions et l'ultimatum fixé par les ravisseurs avait expiré samedi à la mi-journée.

 

 
 
28 août 2006 - 05:11
 

Le Pakistan en alerte après la mort d'un chef rebelle

 ISLAMABAD - Les forces de sécurité pakistanaises étaient placées en état d'alerte lundi. Elles craignent de nouveaux incidents dans la province instable du Baloutchistan, trois jours après la mort d'un important chef rebelle tribal.

Un couvre feu a été imposé dans la capitale provinciale Quetta où des soldats ont été déployés pour parer à de nouveaux troubles.
 
Une personne été tuée dimanche lors d'échauffourées avec la police et plusieurs centaines d'autres ont été arrêtées au Baloutchistan, la plus pauvre et la moins peuplée des quatre provinces pakistanaises en proie à une rébellion.
 
28 août 2006 - 05:11
 
SDA-ATS
28 août 2006 - 05:11
 
  
http://www.swissinfo.org/fre/international/agences/detail/Le_Pakistan_en_alerte_apres_la_mort_d_un_chef_rebelle.html?siteSect=143&sid=7010424&cKey=1156734681000
Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 21:15

La criminalisation des «déclinologues», nouvelle illusion du progrès

Par Pierre-André Taguieff ( Philosophe, politologue et historien des idées, directeur de recherche au CNRS).
 Publié le 03 juillet 2006
Actualisé le 03 juillet 2006 : 08h49

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»
 
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.
 
Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».
 
La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»
 
Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.
 
Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.
 
Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.
 
«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.
 
 
Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.
 
(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 
 

 

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»

 
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.
 
Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».
 
La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»
 
Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.
 
Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.
 
Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.
 
«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.
 
 
Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.
 
(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 
 

 

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»

 
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.
 
Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».
 
La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»
 
Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.
 
Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.
 
Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.
 
«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.
 
 
Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.
 
(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 
 

 

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»

 
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.
 
Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».
 
La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»
 
Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.
 
Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.
 
Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.
 
«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.
 
 
Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.
 
(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 
 

 

La France n'aime toujours pas se regarder en face. Surtout la France d'en haut. Les belles âmes d'aujourd'hui, qu'elles se disent de gauche ou de droite, s'indignent qu'on puisse parler de «déclin» ou de «décadence». Il n'est pas jusqu'au mot «crise» qui ne semble blesser leurs tympans vertueux. Certains même s'affolent à entendre les «déclinistes» ou «déclinologues», s'exaspèrent devant l'audience qu'ils trouvent, et, sortant leur revolver, visent à liquider l'ennemi par l'inusable insulte : «Réactionnaires !»

 
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct est porté par une nouvelle flambée de foi progressiste. Un progressisme hâtivement réchauffé, et tout velléitaire. Ses tenants font comme si la première des vertus civiques était de professer publiquement un optimisme sans réserves et de «faire partager» cette bonne disposition. Les citoyens dignes de ce nom devraient accepter avec enthousiasme cette nouvelle obligation politique et morale : l'obligation d'optimisme. Il faudrait donc, une fois de plus, rêver l'avenir radieux.
 
Ce droit de rêver «positif» tend à se transformer en un droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un hégélien patenté, de faire un simple constat quant au contexte international : l'histoire universelle ne passe plus par la France ni même par l'Europe. Ce qui n'implique pas une disparition de l'attachement national, renforcé au contraire par les réactions face à la mondialisation perçue comme menace. Face aux nouveaux grands enjeux mondiaux, l'influence de la France n'a cessé de décroître, comme celle d'une Europe entravée dans sa construction, assoupie dans son bien-être pourtant menacé, aveugle aux effets à moyen et long terme de son vieillissement. Et, malgré l'optimisme officiel des politiques et des intellectuels (à quelques exceptions près), les experts analysent la conjoncture en termes de «crise» : crises de l'autorité, de la natalité, de la famille, de l'école, de la transmission, des banlieues, du lien social, de l'État-nation, de l'État providence, du «modèle républicain», de la construction européenne, de la représentation (politique), de l'art contemporain, des ressources naturelles, de l'environnement, etc. Si l'on peut interpréter une crise comme un indice de renouvellement ou de métamorphose de l'ancien, voire le signe d'une rupture salvatrice, la tentation est grande aujourd'hui de lire dans le faisceau des crises reconnues l'annonce d'un processus de «chute» initié par des «pertes» ou des «décompositions».
 
La question devient : comment peut-on ne pas être «décliniste» ? Comment échapper aux mauvais rêves, voire aux cauchemars d'avenir ? Les citoyens lucides ont de bonnes raisons d'être «déclinistes» ou «décadentistes», quelles que puissent être les modalités de leur diagnostic. Comment dès lors ne pas trouver comique, chez les pourfendeurs des «déclinologues», le mariage d'une fierté arrogante et d'un optimisme forcé, dont le rejeton est une autosatisfaction d'héritier ignorant qu'il est ruiné ou en passe de l'être ? On est en droit de s'interroger sur les raisons de cet aveuglement à demi volontaire. Une remarque de Leszek Kolakowski fournit l'esquisse d'une réponse : «L'aveuglement est un élément nécessaire de l'existence, tant pour les individus que pour les nations. Il procure, à tous, la sécurité morale.»
 
Les porte-voix de l'«anti-déclinisme» s'accordent sur une affirmation douteuse faite pour rassurer et une promesse non crédible faite pour forcer l'espoir, que résume un slogan : «Tout va bien, et tout ira mieux encore demain.» Condensé de «religion du progrès». Des tâches militantes en résultent : faire taire les «grincheux» qui ne voient que le côté négatif de la mondialisation supposée salvatrice, fustiger les «sceptiques» qui refusent d'adhérer à la vision enchantée du présent et du futur, moquer les «conservateurs» frappés de la plus terrible des maladies modernes de l'âme : la «crainte du changement». Et bien sûr fusiller symboliquement, faute de mieux, les «pessimistes», soit les nouveaux «salauds» au sens sartrien (révisé), incarnés par les disciples de Schopenhauer ou de Cioran, lesquels sont trop radicalement pessimistes pour formuler un diagnostic de déclin ou de décadence, qui présuppose un âge d'or auquel ils ne croient pas.
 
Clarifions rapidement. Le déclin n'est pas la décadence. La crainte de l'avenir n'a pas pour conclusion logique un diagnostic de déclin ou une vision de la décadence. Elle peut justifier une crispation sur le présent, quelque chose comme un présentisme hargneux, un chauvinisme du présent : vouloir conserver à tout prix ce qui semble s'envoler. Un «décliniste» n'est pas nécessairement pessimiste : il peut n'être qu'un progressiste provisoirement déçu, ou un optimiste traversant une phase dépressive. Les illusions du progrès n'ont rien à envier aux illusions du déclin, ce qui n'empêche nullement de pouvoir évaluer, selon des critères explicites, le progrès et le déclin. Mais l'idée d'un progrès inéluctable est aussi douteuse que celle d'une décadence inévitable. Le sentiment ou le constat d'une crise ne doit pas être confondu avec un diagnostic de déclin. Encore moins avec une théorie de la décadence, qui présuppose une conception générale de l'Histoire.
 
Dans la France politico-intellectuelle d'aujourd'hui, juger qu'il y a déclin n'est plus une opinion : c'est un crime. Le «déclinisme» : voilà l'ennemi. C'est ainsi que pensent les derniers «progressistes», qui sont loin d'être minoritaires. Et c'est ainsi qu'ils protègent leurs convictions idéologiques, leur confort intellectuel et moral ou, s'ils sont des professionnels de la politique, leurs privilèges, tant il est vrai que l'offre d'optimisme fait partie du bagage de tout démagogue avisé. S'ils ont la bien-pensance pour eux, prenant la paille des mots («L'avenir ! Le progrès !») pour le grain des choses, ils se montrent aveugles à la dure réalité, parce qu'elle ne va pas dans le sens souhaité. Ils n'ont pas la lucidité, certes peu rassurante, des «déclinologues» et des «crisologues», ni le courage de dire le vrai lorsqu'il risque d'attrister.
 
«Nous traversons une basse époque», osait affirmer Cornelius Castoriadis il y a une vingtaine d'années. Soutenir une telle thèse, est-ce «réactionnaire» ? À une époque où le pire ne cesse d'advenir, où la catastrophe se confond avec le réel, le «catastrophisme éclairé» (1) est un meilleur guide que le progressisme aveugle. Les prophètes du pire, dans certaines situations, sont peut-être les véritables maîtres de sagesse.
 
 
Dernier livre paru : La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005.
 
(1) Jean-Pierre Dupuy, Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain, Paris, Le Seuil, 2002.
 
 

 

 

 

  •  
Étranges réactions d'indignation qui suggèrent que le politiquement correct n droit au rêve mélioriste : naissance d'un nouveau droit de l'homme. C'est oublier que la politique fondée sur l'aspiration au bonheur et à un «monde meilleur» a déjà fait l'objet d'une expérimentation historique au XXe siècle : l'utopie communiste a été réalisée, au prix d'un terrible coût humain. À une époque d'hypermnésie concernant le nazisme, le régime de Vichy, l'esclavage moderne ou la colonisation, nos «progressistes» sont régulièrement frappés d'amnésie face au totalitarisme communiste. La longue marche illusoire vers «l'Homme nouveau» ne cesse d'être reprise. Mais les passions militantes tournées vers l'avenir ne sont plus monopolisées par la gauche communiste ou communisante. Élites politiques et culturelles de tous bords communient désormais dans le nouveau refrain du «goût de l'avenir», accompagné des signes extérieurs de «dynamisme». Nombreux sont ceux qui s'efforcent d'adapter les «lendemains qui chantent» aux spécificités de l'«entreprise France» («une équipe qui gagne») ou à celles de l'Europe «unie», laquelle fait renaître l'utopie de la paix perpétuelle, avec les attraits additifs de la prospérité garantie et de la puissance retrouvée. Promesses de grandeur mêlées aux promesses de bonheur. Comme si l'on ne pouvait aimer la France sans avoir la folie des grandeurs.
 
Ce jeu de promesses laisse entendre que non seulement la France n'est pas sortie de l'Histoire, mais qu'elle y est vouée aux plus hautes destinées. Il est pourtant loisible à chacun, sans être un h&e

Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 21:12

Le lundi 31 juillet 2006

Agrandir l'image

 

Le Japon a-t-il vendu son âme à l'Amérique ?

Le lundi 31 juillet 2006

Agrandir l'image

«Le Japon est en train de perdre son orgueil et sa dignité. Il est une colonie américaine....», affirme l'auteur du best-seller La Dignité d'une Nation
Photo AFP

 

Le Japon a-t-il vendu son âme à l'Amérique ?

Philippe Agret

Agence France-Presse

Tokyo

«Aujourd'hui les Japonais idolâtrent l'argent. Avant, le fric ne les intéressait pas. Nous sommes en train de perdre notre éthique et notre morale».

La «déclinologie» n'est pas une spécialité uniquement française ou européenne: elle a trouvé un héraut au Japon en la personne d'un mathématicien, Masahiko Fujiwara, qui vient de publier un best-seller déplorant la perte de l'identité nippone et appelant à la restauration des valeurs du «bushido» (le code d'honneur des samouraïs).

Depuis sa sortie en novembre 2005, son essai «Kokka no Hinkaku» (La Dignité d'une Nation) rencontre un succès à la fois phénoménal --l'éditeur en a tiré plus de deux millions de copies et le livre a été numéro un des ventes pendant 11 semaines-- et surprenant, dans un pays peu enclin au débat intellectuel.




Fujiwara, 63 ans, professeur de la vénérable Université de filles d'Ochanomizu à Tokyo, qui a enseigné à Cambridge et au Colorado, y pourfend la modernité sabre au clair.

«Ce que j'essaie de dire, c'est que le plus important est l'identité. Les gens ont l'esprit lobotomisé par l'américanisme. Le monde prend un mauvais chemin. La mondialisation est un désastre. La licence, la liberté, l'égalité, la démocratie, toutes ces valeurs que chérissent les Occidentaux sont toutes aussi désastreuses», affirme-t-il à l'AFP.

«Le Japon est en train de perdre son orgueil et sa dignité. Il est une colonie américaine. Nous sommes le 51e État. Les États-Unis nous ont forcé à abandonner confiance et fierté après 1945. Nous étions si choqués d'avoir été vaincus que nous sommes devenus des béni-oui-oui».

Pour le professeur Fujiwara, depuis l'arrivée des Occidentaux en 1853, le Japon a perdu sa vertu essentielle, le «hinkaku», mot complexe que l'on traduit par «grâce», «raffinement», «dignité»... À ses yeux des «valeurs innées» japonaises, synonymes d'équilibre et de mesure, qui offriraient une alternative au règne de la «logique» occidentale, en particulier américaine.

