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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 18:29

 

 

The Chew Valley is an area in North Somerset, England, named after the River Chew, which rises at Chewton Mendip, and joins the River Avon at Keynsham. Technically, the area of the valley is bounded by the water catchment area of the Chew and its tributaries; however, the name Chew Valley is often used less formally to cover other nearby areas, for example, Blagdon Lake and its environs, which by a stricter definition are part of the Yeo Valley. The valley is an area of rich arable and dairy farmland, interspersed with a number of villages.

The landscape consists of the valley of the River Chew and is generally low-lying and undulating. It is bounded by higher ground ranging from Dundry Down to the north, the Lulsgate Plateau to the west, the Mendip Hills to the south and the Hinton Blewett, Marksbury and Newton Saint Loe plateau areas to the east. The valley's boundary generally follows the top of scarp slopes except at the southwestern and southeastern boundaries where flat upper areas of the Chew Valley grade gently into the Yeo Valley and eastern Mendip Hills respectively. The River Chew was dammed in the 1950s to create Chew Valley Lake, which provides drinking water for the nearby city of Bristol and surrounding areas. The lake is a prominent landscape feature of the valley, a focus for recreation, and is internationally recognised for its nature conservation interest, because of the bird species, plants and insects.

The area falls into the domains of several councils including: Bath and North East Somerset, North Somerset and Mendip. Some of the area falls within the Mendip Hills AONB. Most of the undeveloped area is within the Bristol/Bath Green Belt. Many of the villages date back to the time of the Domesday Book and there is evidence of human occupation since the Stone Age. There are hundreds of listed buildings with many of the churches being Grade I listed.

Contents

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Many of the villages date back to the time of the Domesday Book and there is evidence of human occupation since the Stone Age. There are hundreds of listed buildings with many of the churches being Grade I listed.

LA SUITE .....

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Chew_Valley

 

 

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 17:15
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 17:10

 

 

Valeurs Actuelles n° 3644 paru le 29 Septembre 2006

Économie

Questions sur EADS

par David Victoroff
 
En attendant l’annonce d’un nouveau calendrier pour la livraison des A380, les interrogations se multiplient sur la situation réelle du constructeur aéronautique.

Depuis un communiqué sibyllin du 21 septembre confirmant que « d’autres retards sont à prévoir », c’est le silence radio chez EADS et Airbus. On attendait pour vendredi dernier une conférence conjointe de l’avionneur et de sa maison mère. Le communiqué du 21 septembre a reporté à quatre semaines la « fourniture d’informations plus détaillées ». Les seules nouvelles qui parviennent du consortium européen sont celles de nominations, qui montrent que Louis Gallois et Thomas Enders, les deux coprésidents exécutifs du groupe, et de Christian Streiff, le nouveau président d’Airbus, sont en train de procéder à une vaste réorganisation interne. Parmi elles, la nomination d’un nouveau directeur de la communication du groupe, Christof Ehrhart.
Il aura sans nul doute du travail pour répondre à toutes les questions que se posent les investisseurs qui ont fait confiance à EADS, et peut-être les clients d’Airbus.
Parmi celles que tout le monde se pose, à commencer par le personnel d’Airbus (voir notre reportage page 40), c’est d’abord quels seront les véritables délais de livraison de l’A380. En l’absence d’informations fiables, les rumeurs vont bon train. Les Échos révèlent un retard de livraison de six mois, tandis que le Figaro, faisant état de source interne, évoque une division par deux du rythme de livraison et la sortie de quatre appareils seulement l’an prochain.

Le gel des effectifs est confirmé.

La deuxième question qui inquiète le personnel, comme les actionnaires, est le coût à payer pour dédommager les compagnies clientes de ce retard. Quelles en seront les conséquences sur la rentabilité de la compagnie ?
Pour y faire face, le journal britannique The Guardian évoquait il y a quelques jours un plan de réduction de coûts de 2 milliards d’euros et des diminutions d’effectifs, ce qui a mis en émoi toute la région de Toulouse. Pour l’instant, seul le gel des effectifs est confirmé.
Mais dans un message adressé au personnel d’Airbus, Christian Streiff a évoqué de sérieuses difficultés financières à cause de la faiblesse du dollar et de la fin d’une marge financière confortable de couverture de change. « Nous n’avons d’autres solutions que de compenser par des réductions de coûts et des économies », a-t-il conclu.
Réductions de coûts et économies d’autant plus nécessaires que BAE Systems se retire d’Airbus, invoquant notamment les forts besoins en liquidités de celui-ci à moyen terme. Si BAE Systems ne veut pas payer, qui le fera à sa place ? EADS sera-t-il en mesure, dans ces conditions, de financer le programme A350, et comment ? Le groupe Lagardère, tout occupé à la réorganisation de son pôle média, et le groupe DaimlerChrysler, qui a fort à faire pour maintenir la compétitivité de sa branche automobile, seront-ils prêts à payer ? Les États peuvent-ils prendre le relais alors que Boeing conteste les aides
devant l’OMC ?

Des délocalisations en Russie ?.

Les réticences à l’égard de la montée en puissance des Russes dans le capital d’EADS, l’un des sujets du sommet germano-franco-russe de Compiègne le week-end dernier (lire page 30), laissent à penser que ce n’est pas de ce côté qu’il faut attendre la solution. Encore que… La compétence russe en matière d’aéronautique pourrait permettre de délocaliser la fabrication de certaines parties d’Airbus, entraînant des réductions de coût substantielles. On comprend dans ces conditions les interrogations des syndicats français et allemands.
Pour faire taire les rumeurs, EADS a tout intérêt à y répondre rapidement. D’autant plus que les déboires de câblage électrique de l’A380 masquent beaucoup de succès par ailleurs : la livraison à cadence soutenue des autres types d’appareils, et surtout la poursuite dans d’excellentes conditions du programme d’essai de l’A380 que des centaines d’employés volontaires ont pu tester sur les premiers vols longue distance. On en viendrait presque à oublier les succès des autres filiales, comme Eurocopter. Il serait dommage que les mauvaises nouvelles continuent à occulter les bonnes au risque de compromettre le dynamisme de l’entreprise.
David Victoroff



 
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Valeurs Actuelles n° 3644 paru le 29 Septembre 2006

Économie

 
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Valeurs Actuelles n° 3644 paru le 29 Septembre 2006

Économie

Questions sur EADS

par David Victoroff
 
En attendant l’annonce d’un nouveau calendrier pour la livraison des A380, les interrogations se multiplient sur la situation réelle du constructeur aéronautique.

Depuis un communiqué sibyllin du 21 septembre confirmant que « d’autres retards sont à prévoir », c’est le silence radio chez EADS et Airbus. On attendait pour vendredi dernier une conférence conjointe de l’avionneur et de sa maison mère. Le communiqué du 21 septembre a reporté à quatre semaines la « fourniture d’informations plus détaillées ». Les seules nouvelles qui parviennent du consortium européen sont celles de nominations, qui montrent que Louis Gallois et Thomas Enders, les deux coprésidents exécutifs du groupe, et de Christian Streiff, le nouveau président d’Airbus, sont en train de procéder à une vaste réorganisation interne. Parmi elles, la nomination d’un nouveau directeur de la communication du groupe, Christof Ehrhart.
Il aura sans nul doute du travail pour répondre à toutes les questions que se posent les investisseurs qui ont fait confiance à EADS, et peut-être les clients d’Airbus.
Parmi celles que tout le monde se pose, à commencer par le personnel d’Airbus (voir notre reportage page 40), c’est d’abord quels seront les véritables délais de livraison de l’A380. En l’absence d’informations fiables, les rumeurs vont bon train. Les Échos révèlent un retard de livraison de six mois, tandis que le Figaro, faisant état de source interne, évoque une division par deux du rythme de livraison et la sortie de quatre appareils seulement l’an prochain.

Le gel des effectifs est confirmé.

La deuxième question qui inquiète le personnel, comme les actionnaires, est le coût à payer pour dédommager les compagnies clientes de ce retard. Quelles en seront les conséquences sur la rentabilité de la compagnie ?
Pour y faire face, le journal britannique The Guardian évoquait il y a quelques jours un plan de réduction de coûts de 2 milliards d’euros et des diminutions d’effectifs, ce qui a mis en émoi toute la région de Toulouse. Pour l’instant, seul le gel des effectifs est confirmé.
Mais dans un message adressé au personnel d’Airbus, Christian Streiff a évoqué de sérieuses difficultés financières à cause de la faiblesse du dollar et de la fin d’une marge financière confortable de couverture de change. « Nous n’avons d’autres solutions que de compenser par des réductions de coûts et des économies », a-t-il conclu.
Réductions de coûts et économies d’autant plus nécessaires que BAE Systems se retire d’Airbus, invoquant notamment les forts besoins en liquidités de celui-ci à moyen terme. Si BAE Systems ne veut pas payer, qui le fera à sa place ? EADS sera-t-il en mesure, dans ces conditions, de financer le programme A350, et comment ? Le groupe Lagardère, tout occupé à la réorganisation de son pôle média, et le groupe DaimlerChrysler, qui a fort à faire pour maintenir la compétitivité de sa branche automobile, seront-ils prêts à payer ? Les États peuvent-ils prendre le relais alors que Boeing conteste les aides
devant l’OMC ?

Des délocalisations en Russie ?.

