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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:53
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:21

 

 

 

 

02 AISNE

 

 

 

 

 

http://www.panoramio.com/photo/47389577

 

 

http://www.panoramio.com/photo/47389577

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:56

Nommée par DANTE  3 langues selon la manière de dire OUI 

OIL= HOC ILLE  CELUI-CI

OC= HOC CECI   LENGA D OC

SI=  SIC  AINSI

 

Fichier:Langues d'oïl.PNG

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:29

 

 

 

 

  GRANDE DISTRIBUTION

  MONDIALISATION

  DESTRUCTION

  VIDEO

Voici une conference de Christian Jacquiau, expert comptable de formation, il intervient tres souvent dans le cadre de la radio Ici et Maintenant, pour partager ses differentes analyses de l economie actuelle ,notamment des problemes que soulevent la Grande Distribution et le Green Washing.... 

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1             1  PART 1

http://www.youtube.com/watch?v=sBZQkqaAwe8&feature=related  

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  2          1  PART 2   

  http://www.youtube.com/watch?v=OBcPKShven8&NR=1

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  3         2  PART 1

  http://www.youtube.com/watch?v=mUVriCekIlU&feature=related

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  4        2   PART 2 

http://www.youtube.com/watch?v=JpYfEYfl0ts&NR=1  

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 5        3  PART 1

  http://www.youtube.com/watch?v=GQ8DowyKiDo&NR=1

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 6       3  PART 2

  http://www.youtube.com/watch?v=GQ8DowyKiDo&feature=related

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 7       4   PART 1  

  http://www.youtube.com/watch?v=N1E5nmZjxss&NR=1

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 8       4    PART 2

  http://www.youtube.com/watch?v=Q_HPOelkLho&NR=1

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 9        5   PART  1

  http://www.youtube.com/watch?v=X1FTPwey_W0&NR=1

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 10     5   PART 2

  http://www.youtube.com/watch?v=zhkIRbxSRkc&NR=1

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  11    6   PART 1

  http://www.youtube.com/watch?v=l9VbA1IJR6c&NR=1

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   12    6  PART 2

 

 

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FIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=sBZQkqaAwe8&feature=related

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:26

 

CHIRAC ROI DES ARABES

BARATIN ET INCOMPETENCE

 

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1976 : « Notre histoire est celle d’une Nation de la vieille Europe qui a donné au monde moderne l’essentiel de ses valeurs, qui n’a jamais cédé lorsqu’elles étaient menacées, qui a su en faire le patrimoine de chacun d’entre nous. Sur ces valeurs, nous avons fondé notre prestige, exalté notre unité. » – Congrès fondateur du RPR

 

 

 

• 1978 : « Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre, avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. » – Appel de Cochin

 

 

• 1985 : « Il y a un type, Le Pen, que je connais pas et qui n’est probablement pas aussi méchant qu’on le dit. Il répète certaines choses que nous pensons, un peu plus fort et mieux que nous, en termes plus populaires. » – Entretien avec Franz-Olivier Giesbert

 

 

• 1986 : « Lorsque nous serons huit à dix milliards d’être humains, Européens, Américains du nord et Soviétiques ne représenteront plus que 20 % de cette multitude. Il est à craindre que notre richesse, notre culture, notre savoir ne pèsent pas lourd face à un déferlement qui se présentera forcément sous le seul aspect du rapport de force. » – Discours devant la Fondation du futur1976 : « Notre histoire est celle d’une Nation de la vieille Europe qui a donné au monde moderne l’essentiel de ses valeurs, qui n’a jamais cédé lorsqu’elles étaient menacées, qui a su en faire le patrimoine de chacun d’entre nous. Sur ces valeurs, nous avons fondé notre prestige, exalté notre unité. » – Congrès fondateur du RPR

 

 

On va vers de graves conflits raciaux qui seront la conséquence du refus des Français d’être envahis par d’autres cultures. » J. Chirac, 1990