Paradoxalement, ce mathématicien esthète n'a pas de mots assez durs pour dénoncer le «rationalisme» de l'Occident, source du «chaos du monde».

Il aime à citer le Jésuite Saint François-Xavier qui, après avoir débarqué dans l'Archipel en 1549, saluait avec admiration ces Japonais --«le meilleur des peuples incroyants»-- qui ne méprisaient pas le dénuement, respectaient au contraire les samouraïs pauvres, et dont les critères de moralité étaient très élevés.

Ce qu'il faut rétablir, dit Fujiwara en fustigeant «le fondamentalisme du marché», c'est la compassion envers les faibles dans une société matérialiste où se creuse le fossé entre riches et pauvres.

Comme signes du déclin, il avance la délinquance juvénile en hausse, la multiplication des «freeters» (diplômés qui font des petits boulots à temps perdu, souvent volontairement) et des «NEET» (Not in Education, Employment or Training -- Sans Education, Emploi ni Formation). «Ils ne veulent plus bosser du tout. Avant les Japonais étaient des accros du boulot».

Les principaux responsables, selon lui, sont l'occupant américain et les syndicats d'enseignants de gauche qui ont «détruit l'Education» et imposé une vision «masochiste» de l'Histoire japonaise.

Pour autant, Masahiko Fujiwara se défend d'être nationaliste, et critique l'expansionnisme «égoïste» du Japon impérial entre 1905 et 1945.

Il est aussi opposé aux visites du premier ministre Junichiro Koizumi au sanctuaire shintoïste du Yasukuni, haut lieu spirituel du nationalisme japonais.

«Je suis patriote, pas nationaliste. Les nationalistes sont pervertis parce qu'ils ne s'occupent que du seul intérêt de leur pays. Le patriotisme, c'est l'amour de sa culture, de sa littérature, de son histoire», argue-t-il.

Mais le mathématicien n'a pas que des adeptes: «Je crains que ceux qui veulent ressusciter le nationalisme militariste (...) ne cherchent à exploiter ce livre à leur avantage», s'inquiétait récemment l'économiste Hiroyuki Sakai dans le quotidien de gauche Asahi.


 

 

 

RetourRetour   HautHaut





Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 21:09

August 28, 2006

America's Muslims Aren't as Assimilated as You Think

This item by Geneive Abdo accurately notes the proverbial "circling of the wagons" that has taken place in Muslim communities in America since September 11, 2001, and the consequent revival of interest in Islamic traditions; it is unsurprising, but nonetheless helpful to have documented again the fact that Muslims favor their identity as Muslims over an identity as Americans.

But through the revival of their faith and close examination of their scriptures and tradition, what will Muslims find, other than a sense of belonging? Will they find that their faith has been "hijacked" and "misinterpreted" by the 9/11 hijackers and their ilk, or rather, followed literally? And for many, what will they decide as a consequence, when they already feel more Muslim than American?

From the Washington Post:

If only the Muslims in Europe -- with their hearts focused on the Islamic world and their carry-on liquids poised for destruction in the West -- could behave like the well-educated, secular and Americanizing Muslims in the United States, no one would have to worry.
So runs the comforting media narrative that has developed around the approximately 6 million Muslims in the United States, who are often portrayed as well-assimilated and willing to leave their religion and culture behind in pursuit of American values and lifestyle. But over the past two years, I have traveled the country, visiting mosques, interviewing Muslim leaders and speaking to Muslim youths in universities and Islamic centers from New York to Michigan to California -- and I have encountered a different truth. I found few signs of London-style radicalism among Muslims in the United States. At the same time, the real story of American Muslims is one of accelerating alienation from the mainstream of U.S. life, with Muslims in this country choosing their Islamic identity over their American one.
A new generation of American Muslims -- living in the shadow of the Sept. 11, 2001, attacks -- is becoming more religious. They are more likely to take comfort in their own communities, and less likely to embrace the nation's fabled melting pot of shared values and common culture.
Part of this is linked to the resurgence of Islam over the past several decades, a growth as visible in Western Europe and the United States as it is in Egypt and Morocco. But the Sept. 11 attacks also had the dual effect of making American Muslims feel isolated in their adopted country, while pushing them to rediscover their faith.
From schools to language to religion, American Muslims are becoming a people apart. Young, first-generation American Muslim women -- whose parents were born in Egypt, Pakistan and other Islamic countries -- are wearing head scarves even if their mothers had left them behind; increasing numbers of young Muslims are attending Islamic schools and lectures; Muslim student associations in high schools and at colleges are proliferating; and the role of the mosque has evolved from strictly a place of worship to a center for socializing and for learning Arabic and Urdu as well as the Koran.
The men and women I spoke to -- all mosque-goers, most born in the United States to immigrants -- include students, activists, imams and everyday working Muslims. Almost without exception, they recall feeling under siege after Sept. 11, with FBI agents raiding their mosques and homes, neighbors eyeing them suspiciously and television programs portraying Muslims as the new enemies of the West.
[...]
I spent several days at one of the institute's "mobile madrassas," this one in San Jose, and watched hundreds of young Muslim professionals sit on cushioned folding chairs and listen intently as Yusuf delivered his lecture. "Everywhere I go, I see Muslims," he told them. "Go to the gas station and the airport. Muslims are present in the United States, and that was not true 20 years ago. There are more Muslims living outside the Dar al-Islam [Islamic countries, or literally the House of Islam] than ever. So we have to be strategic in our thinking, because people who are our enemies are strategic in their thinking."

No mention is made of Dar al-Harb -- the "House of War" -- the traditional counterpart to Dar al-Islam, or Dar al-Dawa -- the "House of Invitation," an alternate designation for places where Islam has recently been introduced, and proselytizing is underway.

The "enemies" Yusuf referred to that day were not non-Muslims, but rather those who use Islam as a rationale for violence. For the students at this madrassa and for many Muslims I interviewed, their strategy focuses on public displays of their faith.

Hamza Yusuf is not, however, the bold reformer he's cracked up to be; for example, in the aftermath of 9/11, he said:

"This country is facing a terrible fate" for occupying Muslim lands, Yusuf warned. "The reason for that is that this country stands condemned like Europe stood condemned because of what it did.
"And lest people forget that Europe suffered two world wars after conquering the Muslim lands, Europe's countries were devastated, they were completely destroyed," he added. "Their young people were killed."

The article continues:

Being ambassadors of Islam is daring behavior when you consider that American Muslims live in a country where so many people are ignorant of -- if not hostile to -- their faith.

In a Gallup poll this year, when U.S. respondents were asked what they admire about the Muslim world, the most common response was "nothing" (33 percent); the second most common was "I don't know" (22 percent).

Despite contemporary public opinion -- or perhaps because of it -- Muslim Americans consider Islam their defining characteristic, beyond any national identity.

In this way, their experience in the United States resembles that of their co-religionists in Europe, where mosques are also growing, Islamic schools are being built, and practicing the faith is the center of life, particularly for the young generation. In Europe and the United States, young Muslims are unifying around popular imams they believe understand the challenges they face in Western societies; these leaders include Yusuf in the United States and Amer Khaled, an Egyptian-born imam who lives in Britain. Thousands of young Muslims attend their lectures.

Again, the outlook is not quite so rosy. Amr Khaled's writings can be found on his website, including his "Message to the World regarding the Danish Cartoons," in which he says, among other things:

Thus, my message to the Muslim ummah is that we should not forsake dignifying the Prophet (SAWS) under any circumstance. On the other hand, my message to the West is that the value of freedom of speech should be adapted to Muslim values.

Abdo continues:

In my years of interviews, I found few indications of homegrown militancy among American Muslims. Indeed, thus far, they have proved they can compete economically with other Americans.

Although the unemployment rate for Muslims in Britain is far higher than for most other groups, the average annual income of a Muslim household surpasses that of average American households. Yet, outside the workplace, Muslims retreat into the comfort zone of their mosques and Islamic schools.

And in conclusion, blame America:

It is too soon to say where the growing alienation of American Muslims will lead, but it seems clear that the factors contributing to it will endure.

 U.S. foreign policy persists in dividing Muslim and Western societies, making it harder still for Americans to realize that there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad.

Posted by Marisol at August 28, 2006 01:42 AM | Print this entry | Email this entry
Comments
(Note: Comments on articles are unmoderated, and do not necessarily reflect the views of Jihad Watch or Robert Spencer.
Comments that are off-topic, offensive, slanderous, or otherwise annoying may be summarily deleted.
However, the fact that particular comments remain on the site IN NO WAY constitutes an endorsement by Robert Spencer of the views expressed therein.)

"...there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad."

Oh really? The "reticent,normal & pious...sports loving....fond of gardening" muslim neighbour is full of silent admiration and approval towards the plotter and kidnapper.Meanwhile grooming himself to become like them. As the ideology is not anathema to him.

It is the thoroughly unwarranted apologetic attitude of the infidels ever poised to lend an ear to their chimerical grievances ,offering aid, bandages and solace that makes the indolent, recalcitrant, ever petulant parasites thrive in *victimhood* and draw sustenance.

"when U.S. respondents were asked what they admire about the Muslim world, the most common response was "nothing".

Not surprised at all:))Even one minute of talking to them is so stultifying!!

Posted by: Crows&Cows [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 02:16 AM

"U.S. foreign policy persists in dividing Muslim and Western societies, making it harder still for Americans to realize that there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad."
from above post.

No. Sorry, I'm not buying that bull. I don't see the difference.

Posted by: americaningermany [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:38 AM

Recent PEW Research Center for the People and the Press did a "large-scale attitudinal survey in the spring."

Title: The Great Divide: How Westerners and Muslims View Each Other.

Article Here: http://www.jewishworldreview.com (Dan Pipes)

Two batches of countries: 6 w/ long histories of majority Muslims (Egypt, Indonesia,Jordan, Nigeria, Pakistan, and Turkey);
4 in West Europe with new, minority Muslim pops (France, Germany, Britain, Spain)

3 Categories:
1) A proclivity to conspiracy theories (NONE believe Arabs did 9-11)!

2) Support for terrorism: (SOLID majority support osama binladen in ALL Muslim pops).

3) British and Nigerian Muslims are MOST alienated.

Posted by: Grateful1 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:53 AM

After 911 all the muslim mothers at our childrens school stopped wearing Western style clothing and began wearing burkhas or headscarves.

Posted by: Bohemond_1069 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 05:44 AM

Wait till Robert's new book on mo comes out in October. At last the truth comes out.

Posted by: bigcatgirl13106 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 06:16 AM


Abdo is an apologist of the highest degree.

http://jihadwatch.org/dhimmiwatch/archives/008286.php

Posted by: DCWatson [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 07:04 AM

I second the implied motion (only the "Resolved" need be inserted) of D. C. Watson just above.

Posted by: Hugh [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 07:16 AM

My sense is that the American muslims will all become UN-assimilated the moment they get the phone call from Pakistan..........

Posted by: n.a. palm [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 08:10 AM

after watching commentator after commentator saying that american muslims were different, they had jobs and were middle class and all that stuff I found that they went went on the street saying we are all Hizbollah now.
Amrika - get out of denial. Muslims will be muslims.

Posted by: The Pig Loving Maldivian [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 08:44 AM

Islam is Islam regarless of where it is followed. The lessons of history have demonstrated that sooner or later Muslims will apply pressure to force non-Muslims to accommodate to give them exceptional treatment.

In fact, the statement above: "my message to the West is that the value of freedom of speech should be adapted to Muslim values" is an example of this kind of pressure.

Muslims in the UK and in the Australian State of Victoria have been successful in their application of pressure to limit free speech and lawsuits in Europe against authors such as Rachel Erhenfeld and Oriana Fallaci as vilipends is another example.

Demands to remove "offensive" icons, such as boars' heads, images of pigs, to give them separate bathing facilities, and to separate the sexes in classrooms or in physical education classes are a few of the other demands that a tiny minority have made and won.

 Imagine what life for non-Muslims will be like when their numbers grow!

Posted by: Eleanor [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 08:47 AM

"Thus, my message to the Muslim ummah is that we should not forsake dignifying the Prophet (SAWS) under any circumstance.

 On the other hand, my message to the West is that the value of freedom of speech should be adapted to Muslim values."

The overall policy of islam has always been characterized by the unequaled selfishness of the ummah and its deliberate blindness towards what it is doing to the outsiders.

This utter blindness for the fate of the outsiders
comes from nothing but islam's essential denial of the basic principle of viewing the world from another one's perspective.

An thus, islam is essentially bereft of even the most basic kinds of enlightened thought as found in both the old teachings from Asia, such as Buddism, Zoroastrianism, Hinduism in all its
complexity and the Chinese religions and philosophies, or those from the West, such
as the enlightened forms of Christianity
and humanism and such.