Les réticences à l’égard de la montée en puissance des Russes dans le capital d’EADS, l’un des sujets du sommet germano-franco-russe de Compiègne le week-end dernier (lire page 30), laissent à penser que ce n’est pas de ce côté qu’il faut attendre la solution. Encore que… La compétence russe en matière d’aéronautique pourrait permettre de délocaliser la fabrication de certaines parties d’Airbus, entraînant des réductions de coût substantielles. On comprend dans ces conditions les interrogations des syndicats français et allemands.
Pour faire taire les rumeurs, EADS a tout intérêt à y répondre rapidement. D’autant plus que les déboires de câblage électrique de l’A380 masquent beaucoup de succès par ailleurs : la livraison à cadence soutenue des autres types d’appareils, et surtout la poursuite dans d’excellentes conditions du programme d’essai de l’A380 que des centaines d’employés volontaires ont pu tester sur les premiers vols longue distance. On en viendrait presque à oublier les succès des autres filiales, comme Eurocopter. Il serait dommage que les mauvaises nouvelles continuent à occulter les bonnes au risque de compromettre le dynamisme de l’entreprise.
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 17:05

 

 

 1943

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  • Janvier : Unification des 3 principaux mouvements de résistance de zone sud, au sein du M.U.R.
  •  
  • 13 janvier : Arrivée de la Colonne Leclerc en Tunisie, après la conquête du Fezzan et la prise à revers de la ligne Mareth par les Forces françaises libres (FFL).
  •  
  • 14 au 24 janvier : Conférence de Casablanca (1943), dite aussi « Conférence d'Anfa »
  •  
  • 31 janvier: création de l'Organisation de résistance de l'armée (ORA), commandée par le général Aubert Frère
  • 1er février: formation de la 1re division française libre sous le commandement du général de Larminat, à partir de la 1re brigade du général Koenig et de la 2e brigade du colonel Brosset. Formation en AEF de 5 nouveaux bataillons français libres
  • 2 février : Capitulation allemande à Stalingrad
  • 21 février : Nomination de Jean Moulin comme délégué général du Comité National pour toute la France occupée
  • 5 mars: Le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique et le colonne volante remportent la victoire de Medenine (Tunisie)
  • 14 mars : Discours de Giraud renonçant à la législation de Vichy... sauf à la législation antisémite
  • 26 mars : Création du Comité de coordination des 5 principaux mouvements de résistance de zone Nord, par Pierre Brossolette
  • 28 mars: la Force L (Leclerc) s'empare de Gabès
  • 31 mars : Ferhat Abbas lance le Manifeste du Peuple Algérien
  • 1er avril : Arrivée à Alger de la Mission Catroux
  • 7 mai : Prise de Bizerte et de Tunis
  • 27 mai :
    • Constitution en France du Conseil National de la Résistance (CNR), regroupant les principaux mouvements de résistance, tendances politiques et syndicats
    • Apport par le CNR de son appui à de Gaulle
  • 30 mai : Arrivée du Général de Gaulle à Alger
  • 2 juin : manifestation de masse en faveur de Charles de Gaulle, à Alger
  • 3 juin : Constitution du Comité français de la Libération nationale (CFLN), avec co-présidence de Giraud et de Gaulle
  • 21 juin : Ralliement forcé de la flotte d'Alexandrie, sur la menace de Churchill de ne plus payer les soldes de ses équipages
  • 30 juin : Rentrée en guerre des Antilles, à la suite de violentes manifestations populaires contre l'amiral vichyste Robert (et après le sabotage sur ses ordres d'une partie de la flotte et de la totalité des avions)
  • 2 -23 juillet : Visite de Giraud aux États-Unis
  • 10 juillet : Débarquement allié en Sicile
  • 25 juillet : Chute de Mussolini
  • 31 juillet : Présidence politique du CFLN par le général de Gaulle (Giraud restant président militaire)
  • Août : Mort de Jean Moulin sous la torture
  • 26 août : Reconnaissance limitée du CFLN par les 3 grands alliés
  • 30 août : Bidault devient président du C.N.R.
  • 8 septembre :
    • Capitulation italienne
    • Insurrection en Corse
  • 8 septembre - 4 octobre : Participation de l'armée française à la libération de la Corse
  • 3 novembre :
    • Séance inaugurale de l'Assemblée consultative provisoire
    • Recomposition du CFLN suivant la composition de l'Assemblée Consultative. De Gaulle en devient le président unique.
  • 28 novembre - 2 décembre : Conférence de Téhéran donnant priorité au débarquement en Normandie.
  • 12 décembre : Discours de Charles de Gaulle annonçant une réforme du statut des Algériens musulmans.
  • 30 décembre : Darnand, Chef de la milice est nommé Secrétaire au Maintien de l'ordre et Henriot Secrétaire à la propagande

1944 [modifier]

1945 [modifier]

Généraux des Forces Françaises Libres [modifier]

Amiraux des Forces Françaises Libres [modifier]

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 16:54

 

 

France libre

 Wikipédia

La France libre est le nom donné à l'organisation de résistance extérieure fondée à Londres par le général de Gaulle à la suite de de son appel du 18 juin 1940. Les forces armées ralliées à la France libre furent appelées Forces françaises libres (FFL).

Drapeau de la France Libre
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Drapeau de la France Libre

Sommaire

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La France Libre et ses ramifications [modifier]

La formation de volontaires français [modifier]

L'idée de base de la France Libre est le ralliement au général de Gaulle des Français qui veulent poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux côtés des alliés britanniques. Dès le 18 juin, et dans la foulée de son appel à poursuivre la lutte, les ralliements sont d'abord individuels. Officiers, soldats, ou simples citoyens rallient ainsi Londres et de Gaulle. Dès le 28 juin 1940, Winston Churchill, Premier Ministre britannique reconnaît le général de Gaulle comme le « chef des Français qui continuent la guerre ».

Par la suite, par l'accord des Chequers (7 août 1940) entre le Royaume-Uni et le général de Gaulle, le Royaume-Uni s'engagea à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à restaurer intégralement l'indépendance et la grandeur de la France. Le gouvernement britannique s'engagea de plus à financer toutes les dépenses de la France Libre, mais de Gaulle insista pour que ces sommes soient des avances remboursables et non des dons qui auraient jeté une ombre, aussi ténue soit elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites furent effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre. Sur ces questions de principe, de Gaulle était intraitable.

Les ralliements de territoires [modifier]

En juillet 1940, la France Libre peut compter sur quelques 7 000 hommes. Ses effectifs croissent notablement, en aout-septembre 1940, à la suite du ralliement de plusieurs colonies africaines, océaniennes, et asiatiques: Tchad, Oubangui-Chari, Congo et Cameroun, Comptoirs de l'Inde, Océanie et Nouvelle-Calédonie, ainsi que Wallis et Futuna. Ces ralliements confèrent, de plus, à la France Libre une assise territoriale, et donc une dimension étatique et non plus seulement militaire.

Les forces de la France Libre sont désormais présentes sur plusieurs théâtres d'opérations aux côtés de ses alliés britanniques: Elles participent à la bataille aérienne d'Angleterre, lancent une expédition au Fezzan, concourent à la conquête de l'Érythrée italienne, tandis que leurs premiers parachutistes interviennent en Libye sur les arrières des forces de l'Axe. Enfin les marins français libres prêtent la main à la Royal Navy.

C'est la 1ère Brigade des Forces françaises libres du général Kœnig, qui, en retardant 14 jours Rommel à Bir Hakeim, a donné à la huitième armée britannique le temps de se replier et de se reformer sur la ligne fortifiée d'El Alamein, où l'Afrika Korps a été stoppée sur la route de Suez.

L'établissement d'une autorité gouvernementale [modifier]

Après l'expédition manquée de Dakar, de Gaulle se rend, avec une partie de ses troupes, en Afrique Equatoriale Française.

Le 30 octobre (jour où le Maréchal Pétain appelle ouvertement à la collaboration, à la radio de Vichy), de Gaulle institue par ordonnance le « Conseil de Défense de l'Empire »., composé des différents chefs de territoires ralliés à la France libre.

Le Gabon est alors occupé par les Forces Française Libres, du 9 au 11 novembre 1941, de sorte que le bloc AEF-Cameroun est réunifié au sein de la France Libre.

Le 16 novembre, de Gaulle publie dans le Journal Officiel de la France Libre, à Brazzaville (qui en est devenue la capitale officielle), une « Déclaration organique » officielle, contestant la constitutionnalité et la légitimité du Régime de Vichy, suivie de plusieurs ordonnances et décrets invalidant les lois d'exclusion de Pétain. Ce faisant, il irrita Churchill, qui, ne perdant pas complètement l'espoir de s'entendre avec Pétain, vit d'un mauvais œil s'ériger un nouveau pouvoir français dépassant largement le cadre de la Légion de volontaires initiale.

À la suite de la Charte de l'Atlantique, adoptée le 14 août 1941 par Churchill et Roosevelt et proclamant le principe d'autodétermination des peuples, de Gaulle les prit au mot et créa enfin à Londres un véritable gouvernement de la France Libre, sous le nom de Comité national français.

L'enlisement du gouvernement de Vichy dans la "collaboration" [modifier]

Le gouvernement de Vichy se lança ouvertement dans la "collaboration" dès octobre 1940, sous l'égide du maréchal Philippe Pétain (et non de Pierre Laval, comme on le croit généralement). La "collaboration" préconisée par Pétain exhortait à un dépassement par les Français de leurs obligations découlant des Conventions d'Armistice (dont l'exécution inévitable allait de soi), pour accéder à un statut d'alliance avec l'Allemagne.