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 07:23

 

 

 

 

 

 

Procés contre Riposte laïque ; Eric Zemmour et Eric Naulleau virés de l'émission de Laurent Ruquier par la direction de France 2 ; Robert Ménard viré par le directeur de RTL ; Frédéric Taddéï qui doit désormais se contenter d'une émission hebdomadaire sur France 3. Partout les quelques rares espaces de liberté sont en train de se réduire comme une peau de chagrin. Que la nomenklatura prenne garde. Jamais sans doute depuis 30 ans la colère du peuple n'a été aussi importante comme le prouve celle des habitants de Marseille exaspérés par l'impunité des voyous et qui menancent de constituer des milices. Nous sommes au bord de l'explosion. Et ce n'est pas en fermant le couvercle de la cocotte minute que la nomenklatura va pouvoir régler le problème. Car lorsque la vapeur ne trouve plus aucun moyen de s'échapper nous savons tous comme cela se termine. BOUM !!!

 

 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:21

 

 

 

 

 

 

http://vimeo.com/1711304

 

 

 

 

http://vimeo.com/1711304

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 08:16

 

 

 

 

Publié avec l'autorisation de l'auteur :

Vous vous souvenez du « rapport » du Père Benoît Jullien de Pommerol, aumônier parachutiste, que nous avions publié. Le « padre » dénonçait les graves entorses à la laïcité dans nos armées, ainsi que les moqueries et les provocations de nos « partenaires » afghans.

Ce rapport de mission en Afghanistan a suscité des réactions outrées au sein de l’état-major, faisant passer le « padre » pour un extrémiste intolérant.

Nos lecteurs ont également réagi :

« Ce document montre bien – s’il était besoin – que la présence occidentale en Afghanistan n’a pas d’autre motif que géostratégique. Et qu’il en était de même pendant la guerre du Golfe. On cire les pompes des musulmans (en flattant leurs mœurs dégueulasses et obscurantistes, en les caressant dans le sens du poil) pour mieux leur faire gober la pilule de l’ingérence sur leur territoire (et – monnaie d’échange – en facilitant leur implantation dans les nôtres).  Ce qui est parfaitement logique avec le fait que l’armée ne fait rien dans nos territoires perdus. »

Si les Français se posent de plus en plus de questions sur le rôle de nos soldats en Afghanistan – et maintenant en Libye et en Côte d’Ivoire… –, par contre peu de politiques ont pris position par rapport aux faits exposés. En somme, tout l’UMPS n’ose avouer que cette guerre perdue d’avance – selon de nombreuses sources militaires et géostratégiques – est une « connerie » de plus de notre gouvernement.

Seul Jean-Claude Bouchet, député UMP du Vaucluse, a osé poser une question écrite au gouvernement le 22 février 2011 sur le rapport de Benoît Jullien de Pommerol :

« M. Jean-Claude Bouchet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la défense et des anciens combattants, sur les dysfonctionnements importants qui auraient conduit à des dérives graves au sein de l’armée française en Afghanistan. Un aumônier militaire français ayant séjourné en Afghanistan avec le 2e régiment étranger de parachutistes a récemment dénoncé, dans son rapport de fin de mission, la déférence et la bienveillance envers l’islam poussées à l’extrême qui seraient exigées des militaires français servant en Afghanistan. Il est ainsi rapporté que le commandement militaire français interdit à nos femmes soldats d’être tête nue en leur donnant l’ordre de porter un chèche, ne laissant paraître que l’ovale de leur visage. Il le remercie de bien vouloir lui apporter des précisions sur l’ensemble des faits décrits dans ce rapport. »

Et Gérard Longuet, ministre de la Défense, a répondu… le 17 mai, soit trois plus tard, dans un superbe exercice de langue de bois, de dhimmitude et de mépris pour le rapport du « padre » :