That's why islam and the muslim community
will never become like us, and why islam
simply cannot be part of a "melting pot"
society on the long therm.

In simple words: they're only concerned with
themselves, without giving a damn about anyone
else, and that's the way it has always been,
because hey, that's the most enlightened idea
their would-be prophet could come up with.

But they're happily carrying it out all the same.

And then they still get to wonder
why everybody hates them...

Posted by: Dae Rolf [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 08:55 AM

Since the muslim faith does not embrace the requirement of truth, it is foolish to listen to any muslim without this in mind.

Close every mosque, deport every imam, declare CAIR and every muslim 'charity' a terrorist organization, stop immigration, accelerate deportations.

To the muslims - you wish to live in the West ? your ideology is not welcome here - it will require your conversion.

unacceptable ? return to the offal holes you came from, where they practise jihadism shriacrap mohammedanism taqayya and baby factory installations for the umma.

dont let the door hit you on the way out.

Posted by: dgene [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 09:19 AM

And whenever I hear of the death or injury of one of our boys in Afghan, Iraq or whereever, it is understood that it is islam's and muslims' fault whereever it or they are - and the closer they are, the sooner they must be opposed as the virus bearing (islam) host they are.

Posted by: dgene [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 09:28 AM

I don't mean to be rednecky, but after five years of studies prompted by the September Eleven horrors (and having somewhere some pieces of paper from Universities about studies in history and philosophy) I can safely say:

there is no muslim immigration to the West.

There is only a triple attack:
immigration+terrorism+oilblackmal
and the sum of this triple attack is called

INVASION.

If you think my analysis is too simple, I advise you to take a three months holiday in France (Marseille will do, 25% muslim), London, Sweden.

Then you come back (MAYBE, if you are still alive) and you tell me.

After that, a tour of Dearborn and Tampa will tell you where we stand now in the USA.


Posted by: POITIERS-LEPANTO [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 10:15 AM

Sorry, the word is: blackmail.

Posted by: POITIERS-LEPANTO [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 10:16 AM

Muslims do not want to be "assimilated". They want to take over.

Posted by: exsgtbrown [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 10:18 AM

"So runs the comforting media narrative that has developed around the approximately 6 million Muslims in the United States, who are often portrayed as well-assimilated and willing to leave their religion and culture behind in pursuit of American values and lifestyle. "

Can anyone help me understand why people think there are 6 million Muslims in the US?

Posted by: winoceros [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 10:22 AM

San Jose, huh? Great, my area is infested with
Muslims.

Lately even people I know who were PC/multi-culti
types are starting to say very unPC things about
this death cult.

Best thing we can do is make America a very
uncomfortable place for these vermin. There
should be a Mohammad cartoon every day!

Posted by: root_cause [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 11:06 AM

They seem to be getting mixed up between assimilated and not in large enough numbers to cause problems.

Posted by: Celsius [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 11:28 AM

"...there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad."

What difference is that? They are all 'obligated' to participate in jihad, every one of them. To refuse means to die a hypocrite and NOT go to Allahs heaven.
Submitters are all bound together in the terminal putrification of Islam. In that, there is no difference.

Posted by: duh_swami [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 11:35 AM

CELSIUS

"NOT LARGE ENOUGH NUMBERS"

It doesn't matter to them:
on one side, you apply the Paleostinians' formula (400,000 paleos in 1948, five millions today) and IF you have FOUR million muslims TODAY you will have more than fifty millions in 2060.

Then we have the unlimited immigration of muslims.

Then we have the famous Poitiers-Lepanto THREE PHASES OF INVASION:
- silent
- noisy (claiming for special rights up to rioting)
- violent (from rioting to genocidal)

America is between phase ONE and TWO.
Europe is between TWO and THREE.
Large parts of Africa and Asia are drowning in phase THREE.

Put everything together and you will see that the dear muslim INVADERS have no problem.

We do.

Posted by: POITIERS-LEPANTO [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 11:48 AM

Limiting or completely eliminating Muslim immigration in the U.S. is a good start; however, I don't think any political party in the country will endorse that view, let alone legislate to make it a reality, unless there is another 9/11 attack with many, many more casualties.

 Perhaps then, immigration will be halted.

Until that time, perhaps the only thing that can be done is to discourage appeasement/'special rights' on a local level, and encourage others to do the same.

Posted by: s [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 12:02 PM

A fascinating account of the largely self-inflicted problems of assimilation among Muslims in post-partition India can be found in M R A Baig's "The Muslim Dilemma in India" (1974).

Baig, former private secretary to Jinnah, and by the time of writing no longer a Muslim but a secular humanist, was scathing of the way Muslims in India had retained their Muslim identity above all else to the detriment of being citizens of India, had rejected the need for a modern education, not just for the females but males as well, and had continued to blame everyone and everything else for their depressed situation.

They had mortgaged their minds, as he put it, to an inflexible Koran.

Many of the phenomena he observed then have been unfolding again recently in Europe, and if above accounts are accurate, perhaps increasingly in the United States.

A major difference between India and Europe in its handling of Muslims could be the reluctance of non-Muslim Indians to be dhimmis?

Posted by: MBR [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 01:23 PM

Maybe the disaffection with America by Muslim youth in the USA is the product of large-scale financing of mosques, Islamic centers, foreign hate-spitting imans, university Middle East departments, etc., by Saudi Arabia.

After a few years of Friday Islamic brainwashing by these imans, even a Ph.D can be turned into a bomb-toting robot.

 Witness the educational level of the 911 gang of killers.

This enemy country, Saudi Arabia, is sowing a Wahabbi network of future terrorists right under our noses with their massive financing and religious infiltration.

The Sunni-Shia split should not be comforting to us, since leaders of both sects identify us as their mortal enemy, and they follow the old middle east saw, the enemy of my enemy is my friend.

We need to start thinking seriously about an internment and deportation program, including confiscation of mosques and other property.

Allowing Muslims to own land puts us on the Qoranic target list that such lands belong to Islam and can (in their eyes) never be given up. Thus Osama keeps up the rhetoric about recapturing Spain. Someone recently pointed out that off-shore Muslim groups are buying up huge tracts of land in the US with false-front companies, and with deeds requiring they can only be sold to Muslims.

The invasion is on. The Trojan Horses are here. They have infiltrated the government, the schools, the universities, and they are already in the U.S. Congress.

Posted by: Jimmy Bones [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 02:02 PM

"From schools to language to religion, American Muslims are becoming a people apart."

"American muslim" .. another oxymoron! muslims can never be a part of America. Besides, they are not apart enough... apart is when they are not a part of America, and they are still in America, arn't they?

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 02:20 PM

The Sunni-Shia split should not be comforting to us, since leaders of both sects identify us as their mortal enemy, and they follow the old middle east saw, the enemy of my enemy is my friend.

We need to start thinking seriously about an internment and deportation program, including confiscation of mosques and other property.

Allowing Muslims to own land puts us on the Qoranic target list that such lands belong to Islam and can (in their eyes) never be given up.

The invasion is on. The Trojan Horses are here. They have infiltrated the government, the schools, the universities, and they are already in the U.S. Congress.


Posted by: Jimmy Bones at August 28, 2006 02:02 PM

Very important observations. Jimmy!

This is where Bush worries me so much. Our president and commander-in-chief is so corrupted by Wahabi wealth that he helps the wahabi killers to safety (you well know that Bin-Ladens are all on family),

edits the 9/11 interim commission report to clear wahabi references, holds hands with American killers and edits his speach per wahabi approval/disapproval (much as was made of the 'Islamo-fascist' reference, Bush danced away from it right after the phone call from Riyadh. Goes to show how much the 'leader of free-world' is a puppet himself. Needless to say, entire tax-funded administration dances to the wahabi tune. If one did not know better, Bush can easily pass of as a wahabi ambassador to US. You see, Amnerican fish has been rotting in the head for decades and U.S. congress seems to have got use to the stench...

Again, excellent points, Jimmy.

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 02:53 PM

A major difference between India and Europe in its handling of Muslims could be the reluctance of non-Muslim Indians to be dhimmis?

Posted by: MBR at August 28, 2006 01:23 PM

Good question, MBR. The answer to which is a resounding YES! India has had a violnent, blood-soaked, painful history with muslims and if there are muslims in India, it is only thanks to Indian tolerance, which Hinduism preaches and Mahatma Gandhi practiced. Muslims of India are playing with their own future, which is not surporising as biting the hand that feeds it, thanks to the Qur'an, is a common muslim practice.

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:00 PM

Limiting or completely eliminating Muslim immigration in the U.S. is a good start; however, I don't think any political party in the country will endorse that view, let alone legislate to make it a reality, unless there is another 9/11 attack with many, many more casualties. Perhaps then, immigration will be halted.

Until that time, perhaps the only thing that can be done is to discourage appeasement/'special rights' on a local level, and encourage others to do the same.


Posted by: s at August 28, 2006 12:02 PM

I agree with the former, but sorry, not the latter. I mean I agree with the latter, but it is just not enough.. 'Until that time, perhaps the only thing that can be done is.. to boot out, not only politicians that demonstrate dhimmi tendencies, but their parties as well, out of office WHILE discouraging appeasement/'special rights' on a local level, and encourage others to do the same.'... if you see the difference.

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:10 PM

Since the muslim faith does not embrace the requirement of truth, it is foolish to listen to any muslim without this in mind.

Close every mosque, deport every imam, declare CAIR and every muslim 'charity' a terrorist organization, stop immigration, accelerate deportations.

Posted by: dgene at August 28, 2006 09:19 AM

Hear hear...... now only if U.S. congress could see facts for what they are (U.S. president/commander-in-chief is sold out to wahabi wealth, so no hope there).

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:15 PM

To even expect muslims to integrate with American, Geneive Abdo is blissfully ignorant of this: http://www.republicanandproud.com/warning.htm

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:20 PM

Abdo is an apologist of the highest degree.

http://jihadwatch.org/dhimmiwatch/archives/008286.php

Posted by: DCWatson at August 28, 2006 07:04 AM

Now that you mention, Abdo's irresponsible ignorance of this: http://www.republicanandproud.com/warning.htm makes perfect sense.

Posted by: Alert [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:24 PM

August 28, 2006

America's Muslims Aren't as Assimilated as You Think

This item by Geneive Abdo accurately notes the proverbial "circling of the wagons" that has taken place in Muslim communities in America since September 11, 2001, and the consequent revival of interest in Islamic traditions; it is unsurprising, but nonetheless helpful to have documented again the fact that Muslims favor their identity as Muslims over an identity as Americans.

But through the revival of their faith and close examination of their scriptures and tradition, what will Muslims find, other than a sense of belonging? Will they find that their faith has been "hijacked" and "misinterpreted" by the 9/11 hijackers and their ilk, or rather, followed literally? And for many, what will they decide as a consequence, when they already feel more Muslim than American?

From the Washington Post:

If only the Muslims in Europe -- with their hearts focused on the Islamic world and their carry-on liquids poised for destruction in the West -- could behave like the well-educated, secular and Americanizing Muslims in the United States, no one would have to worry.
So runs the comforting media narrative that has developed around the approximately 6 million Muslims in the United States, who are often portrayed as well-assimilated and willing to leave their religion and culture behind in pursuit of American values and lifestyle. But over the past two years, I have traveled the country, visiting mosques, interviewing Muslim leaders and speaking to Muslim youths in universities and Islamic centers from New York to Michigan to California -- and I have encountered a different truth. I found few signs of London-style radicalism among Muslims in the United States. At the same time, the real story of American Muslims is one of accelerating alienation from the mainstream of U.S. life, with Muslims in this country choosing their Islamic identity over their American one.
A new generation of American Muslims -- living in the shadow of the Sept. 11, 2001, attacks -- is becoming more religious. They are more likely to take comfort in their own communities, and less likely to embrace the nation's fabled melting pot of shared values and common culture.
Part of this is linked to the resurgence of Islam over the past several decades, a growth as visible in Western Europe and the United States as it is in Egypt and Morocco. But the Sept. 11 attacks also had the dual effect of making American Muslims feel isolated in their adopted country, while pushing them to rediscover their faith.
From schools to language to religion, American Muslims are becoming a people apart. Young, first-generation American Muslim women -- whose parents were born in Egypt, Pakistan and other Islamic countries -- are wearing head scarves even if their mothers had left them behind; increasing numbers of young Muslims are attending Islamic schools and lectures; Muslim student associations in high schools and at colleges are proliferating; and the role of the mosque has evolved from strictly a place of worship to a center for socializing and for learning Arabic and Urdu as well as the Koran.
The men and women I spoke to -- all mosque-goers, most born in the United States to immigrants -- include students, activists, imams and everyday working Muslims. Almost without exception, they recall feeling under siege after Sept. 11, with FBI agents raiding their mosques and homes, neighbors eyeing them suspiciously and television programs portraying Muslims as the new enemies of the West.
[...]
I spent several days at one of the institute's "mobile madrassas," this one in San Jose, and watched hundreds of young Muslim professionals sit on cushioned folding chairs and listen intently as Yusuf delivered his lecture. "Everywhere I go, I see Muslims," he told them. "Go to the gas station and the airport. Muslims are present in the United States, and that was not true 20 years ago. There are more Muslims living outside the Dar al-Islam [Islamic countries, or literally the House of Islam] than ever. So we have to be strategic in our thinking, because people who are our enemies are strategic in their thinking."