Pourtant, comme la paix n'avait pas été conclue préalablement, avec comme corollaire la libération des prisonniers, l'Allemagne restait l'ennemi. Par conséquent la "collaboration" avec l'ennemi proclamée par Pétain constituait une trahison, au sens de l'article 75 du code pénal de l'époque.

Voici quelques dates marquant les débuts de la collaboration, tant dans le principe, que dans les actes :

  • 24 octobre 1940 : Conclusion du Protocole Pétain-Hitler à Montoire, et annonce de la “Collaboration” pour accélérer la défaite britannique.
  • 30 octobre 1940 : Discours de Pétain appelant à la collaboration.
  • 6 mai 1941 : Ordres de l'amiral François Darlan et de Pétain au général Henri Dentz d'accueillir en Syrie les avions allemands et de délivrer des stocks d'armes français aux irakiens combattant les Britanniques
  • 9 mai 1941: Atterrissage à Damas des premiers appareils allemands.
  • 13 mai 1941: 1ère livraison de 300 tonnes d'armes par l'armée du Levant aux Irakiens

combattant l’armée britannique.

  • 28 mai 1941: Signature des Protocoles de Paris, par Darlan accordant à l'Allemagne des bases en Syrie (Alep), en Tunisie (Bizerte) et au Sénégal (Dakar). L'accord sur Alep était entré en vigueur par anticipation, avec, pour conséquence, les bombardement allemands en Irak, la riposte de anglo-gaulliste et la désastreuse campagne de Syrie, où l'armée Vichyste se battit littéralement "pour le roi de Prusse".

La "collaboration" n'en allait pas moins s'aggraver par la suite.

Le renforcement du Comité Français de Londres [modifier]

Outre les militaires et autres volontaires, des intellectuels, comme Maurice Schuman, René Cassin et Jacques Soustelle, avaient également rejoint Londres. Citons ici pour l'exemple l'humoriste Pierre Dac qui pratiqua son art sur les antennes de la BBC. Ce ralliement d'un nombre appréciable de civils, avait contribué à encourager de Gaulle à constituer à la tête de la France libre un véritable organisme politique avec pour objectif de se faire reconnaître comme un gouvernement en exil. Il avait pourtant fallu attendre le 24 septembre 1941 pour voir émerger le Comité national français, sorte de gouvernement.

À partir de 1942, le terme de « France combattante » remplaça celui de « France libre », pour bien marquer l'association à la France libre de la Résistance intérieure.

L'intervention alliée en Afrique du Nord, et ses suites [modifier]

Lors du débarquement allié en Afrique du nord effectué sans le concours du général de Gaulle, mis à l'écart par Roosevelt et Churchill, 400 volontaires civils arrêtèrent Juin et Darlan et neutralisèrent pendant 15 heures le XIXe Corps d'Armée vichyste, par leur putsch du 8 novembre 1942. Si bien que les Alliés purent débarquer et encercler Alger sans opposition, après quoi ils obtinrent le soir même la capitulation de cette ville avec son port intact. Quant à Juin et Darlan, désormais entre les mains des alliés, ils finirent, sous la pression et les menaces du général Clark, par ordonner le cessez-le-feu à Oran et au Maroc, le 10 novembre, après trois jours de combat sanglant.

Darlan forma alors à Alger, sous le nom de « Haut Commissariat de France en Afrique », un nouveau gouvernement vichyste, rival du Comité national de Londres, qui maintint en vigueur en A.F.N. et A.O.F. les lois vichystes d'inspiration hitlérienne, et les détenus politiques de Vichy dans leurs camps de concentration du sud. Mais, quelques semaines après, Darlan fut abattu par le résistant Bonnier de La Chapelle (fusillé deux jours plus tard). Giraud lui succèda alors, et maintint à son tour toutes les lois et mesures vichystes en vigueur.

Cependant, comme, à la différence de Darlan, Giraud, bien que vichyste, n'avait pas collaboré, l'union entre les autorités de Londres et Alger devint possible et des négociations difficiles furent mises en route, à cet effet, sous la pression de Roosevelt et Churchill, après la Conférence de Casablanca de janvier 1943, dénommée aussi « Conférence d'Anfa ».

La fusion [modifier]

Finalement, le 3 juin 1943, le Comité National Français de Londres et le Commandement Civil et Militaire d'Alger, fusionnèrent, sous la coprésidence des généraux de Gaulle et Giraud, dans le Comité français de la Libération nationale (CFLN), installé à Alger.

Les forces armées ralliées à la France libre avaient été appelées Forces françaises libres (FFL). Leur emblème était la croix de Lorraine. On distinguait à l'intérieur des FFL, les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) et les Forces navales françaises libres (FNFL). De plus, on peut signaler l'existence, dès 1940, d'un authentique service d'espionnage et de sabotage, le Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA), qui, sous les ordres du colonel Passy (Dewawrin), avait établi très tôt des réseaux clandestins en France.

La 2e D.B. de Leclerc et la 1ère Armée furent deux des fleurons issus de la fusion de l'armée de la France Libre avec celle d'Afrique, après la libération de l'Afrique du Nord et la campagne de Tunisie. Si certains Américains furent condescendants sur les opérations militaires menées par les forces françaises, entre 1940 et 1945, les Britanniques en furent bien plus respectueux,surtout après les exploits des Français libres à Bir Hakeim.

Si les Britanniques respectèrent sans difficulté, sauf au Levant, leur parole de restaurer la « grandeur » de la France, les Alliés de la deuxième heure comme les Soviétiques et les Américains, n'eurent pas le même souci, ni la même perception de la « France libre » du général de Gaulle. Même si les Russes ont gardé un souvenir bienveillant pour les Français libres de l'escadrille Normandie-Niémen, qui se distingua sur le front russe entre 1943 et 1945. Par ailleurs, les relations entre Staline et de Gaulle furent, en apparence, moins houleuses que celles qui opposèrent Roosevelt au Chef de la France libre.

Chronologie de la France Libre [modifier]

Quelques dates préliminaires [modifier]

1940 [modifier]

  • 25 mai : Nomination de Charles de Gaulle comme général de brigade à titre temporaire
  • 5 juin : Entrée de Charles de Gaulle au gouvernement comme sous secrétaire d'État à la défense nationale
  • 16 juin :
    • Mission de Charles de Gaulle à Londres pour y demander une aide matérielle au transfert des troupes françaises en AFN.
    • Démission de Paul Reynaud, remplacé par le Maréchal Philippe Pétain
    • Retour de Charles de Gaulle à Bordeaux
  • 17 juin : Départ de Charles de Gaulle pour le Royaume-Uni


1940 [modifier]

  • 18 juin : Premier appel du Général de Gaulle à la poursuite de la guerre
  • 22 juin : Signature de l'armistice
  • 28 juin : Reconnaissance du Général de Gaulle, par le gouvernement britannique, comme chef des Français qui continuent la guerre
  • 1er juillet: Le capitaine André Dewavrin, dit Passy, est nommé chef des services secrets (2e et 3e bureaux) de la France libre
  • 3 juillet : Attaque de la flotte française de Mers-El-Kébir par la flotte britannique
  • 10 juillet : Vote inconstitutionnel attribuant les pleins pouvoirs constituant, législatif, exécutif et judiciaire, au Maréchal Pétain
  • 14 juillet: De Gaulle passe en revue à Londres un détachement des Forces françaises libres
  • 17 juillet: Jacques Mansion, premier envoyé de la France libre en France occupée
  • 20 juillet : le gouverneur Henri Sautot rallie l'administration française des Nouvelles-Hébrides
  • 23 juillet : Loi d'exception sur la déchéance de la nationalité française, pour ceux qui se sont rendus à l'étranger sans ordre de mission régulier
  • 2 août : Condamnation à mort et à la confiscation des biens de Charles de Gaulle
  • 7 août : Signature de la Convention entre le Général de Gaulle et le Royaume-Uni
  • 27 - 28 août : Ralliement du bloc AEF-Cameroun, à l'exception du Gabon
  • 2 septembre : Ralliement de Tahiti
  • 9 septembre : Ralliement des Comptoirs de l'Inde
  • 19 septembre : Ralliement de la Nouvelle-Calédonie par le gouverneur Sautot
  • 18 octobre : Ralliement de Catroux à la France Libre
  • 24 octobre : Conclusion du Protocole Pétain-Hitler à Montoire et annonce de la “Collaboration”pour accélérer la défaite britannique
  • 27 octobre : Création du Conseil de Défense de l'Empire, par ordonnance de Brazzaville
  • 30 octobre : Discours de Pétain appelant à la collaboration
  • 9 - 11 novembre : Ralliement du Gabon
  • 8 décembre : retrait de la nationalité française du Général de Gaulle
  • 24 décembre : Reconnaissance britannique du Conseil de Défense de l’Empire constitué par le général de Gaulle


1941 [modifier]