« Le rapport de fin de mission d’un aumônier sur un théâtre d’opérations est un document interne. Son contenu n’engage que son auteur et n’a pas vocation à être diffusé. Le rapport de l’aumônier du 2e régiment étranger de parachutistes engagé en Afghanistan présente un caractère exagéré ou approximatif des faits. Sortis de leur contexte, ils peuvent donner lieu à des interprétations en total décalage avec la finalité de l’engagement opérationnel de la France en Afghanistan depuis 2001. En effet, comme sur les autres théâtres d’opérations, l’objectif des forces engagées en Afghanistan n’est pas de s’imposer au sein d’une population qui vit sous la menace des insurgés, mais de se faire accepter en respectant les usages et coutumes d’un pays. Aussi, ce qui peut être perçu comme « de la déférence ou de la bienveillance envers l’islam » n’est en réalité que de l’attention témoignée à l’égard d’une population locale, qui soutient d’ailleurs régulièrement et de plus en plus l’action des forces afghanes et de la coalition. Enfin, si un militaire féminin a reçu l’ordre de se couvrir les cheveux pour se protéger et remplir une mission particulière, il ne s’agit nullement d’une règle de comportement générale. Cette décision ponctuelle a été prise dans un contexte opérationnel spécifique. »

Benoît Jullien de Pommerol, qui avait décidé de garder le silence propre à la « grande muette » suite à ces réactions, ne pouvait pas rester insensible aux attaques personnelles de son ministre de tutelle. Imla donc décidé d’en remettre une couche par une lettre ouverte publiée par Valeurs actuelles :

« Monsieur le Ministre, Après la publication malheureuse, sur Internet et dans la presse, de mon rapport de fin de mission en janvier dernier, j’ai délibérément choisi de garder le silence et de refuser toutes les sollicitations (articles, conférences, etc.), afin de laisser les autorités militaires et vos services travailler et enquêter dans la sérénité, attendant d’être moi-même interrogé.

Cela me semble aujourd’hui vain, puisque vous publiez, au Journal officiel du 17 mai 2011, une réponse à la question écrite de Monsieur le député Bouchet (question n° 100539 au JO du 22/02/2011), dans laquelle vous mettez en cause l’exactitude des faits que je rapporte, sans que jamais je n’aie été entendu par ceux qui ont mené les enquêtes aboutissant à cette conclusion. Ni les autorités militaires, ni la DPSD, ni vos services, personne ! Quelle étrange façon d’enquêter…

J’aurais pourtant pu vous préciser le sens de ma démarche. Je le fais donc ici, et publiquement, puisque mon honnêteté est maintenant mise en cause pu bliquement. Ce que je dénonce dans le rapport n’est en fait que le prolongement de ce qui se passait il y a vingt ans, lors de la guerre du Golfe. Déjà, la soumission à l’islam y est flagrante.

Cela commence à l’arrivée au port de Yanbu (Arabie Saoudite), lorsque les soldats français débarquent des bâtiments de la Marine nationale. La police religieuse saoudienne les attend au bas de la passerelle, vérifiant, en écartant les cols de treillis, que les militaires ne portent pas de croix autour du cou ; et si c’est le cas, la croix est retirée, mise dans une enveloppe et retournée en France.

Avant même d’arriver, des consignes incroyables ont été données : ne pas transporter de porc ou d’alcool dans ses bagages ; ne pas s’en faire envoyer dans des colis (la prévôté a même la mission sur place de le vérifier en ouvrant des colis au hasard, confisquant et détruisant les victuailles interdites par l’islam) ; ne pas arborer de croix rouges sur les véhicules sanitaires… Tout cela en dit long sur l’état d’esprit de la mission et ceci jusqu’au bout…

Au retour, après des morts et tant de blessés, transitant par Yanbu pour partir vers la France, nos convois routiers sont obligés de faire des dizaines de kilomètres supplémentaires pour contourner notamment la ville de Zilfi, interdite aux non-musulmans. Quelle incompréhension chez nos admirables soldats qui l’acceptent, malgré tout, sans que le pouvoir politique ne s’en offusque, trouvant sans doute cela normal.