No mention is made of Dar al-Harb -- the "House of War" -- the traditional counterpart to Dar al-Islam, or Dar al-Dawa -- the "House of Invitation," an alternate designation for places where Islam has recently been introduced, and proselytizing is underway.

The "enemies" Yusuf referred to that day were not non-Muslims, but rather those who use Islam as a rationale for violence. For the students at this madrassa and for many Muslims I interviewed, their strategy focuses on public displays of their faith.

Hamza Yusuf is not, however, the bold reformer he's cracked up to be; for example, in the aftermath of 9/11, he said:

"This country is facing a terrible fate" for occupying Muslim lands, Yusuf warned. "The reason for that is that this country stands condemned like Europe stood condemned because of what it did.
"And lest people forget that Europe suffered two world wars after conquering the Muslim lands, Europe's countries were devastated, they were completely destroyed," he added. "Their young people were killed."

The article continues:

Being ambassadors of Islam is daring behavior when you consider that American Muslims live in a country where so many people are ignorant of -- if not hostile to -- their faith. In a Gallup poll this year, when U.S. respondents were asked what they admire about the Muslim world, the most common response was "nothing" (33 percent); the second most common was "I don't know" (22 percent).
Despite contemporary public opinion -- or perhaps because of it -- Muslim Americans consider Islam their defining characteristic, beyond any national identity. In this way, their experience in the United States resembles that of their co-religionists in Europe, where mosques are also growing, Islamic schools are being built, and practicing the faith is the center of life, particularly for the young generation. In Europe and the United States, young Muslims are unifying around popular imams they believe understand the challenges they face in Western societies; these leaders include Yusuf in the United States and Amer Khaled, an Egyptian-born imam who lives in Britain. Thousands of young Muslims attend their lectures.

Again, the outlook is not quite so rosy. Amr Khaled's writings can be found on his website, including his "Message to the World regarding the Danish Cartoons," in which he says, among other things:

Thus, my message to the Muslim ummah is that we should not forsake dignifying the Prophet (SAWS) under any circumstance. On the other hand, my message to the West is that the value of freedom of speech should be adapted to Muslim values.

Abdo continues:

In my years of interviews, I found few indications of homegrown militancy among American Muslims. Indeed, thus far, they have proved they can compete economically with other Americans. Although the unemployment rate for Muslims in Britain is far higher than for most other groups, the average annual income of a Muslim household surpasses that of average American households. Yet, outside the workplace, Muslims retreat into the comfort zone of their mosques and Islamic schools.

And in conclusion, blame America:

It is too soon to say where the growing alienation of American Muslims will lead, but it seems clear that the factors contributing to it will endure. U.S. foreign policy persists in dividing Muslim and Western societies, making it harder still for Americans to realize that there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad.
Posted by Marisol at August 28, 2006 01:42 AM | Print this entry | Email this entry
Comments
(Note: Comments on articles are unmoderated, and do not necessarily reflect the views of Jihad Watch or Robert Spencer. Comments that are off-topic, offensive, slanderous, or otherwise annoying may be summarily deleted. However, the fact that particular comments remain on the site IN NO WAY constitutes an endorsement by Robert Spencer of the views expressed therein.)

"...there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad."

Oh really? The "reticent,normal & pious...sports loving....fond of gardening" muslim neighbour is full of silent admiration and approval towards the plotter and kidnapper.Meanwhile grooming himself to become like them. As the ideology is not anathema to him.

It is the thoroughly unwarranted apologetic attitude of the infidels ever poised to lend an ear to their chimerical grievances ,offering aid, bandages and solace that makes the indolent, recalcitrant, ever petulant parasites thrive in *victimhood* and draw sustenance.

"when U.S. respondents were asked what they admire about the Muslim world, the most common response was "nothing".

Not surprised at all:))Even one minute of talking to them is so stultifying!!

Posted by: Crows&Cows [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 02:16 AM

"U.S. foreign policy persists in dividing Muslim and Western societies, making it harder still for Americans to realize that there is a difference between their Muslim neighbor and the plotter in London or the kidnapper in Baghdad."
from above post.

No. Sorry, I'm not buying that bull. I don't see the difference.

Posted by: americaningermany [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:38 AM

Recent PEW Research Center for the People and the Press did a "large-scale attitudinal survey in the spring."

Title: The Great Divide: How Westerners and Muslims View Each Other.

Article Here: http://www.jewishworldreview.com (Dan Pipes)

Two batches of countries: 6 w/ long histories of majority Muslims (Egypt, Indonesia,Jordan, Nigeria, Pakistan, and Turkey);
4 in West Europe with new, minority Muslim pops (France, Germany, Britain, Spain)

3 Categories:
1) A proclivity to conspiracy theories (NONE believe Arabs did 9-11)!

2) Support for terrorism: (SOLID majority support osama binladen in ALL Muslim pops).

3) British and Nigerian Muslims are MOST alienated.

Posted by: Grateful1 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 03:53 AM

After 911 all the muslim mothers at our childrens school stopped wearing Western style clothing and began wearing burkhas or headscarves.

Posted by: Bohemond_1069 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 05:44 AM

Wait till Robert's new book on mo comes out in October. At last the truth comes out.

Posted by: bigcatgirl13106 [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 06:16 AM


Abdo is an apologist of the highest degree.

http://jihadwatch.org/dhimmiwatch/archives/008286.php

Posted by: DCWatson [TypeKey Profile Page] at August 28, 2006 07:04 AM

I second the implied motion (only the "Resolved" need be inserted) of D. C. Watson just above.

Posted by: Hugh [TypeKey Profile Page]
Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 21:04
 

 

 
 

Origine monétaire du chômage

 

envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page

Trémeau Bernard - mercredi 05 juillet 2006

Depuis que la France, associée à différents pays européens, a choisi l’euro comme monnaie, elle a abandonné à une banque centrale européenne (la BCE) la responsabilité de la gestion de la monnaie. Les pouvoirs politiques européens ont donné à la BCE une seule mission : maintenir l’inflation annuelle de l’euro en dessous de la barre des 2 %. Quand la BCE juge que l’inflation menace, elle augmente ses taux courts, c’est-à-dire les intérêts que doivent lui payer les banques privées demandeuses de crédit. Les banques privées reportent cette augmentation du coût de l’argent sur leurs clients demandeurs de crédit. Ils deviennent de ce fait moins nombreux.

Quand la BCE accorde un crédit à une banque privée, il y a création monétaire. Mais ensuite, quand la banque privée rembourse ce crédit, la banque centrale détruit la monnaie remboursée. La quantité de monnaie mise en circulation est le résultat de ces deux mouvements.

L’État Français, qui dépense plus qu’il ne gagne, peut emprunter directement à la BCE la monnaie dont il a besoin, mais il doit ensuite rembourser ses dettes. Il s’est par ailleurs engagé à ne pas avoir un déficit budgétaire supérieur à 3 % de son PIB. Ce déficit, augmentant la monnaie en circulation, risque d’être inflationniste.

Jusqu’à maintenant la BCE a pratiquement atteint l’objectif qui lui avait été fixé par les pouvoirs politiques : maintenir l’inflation de l’euro en dessous de la barre des 2 %. Elle contrôle donc relativement bien la valeur de la monnaie grâce aux variations de ses taux courts. Elle y arrive, bien que les pouvoirs politiques lui compliquent sérieusement la tâche. En effet, ils prennent bien souvent des mesures ayant un potentiel inflationniste. Le gouvernement français semble être, dans ce domaine, particulièrement imaginatif.

Le RMI augmente la demande sans augmenter l’offre. Pour qu’il ne soit pas inflationniste, il faudrait qu’il soit uniquement financé par un impôt diminuant, de son côté, la demande.

Un engrenage inflationniste

Les entreprises payent les charges sociales. Ces charges sociales sont ensuite versées aux malades pour rembourser leurs dépenses médicales ou pour leur procurer des revenus en cas d’arrêt de travail. La « consommation » de médecine est devenue, pour une bonne partie des dépenses médicales, une consommation courante. Les charges sociales financent aussi les retraites, donc procurent des revenus à ceux qui ne travaillent plus. Or, tandis que les Français augmentent en moyenne de trois mois tous les ans leur durée de vie, le départ à la retraite se fait de plus en plus tôt… Le fonds chômage donne enfin des revenus à ceux qui n’ont plus de travail, parfois pendant plusieurs années. Ce système prend aux entreprises l’argent dont elles ont besoin pour investir et augmenter l’offre, pour le redonner aux malades, aux retraités ou aux chômeurs qui ne produisent rien. Il réduit l’offre et augmente la demande. Il est parfaitement inflationniste.
Le SMIC qui contraint les entreprises à payer un salaire minimum de plus en plus élevé, réduit de la même façon l’offre tout en augmentant la demande.

La loi sur les 35 heures payées comme 39 est tout aussi inflationniste. Elle réduit de 11,6 % les capacités de l’offre, tout en maintenant la demande au même niveau.

Ces quatre exemples phares montrent que la politique dite sociale est une source importante d’inflation en France.
La BCE intervient alors. Elle augmente ses taux courts quand elle estime que l’inflation menace. Ne pas le faire serait une grave erreur. En effet, créer une monnaie dont la valeur est détruite par l’inflation ne fait qu’introduire un désordre de plus dans le fonctionnement de l’économie, sans augmenter d’un sou le pouvoir d’achat de la population.

L’inflation induite par les différents gouvernements européens, contraint la BCE à augmenter ses taux courts, donc rend le crédit plus coûteux aux entreprises et aux particuliers. La progression du PIB ralentit et le chômage se développe. Par contre, si les gouvernements cessaient d’utiliser des mesures inflationnistes, la BCE pourrait réduire ses taux courts sans que l’inflation apparaisse. Le PIB redémarrerait et le chômage baisserait.


8 commentaires - Ecrire un commentaire

Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici
 

 

En bref
Fortune
Le magazine américain Forbes a estimé la fortune de Fidel Castro à 900 millions de dollars (700 millions d’euros), le classant parmi les dix chefs d’État les plus riches du monde.

Chiffres significatifs

Armes á Les programmes de modernisation militaires engagés par les pays développés conduiront à l’achat de 10 millions d’armes neuves dans les 10 ou 15 prochaines années. Les armes ainsi remplacées seront revendues sur des marchés parallèles.

Irak á Une heure de guerre en Irak coûte aux États-Unis 9 millions de dollars (7 millions d’euros), selon le sénateur démocrate Tom Harkin.

Maroc á Un an après la levée des quotas européens sur les textiles chinois, intervenue le 1er janvier 2005, le Maroc avait perdu 100 000 emplois dans le textile.

Dégraissage á 35 000 salarié ont accepté le plan de départs volontaires de Général Motors, qui s’attend à une baisse du marché automobile cette année.

Une première á Le tribunal de grande instance de Paris a condamné le voyagiste Ultramarina (et son assureur AXA) à verser plus d’un million d’euros à trois clients français pour indemniser un préjudice « d’angoisse et de détention » : en avril 2000, le groupe rebelle islamiste Abu Sayyaf les avait kidnappés en Malaisie, puis détenus plusieurs mois sur l’île philippine de Jolo, avec une vingtaine d’autres otages. « Ultramarina, précise le verdict, a gravement manqué à son devoir d’information » envers ses clients, et « se devait de connaître et d’évaluer exactement la dangerosité de la situation » dans la région.

 

 

 

Origine monétaire du chômage

 

envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page

Trémeau Bernard - mercredi 05 juillet 2006

Depuis que la France, associée à différents pays européens, a choisi l’euro comme monnaie, elle a abandonné à une banque centrale européenne (la BCE) la responsabilité de la gestion de la monnaie. Les pouvoirs politiques européens ont donné à la BCE une seule mission : maintenir l’inflation annuelle de l’euro en dessous de la barre des 2 %. Quand la BCE juge que l’inflation menace, elle augmente ses taux courts, c’est-à-dire les intérêts que doivent lui payer les banques privées demandeuses de crédit. Les banques privées reportent cette augmentation du coût de l’argent sur leurs clients demandeurs de crédit. Ils deviennent de ce fait moins nombreux.