  • 14 mars - 31 août : séjour de Charles de Gaulle en Afrique et au Moyen-Orient
  • 2 mai : Coup d'État anti-britannique en Irak
  • 6 mai : Ordres de Darlan et de Pétain au général Dentz d'accueillir en Syrie les avions allemands et de délivrer des stocks d'armes français aux irakiens combattant les Britanniques
  • 9 mai : Atterrissage à Damas des premiers appareils allemands
  • 13 mai : 1ère livraison de 300 tonnes d'armes de l'armée du Levant aux Irakiens se battant contre l’armée britannique
  • 28 mai : Signature des Protocoles de Paris, par Darlan
  • 7 juin : Début de l’intervention franco-britannique en Syrie
  • 22 juin : Début de l’invasion de l'URSS par l'Allemagne et entrée en guerre de l'URSS.
  • 14 juillet : Armistice de Saint Jean d'Acre, accordé par les Britanniques aux conditions exigées par Dentz, sans consultation des Français libres
  • 14 août : Charte de l’Atlantique
  • 29 août : Exécution d'Honoré d'Estienne d'Orves, officier de la France Libre, en mission en France
  • 24 septembre : Institution du Comité National Français de Londres (C.N.F)
  • 26 septembre : Reconnaissance du C.N.F. par l’URSS
  • 23 octobre : Ch.de Gaulle à la BBC invite la résistance de stopper, dans l'immédiat, les attentats anti-Allemands
  • 7 décembre : Attaque Japonaise contre la flotte de Pearl Harbor et entrée en guerre des États-Unis
  • 24 décembre :


1942 [modifier]

  • 27 février : 1er ramassage par avion d'un agent du BCRA (Remy) en France occupée
  • 3 mars : L'Amiral Muselier quitte le Comité National
  • Fin Mars : Ramassage aérien en France de Christian Pineau, syndicaliste et dirigeant de Libération Nord
  • 18 avril : Retour au pouvoir de Pierre Laval
  • 28 avril : Déclaration Manifeste de De Gaulle aux mouvements de résistance
  • Mai : ramassage aérien en France d’Emmanuel d’Astier, chef de Libération-Sud et de Philippe Roques
  • 5 mai : Débarquement britannique à Madagascar
  • 9 - 10 mai : Destruction de la grande antenne de Radio-Allouis par 2 parachutistes F.F.L.
  • 26 mai - 11 juin : Bataille de Bir-Hakeim, où la brigade française libre du Général Kœnig donne le temps à la 8ème armée britannique en déroute de se retrancher à El-Alamein, en détruisant de nombreux blindés ennemis, et en retardant Rommel de 12 jours.
  • 30 juin : Fin de l’offensive Rommel, à El-Alamein
  • 9 juillet : Reconnaissance américaine du Comité National « comme symbole de la résistance française »
  • 14 juillet : La France Libre devient “France Combattante”
  • Fin juillet:
    • Ramassage aérien en France d’André Philip
    • André Philip remplace Diethelm, comme Commissaire à l’Intérieur
  • 19 août : Raid allié manqué contre Dieppe
  • 3 septembre : Extension du Prêt-bail à la France Combattante
  • 28 septembre : Reconnaissance soviétique du Comité National “comme ayant seule qualité pour organiser la participation des citoyens et des territoires français à l’effort de guerre”
  • 23 octobre - 4 novembre : Bataille d’El-Alamein
  • 8 novembre :
  • 8 - 11 novembre :
    • Résistance sanglante de l’armée d’Afrique au débarquement allié, au Maroc et à Oran
    • Livraison sans combat, par la même armée d’Afrique, de toute la Tunisie aux Germano-italiens
  • 11 novembre : Livraison sans combat par l’armée d’armistice de toute la zone non occupée aux Germano-italiens
  • 13 novembre :
    • Constitution par François Darlan à Alger d'un second gouvernement vichyste, reconnu par les États-Unis, pour l'Afrique du Nord et l'A.O.F., sous l'intitulé de « Haut Commissariat en Afrique ». Constitution d'un « Conseil Impérial » composé, avec Darlan et Bergeret, des proconsuls vichystes d'Afrique du Nord et d'A.O.F. (Noguès, Chatel et Boisson)
    • maintien des lois d’exception et des camps de concentration de Vichy, en Afrique du Nord sous contrôle américain, en dehors de toute pression allemande (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43))
  • 22 novembre : Accords Clark-Darlan
  • 27 novembre : Sabordage de la flotte de Toulon
  • 28 novembre : Ralliement forcé à la France combattante de la Cote Française des Somalis
  • 30 novembre : Ralliement à la France combattante de l'île de la Réunion
  • 14 décembre : Transfert de Madagascar à la France Combattante par les Britanniques
  •  Forces françaises libres (FFL).

    Drapeau de la France Libre
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    Drapeau de la France Libre

     

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  • La Passion, c'est-à-dire les souffrances et la mort sur la croix à Jérusalem : « Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. »(Mt 27, 27-50)(Mt 27 27-50).
  • La Résurrection constatée au matin de Pâques par Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques et Salomé : « Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d'une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est point ici ; voici le lieu où on l'avait mis » (Mc 4, 5-6).(Mt 28 1-10).
  • Plusieurs apparitions aux disciples, puis l'Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement au ciel) : « Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu. Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient » (Mc 16, 19). (Mc 16 19)).

2/. Les Actes des Apôtres retracent les débuts de l'Église chrétienne à partir de la Pentecôte, 50 jours après Pâques.

3/. Les Épîtres de Paul et sept autres Épîtres, dites catholiques (c'est à dire adressées toutes les communautés chrétiennes), ainsi que l'Apocalypse témoignent de la reflexion des premiers disciples sur le message de Jésus .

Pages correspondantes d’autres projets Wikimedia :
Wikisource propose un ou plusieurs textes de la Bible dans le domaine public

La Bible est le regroupement des principaux textes sacrés, dans les religions judéo-chrétiennes.

Article principal : Jésus de Nazareth

Autres sources chrétiennes

Les "Agrapha", mot signifiant "choses non écrites", sont des paroles de Jésus qui ne se trouvent pas dans les textes canoniques. Certaines d'entre elles pourraient être authentiques (?). Elles proviennent de variantes des Évangiles (ex. codex de Bèze, Lc 6,5 : « Le même jour voyant quelqu'un travailler le jour du sabbat, il lui dit : homme, si tu sais ce que tu fais, tu es heureux ; mais si tu ne le sais pas, tu es maudit et transgresseur de la loi » cf. TOB), de citations des Pères de l'Eglise (ex. « Demandez de grandes choses et les petites vous seront ajoutées », des papyri d'Oxyrhynque (« Celui qui aujourd'hui est loin, demain il sera proche de vous » (pap. Ox. 1224), des textes apocryphes du Nouveau Testament comme l'Évangile selon Thomas (« Heureux l'homme qui a souffert ; il a trouvé la vie » (Év. Thom., 58) et l'Évangile des Nazaréens.
La critique textuelle montre une fiabilité documentaire et/ou une ancienneté souvent bien supérieures des sources canoniques.
Une reconstruction historique d’un crâne aussi âgé et provenant du lieu où a vécu Jésus, par Richard Neave
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Une reconstruction historique d’un crâne aussi âgé et provenant du lieu où a vécu Jésus, par Richard Neave