En fait, il y eut une réaction : celle du ministre de la Défense, Monsieur Jean-Pierre Chevènement. Indigné par l’interdiction des concerts d’Eddy Mitchell prévus à Noël 1990, il annula, en guise de protestation, un entretien avec son homologue saoudien. En exprimant ses regrets, il précisa que « les chansons d’Eddy Mitchell ne menacent pas les valeurs islamiques, pas plus qu’elles ne menacent en France les valeurs chrétiennes ». Que les valeurs chrétiennes soient menacées par les consignes saoudiennes interdisant les croix, les aumôniers militaires ou les objets religieux non musulmans en général ne sembla pas gêner vraiment le ministre.

Doit-on aussi accepter sans s’indigner, Monsieur le Ministre, le fait que les forces françaises offrent aujourd’hui en Afghanistan des tapis de prière à la gloire de l’Arabie Saoudite (avec les cimeterres et le palmier) ? Je tiens un exemplaire à votre disposition, envoyé par des soldats français lassés de tout cela.

Doit-on accepter sans s’indigner que les forces françaises offrent une mosquée au village de Landakhel, bâtiment construit grâce à l’argent du contribuable français ? Qu’il soit imposé à des militaires féminins de se couvrir la tête au nom de l’islam ? Qu’il soit décidé par un général que tous les soldats français de sa zone mangeraient halal, qu’on organise un repas de fin de ramadan au profit des Afghans, etc. ?

Les Saoudiens, en 1991, ne nous avaient pas imposé tout cela. N’est-il pas choquant que nos propres chefs, dans notre armée républicaine et laïque, décident de nous l’imposer en 2010 ?

Je vous l’assure, Monsieur le Ministre : les faits que je rapporte ne sont ni “exagérés” ni “approximatifs”, pour reprendre les termes utilisés à mon égard dans votre réponse à Monsieur le député Bouchet.

Vous affirmez qu’un « militaire féminin a reçu l’ordre de se couvrir les che veux pour se protéger ». La protéger de qui, de quoi ? « Des regards d’un certain nombre d’Afghans ? », fut-il répondu à Mgr Ravel. Puisque cet ordre de se couvrir les cheveux n’est plus donné aujourd’hui, j’en déduis que les Afghans n’ont plus de “regards”. Marchent-ils les yeux fermés ?

Vous écrivez que ce fut « pour remplir une mission particulière ». Tous ceux qui ont assisté à cette scène savent que ce n’est pas la réalité. Mais quelle mission particulière pourrait requérir que les féminines couvrent leur tête avec un chèche ? Et sachez qu’il ne s’agit pas que d’un seul militaire féminin. Il y eut plusieurs cas. Je tiens des photos et des témoignages à votre disposition. Peut-on justifier cela par “un contexte opérationnel spécifique” ? Un contexte qui serait alors propre à la France puisque les autres pays de la coalition ne demandent pas cela.

Le fond du problème, Monsieur le Ministre, est que nous n’avons pas de consignes claires. Mgr Ravel évoque cette lacune dans son interview du 19 mai à Valeurs actuelles, à propos des « lignes directrices sur le juste et le légitime ». Notre évêque aux armées affirmait aussi le 23 février 2011 (dans la Nouvelle République) que « les chefs doivent mener une réflexion pointue afin de définir des consignes claires pour ceux qui sont sur le terrain ». Il serait temps d’avoir ces consignes. Cela fait dix ans cette année que nous sommes engagés en Afghanistan.

Comme “consigne claire”, je reçois de la part d’un général un courrier, approuvé par le chef d’état-major de l’armée de terre, m’expliquant combien j’ai tort, me précisant ceci : « Une fillette au bras d’un adulte ou des femmes voilées ne sont pas en soi choquant ! Et même demander à un sous-officier féminin de se couvrir la tête pour éviter d’éventuelles convoitises ou regards déplacés peut se révéler judicieux. Cela dépend du contexte local. » Je me souviens, Monsieur le Ministre, des larmes des femmes afghanes voyant nos militaires féminins vivre “normalement”, sans le joug du voile. Je ne peux alors m’empêcher de penser que ce général est gravement décalé.