Quand la BCE accorde un crédit à une banque privée, il y a création monétaire. Mais ensuite, quand la banque privée rembourse ce crédit, la banque centrale détruit la monnaie remboursée. La quantité de monnaie mise en circulation est le résultat de ces deux mouvements.

L’État Français, qui dépense plus qu’il ne gagne, peut emprunter directement à la BCE la monnaie dont il a besoin, mais il doit ensuite rembourser ses dettes. Il s’est par ailleurs engagé à ne pas avoir un déficit budgétaire supérieur à 3 % de son PIB. Ce déficit, augmentant la monnaie en circulation, risque d’être inflationniste.

Jusqu’à maintenant la BCE a pratiquement atteint l’objectif qui lui avait été fixé par les pouvoirs politiques : maintenir l’inflation de l’euro en dessous de la barre des 2 %. Elle contrôle donc relativement bien la valeur de la monnaie grâce aux variations de ses taux courts. Elle y arrive, bien que les pouvoirs politiques lui compliquent sérieusement la tâche. En effet, ils prennent bien souvent des mesures ayant un potentiel inflationniste. Le gouvernement français semble être, dans ce domaine, particulièrement imaginatif.

Le RMI augmente la demande sans augmenter l’offre. Pour qu’il ne soit pas inflationniste, il faudrait qu’il soit uniquement financé par un impôt diminuant, de son côté, la demande.

Un engrenage inflationniste

Les entreprises payent les charges sociales. Ces charges sociales sont ensuite versées aux malades pour rembourser leurs dépenses médicales ou pour leur procurer des revenus en cas d’arrêt de travail. La « consommation » de médecine est devenue, pour une bonne partie des dépenses médicales, une consommation courante. Les charges sociales financent aussi les retraites, donc procurent des revenus à ceux qui ne travaillent plus. Or, tandis que les Français augmentent en moyenne de trois mois tous les ans leur durée de vie, le départ à la retraite se fait de plus en plus tôt… Le fonds chômage donne enfin des revenus à ceux qui n’ont plus de travail, parfois pendant plusieurs années. Ce système prend aux entreprises l’argent dont elles ont besoin pour investir et augmenter l’offre, pour le redonner aux malades, aux retraités ou aux chômeurs qui ne produisent rien. Il réduit l’offre et augmente la demande. Il est parfaitement inflationniste.
Le SMIC qui contraint les entreprises à payer un salaire minimum de plus en plus élevé, réduit de la même façon l’offre tout en augmentant la demande.

La loi sur les 35 heures payées comme 39 est tout aussi inflationniste. Elle réduit de 11,6 % les capacités de l’offre, tout en maintenant la demande au même niveau.

Ces quatre exemples phares montrent que la politique dite sociale est une source importante d’inflation en France.
La BCE intervient alors. Elle augmente ses taux courts quand elle estime que l’inflation menace. Ne pas le faire serait une grave erreur. En effet, créer une monnaie dont la valeur est détruite par l’inflation ne fait qu’introduire un désordre de plus dans le fonctionnement de l’économie, sans augmenter d’un sou le pouvoir d’achat de la population.

L’inflation induite par les différents gouvernements européens, contraint la BCE à augmenter ses taux courts, donc rend le crédit plus coûteux aux entreprises et aux particuliers. La progression du PIB ralentit et le chômage se développe. Par contre, si les gouvernements cessaient d’utiliser des mesures inflationnistes, la BCE pourrait réduire ses taux courts sans que l’inflation apparaisse. Le PIB redémarrerait et le chômage baisserait.


8 commentaires - Ecrire un commentaire

Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici
 

 

En bref
Fortune
Le magazine américain Forbes a estimé la fortune de Fidel Castro à 900 millions de dollars (700 millions d’euros), le classant parmi les dix chefs d’État les plus riches du monde.

Chiffres significatifs

Armes á Les programmes de modernisation militaires engagés par les pays développés conduiront à l’achat de 10 millions d’armes neuves dans les 10 ou 15 prochaines années. Les armes ainsi remplacées seront revendues sur des marchés parallèles.

Irak á Une heure de guerre en Irak coûte aux États-Unis 9 millions de dollars (7 millions d’euros), selon le sénateur démocrate Tom Harkin.

Maroc á Un an après la levée des quotas européens sur les textiles chinois, intervenue le 1er janvier 2005, le Maroc avait perdu 100 000 emplois dans le textile.

Dégraissage á 35 000 salarié ont accepté le plan de départs volontaires de Général Motors, qui s’attend à une baisse du marché automobile cette année.

Une première á Le tribunal de grande instance de Paris a condamné le voyagiste Ultramarina (et son assureur AXA) à verser plus d’un million d’euros à trois clients français pour indemniser un préjudice « d’angoisse et de détention » : en avril 2000, le groupe rebelle islamiste Abu Sayyaf les avait kidnappés en Malaisie, puis détenus plusieurs mois sur l’île philippine de Jolo, avec une vingtaine d’autres otages. « Ultramarina, précise le verdict, a gravement manqué à son devoir d’information » envers ses clients, et « se devait de connaître et d’évaluer exactement la dangerosité de la situation » dans la région.

 

 
Trémeau Bernard - mercredi 05 juillet 2006

Depuis que la France, associée à différents pays européens, a choisi l’euro comme monnaie, elle a abandonné à une banque centrale européenne (la BCE) la responsabilité de la gestion de la monnaie. Les pouvoirs politiques européens ont donné à la BCE une seule mission : maintenir l’inflation annuelle de l’euro en dessous de la barre des 2 %. Quand la BCE juge que l’inflation menace, elle augmente ses taux courts, c’est-à-dire  

Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici
 

 

En bref
Fortune
Le magazine américain Forbes a estimé la fortune de Fidel Castro à 900 millions de dollars (700 millions d’euros), le classant parmi les dix chefs d’État les plus riches du monde.

Chiffres significatifs

Armes á Les programmes de modernisation militaires engagés par les pays développés conduiront à l’achat de 10 millions d’armes neuves dans les 10 ou 15 prochaines années. Les armes ainsi remplacées seront revendues sur des marchés parallèles.

Irak á Une heure de guerre en Irak coûte aux États-Unis 9 millions de dollars (7 millions d’euros), selon le sénateur démocrate Tom Harkin.

Maroc á Un an après la levée des quotas européens sur les textiles chinois, intervenue le 1er janvier 2005, le Maroc avait perdu 100 000 emplois dans le textile.

Dégraissage á 35 000 salarié ont accepté le plan de départs volontaires de Général Motors, qui s’attend à une baisse du marché automobile cette année.

Une première á Le tribunal de grande instance de Paris a condamné le voyagiste Ultramarina (et son assureur AXA) à verser plus d’un million d’euros à trois clients français pour indemniser un préjudice « d’angoisse et de détention » : en avril 2000, le groupe rebelle islamiste Abu Sayyaf les avait kidnappés en Malaisie, puis détenus plusieurs mois sur l’île philippine de Jolo, avec une vingtaine d’autres otages. « Ultramarina, précise le verdict, a gravement manqué à son devoir d’information » envers ses clients, et « se devait de connaître et d’évaluer exactement la dangerosité de la situation » dans la région.

 

 
Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 19:41

British Call for Immigration Controls

British Call for Immigration Controls

Following the MI5 exposure of a gigantic home-grown Islamic terrorist plot in early August and the rapidly approaching integration of Romanian and Bulgarian territories into the EU, the British public have begun to demand a tougher policy on immigration.

 

In a poll conducted for the Sunday Times, it was revealed that “half the population has serious doubts that allowing foreigners to settle in Britain is good for the country.” The key findings on the public’s view of immigration were as follows:

1. How much do you agree or disagree with the following statement?
‘Immigration is generally good for Britain’
Agree: 43%
Disagree: 45%
Neither: 10%
Don’t know: 2%

2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to

Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000.

 

 In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000.

 

 

 Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.”

 The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



British Call for Immigration Controls

Following the MI5 exposure of a gigantic home-grown Islamic terrorist plot in early August and the rapidly approaching integration of Romanian and Bulgarian territories into the EU, the British public have begun to demand a tougher policy on immigration. In a poll conducted for the Sunday Times, it was revealed that “half the population has serious doubts that allowing foreigners to settle in Britain is good for the country.” The key findings on the public’s view of immigration were as follows:

1. How much do you agree or disagree with the following statement?
‘Immigration is generally good for Britain’
Agree: 43%
Disagree: 45%
Neither: 10%
Don’t know: 2%

2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000. In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000. Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.” The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000. In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000. Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.” The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 19:41

British Call for Immigration Controls

British Call for Immigration Controls

Following the MI5 exposure of a gigantic home-grown Islamic terrorist plot in early August and the rapidly approaching integration of Romanian and Bulgarian territories into the EU, the British public have begun to demand a tougher policy on immigration.

 

In a poll conducted for the Sunday Times, it was revealed that “half the population has serious doubts that allowing foreigners to settle in Britain is good for the country.” The key findings on the public’s view of immigration were as follows:

1. How much do you agree or disagree with the following statement?
‘Immigration is generally good for Britain’
Agree: 43%
Disagree: 45%
Neither: 10%
Don’t know: 2%

2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to

Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000.

 

 In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000.

 

 

 Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.”

 The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



British Call for Immigration Controls

Following the MI5 exposure of a gigantic home-grown Islamic terrorist plot in early August and the rapidly approaching integration of Romanian and Bulgarian territories into the EU, the British public have begun to demand a tougher policy on immigration. In a poll conducted for the Sunday Times, it was revealed that “half the population has serious doubts that allowing foreigners to settle in Britain is good for the country.” The key findings on the public’s view of immigration were as follows:

1. How much do you agree or disagree with the following statement?
‘Immigration is generally good for Britain’
Agree: 43%
Disagree: 45%
Neither: 10%
Don’t know: 2%

2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000. In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000. Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.” The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



2. Should laws on immigration be relaxed, kept same, made tougher, or don’t know?
Relaxed: 6%
Kept same: 17%
Made tougher: 75%
Don’t know: 2%

3. Should the government set a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year?
Yes: 77%
No: 21%
Don’t know: 2%

Interestingly, immigration is not straightforwardly seen as good for Britain, laws on immigration should be toughened and the government, against all its wishes, faces a public demanding a strict limit on the number of immigrants allowed into Britain each year.

The British people have been deceived on the extent of immigration occurring subsequent to Eastern European integration into the EU. Workers from the Eastern European countries integrating into the EU in 2004 (the A8), applying for work in Britain was expected to number 13,000. In fact, within two years, the number of Eastern European workers entering the country, registering on the government’s worker registration scheme, totalled 447,000 immigrants, with 20,000 still to be approved. The real figure may be as high as 600,000. Home Office Minister, Tony McNulty, told BBC television: “Migrant workers from the accession states are benefiting the UK by filling skills and labour gaps that cannot be met from the UK-born population […] We are yet to take a decision as to what access Bulgarian and Romanian nationals will have to our labour market.”

The Conservative Party shadow immigration minister, Damian Green, reacted to the data by suggesting that it should prevent the Labour government “ducking and diving on the issue of Bulgaria and Romania entering the EU,” adding, more importantly, “it is vital that we learn the lessons of the unprecedented numbers who came into this country after the last expansion of the EU.” The shadow immigration minister was correct to term to the influx “unprecedented” – 447,000 is a deceptive longshot from 13,000 immigrants, even following the poor track record of New Labour deception.

So, given our past experiences, what kind of labour market access will Britain be able to offer workers from the new EU member states? The “open door” policy of 2004 will buckle healthcare, education and housing systems, and banjax the economy. When the newcomers joined the EU in 2004, Britain, Ireland and Sweden immediately opened the doors to newcomers. Portugal, Greece, Finland and Greece only abolished those labour market barriers this year while Germany and Austria continue to insist on barriers until 2011.

The UK trade and industry secretary, Alistair Darling, assured that the system will now be “properly managed.” The government’s own expectations for the 2007 EU Enlargement are that between 60,000 and 140,000 Romanians and Bulgarians may arrive in Britain in the first year period. Some degree of tension may have already been created, after it came to light that the Bulgarian government had granted citizenship to 23,500 immigrants in the past five years, all in anticipation of entry into the EU, and more crucially, many of them waiting for a first-class ticket into Britain. The Bulgarian government attacked this position, despite the obvious increase in the number of citizenship applications into Bulgaria. The UK trade and industry secretary’s assurance that the system will be “properly managed” has also been reflected in the Home Secretary – John Reid’s – call for controls, fearing a complete strain on housing and public services. In my view, the Labour government will place some restraint on immigration but not the necessary measures to satisfy its already disgruntled electorate (the New Labour party are already suffering a nineteen-year low).