Sources non chrétiennes

  • Le premier historien qui évoque Jésus vers 94 est Flavius Josèphe, romain d'origine juive né en 39. Son témoignage (Antiquités juives, 18, 63-64) est connu sous son nom latin de Testimonium flavianum. Le texte qui nous est parvenu comporte apparemment des interpolations chrétiennes, mais peut facilement être restitué : « En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage, [si toutefois il faut l'appeler un homme, car] ; c'était un faiseur de prodiges, un maître des gens qui recevaient avec joie la vérité. Il entraîna beaucoup de Juifs et aussi beaucoup de Grecs ; Celui-là était le Christ. Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l'avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. [Car il leur apparut après le troisième jour, vivant à nouveau ; les prophètes divins avaient dit ces choses et dix mille autres merveilles à son sujet]. Jusqu'à maintenant encore, le groupe des Chrétiens [ainsi nommé après lui] n'a pas disparu. » (trad. tirée de Perrot : Jésus, PUF. Les passages habituellement considérés comme interpolés sont entre crochets). Cependant, une étude récente va dans le sens de l'authenticité du passage replacé dans le contexte d'une description des sectes juives du premier siècle (cf. S. Bardet : Le Testimonium flavianum, Cerf).
  • Flavius Josèphe évoque aussi Jésus quand il relate la mort de Jacques (Antiquités 20, 200): « Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, … réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider. »
  • Dans une lettre à Trajan en 111 ou 112 (lettre 96 (97) du livre X de sa correspondance [1]), Pline le jeune demande à l'empereur la conduite à tenir à l'égard des premiers chrétiens de Bithynie. il y est écrit qu' « ils s'assemblaient, à jour marqué, avant le lever du soleil ; ils chantaient tour à tour des hymnes à la louange du Christ, comme en l'honneur d'un dieu ; ils s'engageaient par serment, non à quelque crime, mais à ne point commettre de vol, de brigandage, d'adultère, à ne point manquer à leur promesse, à ne point nier un dépôt ; après cela, ils avaient coutume de se séparer, et se rassemblaient de nouveau pour manger des mets communs et innocents. »
  • Vers 116, dans ses Annales, l'historien romain Tacite écrit : « [le nom de chrétiens] leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Romain Ponce Pilate. … » « …Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. (3) Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même.» (Annales, livre XV,44 [2])
  • Dans ses Vies des douze Césars, vers 120, Suétone écrit : « [Claude] chassa de la ville les Juifs qui se soulevaient sans cesse à l'instigation d'un certain Chrestus » (Vie de Claude, XXV, 11). Cette opération se passe en 50, environ vingt ans après la mort de Jésus. De plus, « Christus » et « Chrestos » sont deux mots différents, l'un signifiant « l'oint » (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par « le bon » et faisant parfois office de nom propre. La confusion peut cependant ne pas étonner de la part d'un auteur "païen". Il est à noter que Suétone mentionne ici les "Juifs" alors qu'il mentionne les "chrétiens" sous le règne de Néron « Néron livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable. » (Vie de Néron,XVI,3).
  • L'écrivain satirique Lucien de Samosate, dans la deuxième partie du IIe siècle, fait une allusion au supplice de Jésus, sans le nommer, dans La mort de Pérégrinos [3]) : « celui que l'on avait adoré en Palestine et qui subit là-bas le supplice de la croix, coupable, aux yeux de ses semblables, d'avoir inventé de nouveaux mystères pour l'humanité. » (§ 11) et « Ces pauvres chrétiens se croient immortels et s'imaginent que l'éternité les attend. Ils se moquent pas mal des supplices et se jettent avec courage dans les bras de la mort. Celui qui fut leur législateur les convainquit que tous les hommes étaient frères. Une fois convertis, ils mettent au rebut les dieux des Grecs, pour vénérer ce sophiste mis en croix dont ils suivent à la lettre les moindres préceptes. » (§ 13).
  • Les références à Jésus sont nombreuses dans le Talmud mais ne sont pas antérieures au IIIe siècle (Voir : Vie de Jésus : Les sources juives sur Ebior ). Le texte le plus intéressant est le suivant (Talmud de Babylone, Sanhedrin 43a) : « La tradition rapporte : la veille de la Pâque, on a pendu Jésus. Un héraut marcha devant lui durant quarante jours disant : il sera lapidé parce qu’il a pratiqué la magie et trompé et égaré Israël. Que ceux qui connaissent le moyen de le défendre viennent et témoignent en sa faveur. Mais on ne trouva personne qui témoignât en sa faveur et donc on le pendit la veille de la Pâque. Ulla dit : — Croyez-vous que Jésus de Nazareth était de ceux dont on recherche ce qui peut leur être à décharge ? C'était un séducteur ! et la Torah dit : tu ne l'épargneras pas et tu ne l'excuseras pas (Deutéronome 13,9)... Une tradition rapporte : Jésus avait cinq disciples, Mattai, Naqi, Netser, Boni et Todah ».
    Il est souvent fait allusion à Ben Stada, comme étant issu de l'union adultère de Myriam et d'un homme appelé Pandera (A rapprocher de Celse, auteur d'un "Discours vrai contre les chrétiens" du IIe siècle mais qui ne nous est connu que par la réfutation qu'en fit Origène au IIIe siècle : « La mère de Jésus a été chassée par le charpentier qui l'avait demandée en mariage, pour avoir été convaincue d'adultère et être devenue enceinte des œuvres d'un soldat romain nommé "Panthera". Séparée de son époux, elle donna naissance à Jésus, un bâtard. La famille étant pauvre, Jésus fut envoyé chercher du travail en Égypte ; et lorsqu'il y fut, il y acquit certains pouvoirs magiques que les Égyptiens se vantaient de posséder » (Origène, Contre Celse, livre I)). Le texte de Tossafot Shabbath 104 écarte cette légende : « Ce Ben Stada n'était pas Jésus de Nazareth, car nous disons ici que Ben Stada vivait à l'époque de Paphos ben Yehudah, lui-même vivant du temps de Rabbi Aqiba ».

Approche historique de Jésus

La nécessité d'une approche historique et rationnelle de Jésus est apparue au XVIIIe siècle avec Hermann Samuel Reimarus qui voulait retrouver le véritable enseignement de Jésus dégagé de celui des apôtres. Au XIXe siècle, il y eut de nombreux auteurs pour écrire une « Vie de Jésus » prétendument impartiale ; en France, celle d’Ernest Renan est justement célèbre. Mais l’impartialité, en histoire, n’est qu’un idéal irréalisable, et chacun d’eux a eu sa propre vision de l'homme qu’a été Jésus. Renan, par exemple, a retenu l'image d'un doux rêveur, entouré de femmes, qui aimait les lys des champs et les oiseaux du ciel, bien loin d‘un Christ pantocrator.
Serait-il possible, même en éliminant toute subjectivité, d’avoir une représentation de Jésus qui soit fidèle au personnage réel ? Depuis la démonstration d’Albert Schweitzer dans son livre Histoire des recherches sur la vie de Jésus publié en 1906, nous savons bien que non. Jésus ne nous est accessible qu’à travers des écrits qui ne sont pas des compte-rendus rigoureux des faits mais des témoignages croyants qui ont été rédigés des années après les évènements, qui les interprètent d'après les prophéties de l'Ancien Testament et selon une perspective eschatologique, et qui, de surcroît, datent de l‘Antiquité quand la notion d'exactitude historique n'existait pas.
Pourtant, la recherche historique, si elle ne prétend plus atteindre la Vérité avec un grand V, a obtenu d’importants résultats. L'alternative historicité / non historicité apparaît dépassée aujourd'hui. Les textes constituent des sources d'étude valables à condition de les soumettre à la critique. L’étude des premiers temps du christianisme, l'exégèse de la Bible et des autres textes comme les apocryphes, constituent aujourd’hui une science à laquelle contribuent en commun des chercheurs et des universitaires quelles que soient leurs convictions et leur appartenance religieuse.

Perspectives religieuses

Christianisme

Son message

Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans :

  • les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc).
  • les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », fût-il un ennemi, qui constituent un tout indissociable. Autrement exprimé dans : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jn 4 20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament, dans le Lévitique: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Lv 19 18). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
Le «mystère pascal» : selon les chrétiens, la mort et la résurrection de Jésus.
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Le «mystère pascal» : selon les chrétiens, la mort et la résurrection de Jésus.
  • Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Mt 4 17)
  • L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile de Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.(Lc 4 18-21)
  • Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jn 3 16)

Plus qu'un simple « message », Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.

Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Chrétiens et Juifs croient que Dieu agit sur la Terre, par les prophètes, les songes, ou la nature (le buisson ardent de Moïse par exemple) - autrement dit, que Dieu est immanent, aussi bien que transcendant.

Cependant, selon le Nouveau Testament, en Jésus, Dieu a pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. Voici l'élément distinctif de la vision chrétienne sur Jésus et, par conséquent, sur Dieu

 

 

 

 

 


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Jésus de Nazareth

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Cathédrale - Collégiale
Basilique - Cimetière
Monastère -
Temple
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Pour éviter une éventuelle guerre d'édition, le concours des wikipompiers a été demandé sur cette page de discussion.


Jésus de Nazareth (né entre -8 et -2 - mort entre 30 et 33) appelé également Jésus-Christ ou Christ, Ιησούς Χριστός (Iesous Khristos en grec ancien) Le Christ est le personnage central du christianisme. Jésus vient de l'hébreu : ישו - yešū signifiant « YHWH est salut », et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie » (משיח - machiakh), « celui qui est oint ») Il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le fils de Dieu. Les catholiques, les orthodoxes et les protestants le célèbrent comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité ; Il existe d'autres courants chrétiens avec des croyances diverses. Les musulmans le considèrent comme le dernier grand prophète avant Mahomet. Les saints des derniers jours disent qu'il est l'auteur du « rétablissement » commencé en 1820.

Sommaire

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Représentation de Jésus-Christ selon la doctrine catholique du Sacré-Cœur de Jésus-Christ
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Représentation de Jésus-Christ selon la doctrine catholique du Sacré-Cœur de Jésus-Christ

Les sources

Le Nouveau Testament

1/. Les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean constituent les sources documentaires principales concernant la vie et l'enseignement de Jésus. Ils relatent :