Mon interprétation des faits serait, selon votre réponse, en « total décalage » avec « la finalité de l’engagement opérationnel de la France en Afghanistan ». Mais si je me réfère à ce que disait en 2008 le chef de l’État, chef des armées, le président Nicolas Sarkozy, qui est vraiment en décalage ? N’expliquait-il pas que nous étions aussi en Afghanistan pour, qu’un jour, les femmes afghanes n’aient plus à porter la burqa ? C’est bien l’ordre d’imposer le voile à nos féminines qui me semble « en total décalage avec la finalité de l’engagement opérationnel de la France en Afghanistan ».

Jusqu’à quand, Monsieur le Ministre, resterons-nous dans le flou et laisserons-nous tant d’amertume dans le cœur de nos soldats qui remplissent, malgré tout, si excellemment leur mission sur ce théâtre si difficile ? Me tenant à votre entière disposition si vous souhaitez m’entendre sur ces sujets, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. »

Père Benoît Jullien de Pommerol, aumônier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, actuellement coordinateur JMJ du diocèse aux armées (Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid du 16 au 21 août, www.jmj-armees.fr), sera aumônier auprès des forces armées aux Antilles à partir du 1er septembre.  

Roger Heurtebise pour Riposte laïque le 06 juin 2011

 

 

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:38

 

 

RUSSIE VERSUS CHINE

 

 

 

 07 Juin 2011

Le face à face russo-chinois : le « vide » sibérien face « au trop plein » chinois

 

La Russie coopère avec la Chine dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shanghai qui vise à empêcher toute incursion de l’OTAN (ou des Etats-Unis seuls) en Asie centrale. Mais parallèlement Moscou est très préoccupée de la montée en puissance de la Chine avec qui elle partage 4300km de frontières communes .La Russie ne peut oublier que les seules invasions du territoire russe qui aient véritablement réussi venaient toujours de l’Est. Moscou est donc de facto très ouvert à toute coopération européenne qui lui permet d’accroître l’encadrement international de la puissance chinoise émergente et également de renforcer sa capacité à défendre les richesses et le potentiel économique de la Sibérie, enjeu du XXIe siècle entre la Grande Europe de Brest à Vladivostok et la Chine.

La Russie est en fait la sentinelle de l’Europe face à la Chine et à l’Asie centrale. L’Europe doit se considérer comme l’ « hinterland » de la Russie et voir dans la Sibérie le « Far-East » de la Grande Europe. L’Europe ne va pas de Washington à Bruxelles, mais de Brest à Vladivostok. En Sibérie, en Asie centrale, l’Européen, c’est le Russe ! Il est important de s’interroger sur ce que certains ont appelé le « péril jaune » pour le monde européen, suite au déséquilibre structurel démographique entre la Chine et la Russie et au « vide sibérien » face au « trop plein » chinois.

Le danger chinois démographique et économique à court terme en Extrême Orient et en Sibérie russe

En Russie, l’opinion publique est hostile à l’immigration. Contrairement aux affabulations de l’Occident, même si le « péril jaune »est très réel à terme, plus particulièrement en Sibérie et en Extrême Orient, il y a à ce jour en Russie, un maximum de 400.000 Chinois, selon Zhanna Zayonchkouskaya, Chef de laboratoire de migration des populations de l’Institut National de prévision économique de l’Académie des Sciences de Russie, et non pas plusieurs millions comme cela a pu être annoncé. Les Russes ont veillé au grain et ont pris des mesures très sévères pour éviter une possible invasion. La seule immigration qui a été favorisée est le rapatriement de Russes établis dans les anciennes républiques soviétiques (Kirghizstan, Kazakhstan, Pays baltes, Turkménistan). Des villes comme Vladivostok, Irkoutsk, Khabarovsk, Krasnoïarsk… et même Blagoveschensk, à la frontière chinoise, sont des villes européennes avec seulement quelques commerçants ou immigrés chinois en nombre très limité.