What kind of immigration measures are called for, in anticipation of the 2007 EU Enlargement process, incorporating Romanian and Bulgarian workers? The most sincere voice appears to rise from Labour MP for Birkenhead, Frank Field. In July, Field effectively called for “an end to mass immigration”. His point was clear: the current levels of immigration are simply unsustainable. “Why is the Government blindly leading the country to a disaster that will result if this open-door policy continues? The most charitable view is that it has no idea of the erupting scale of the movement of people.” Now that the true number of workers upon 2007 EU accession has confronted the Labour government and the public alike, it may have some problems in ignoring Frank Field’s concerns again. As he has demanded in the past, the government needs nothing short of a “quota system on entrants to the country. […] It should impose a ban on the movement from accession countries until all our European partners agree to open up their labour markets.” On Monday 21st August, Field further commented that the quota system will need to be introduced by the government as part of a serious immigration policy: “The Government has to take back control of our borders by introducing a quota system reflecting the needs of the economy so that an elected and accountable government in this country determines the flow of new workers.”



Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 19:34


Ségolène Royal plombée par les utopies socialistes

A entendre les propositions formulées par Ségolène Royal, on comprend que son audience, déjà forte au sein de l'électorat socialiste traditionnel, s'étende bien au-delà : en matière d'éducation et de formation professionnelle, d'emploi, de croissance économique, de sécurité publique, de lutte contre la délinquance, etc., elle ne peut que susciter l'adhésion du plus grand nombre. Elle séduit aussi par le courage souriant qu'elle montre en allant parfois à contre-courant de ses amis politiques. Par exemple, lorsqu'elle rend hommage à Tony Blair qui a « obtenu, face au chômage des jeunes, de vrais succès en recourant à plus de flexibilité et plus de sécurité ».
 
Ou quand elle reconnaît certaines des erreurs et négligences naguère commises au gouvernement par son parti (lois Aubry sur les 35 heures, laxisme face à la délinquance, décentralisation insuffisante…).

Une question se pose toutefois.
 
Si sympathique qu'elle apparaisse, la candidate, à supposer que son parti l'intronise, est-elle crédible ?
 
 
Les saines orientations qu'elle arbore, pourrait-elle y rester fidèle une fois élue – même si, voire surtout si, dans la foulée de son élection, une majorité de gauche s'installait à l'Assemblée nationale ?
 
La réponse ne peut être que négative.

En effet, dès qu'elle a commencé à avancer ses propositions, ses amis politiques l'ont abreuvée de vives critiques.
 
 Jean-Luc Mélanchon a dénoncé son « mépris pour les conquêtes de la gauche ». Le fabiusien Claude Bartolone a estimé qu' « elle donne le sentiment que tout ce que les socialistes ont fait jusqu'à présent est nul ».
 
 Christophe Cambadélis s'est interrogé : « Veut-elle être la candidate des socialistes ou contre les socialistes ? »…
Cela signifie que, le cas échéant, ils empêcheraient Ségolène Royal d'agir comme elle l'a annoncé.

De toute façon, le Parti socialiste a publié son programme et la présidente de Poitou-Charentes a dû y souscrire pour espérer devenir la candidate socialiste officielle.
 Un programme que ses amis politiques l'obligeraient à appliquer si elle était élue en 2007.

Il lui faudrait alors recommencer les emplois-jeunes, alimenter un fonds d'aide aux jeunes entreprises, accroître massivement les crédits de l'Education nationale, des ZEP, de la petite enfance, des hôpitaux, les aides aux étudiants, à l'enseignement supérieur, à la prévention de la délinquance…

Elle devrait aussi, toujours par fidélité au programme socialiste, assurer le financement public du ferroutage, renationaliser EDF (12 milliards d'euros !), étendre les 35 heures à tous les salariés, augmenter généreusement le SMIC, alourdir la fiscalité, celle des particuliers comme des entreprises, fusionner l'impôt sur le revenu avec la CSG qui deviendrait ainsi progressive, supprimer le peu de fonds de pension qui existent…

Même ces perspectives semblent déjà insuffisantes aux yeux de certains de ses collègues de parti, adeptes du socialisme étatique ou simplement désireux d'apparaître les plus à gauche, et ils en rajoutent.
 
 C'est le cas, par exemple, de Laurent Fabius qui s'est prononcé pour « l'enrichissement » du programme socialiste, qu'il trouve « faiblard », et qui prône « un nouveau prélèvement sur l'ensemble des revenus ».
 
 
 
On peut également compter sur les alliés du Parti socialiste pour, eux aussi, charger la barque, tels les écologistes qui demandent l'instauration de la semaine de travail de 32 heures en 4 jours…

Ces dépenses nouvelles, génératrices de déficits supplémentaires, non seulement aggraveraient la dette publique que nos engagements européens nous commandent au contraire de réduire, mais compromettraient notre croissance économique, déjà timide comparée à celle de nos voisins, d'où un chômage accru.

Le mérite de Ségolène Royal a été grand de défendre des valeurs jusqu'ici négligées par ses amis politiques, mais elle l'a compromis en se ralliant au programme qu'ils ont préparé et qui la corsèterait si elle était élue.


Chronique économique, syndicale et sociale
Morvan Duhamel
Polémia
27/06/06

 Imprimez ce document |  Réagissez à cet article
 Envoyer à un ami |  Version Acrobat





Chronique économique été 2006

Chronique syndicale été 2006

Chronique sociale été 2006

Le déclin économique français : une analyse philosophique

Après le 48e congrès de la CGT

Chronique économique juin 2006-

Chronique syndicale juin 2006

Chronique sociale juin 2006

Revisiter le sous-développement
Refonder une doctrine du développement


Une économie de proximité,
réplique à une mondialisation vouée à l’échec ?


L'affaire du Contrat première embauche

Chronique économique mars 2006

Chronique syndicale mars 2006

Chronique sociale mars 2006

Financement de la protection sociale : la fausse bonne idée du président

Chronique économique février 2006

Chronique syndicale février 2006

Chronique sociale février 2006

Ils l’ont dit : la Russie doit rejoindre l’OMC

Bilan de 2005 : les frontières sont de retour

La difficile réforme de l'assurance chômage

Chronique économique de janvier 2006

Chronique syndicale de janvier 2006

Chronique sociale de janvier 2006

Dangereuses utopies

Chronique économique de décembre 2005

Chronique syndicale de décembre 2005

Chronique sociale de décembre 2005

EDF : réel conflit ou baroud d'honneur ?

Chronique économique de novembre 2005

Chronique syndicale de novembre 2005

Chronique sociale de novembre 2005

Le prix Nobel d’économie contre les sociétés multiculturelles

Discrimination positive : la préférence des grandes entreprises

Sociétés multiculturelles, sociétés liberticides ?

La politique économique du spectacle

A propos du conflit de la SNCM

Qui s'opposera aux pollutions de l'extrême-gauche ?

ACTION SYNDICALE
Le comité d'entreprise d'EDF à nouveau sur la sellette


ACTIVITE SOCIALE
Mettre les RMistes au travail


Les bienfaits de la hausse du prix du pétrole

Pêche : grosse amende pour la France

La population européenne en déclin

Quand l'OCDE nous adresse ses conseils…

Assouplir le droit du travail

Emploi : des modèles intransposables en France

Enfin des profits pour les entreprises publiques !

Notre modèle social en question

Mondialisation et Développement durable

La décroissance démographique: danger ou opportunité ?

Le premier vrai G8 de la Russie

Immigration ou plein-emploi ?

Des libéraux contre l’immigration de masse

La France doit défendre ses intérêts technologiques !

Marché PMR : la nouvelle donne

English  |   Pourquoi POLEMIA   |   Manifeste   |   Vocation   |   Objectifs   |   Méthode   |   Activités   |   Contacts   |   Newsletter


Ségolène Royal plombée par les utopies socialistes

A entendre les propositions formulées par Ségolène Royal, on comprend que son audience, déjà forte au sein de l'électorat socialiste traditionnel, s'étende bien au-delà : en matière d'éducation et de formation professionnelle, d'emploi, de croissance économique, de sécurité publique, de lutte contre la délinquance, etc., elle ne peut que susciter l'adhésion du plus grand nombre. Elle séduit aussi par le courage souriant qu'elle montre en allant parfois à contre-courant de ses amis politiques. Par exemple, lorsqu'elle rend hommage à Tony Blair qui a « obtenu, face au chômage des jeunes, de vrais succès en recourant à plus de flexibilité et plus de sécurité ». Ou quand elle reconnaît certaines des erreurs et négligences naguère commises au gouvernement par son parti (lois Aubry sur les 35 heures, laxisme face à la délinquance, décentralisation insuffisante…).

Une question se pose toutefois. Si sympathique qu'elle apparaisse, la candidate, à supposer que son parti l'intronise, est-elle crédible ? Les saines orientations qu'elle arbore, pourrait-elle y rester fidèle une fois élue – même si, voire surtout si, dans la foulée de son élection, une majorité de gauche s'installait à l'Assemblée nationale ? La réponse ne peut être que négative.

En effet, dès qu'elle a commencé à avancer ses propositions, ses amis politiques l'ont abreuvée de vives critiques. Jean-Luc Mélanchon a dénoncé son « mépris pour les conquêtes de la gauche ». Le fabiusien Claude Bartolone a estimé qu' « elle donne le sentiment que tout ce que les socialistes ont fait jusqu'à présent est nul ». Christophe Cambadélis s'est interrogé : « Veut-elle être la candidate des socialistes ou contre les socialistes ? »… Cela signifie que, le cas échéant, ils empêcheraient Ségolène Royal d'agir comme elle l'a annoncé.

De toute façon, le Parti socialiste a publié son programme et la présidente de Poitou-Charentes a dû y souscrire pour espérer devenir la candidate socialiste officielle. Un programme que ses amis politiques l'obligeraient à appliquer si elle était élue en 2007.
Il lui faudrait alors recommencer les emplois-jeunes, alimenter un fonds d'aide aux jeunes entreprises, accroître massivement les crédits de l'Education nationale, des ZEP, de la petite enfance, des hôpitaux, les aides aux étudiants, à l'enseignement supérieur, à la prévention de la délinquance…

Elle devrait aussi, toujours par fidélité au programme socialiste, assurer le financement public du ferroutage, renationaliser EDF (12 milliards d'euros !), étendre les 35 heures à tous les salariés, augmenter généreusement le SMIC, alourdir la fiscalité, celle des particuliers comme des entreprises, fusionner l'impôt sur le revenu avec la CSG qui deviendrait ainsi progressive, supprimer le peu de fonds de pension qui existent…

Même ces perspectives semblent déjà insuffisantes aux yeux de certains de ses collègues de parti, adeptes du socialisme étatique ou simplement désireux d'apparaître les plus à gauche, et ils en rajoutent. C'est le cas, par exemple, de Laurent Fabius qui s'est prononcé pour « l'enrichissement » du programme socialiste, qu'il trouve « faiblard », et qui prône « un nouveau prélèvement sur l'ensemble des revenus ». On peut également compter sur les alliés du Parti socialiste pour, eux aussi, charger la barque, tels les écologistes qui demandent l'instauration de la semaine de travail de 32 heures en 4 jours…

Ces dépenses nouvelles, génératrices de déficits supplémentaires, non seulement aggraveraient la dette publique que nos engagements européens nous commandent au contraire de réduire, mais compromettraient notre croissance économique, déjà timide comparée à celle de nos voisins, d'où un chômage accru.

Le mérite de Ségolène Royal a été grand de défendre des valeurs jusqu'ici négligées par ses amis politiques, mais elle l'a compromis en se ralliant au programme qu'ils ont préparé et qui la corsèterait si elle était élue.


Chronique économique, syndicale et sociale
Morvan Duhamel
Polémia
27/06/06

 Imprimez ce document |  Réagissez à cet article
 Envoyer à un ami |  Version Acrobat





Chronique économique été 2006

Chronique syndicale été 2006

Chronique sociale été 2006

Le déclin économique français : une analyse philosophique

Après le 48e congrès de la CGT

Chronique économique juin 2006-

Chronique syndicale juin 2006

Chronique sociale juin 2006

Revisiter le sous-développement
Refonder une doctrine du développement


Une économie de proximité,
réplique à une mondialisation vouée à l’échec ?


L'affaire du Contrat première embauche

Chronique économique mars 2006

Chronique syndicale mars 2006

Chronique sociale mars 2006

Financement de la protection sociale : la fausse bonne idée du président

Chronique économique février 2006

Chronique syndicale février 2006

Chronique sociale février 2006

Ils l’ont dit : la Russie doit rejoindre l’OMC

Bilan de 2005 : les frontières sont de retour

La difficile réforme de l'assurance chômage

Chronique économique de janvier 2006

Chronique syndicale de janvier 2006

Chronique sociale de janvier 2006

Dangereuses utopies

Chronique économique de décembre 2005

Chronique syndicale de décembre 2005

Chronique sociale de décembre 2005

EDF : réel conflit ou baroud d'honneur ?