  • L'annonce à Marie, (l'Annonciation) : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » (Lc 1, 26-38 (Lc 1 26-35)) et à Joseph à qui elle était fiancée, de la conception virginale de l'enfant « un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit » (Mt 1, 20)(Mt 1 18-25).
  • La naissance à Bethléem (la Nativité) : « dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche » (Lc 2, 11,12) et la visite des Mages venus d'Orient (Mt 2,1). Un recensement avait été ordonné par un édit de César Auguste, Marie enceinte et son époux Joseph, furent contraints de quitter Nazareth en Galilée, pour rejoindre la Judée. Jésus serait né pendant le règne du roi Hérode Ier le Grand, alors que Quirinius était gouverneur de Syrie (le seul recensement connu de cette époque eût lieu en l'an -7). La naissance de Jésus à Bethléem, la ville où a été sacré David, accomplit la prophétie de Michée : « Et toi, Bethléhem Éphrata (=la fertile), petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité. » (Mic 5, 1).
  • La Fuite en Égypte de Joseph, de sa femme et de l'enfant, avant le Massacre des Innocents (Mt 2,16); leur retour à Nazareth après la mort du roi Hérode, en -4 (Mt 2, 19-23)(Mt 2 13-23).
  • Le baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste (Mt 3,13 ; Mc 1, 9). (Mt 3 13, Mc 1 9)
  • La vie publique. En Galilée, il a constitué un groupe de douze disciples, les apôtres, le premier étant Simon-Pierre (Mc 3, 13 ; Lc 6, 13 ; Mt 16, 17-19)(Mc 3 13) ; Mt 16 17-19).
    Il a prêché la compassion (Lc 6, 36), l'amour du prochain dans le sens de la fraternité universelle (Lc 29-37) : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis » (Mt 5, 44). Il a demandé la pureté : « quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur », appelé à partager le Royaume de Dieu : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Mt 25, 34).
    Dans une société antique rigide et implacable, il a accueilli avec bienveillance les femmes et les enfants, les exclus. Il est venu en aide à une femme accusée d'adultère (Jn 8, 1-11). Le Sermon sur la montagne exalte les pauvres, ceux qui souffrent, ceux qui ont le coeur pur, qui font oeuvre de paix (Mt 5, 3-11).
    Il a guéri des malades (par ex. Mt 8, 1-17), des aveugles (ex. Mc 8-22s) et des infirmes (Mt 9, 1-8), redonné la vie à plusieurs personnes, notamment son ami Lazare (Jn 11, 1-44) (à la différence de la Résurrection de Paques, il s'agit d'un retour à la vie ordinaire), accompli des exorcismes (ex. Mc 1, 21-28) et porté secours ( ex. la Tempête apaisée Mt 8, 23-27) ; Ces miracles sont le plus souvent un effet de la foi de leurs bénéficiaires (Mc 9, 23 : « Tout est possible à celui qui croit ») et manifestent la réalité déjà présente du Royaume de Dieu (Mt 12-28). D'autres fois il a de lui-même donné en abondance (ex. la Multiplication des pains en Mc 6, 35-44).
    Dieu pour lui est un Père aimant et prêt à pardonner : « Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (Mt 7, 11). Il a enseigné la prière : « Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ; pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense ; et ne nous induis pas en tentation » (Lc11,2).
    Sa prédication, qui a duré deux ou trois ans, a heurté l'ordre établi, même si elle n'avait pas de visées politiques (« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12, 17). A Jérusalem, il a chassé les marchands du Temple (Jn 2, 13-22) et fustigé le formalisme religieux des sadducéens et des pharisiens (Mt 23, 1s). Il a dit de lui-même : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Lc 12, 49).
  •  
  • La Transfiguration avec l'apparition de Moïse et d'Élie, (Mt 17,1-9) ; Il s'agit d'une théophanie comparable à celles de l'Ancien Testament qui proclame la filiation divine du Christ : « une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le ! ».(Mt 17 1-8 ; Lc 9 28-36 Mc 9 2-8).
  •  
  • La Cène, dernier repas avec ses disciples au cours duquel il a institué l'eucharistie : « Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Mt 26,26-29)(Mt 26 26-29).
  •  
  • Après la trahison de Judas, l'arrestation au mont des Oliviers (Mt 26, 47)(Mt 26 47), et la comparution devant le sanhédrin qui l'accuse de blasphème « Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit :
  • Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? » (Mc 3, 61s), puis la condamnation à mort par le prefet romain Ponce Pilate sous la pression de la foule :
  •  
  •  « Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste » (Mt 27, 1-26)(Mt 27 1-26).
 
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Valeurs Actuelles n° 3644 paru le 29 Septembre 2006

Économie

Le blues de Toulouse

de Toulouse, Jean-Manuel Escarnot
 
Gel des embauches, montée en puissance de la finance, craintes sur les délocalisations… Les ouvriers et cadres d’Airbus à Toulouse s’inquiètent. Propos de syndicats.

Gardez la tête froide. Croyez en vous-même comme je crois en vous. Ayez confiance en moi et en mon équipe de direction pour piloter l’entreprise à travers la tempête. Ce sont les mots du courrier daté du 21 septembre que Christian Streiff, 51 ans, le nouveau patron d’Airbus, a adressés à l’ensemble des salariés. Le ton était donné. Il correspond à celui d’un homme qui s’est donné cent jours, depuis sa nomination le 3 juillet dernier, pour faire face aux graves turbulences dues aux retards préoccupants que connaît le programme de l’A380. Objectif : anticiper les conséquences économiques des baisses de cadence de l’A380 (de 25 à 5 appareils par an, selon les estimations les plus pessimistes), tout en maintenant la cohésion de l’entreprise afin d’assurer le lancement du futur A350 et le renouvellement de l’A320.
En imposant « le gel des embauches afin d’estimer les besoins réels », la nouvelle direction d’Airbus aura paré au plus pressé. Sans répondre pour autant aux nombreuses interrogations que se posent les salariés. Et faute d’informations sur la réorganisation en cours, l’inquiétude augmente sur le site emblématique d’Airbus à Toulouse.
Pour en prendre la mesure et passer outre le black-out imposé à l’encontre des journalistes, la seule porte d’entrée est celle des syndicats. Jean-François Knepper, 46 ans, délégué syndical FO (majoritaire), et coprésident du Comité européen d’Airbus explique : « On a rarement connu une crise de cette ampleur. La majorité des salariés n’a connu que la croissance et l’euphorie des lancements des nouveaux programmes. De fait, ils avaient le nez dans le guidon à cause de l’intensité du rythme de travail exigé et ils n’ont pris que récemment conscience de la gravité de la situation. L’effet de surprise les rend encore plus inquiets. »
Pour Pierre-Henri Coat, délégué central CFDT, « le niveau d’inquiétude est très élevé chez les dirigeants et les représentants syndicaux. Depuis de nombreuses années, on a donné la priorité aux fonctions de management plutôt que d’expertise. On a donné des objectifs financiers à atteindre sans tenir compte des contraintes techniques et industrielles ».
Dans la perspective d’éventuelles délocalisations alimentées notamment par l’arrivée récente de fonds russes à hauteur de 5, 02 % dans le capital d’EADS, il prévient : « Il ne faudra pas toucher aux statuts des salariés et à la pérennité des quatre bassins d’emplois et de sous-traitance en France (Toulouse, Nantes, Saint-Nazaire, Méaulte). La problématique est la même en Allemagne et en Espagne. Chez Airbus, on est professionnel et salarié avant tout. L’aéronautique est un domaine de haute technologie et l’ensemble des salariés a la volonté de préserver le produit Airbus. Et le produit Airbus, c’est le savoir-faire de ses salariés français et européens. »
Sur le même thème, Bernard Valette, 55 ans, président de la CFE-CGC aéronautique, espace et défense, note : « On est passé d’une culture d’ingénieur à une culture de la finance. Quand Airbus a été créé, l’objectif était de fabriquer de bons produits et de tenir la concurrence face à Boeing. Aujourd’hui, il est clair qu’Airbus est devenu le concurrent numéro un de Boeing. Pour le rester, il faut du cash. Mais ce n’est pas la seule chose. Il n’y a pas que l’aspect financier. À moyen et long termes, c’est par sa spécificité et son savoir-faire qu’Airbus restera concurrent de Boeing. » Il ajoute : « Un gel des salaires des cadres serait une grosse erreur. Quand la situation est difficile et qu’on demande encore plus d’efforts à l’encadrement, il faut construire des politiques de motivation. »
Du côté de la CGT, on relaie tout particulièrement l’angoisse qui monte chez les employés sous-traitants et intérimaires. À l’image d’Olivier, 32 ans, technicien au bureau d’études : « Nous serons les premiers à payer les pots cassés des erreurs de management. Mon contrat à durée déterminée arrive à son terme et il n’a toujours pas été renouvelé. Je travaille dans une “boîte” pour laquelle l’aéronautique représente plus de 50 % de son activité. Nous sommes les employés fusibles de la restructuration qui se prépare. » Xavier Petrachi, délégué central CGT, réagit : « Pour nous, la situation des entreprises sous-traitantes est très préoccupante. D’autant plus qu’elles risquent d’être mises en concurrence sur d’éventuelles délocalisations. L’arrêt des 1 000 recrutements prévus d’ici à la fin 2006 nous inquiète. Il faut que les solutions proposées par Christian Streiff soient temporaires ! »
Ce mardi, Louis Gallois, le coprésident français d’EADS, conscient des inquiétudes des salariés, s’est déplacé à Toulouse. En compagnie de Christian Streiff, il a rencontré une délégation des représentants des organisations syndicales. Ceux-ci n’ont pas manqué de relayer les questions que se posent les employés. Le gel des embauches leur a été confirmé et aussi le fait que « le lancement de l’A350 restait dépendant de la capacité d’Airbus à garantir son financement ».
Christian Streiff a procédé à de nouvelles modifications à la tête d’Airbus. Ainsi Alain Garcia, le patron de l’engineering, lui est désormais directement rattaché. Et l’Allemand Karl-Heinz Hartmann, chef des opérations au comité exécutif, est désormais chargé de « réfléchir à l’évolution des sites d’excellence ».
Jean-Manuel Escarnot



 
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Valeurs Actuelles n° 3644 paru le 29 Septembre 2006

Économie


 
 
Jean-Manuel Escarnot



 
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Le blues de Toulouse

de Toulouse, Jean-Manuel Escarnot
 
Gel des embauches, montée en puissance de la finance, craintes sur les délocalisations… Les ouvriers et cadres d’Airbus à Toulouse s’inquiètent. Propos de syndicats.