Il n’en reste pas moins vrai qu’un climat d’hostilité, voire de peur, s’est développé envers les Chinois chez les Russes d’Extrême-Orient qui a été largement utilisé dans le débat russe sur les orientations de politique étrangère (1). Le ministre russe de la défense Pavel Grachev avait pu déclarer : « « Les Chinois sont en train de conquérir pacifiquement les confins orientaux de la Russie ». Et selon un haut responsable russe des questions d’immigration : « Nous devons résister à l’expansionnisme chinois ». Le problème est d’autant plus grave, au-delà du taux de la natalité, que la région se vide et que de nombreux Russes repartent en Russie de l’Ouest. Ces dernières années, la région de Magadan a été délaissée par 57% de sa population, la péninsule du Kamtchaka par 20% et l’île Sakhaline par 18%. La densité moyenne en Extrême-Orient est de 1,2 habitant au kilomètre carré contre une moyenne nationale de 8,5. En résumé, selon les prévisions les plus pessimistes, l’Extrême-Orient russe peuplée de 6,46 millions de personnes au Ier janvier 2010 pourrait ne compter que 4,5 millions d’habitants en 2015, contre 7,58 millions au plus haut.

La structure des échanges commerciaux bilatéraux avec la Chine s’est renversée depuis la fin de la guerre froide. La Russie devient le « junior partner » de la Chine. Le Kremlin n’accepte pas que la Russie devienne un réservoir de matières premières pour la Chine et insiste constamment sur la nécessité de corriger la structure des exportations russes.

La Russie s’efforce aussi d’orienter les investissements chinois de façon à endiguer la désindustrialisation de l’Extrême-Orient russe. Plus globalement, le Kremlin est convaincu que fermer l’Extrême -Orient et la Sibérie à la Chine et à d’autres partenaires étrangers (Corée, Japon, pays d’Asie du Sud-Est) reviendrait à les condamner à terme, voire à les perdre en les rendant plus vulnérables aux appétits territoriaux d’autres pays de la région, la Chine en premier lieu. En revanche, mettre en concurrence plusieurs pays étrangers dans cette région permet d’espérer qu’aucun d’entre eux « ne parviendra à atteindre l’hégémonie » ; de plus, si les relations avec la Chine devaient se détériorer, la Russie aurait acquis la possibilité de défendre plus efficacement ses zones frontalières puisqu’elle les aura mieux développées. Moscou, on le voit, n’écarte pas complètement la perspective d’une réouverture des problèmes territoriaux avec la Chine, malgré le règlement du litige frontalier en 2008 et l’engagement des deux pays, dans leur traité d’amitié et de bon voisinage, à s’abstenir de toute revendication territoriale mutuelle.

Les visées chinoises inéluctables à moyen terme sur la Mongolie Extérieure et à très long terme sur la Sibérie

Le temps n’est plus où la Russie débordait de forces vives, jusqu’à pouvoir sacrifier 20 millions d’hommes dans la lutte contre le nazisme. On comprend mieux pourquoi les responsables russes continuent de refuser pour le moment de vendre certains matériels de portée stratégique tels que les chasseurs bombardiers de type TU22 ou TU 95, ou encore des sous-marins de quatrième génération de la classe « Armour » ou « Koursk ».Selon le chancelier Bismarck, « l’important, ce n’est pas l’intention, mais le potentiel » et comme chacun sait, l’histoire n’est pas irréaliste (IrrealPolitik) et droit de l’hommiste, mais réaliste (RealPolitik) et imprévisible.