Chronique économique de novembre 2005

Chronique syndicale de novembre 2005

Chronique sociale de novembre 2005

Le prix Nobel d’économie contre les sociétés multiculturelles

Discrimination positive : la préférence des grandes entreprises

Sociétés multiculturelles, sociétés liberticides ?

La politique économique du spectacle

A propos du conflit de la SNCM

Qui s'opposera aux pollutions de l'extrême-gauche ?

ACTION SYNDICALE
Le comité d'entreprise d'EDF à nouveau sur la sellette


ACTIVITE SOCIALE
Mettre les RMistes au travail


Les bienfaits de la hausse du prix du pétrole

Pêche : grosse amende pour la France

La population européenne en déclin

Quand l'OCDE nous adresse ses conseils…

Assouplir le droit du travail

Emploi : des modèles intransposables en France

Enfin des profits pour les entreprises publiques !

Notre modèle social en question

Mondialisation et Développement durable

La décroissance démographique: danger ou opportunité ?

Le premier vrai G8 de la Russie

Immigration ou plein-emploi ?

Des libéraux contre l’immigration de masse

La France doit défendre ses intérêts technologiques !

Marché PMR : la nouvelle donne

English  |   Pourquoi POLEMIA   |   Manifeste   |   Vocation   |   Objectifs   |   Méthode   |   Activités   |   Contacts   |   Newsletter
A entendre les propositions formulées par Ségolène Royal, on comprend que son audience, déjà forte au sein de l'électorat socialiste traditionnel, s'étende bien au-delà : en matière d'éducation et de formation professionnelle, d'emploi, de croissance économique, de sécurité publique, de lutte contre la délinquance, etc., elle ne peut que susciter l'adhésion du plus grand nombre. Elle séduit aussi par le courage souriant qu'elle montre en allant parfois à contre-courant de ses amis politiques. Par exemple, lorsqu'elle rend hommage à Tony Blair qui a « obtenu, face au chômage des jeunes, de vrais succès en recourant à plus de flexibilité et plus de sécurité ». Ou quand elle reconnaît certaines des erreurs et négligences naguère commises au gouvernement par son parti (lois Aubry sur les 35 heures, laxisme face à la délinquance, décentralisation insuffisante…).

Une question se pose toutefois. Si sympathique qu'elle apparaisse, la candidate, à supposer que son parti l'intronise, est-elle crédible ? Les saines orientations qu'elle arbore, pourrait-elle y rester fidèle une fois élue – même si, voire surtout si, dans la foulée de son élection, une majorité de gauche s'installait à l'Assemblée nationale ? La réponse ne peut être que négative.

En effet, dès qu'elle a commencé à avancer ses propositions, ses amis politiques l'ont abreuvée de vives critiques. Jean-Luc Mélanchon a dénoncé son « mépris pour les conquêtes de la gauche ». Le fabiusien Claude Bartolone a estimé qu' « elle donne le sentiment que tout ce que les socialistes ont fait jusqu'à présent est nul ». Christophe Cambadélis s'est interrogé : « Veut-elle être la candidate des socialistes ou contre les socialistes ? »… Cela signifie que, le cas échéant, ils empêcheraient Ségolène Royal d'agir comme elle l'a annoncé.

De toute façon, le Parti socialiste a publié son programme et la présidente de Poitou-Charentes a dû y souscrire pour espérer devenir la candidate socialiste officielle. Un programme que ses amis politiques l'obligeraient à appliquer si elle était élue en 2007.
Il lui faudrait alors recommencer les emplois-jeunes, alimenter un fonds d'aide aux jeunes entreprises, accroître massivement les crédits de l'Education nationale, des ZEP, de la petite enfance, des hôpitaux, les aides aux étudiants, à l'enseignement supérieur, à la prévention de la délinquance…

Elle devrait aussi, toujours par fidélité au programme socialiste, assurer le financement public du ferroutage, renationaliser EDF (12 milliards d'euros !), étendre les 35 heures à tous les salariés, augmenter généreusement le SMIC, alourdir la fiscalité, celle des particuliers comme des entreprises, fusionner l'impôt sur le revenu avec la CSG qui deviendrait ainsi progressive, supprimer le peu de fonds de pension qui existent…

Même ces perspectives semblent déjà insuffisantes aux yeux de certains de ses collègues de parti, adeptes du socialisme étatique ou simplement désireux d'apparaître les plus à gauche, et ils en rajoutent. C'est le cas, par exemple, de Laurent Fabius qui s'est prononcé pour « l'enrichissement » du programme socialiste, qu'il trouve « faiblard », et qui prône « un nouveau prélèvement sur l'ensemble des revenus ». On peut également compter sur les alliés du Parti socialiste pour, eux aussi, charger la barque, tels les écologistes qui demandent l'instauration de la semaine de travail de 32 heures en 4 jours…

Ces dépenses nouvelles, génératrices de déficits supplémentaires, non seulement aggraveraient la dette publique que nos engagements européens nous commandent au contraire de réduire, mais compromettraient notre croissance économique, déjà timide comparée à celle de nos voisins, d'où un chômage accru.

Le mérite de Ségolène Royal a été grand de défendre des valeurs jusqu'ici négligées par ses amis politiques, mais elle l'a compromis en se ralliant au programme qu'ils ont préparé et qui la corsèterait si elle était élue.


Chronique économique, syndicale et sociale
Morvan Duhamel
Polémia
27/06/06

 Imprimez ce document |  Réagissez à cet article
 Envoyer à un ami |  Version Acrobat





Chronique économique été 2006

Chronique syndicale été 2006

Chronique sociale été 2006

Le déclin économique français : une analyse philosophique

Après le 48e congrès de la CGT

Chronique économique juin 2006-

Chronique syndicale juin 2006

Chronique sociale juin 2006

Revisiter le sous-développement
Refonder une doctrine du développement


Une économie de proximité,
réplique à une mondialisation vouée à l’échec ?


L'affaire du Contrat première embauche

Chronique économique mars 2006

Chronique syndicale mars 2006

Chronique sociale mars 2006

Financement de la protection sociale : la fausse bonne idée du président

Chronique économique février 2006

Chronique syndicale février 2006

Chronique sociale février 2006

Ils l’ont dit : la Russie doit rejoindre l’OMC

Bilan de 2005 : les frontières sont de retour

La difficile réforme de l'assurance chômage

Chronique économique de janvier 2006

Chronique syndicale de janvier 2006

Chronique sociale de janvier 2006

Dangereuses utopies

Chronique économique de décembre 2005

Chronique syndicale de décembre 2005

Chronique sociale de décembre 2005

EDF : réel conflit ou baroud d'honneur ?

Chronique économique de novembre 2005

Chronique syndicale de novembre 2005

Chronique sociale de novembre 2005

Le prix Nobel d’économie contre les sociétés multiculturelles

Discrimination positive : la préférence des grandes entreprises

Sociétés multiculturelles, sociétés liberticides ?

La politique économique du spectacle

A propos du conflit de la SNCM

Qui s'opposera aux pollutions de l'extrême-gauche ?

ACTION SYNDICALE
Le comité d'entreprise d'EDF à nouveau sur la sellette


ACTIVITE SOCIALE
Mettre les RMistes au travail


Les bienfaits de la hausse du prix du pétrole

Pêche : grosse amende pour la France

La population européenne en déclin

Quand l'OCDE nous adresse ses conseils…

Assouplir le droit du travail

Emploi : des modèles intransposables en France

Enfin des profits pour les entreprises publiques !

Notre modèle social en question

Mondialisation et Développement durable

La décroissance démographique: danger ou opportunité ?

Le premier vrai G8 de la Russie

Immigration ou plein-emploi ?

Des libéraux contre l’immigration de masse

Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 19:04
Le jour où la France tremblera : Terrorisme islamiste : les vrais risques pour l'Hexagone (Broché)
de Guillaume Bigot
Le jour où la France tremblera : Terrorisme islamiste : les vrais risques pour l'Hexagone
Agrandissez cette image
Editeur : découvrez comment les clients peuvent effectuer des recherches sur le contenu de ce livre.
Prix éditeur: EUR 20,00
Notre prix : EUR 19,00 LIVRAISON GRATUITE Voir les détails
Économisez : EUR 1,00 (5%)

Disponibilité : en stock. Expédié et vendu par Amazon.fr.

Plus que 3 ex (réapprovisionnement en cours). Commandez vite !

Vous désirez recevoir cet article le mardi 29 août avant 13 heures ? Commandez-le dans les 8 h et 55 min et choisissez la livraison Éclair sur votre bon de commande. Voir les détails

6 neufs et d'occasion à partir de EUR 9,70

Deux, c'est mieux !

Description du produit
Présentation de l'éditeur
Les médias se font régulièrement l'écho de menaces d'attentat sur notre territoire. Selon certains, des fanatiques, tapis dans nos banlieues, seraient prêts à frapper les centres-ville. Pour d'autres, de telles craintes relèvent de la paranoïa. Entre ceux qui veulent alerter et ceux qui dénoncent une
manipulation, qui croire ? Serons-nous victimes, demain, d'un terrorisme islamiste français ? Pour la première fois, un ancien officier de la lutte antiterroriste et un essayiste identifient les menaces qui pèsent spécifiquement sur notre pays, par rapport au reste de l'Europe et de l'Occident. Cette stupéfiante enquête dénonce les idées reçues, contribue à déconstruire le mythe d'Al-Qaida et passe au crible le rôle des services de police spécialisés, de la justice, des médias, des politiques. Enfin, pour la première fois, des mesures concrètes et efficaces sont envisagées. Pour comprendre la réalité des risques, sans alarmisme mais avec
clairvoyance.

Biographie de l'auteur
Stéphane Berthomet est Capitaine de police à Paris,
spécialiste de la lutte antiterroriste au sein de la Division nationale antiterroriste (DNAT), puis de la DST. Depuis avril 2003, Conseiller technique sur les questions de terrorisme et de grand banditisme pour le syndicat Synergie-officiers, il est régulièrement consulté lors de l'élaboration des textes de lois sur ces sujets.
Guillaume Bigot, professeur de géopolitique et d'histoire, ancien rédacteur en chef à L'Événement du jeudi, est l'auteur des Sept Scénarios de l'Apocalypse, best-seller qui annonçait la tragédie du 11-Septembre, et du Zombie et le Fanatique, qui a anticipé le conflit irakien et son issue
désastreuse pour la coalition.

Détails sur le produit
  • Broché: 318 pages
  • Editeur : Ramsay (16 Mar 2005)
  • Langue: Français
  • ISBN: 2841147258
  • Dimensions (en cm): 14 x 2 x 21
  • Moyenne des commentaires client : basé sur 3 commentaires. (Écrivez un commentaire.)
  • Classement parmi les ventes Amazon.fr: Non
    (Éditeurs : Améliorez vos ventes)
     
     

Commentaires en ligne
Moyenne des commentaires client :
Rédigez votre commentaire et partagez votre opinion avec les autres clients.
 

6 internautes sur  6 ont trouvé ce commentaire utile :

Pour que la France ne tremble surtout pas..., 12 Sep 2005
Commentaire de : JLS "jlstourcoing@gmail.com" (Tourcoing, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 REVIEWER)   
Co-production d'un Capitaine de Police spécialisé dans l'anti-terrorisme et d'un géo-politologue écrivain, cet ouvrage fait un point sérieux sur la menace que représente le terrorisme islamisme et son développement probable sur le territoire français.
Si quelques unes de leurs analyses géopolitiques donnent matière à discussion, il n'en reste pas moins que l'approche "territoire français" versus "terrorisme international islamisme" constitue une approche du sujet particulièrement intéressante.
Les auteurs proposent, qui plus est, des solutions concrètes pour préparer le pays et mieux faire face aux menaces (solutions civiques, solutions techniques, solutions diplomatiques)
Donc un ouvrage sérieux qui va droit à l'essentiel "pour que la France ne tremble surtout pas".

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)



8 internautes sur  8 ont trouvé ce commentaire utile :

Clair et pédagogique..., 3 avril 2005
Commentaire de : "verdier1" - Voir tous mes commentaires
Découvert après avoir entendu les auteurs à la radio. Un livre qui trace un vrai portrait de la menace qui pèse sur la france. Partant des attentats de 1995, on passe par un état des lieux des banlieues et une un drole de tableau des services anti-terroristes en France... Sérieux, clair et décapant. On comprends mieux. Les musulmans ne sont plus décrits comme des tueurs en puissance, on comprends comment les islamistes radicaux recrutent leurs victimes... Pas de clichés, des faits...Ca change des livres composés de suites de noms, de dates et de lieux, là ce qui compte c'est que le lecteur comprenne. Enfin, des solutions sont proposées par les auteurs... Un livre engagé à lire si l'on veut enfin comprendre !