Gardez la tête froide. Croyez en vous-même comme je crois en vous. Ayez confiance en moi et en mon équipe de direction pour piloter l’entreprise à travers la tempête. Ce sont les mots du courrier daté du 21 septembre que Christian Streiff, 51 ans, le nouveau patron d’Airbus, a adressés à l’ensemble des salariés. Le ton était donné. Il correspond à celui d’un homme qui s’est donné cent jours, depuis sa nomination le 3 juillet dernier, pour faire face aux graves turbulences dues aux retards préoccupants que connaît le programme de l’A380. Objectif : anticiper les conséquences économiques des baisses de cadence de l’A380 (de 25 à 5 appareils par an, selon les estimations les plus pessimistes), tout en maintenant la cohésion de l’entreprise afin d’assurer le lancement du futur A350 et le renouvellement de l’A320.
En imposant « le gel des embauches afin d’estimer les besoins réels », la nouvelle direction d’Airbus aura paré au plus pressé. Sans répondre pour autant aux nombreuses interrogations que se posent les salariés. Et faute d’informations sur la réorganisation en cours, l’inquiétude augmente sur le site emblématique d’Airbus à Toulouse.
Pour en prendre la mesure et passer outre le black-out imposé à l’encontre des journalistes, la seule porte d’entrée est celle des syndicats. Jean-François Knepper, 46 ans, délégué syndical FO (majoritaire), et coprésident du Comité européen d’Airbus explique : « On a rarement connu une crise de cette ampleur. La majorité des salariés n’a connu que la croissance et l’euphorie des lancements des nouveaux programmes. De fait, ils avaient le nez dans le guidon à cause de l’intensité du rythme de travail exigé et ils n’ont pris que récemment conscience de la gravité de la situation. L’effet de surprise les rend encore plus inquiets. »
Pour Pierre-Henri Coat, délégué central CFDT, « le niveau d’inquiétude est très élevé chez les dirigeants et les représentants syndicaux. Depuis de nombreuses années, on a donné la priorité aux fonctions de management plutôt que d’expertise. On a donné des objectifs financiers à atteindre sans tenir compte des contraintes techniques et industrielles ».
Dans la perspective d’éventuelles délocalisations alimentées notamment par l’arrivée récente de fonds russes à hauteur de 5, 02 % dans le capital d’EADS, il prévient : « Il ne faudra pas toucher aux statuts des salariés et à la pérennité des quatre bassins d’emplois et de sous-traitance en France (Toulouse, Nantes, Saint-Nazaire, Méaulte). La problématique est la même en Allemagne et en Espagne. Chez Airbus, on est professionnel et salarié avant tout. L’aéronautique est un domaine de haute technologie et l’ensemble des salariés a la volonté de préserver le produit Airbus. Et le produit Airbus, c’est le savoir-faire de ses salariés français et européens. »
Sur le même thème, Bernard Valette, 55 ans, président de la CFE-CGC aéronautique, espace et défense, note : « On est passé d’une culture d’ingénieur à une culture de la finance. Quand Airbus a été créé, l’objectif était de fabriquer de bons produits et de tenir la concurrence face à Boeing. Aujourd’hui, il est clair qu’Airbus est devenu le concurrent numéro un de Boeing. Pour le rester, il faut du cash. Mais ce n’est pas la seule chose. Il n’y a pas que l’aspect financier. À moyen et long termes, c’est par sa spécificité et son savoir-faire qu’Airbus restera concurrent de Boeing. » Il ajoute : « Un gel des salaires des cadres serait une grosse erreur. Quand la situation est difficile et qu’on demande encore plus d’efforts à l’encadrement, il faut construire des politiques de motivation. »
Du côté de la CGT, on relaie tout particulièrement l’angoisse qui monte chez les employés sous-traitants et intérimaires. À l’image d’Olivier, 32 ans, technicien au bureau d’études : « Nous serons les premiers à payer les pots cassés des erreurs de management. Mon contrat à durée déterminée arrive à son terme et il n’a toujours pas été renouvelé. Je travaille dans une “boîte” pour laquelle l’aéronautique représente plus de 50 % de son activité. Nous sommes les employés fusibles de la restructuration qui se prépare. » Xavier Petrachi, délégué central CGT, réagit : « Pour nous, la situation des entreprises sous-traitantes est très préoccupante. D’autant plus qu’elles risquent d’être mises en concurrence sur d’éventuelles délocalisations. L’arrêt des 1 000 recrutements prévus d’ici à la fin 2006 nous inquiète. Il faut que les solutions proposées par Christian Streiff soient temporaires ! »
Ce mardi, Louis Gallois, le coprésident français d’EADS, conscient des inquiétudes des salariés, s’est déplacé à Toulouse. En compagnie de Christian Streiff, il a rencontré une délégation des représentants des organisations syndicales. Ceux-ci n’ont pas manqué de relayer les questions que se posent les employés. Le gel des embauches leur a été confirmé et aussi le fait que « le lancement de l’A350 restait dépendant de la capacité d’Airbus à garantir son financement ».
Christian Streiff a procédé à de nouvelles modifications à la tête d’Airbus. Ainsi Alain Garcia, le patron de l’engineering, lui est désormais directement rattaché. Et l’Allemand Karl-Heinz Hartmann, chef des opérations au comité exécutif, est désormais chargé de « réfléchir à l’évolution des sites d’excellence ».
Jean-Manuel Escarnot



 
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 13:06

 

 

Godfrey of Bouillon

Bronze statue in the Hofkirche of Innsbruck.
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Bronze statue in the Hofkirche of Innsbruck.
Godfrey of Bouillon, from a fresco depicting the Nine Worthies, painted by Giacomo Jaquerio c. 1420
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Godfrey of Bouillon, from a fresco depicting the Nine Worthies, painted by Giacomo Jaquerio c. 1420

Godfrey of Bouillon (c. 1060, Baisy-Thy, near Brussels, Belgium – July 18, 1100, Jerusalem), (Dutch: Godfried van Bouillon, French: Godefroy (or Godefroid) de Bouillon) was a leader of the First Crusade. He was either the eldest or the second son of Eustace II, Count of Boulogne, and Ida, daughter of Godfrey III, Duke of Lower Lorraine.

 

 

Early life

He was designated by his uncle, Godfrey the Hunchback, as his successor in Lower Lorraine, but in 1076 Emperor Henry IV gave him only the Mark of Antwerp, taking back the fief of Lower Lorraine, as his uncle had neither direct descendants nor male heirs. Nevertheless, Godfrey of Bouillon fought for Henry both on the Elster and in the siege of Rome, and in 1082 was finally given the duchy of Lower Lorraine.

Lower Lorraine was heavily influenced by Cluniac reformers, and Godfrey seems to have been a pious man. "As the bishops, after the triumph of the Cluniac Reform and the struggle over investitures, ceased to support the German emperors, the province soon resolved itself into small feudal estates." (Catholic Encyclopedia, "Lorraine"). Although he had remained loyal to Henry IV in the conflict with Pope Gregory VII, Godfrey almost literally sold all that he had and joined the crusade preached by Gregory's successor Urban II at the Council of Clermont in 1095.

 

First Crusade

Le «mystère pascal» : selon les chrétiens, la mort et la résurrection de Jésus.

 

 

Along with his brothers Eustace and Baldwin of Boulogne (the future Baldwin I of Jerusalem) he started in August, 1096 at the head of an army from Lorraine, some 40,000 strong, along "Charlemagne's road," as Urban II seems to have called it (according to the chronicler Robert the Monk)—the road to Jerusalem. After some difficulties in Hungary, where he was unable to stop his men from pillaging fellow Christians, he arrived in Constantinople in November. His group of crusaders was the second to arrive (after Hugh of Vermandois), and came into conflict with Byzantine emperor Alexius I, who wanted Godfrey to swear an oath of loyalty to the Byzantine Empire. Godfrey eventually swore the oath in January, 1097, as did most of the other leaders when they arrived.

Godfrey was the first to arrive at the siege of Nicaea, and was in the main contingent of the crusade after they split, possibly for foraging reasons, after Nicaea. He helped to relieve the vanguard at the Battle of Dorylaeum after it had been pinned down by the Seljuk Turks under Kilij Arslan I, with the help of the other crusader princes in the main force and went on to sack the Seljuk camp.

In 1099, after the capture of Antioch following a long siege, the crusaders were divided over their next course of action. Most of the foot soldiers wanted to continue south to Jerusalem, but Raymond of St. Gilles, by this time the most powerful of the princes, having taken others into his employ, such as Tancred, hesitated to continue the march. After months of waiting, the common people on the crusade forced Raymond to march on to Jerusalem, and Godfrey quickly joined him. Godfrey was active in the siege of the city, and on July 15 he was one of the first to enter the city, which was the scene of a general massacre of Muslim and Jewish residents. On July 22, when Raymond refused to be named king of Jerusalem, Godfrey was elected in his place.

Kingdom of Jerusalem

However, perhaps considering the controversy which had surrounded Tancred's seizure of Bethlehem, Godfrey refused to be crowned "king" in the city where Christ had died. The exact nature and meaning of his title is thus somewhat of a controversy. Although it is widely claimed that he took the title Advocatus Sancti Sepulchri, "advocate" or "defender" of the Holy Sepulchre, this title is only used in a letter which was not written by the Duke. Instead, Godfrey himself seems to have used the more ambiguous term 'Princeps'. During his short reign of a year Godfrey had to defend the new Kingdom of Jerusalem against Fatimids of Egypt, who were defeated at the Battle of Ascalon in August. He also faced opposition from Dagobert of Pisa, the Patriarch of Jerusalem, who had allied with Tancred. Although the Latins came close to capturing Ascalon, Godfrey's attempts to prevent Raymond of St Gilles from securing the city for himself meant that the town remained in Muslim hands, destined to be a thorn in the new kingdom's side for years to come.

In 1100 Godfrey was unable to directly expand his new territories through conquest. However, his impressive victory in 1099 and his subsequent campaigning in 1100 meant that he was able to force Acre, Ascalon, Arsuf, Jaffa, and Caesarea, to become tributaries. Meanwhile, the struggle with Dagobert continued; although the terms of the conflict are difficult to trace. Dagobert may well have visualised turning Jerusalem into a fiefdom of the pope, however his full intentions are not clear. Much of the evidence for this comes from William of Tyre, whose account of these events is troublesome - It is only William who tells us that Dagobert forced Godfrey to concede Jerusalem and Jaffa, while other writers such as Albert of Aachen and Ralph of Caen suggest that both Dagobert and his ally Tancred had sworn an oath to Godfrey to accept only one of his brothers or blood relations as his successor. Whatever Dagobert's schemes, they were destined to come to nought. Being at Haifa at the time of the Duke's death, he could do nothing to stop Godfrey's supporters from seizing Jerusalem and requesting that the Duke's brother Baldwin take up the reins of power. Dagobert was subsequently forced to crown Baldwin as the first Latin king of Jerusalem on December 25, 1100.