L’expansionnisme nationaliste chinois se traduit d’une façon forte et brutale pour mater dans l’œuf et empêcher toute velléité de résistance, aussi bien au Tibet qu’au Xinjiang. Le chemin de fer à 6,2 milliards de dollars qui relie Pékin à Lhassa renforce l’emprise de la Chine sur le Tibet et sa capacité de déploiement militaire rapide contre l’Inde. Il est probable qu’après avoir maintenant récupéré Hong-Kong et Macao de façon pacifique et selon les traités, la Chine a déjà et aura comme première préoccupation de rétablir sa souveraineté sur l’île de Taiwan. Avec ses 1400 missiles pointés vers « l’île rebelle », Pékin a menacé d’écraser sous le feu ses « frères » taïwanais, s’ils devaient proclamer leur indépendance. Dans les faits, la réunification avec Taiwan est bel et bien en marche. Les vols aériens et les communications ont été progressivement rétablis avec le continent. La symbiose est de plus en plus étroite entre les deux économies.

Une fois Taiwan sous sa coupe, la Chine cherchera tout naturellement à récupérer la Mongolie extérieure cédée par la Chine à la Russie en 1912 et devenue ensuite une république populaire, puis un Etat indépendant lors du démantèlement de l’URSS. « La Chine va d’abord s’occuper de Taiwan, puis ce sera notre tour » a pu dire B. Boldsaikhan, leader politique en Mongolie extérieure du mouvement Dayar Mongol. Etat de 1.535.000 km2, sous peuplée avec seulement 2,8 millions d’habitants, dotée de très riches gisements aurifères et d’uranium, la Mongolie extérieure, pendant de la Mongolie intérieure autonome chinoise, est déjà contrôlée économiquement par les Chinois, quelque 100 000 Russes ayant fait très rapidement leurs valises en 1990. La Mongolie extérieure sera un jour inéluctablement envahie comme le Tibet et, au-delà de quelques protestations américaines, la Chine rétablira en fait une souveraineté légitime historique sur l’ensemble de la Mongolie qui date de la soumission de la Mongolie aux Mandchous en 1635. Gengis Khan est considéré en Chine comme un héros de la nation chinoise ; un mausolée lui a été construit à Ejin Horo, dans la province chinoise de Mongolie intérieure, pour le 800e anniversaire de sa naissance.

Puis ce sera le tour de l’Extrême-Orient russe. Selon Andrei Piontkovsky, Directeur du centre d’études stratégiques de Moscou, c’est la Chine de l’Orient et non pas l’Occident qui représente la menace stratégique la plus sérieuse pour la Russie. Ces revendications s’inscrivent dans le droit fil du concept stratégique « d’espace vital » d’une grande puissance qui, selon les théoriciens chinois, s’étend bien au-delà de ses frontières.

La Russie et la Chine occupent ensemble un espace géographiquement continu entre la Mer Baltique et la Mer de Chine de 26,6 millions de km2, habités par 1,4 milliards de personnes. Des similitudes apparaissent lors de l’analyse de l’histoire de ces deux grands et complexes blocs géopolitiques. Tous deux s’étaient constitués au détriment de l’empire nomade des Mongols, dont la Mongolie enclavée entre la Chine et la Russie, constitue le dernier vestige, avec la Mongolie Intérieure, rattachée à la Chine et la Bouriatie faisant partie de la Russie. Tous deux possèdent une zone périphérique, peu peuplée et sous-exploitée (la Sibérie et l’Extrême-Orient pour la Russie, le Tibet et le Xinjiang pour la Chine). Cependant la Chine est plus peuplée que la Russie. Son poids démographique constitue en même temps un atout ( le marché le plus grand de la planète) et un handicap majeur (le pays est surpeuplé et proche de la saturation). Certains spécialistes estiment que le seuil de l’autosuffisance chinoise se trouve à 1,5 milliards d’habitants. En Sibérie et en Extrême-Orient, il y a tout ce qui manque à la Chine : les hydrocarbures, les matières premières et l’espace pour développer l’agriculture. Un paradoxe se dessine car la Russie est un géant géographique et la Chine manque d’espace. Ces deux ensembles géopolitiques sont donc condamnés soit à collaborer, soit à s’affronter. On se rappellera que le projet communiste a réuni ces deux géants géopolitiques pendant 11 ans. La perspective d’un tel rapprochement était devenue le pire des cauchemars pour les leaders occidentaux et américains.