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)



12 internautes sur  12 ont trouvé ce commentaire utile :

A lire absolument, 27 Mar 2005
Commentaire de : "bertat11" - Voir tous mes commentaires
Enfin un livre qui parle de la France. Après l'avoir lu je comprends enfin ce que nous risquons et qui aggrave les risques.
On sent que c'est écrit par des gens qui maitrisent leur sujet (un ancien policier anti-terroriste) et qui parlent sans langue de bois !!! Bravo. A lire en urgence pour ne pas dire qu'on avait pas été prévenus.

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)

Le jour où la France tremblera : Terrorisme islamiste : les vrais risques pour l'Hexagone (Broché)
de Guillaume Bigot
Le jour où la France tremblera : Terrorisme islamiste : les vrais risques pour l'Hexagone
Agrandissez cette image
Editeur : découvrez comment les clients peuvent effectuer des recherches sur le contenu de ce livre.
Prix éditeur: EUR 20,00
Notre prix : EUR 19,00 LIVRAISON GRATUITE Voir les détails
Économisez : EUR 1,00 (5%)

Disponibilité : en stock. Expédié et vendu par Amazon.fr.

Plus que 3 ex (réapprovisionnement en cours). Commandez vite !

Vous désirez recevoir cet article le mardi 29 août avant 13 heures ? Commandez-le dans les 8 h et 55 min et choisissez la livraison Éclair sur votre bon de commande. Voir les détails

6 neufs et d'occasion à partir de EUR 9,70

Deux, c'est mieux !

Description du produit
Présentation de l'éditeur
Les médias se font régulièrement l'écho de menaces d'attentat sur notre territoire. Selon certains, des fanatiques, tapis dans nos banlieues, seraient prêts à frapper les centres-ville. Pour d'autres, de telles craintes relèvent de la paranoïa. Entre ceux qui veulent alerter et ceux qui dénoncent une
manipulation, qui croire ? Serons-nous victimes, demain, d'un terrorisme islamiste français ? Pour la première fois, un ancien officier de la lutte antiterroriste et un essayiste identifient les menaces qui pèsent spécifiquement sur notre pays, par rapport au reste de l'Europe et de l'Occident. Cette stupéfiante enquête dénonce les idées reçues, contribue à déconstruire le mythe d'Al-Qaida et passe au crible le rôle des services de police spécialisés, de la justice, des médias, des politiques. Enfin, pour la première fois, des mesures concrètes et efficaces sont envisagées. Pour comprendre la réalité des risques, sans alarmisme mais avec
clairvoyance.

Biographie de l'auteur
Stéphane Berthomet est Capitaine de police à Paris,
spécialiste de la lutte antiterroriste au sein de la Division nationale antiterroriste (DNAT), puis de la DST. Depuis avril 2003, Conseiller technique sur les questions de terrorisme et de grand banditisme pour le syndicat Synergie-officiers, il est régulièrement consulté lors de l'élaboration des textes de lois sur ces sujets.
Guillaume Bigot, professeur de géopolitique et d'histoire, ancien rédacteur en chef à L'Événement du jeudi, est l'auteur des Sept Scénarios de l'Apocalypse, best-seller qui annonçait la tragédie du 11-Septembre, et du Zombie et le Fanatique, qui a anticipé le conflit irakien et son issue
désastreuse pour la coalition.

Détails sur le produit
  • Broché: 318 pages
  • Editeur : Ramsay (16 Mar 2005)
  • Langue: Français
  • ISBN: 2841147258
  • Dimensions (en cm): 14 x 2 x 21
  • Moyenne des commentaires client : basé sur 3 commentaires. (Écrivez un commentaire.)
  • Classement parmi les ventes Amazon.fr: Non
    (Éditeurs : Améliorez vos ventes)
     
     

Commentaires en ligne
Moyenne des commentaires client :
Rédigez votre commentaire et partagez votre opinion avec les autres clients.
 

6 internautes sur  6 ont trouvé ce commentaire utile :

Pour que la France ne tremble surtout pas..., 12 Sep 2005
Commentaire de : JLS "jlstourcoing@gmail.com" (Tourcoing, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 REVIEWER)   
Co-production d'un Capitaine de Police spécialisé dans l'anti-terrorisme et d'un géo-politologue écrivain, cet ouvrage fait un point sérieux sur la menace que représente le terrorisme islamisme et son développement probable sur le territoire français.
Si quelques unes de leurs analyses géopolitiques donnent matière à discussion, il n'en reste pas moins que l'approche "territoire français" versus "terrorisme international islamisme" constitue une approche du sujet particulièrement intéressante.
Les auteurs proposent, qui plus est, des solutions concrètes pour préparer le pays et mieux faire face aux menaces (solutions civiques, solutions techniques, solutions diplomatiques)
Donc un ouvrage sérieux qui va droit à l'essentiel "pour que la France ne tremble surtout pas".

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)



8 internautes sur  8 ont trouvé ce commentaire utile :

Clair et pédagogique..., 3 avril 2005
Commentaire de : "verdier1" - Voir tous mes commentaires
Découvert après avoir entendu les auteurs à la radio. Un livre qui trace un vrai portrait de la menace qui pèse sur la france. Partant des attentats de 1995, on passe par un état des lieux des banlieues et une un drole de tableau des services anti-terroristes en France... Sérieux, clair et décapant. On comprends mieux. Les musulmans ne sont plus décrits comme des tueurs en puissance, on comprends comment les islamistes radicaux recrutent leurs victimes... Pas de clichés, des faits...Ca change des livres composés de suites de noms, de dates et de lieux, là ce qui compte c'est que le lecteur comprenne. Enfin, des solutions sont proposées par les auteurs... Un livre engagé à lire si l'on veut enfin comprendre !

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)



12 internautes sur  12 ont trouvé ce commentaire utile :

A lire absolument, 27 Mar 2005
Commentaire de : "bertat11" - Voir tous mes commentaires
Enfin un livre qui parle de la France. Après l'avoir lu je comprends enfin ce que nous risquons et qui aggrave les risques.
On sent que c'est écrit par des gens qui maitrisent leur sujet (un ancien policier anti-terroriste) et qui parlent sans langue de bois !!! Bravo. A lire en urgence pour ne pas dire qu'on avait pas été prévenus.

Avez-vous trouvé ce commentaire utile ?  OuiNon (Signaler ce commentaire)

Le jour où la France tremblera : Terrorisme islamiste : les vrais risques pour l'Hexagone
Agrandissez cette image
Editeur : découvrez comment les clients peuvent effectuer des recherches sur le contenu de ce livre.
Prix éditeur: EUR 20,00
Notre prix : EUR 19,00 LIVRAISON GRATUITE Voir les détails
Économisez : EUR 1,00 (5%)

Disponibilité : en stock. Expédié et vendu par Amazon.fr.

Plus que 3 ex (réapprovisionnement en cours). Commandez vite !

Vous désirez recevoir cet article le mardi 29 août avant 13 heures ? Commandez-le dans les 8 h et 55 min et choisissez la livraison Éclair sur votre bon de commande. Voir les détails

6 neufs et d'occasion à partir de EUR 9,70

Deux, c'est mieux !

Description du produit
Présentation de l'éditeur
Les médias se font régulièrement l'écho de menaces d'attentat sur notre territoire. Selon certains, des fanatiques, tapis dans nos banlieues, seraient prêts à frapper les centres-ville. Pour d'autres, de telles craintes relèvent de la paranoïa. Entre ceux qui veulent alerter et ceux qui dénoncent une
manipulation, qui croire ? Serons-nous victimes, demain, d'un terrorisme islamiste français ? Pour la première fois, un ancien officier de la lutte antiterroriste et un essayiste identifient les menaces qui pèsent spécifiquement sur notre pays, par rapport au reste de l'Europe et de l'Occident. Cette stupéfiante enquête dénonce les idées reçues, contribue à déconstruire le mythe d'Al-Qaida et passe au crible le rôle des services de police spécialisés, de la justice, des médias, des politiques. Enfin, pour la première fois, des mesures concrètes et efficaces sont envisagées. Pour comprendre la réalité des risques, sans alarmisme mais avec
clairvoyance.

Biographie de l'auteur
Stéphane Berthomet est Capitaine de police à Paris,
spécialiste de la lutte antiterroriste au sein de la Division nationale antiterroriste (DNAT), puis de la DST. Depuis avril 2003, Conseiller technique sur les questions de terrorisme et de grand banditisme pour le syndicat Synergie-officiers, il est régulièrement consulté lors de l'élaboration des textes de lois sur ces sujets.
Guillaume Bigot, professeur de géopolitique et d'histoire, ancien rédacteur en chef à L'Événement du jeudi, est l'auteur des Sept Scénarios de l'Apocalypse, best-seller qui annonçait la tragédie du 11-Septembre, et du Zombie et le Fanatique, qui a anticipé le conflit irakien et son issue
désastreuse pour la coalition.

Détails sur le produit
  • Broché: 318 pages
  • Editeur : Ramsay (16 Mar 2005)
  • Langue: Français
  • ISBN: 2841147258
  • Dimensions (en cm): 14 x 2 x 21
  • Moyenne des commentaires client : basé sur 3 commentaires. (Écrivez un commentaire.)
  • Classement parmi les ventes Amazon.fr: Non
    (Éditeurs : Améliorez vos ventes)
     
     

Commentaires en ligne
Moyenne des commentaires client :
Rédigez votre commentaire et partagez votre opinion avec les autres clients.
 

6 internautes sur  6 ont trouvé ce commentaire utile :

Pour que la France ne tremble surtout pas..., 12 Sep 2005
Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article
28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 19:01
White Gold : The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves

by Giles Milton

Description:

This is the forgotten story of the million white Europeans, taken in chains to the great slave markets of North Africa to be sold to the highest bidder. Ignored by their own governments, and forced to endure the harshest of conditions, very few lived to tell the tale. Now, using the firsthand testimony of a Cornish cabin boy named Thomas Pellow, Giles Milton vividly reconstructs this disturbing, little known chapter of history in White Gold: The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves. Published June 2005

 

,Paperback , 336p
Prices given below in UK £ include the cost of postage and packing.

There is a one off 75p Paypal processing charge, regardless of the number of items you buy, which will be added to your total at the Paypal checkout stage.

Customers in the UK only:
9.00
Customers in Continental Europe:
10.25
 
Customers in North and South America Americas, Middle East, Africa, Indian sub-continent, most of SE Asia inc Hong Kong :
10.60
 
Customers in Australasia and Far East:
11.00
 
 

White Gold : The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves

 


Have you read the book?
Would you like to share your comments about this title with us?
Send your comments/reviews to our email address .

 

White Gold : The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves

by Giles Milton

Description:

This is the forgotten story of the million white Europeans, taken in chains to the great slave markets of North Africa to be sold to the highest bidder. Ignored by their own governments, and forced to endure the harshest of conditions, very few lived to tell the tale. Now, using the firsthand testimony of a Cornish cabin boy named Thomas Pellow, Giles Milton vividly reconstructs this disturbing, little known chapter of history in White Gold: The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves. Published June 2005

 

,Paperback , 336p
Prices given below in UK £ include the cost of postage and packing.

There is a one off 75p Paypal processing charge, regardless of the number of items you buy, which will be added to your total at the Paypal checkout stage.

Customers in the UK only:
9.00
Customers in Continental Europe:
10.25
 
Customers in North and South America Americas, Middle East, Africa, Indian sub-continent, most of SE Asia inc Hong Kong :
10.60
 
Customers in Australasia and Far East:
11.00
 
 

White Gold : The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves

 


Have you read the book?
Would you like to share your comments about this title with us?
Send your comments/reviews to our email address .

 

by Giles Milton

Description:

This is the forgotten story of the million white Europeans, taken in chains to the great slave markets of North Africa to be sold to the highest bidder. Ignored by their own governments, and forced to endure the harshest of conditions, very few lived to tell the tale. Now, using the firsthand testimony of a Cornish cabin boy named Thomas Pellow, Giles Milton vividly reconstructs this disturbing, little known chapter of history in White Gold: The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves. Published June 2005

 

,Paperback , 336p
Prices given below in UK £ include the cost of postage and packing.

There is a one off 75p Paypal processing charge, regardless of the number of items you buy, which will be added to your total at the Paypal checkout stage.

Customers in the UK only:
9.00
Customers in Continental Europe:
10.25
 
Customers in North and South America Americas, Middle East, Africa, Indian sub-continent, most of SE Asia inc Hong Kong :
10.60
 
Customers in Australasia and Far East:
11.00
 
 

White Gold : The Extraordinary Story of Thomas Pellow and Islam's One Million White Slaves

 


Have you read the book?
Would you like to share your comments about this title with us?
Send your comments/reviews to our
email address .

 

Repost 0
Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
commenter cet article

Rechercher

Archives