Death

"While he was besieging the city of Acre, Godfrey, the ruler of Jerusalem, was struck by an arrow, which killed him," reports the Arab chronicler Ibn al-Qalanisi. Christian chronicles make no mention of this; instead, Albert of Aix and Ekkehard of Aura report that Godfrey contracted an illness in Caesarea in June, 1100. It was later believed that the emir of Caesarea had poisoned him, but there seems to be no basis for this rumour; William of Tyre does not mention it. He died in Jerusalem after suffering from a prolonged illness.

An old Belgian rumour about Godfrey says that he died from an overdose of alcohol.[citation needed]

Godfrey in history and legend

According to William of Tyre, the later 12th-century chronicler of the Kingdom of Jerusalem, Godfrey was "tall of stature, not extremely so, but still taller than the average man. He was strong beyond compare, with solidly-built limbs and a stalwart chest. His features were pleasing, his beard and hair of medium blond."

Because he had been the first ruler in Jerusalem Godfrey was idealized in later stories. He was depicted as the leader of the crusades, the king of Jerusalem, and the legislator who laid down the assizes of Jerusalem, and he was included among the ideal knights known as the Nine Worthies. In reality he was none of these things. He was only one of several leaders of the crusade, which also included Raymond IV of Toulouse, Bohemund of Taranto, Robert of Flanders, Stephen of Blois and Baldwin of Boulogne to name a few, along with papal legate Adhémar of Montiel, Bishop of Le Puy. Baldwin, Godfrey's younger brother, became the first titled king when he succeeded Godfrey in 1100. The assizes were the result of a gradual development.

Godfrey's role in the crusade was described by Albert of Aix, the anonymous author of the Gesta Francorum, and Raymond of Aguilers amongst others. In fictional literature, Godfrey was the hero of numerous French chansons de geste dealing with the crusade, the "Crusade cycle". This cycle connected his ancestors to the legend of the Knight of the Swan, most famous today as the storyline of Wagner's opera Lohengrin.

By William of Tyre's time later in the twelfth century, Godfrey was already a legend among the descendents of the original crusaders. Godfrey was believed to have possessed immense physical strength; it was said that in Cilicia he wrestled a bear and won, and that he once beheaded a camel with one blow of his sword.

Torquato Tasso made Godfrey the hero of his epic poem Gerusalemme Liberata.

In the Divine Comedy Dante sees the spirit of Godfrey in the Heaven of Mars with the other "warriors of the faith."

Godfrey is depicted in Handel's first opera "Rinaldo" (1711) as Goffredo.

Since the mid-19th century, an equestrian statue of Godfrey of Bouillon has stood in the center of the Royal Square in Brussels, Belgium. The statue was made by Eugène Simonis, and inaugurated on August 24, 1848.

Godfrey plays a key figure in the pseudohistorical theories put forth in the books The Holy Blood and the Holy Grail and The DaVinci Code.

 

References

 

  • Andressohn, John C. The Ancestry and Life of Godfrey of Bouillon, 1947.
Preceded by:
(none)
Defender of the Holy Sepulchre
1099–1100
Succeeded by:
Baldwin I (as King of Jerusalem)
Preceded by:
Conrad
Duke of Lower Lotharingia
10871096
Succeeded by:
Henry of Limburg
Preceded by:
Godfrey III
Lord of Bouillon
10761096
Succeeded by:
sold to the Bishopric of Liège
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 13:03

 

 

Lohengrin

From Wikipedia

 
For the opera by Wagner, see Lohengrin (opera).

In some German Arthurian literature, Lohengrin, the son of Parzival (Percival), is a knight of the Holy Grail sent in a boat pulled by swans to rescue a maiden who can never ask his identity. His story is a version of the Knight of the Swan legend.



Lohengrin first appears as "Loherangrin," the son of Parzival and
Condwiramurs in Wolfram von Eschenbach's Parzival. [1] Loherangrin and his twin brother Kardeiz join their parents in Munsalvaesche when Parzival becomes the Grail King; Kardeiz later inherits their father's secular lands, and Loherangrin remains in Munsalvaeshe as a Grail Knight. Members of this order are sent out in secret to provide lords to kingdoms that have lost their protectors, and Loherangrin is eventually called to this duty in Brabant, where the duke has died without a male heir.



 His daughter Elsa fears the kingdom will be lost, but Loherengrin arrives in a boat pulled by a swan and offers to defend her, though he warns her she must never ask his name. He weds the duchess and serves Brabant for years, but one day Elsa asks the forbidden question. He explains his origin, and steps back onto his swan boat, never to return.


The Knight of the Swan story was previously only known from tales of
Godfrey of Bouillon's ancestry,

and Wolfram's reasons for incorporating into Parzival are best known to himself, though it is not the only altered version of a popular story he uses in his narrative (he makes Prester John the son of his character Feirefiz).

The story was picked up and expanded in the late 13th century Lohengrin by a certain "Nouhusius" or "Nouhuwius" who changes the character's name and ties the romance's Grail and Swan Knight elements into the history of the Holy Roman Empire. [2] The story follows Wolfram closely but adds certain details (Princess Elsa's questioning of her husband occurs only after prodding by an antagonist who spreads rumors that Lohengrin isn't of noble blood) that distends the material to make a full romance. In the 15th century the story was taken up again for the anonymous Lorengel. [3] The version does not include the taboo against asking the protagonist about his mysterious origin, and Lorengel and his princess can live happily ever after.

In 1848 Richard Wagner adapted the tale into his popular opera Lohengrin, arguably the work through which Lohengrin's story is best known today. Lohengrin appears to defend Princess Elsa of Brabant from the false accusation of killing her younger brother (who turns out to be alive and returns at the end of the opera). According to Wagner the Grail imbues the Knight of the Swan with mystical powers that can only be maintained if their nature is kept secret; hence the danger of Elsa's question. The most famous piece from Lohengrin is the "Bridal Chorus" ("Here Comes the Bride"), still played at many Western weddings (excepting Jewish weddings, as Wagner was a notorious anti-Semite).

Notes

  1. ^ Parzival.
  2. ^ (1991). "Lohengrin". In Norris J. Lacy (Ed.), The New Arthurian Encyclopedia. New York: Garland. ISBN 0-8240-4377-4.

 

 

 

  1. Lohengrin

    Fromardeiz join their parents in Munsalvaesche when Parzival becomes the Grail King; Kardeiz later inherits their father's secular lands, and Loherangrin remains in Munsalvaeshe as a Grail Knight. Members of this order are sent out in secret to provide lords to kingdoms that have lost their protectors, and Loherangrin is eventually called to this duty in Brabant, where the duke has died without a male heir. His daughter Elsa fears the kingdom will be lost, but Loherengrin arrives in a boat pulled by a swan and offers to defend her, though he warns her she must never ask his name. He weds the duchess and serves Brabant for years, but one day Elsa asks the forbidden question. He explains his origin, and steps back onto his swan boat, never to return. The Knight of the Swan story was previously only known from tales of Godfrey of Bouillon's ancestry, and Wolfram's reasons for incorporating into Parzival are best known to himself, though it is not the only altered version of a popular story he uses in his narrative (he makes Prester John the son of his character Feirefiz).

    The story was picked up and expanded in the late 13th century Lohengrin by a certain "Nouhusius" or "Nouhuwius" who changes the character's name and ties the romance's Grail and Swan Knight elements into the history of the Holy Roman Empire. [2] The story follows Wolfram closely but adds certain details (Princess Elsa's questioning of her husband occurs only after prodding by an antagonist who spreads rumors that Lohengrin isn't of noble blood) that distends the material to make a full romance. In the 15th century the story was taken up again for the anonymous Lorengel. [3] The version does not include the taboo against asking the protagonist about his mysterious origin, and Lorengel and his princess can live happily ever after.

    In 1848 Richard Wagner adapted the tale into his popular opera Lohengrin, arguably the work through which Lohengrin's story is best known today. Lohengrin appears to defend Princess Elsa of Brabant from the false accusation of killing her younger brother (who turns out to be alive and returns at the end of the opera). According to Wagner the Grail imbues the Knight of the Swan with mystical powers that can only be maintained if their nature is kept secret; hence the danger of Elsa's question. The most famous piece from Lohengrin is the "Bridal Chorus" ("Here Comes the Bride"), still played at many Western weddings (excepting Jewish weddings, as Wagner was a notorious anti-Semite).

    Notes

    1. ^ Parzival.
    2. ^ (1991). "Lohengrin". In Norris J. Lacy (Ed.), The New Arthurian Encyclopedia. New York: Garland. ISBN 0-8240-4377-4.
    3. ^ (1991). "Lorengel". In Norris J. Lacy (Ed.), The New Arthurian Encyclopedia. New York: Garland. ISBN 0-8240-4377-4.

    References

    • Lacy, Norris J. (Ed.) (1991). The New Arthurian Encyclopedia. New York: Garland. ISBN 0-8240-4377-4.
    • Wolfram von Eschenbach; Hatto, A. T. (translator) (1980). Parzival. New York: Penguin. ISBN 0-14-044361-4
     

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