Le retour de la Russie sur le Pacifique était logique et inévitable .Cependant, avec un déclin démographique, la Russie est-elle capable de mettre seule en valeur la Sibérie ? IL n’est pas suffisant d’avoir une volonté politique, il faut également disposer de moyens. C’est pourquoi l’affrontement parait à long terme inéluctable. Il est clair que l’OCS [Organisation de coopération de Shanghai] n’est qu’une parenthèse tactique pour les deux futurs adversaires afin de mieux pouvoir contrer l’Amérique en Asie centrale. La puissance balistique de la Russie avec ses 2200 têtes nucléaires est dans un horizon prévisible la seule garantie de non invasion de la Sibérie par la Chine.

Conclusion

Selon Hélène Carrère d’Encausse, la Sibérie est « un espace vide aux abords d’une Chine surpeuplée » (2). Si l’Europe se considère à terme comme l’Hinterland de la Russie et ne se laisse pas envahir par l’immigration extra-européenne en préservant sa civilisation, elle peut constituer avec la Russie la Grande Europe qui serait une forteresse inexpugnable face à la Chine, l’Islam et l’Asie centrale. Dans ce cas, la Sibérie pourrait rester sous contrôle civilisationnel russe et donc européen.

Le schéma alternatif, c’est que les 140 millions descendants des Scythes soient envahis par un milliard et demi de Chinois qui brûlent de passer l’Amour tandis que l’Europe, déversoir naturel de l’Afrique, comme l’a d’ailleurs explicité le Libyen Kadhafi , est tout aussi menacée !

Pour ceux qui trouveront ces propos bien pessimistes, je souhaiterais leur rappeler cette magnifique exposition du musée Guimet : « Kazakhstan : Hommes, bêtes et dieux de la steppe ». Il fut un temps, dès le deuxième millénaire avant notre ère, où le Kazakhstan et l’Ouzbékistan étaient le domaine non des Asiates, mais des Aryens : les Scythes. D’origine et de langue indo-européennes, décrits par Aristote citant Hérodote comme ayant des « cheveux blonds et blanchâtres » les Scythes nomadisaient de l’Ukraine à l’Altaï. Leur civilisation était très riche et d’une rare finesse (art funéraire, maitrise des métaux précieux, travail des objets utilitaires…). Comment une civilisation aussi brillante dont les chefs entreprenants et guerriers ne craignaient rien tant que mourir dans leur lit, a-t-elle disparu ? Sans doute ont-ils été victimes de ce que les Slaves appellent « la peste blanche », la dénatalité et son inéluctable corollaire, la submersion par des ethnies à la natalité galopante et l’inévitable métissage. Dans leur match démographique contre la déferlante asiatique, les Scythes ne pesèrent pas lourd. Les hordes tartares les avalèrent et le génie de la race se tarit.

Une leçon à méditer pour les Européens de l’Ouest face à l’Afrique et pour les Russes en Sibérie face au trop plein chinois.

Marc Rousset
25/05/2011

Notes :

1) Sébastien Colin Le développement des relations frontalières entre la Chine et la Russie, études du CERI, n°96, juillet 2003.
2) Hélène Carrère d’Encausse La Russie entre deux mondes, Fayard-2009, p172

Marc Rousset, économiste, La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou Editions Godefroy de Bouillon, 2009, 538p

Correspondance Polémia : 7/06/2011

Image : La Mongolie extérieure et ses voisins.

 

 

http://www.polemia.com/article.php?id=3857

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:18
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