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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 08:40
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 08:31

 

 CALAIS 62

 photos personnelles 03 Juillet 2007

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Les Bourgeois de Calais
Elément 18 sur 32

Sculptures françaises
Sculpture (Groupe)

Dimensions : 2,39 m x 2,10 m x 1,80 m
Matériaux : Bronze

Date : approx. entre 1884 et 1895

Artiste : Auguste Rodin

Lieu : Musée Rodin
Jardins
Jardins - Extérieurs

Site en relation : Carroll and Milton Petroe European Sculpture Court

Régions en relation : Paris (France)


   Description   

Le groupe "Les Bourgeois de Calais" est une commande faite par la ville de Calais, en 1885, auprès du sculpteur Auguste Rodin afin d'immortaliser le courage des six Bourgeois (Eustache de Saint-Pierre, Jacques et Pierre de Wissant, Jean de Vienne, Andrieus d'Andres et Jean d'Aire) qui se sont sacrifiés pour sauver leur ville en 1347.

Calais, ville fortifiée au XIIème siècle, connaîtra progressivement la prospérité économique grâce au commerce de la pêche. Édouard III d'Angleterre, qui provoquera la Guerre de Cent-Ans, prendra position devant Calais en 1346, après la bataille de Crécy. La ville résistera au siège pendant huit mois. Le gouverneur, faute de secours, devra accepter la rédition en août 1347.

Six bourgeois de Calais, conduits au bourreau par Eustache de Saint-Pierre, remettront les clefs de la ville à Édouard III, pieds nus, en chemise et la corde au cou. Ils proposeront leur sacrifice afin d'épargner la population. La reine Philippine de Hainaut, admirative du courage des sacrifiés, demandera à son mari de leur épargner la pendaison. Lors du second siège de Calais, organisé par le Duc de Bourgogne, la ville demeurera aux mains des Anglais. Elle ne redeviendra française qu'en 1558, après la victoire du duc François de Guise.

Il existe plusieurs exemplaires de cette oeuvre, dont une sur la place de l'Hôtel de Ville de Calais. L'exemplaire du Metropolitan Museum of Arts de New York est un moulage datant de 1989.


   Plus de photos   

Voir toutes les photos (6)

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   Elément(s) en relation   

 





   Description   


    





     

 

      

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 08:29

 

mercredi, 11 octobre 2006

Livre : BANLIEUES EN FEU !

medium_aaaaabanlieuimages.2.jpgNovembre 2005, les banlieues sont en flammes. Au-delà d'une idéologie partisane, l'analyse stratégique, sans concession, met en évidence un avenir terrifiant :

cette histoire est loin d'être terminée.

 Le chemin qui mène de l'insurrection à la guerre civile n'est pas balisé. Ce traité sur la violence urbaine argumente que les dégradations de biens et l'incivilité sont mus par une haine globale, la même intention belliqueuse que le terrorisme international. Il y a dénominateur commun.

 

L'auteur se réfère aux émeutes de Los Angeles de 1992 pour préciser un saut qualitatif inéluctable en France.

Il y a la même violence.

Par contre, ce qui n'existait pas aux États-Unis mais existe en France, ce sont les identités de territoires, de langue, de religion et la volonté de sécession, de rompre avec la Société.

Ce sont les conditions requises à la guerre civile. Enfin, il reprend les travaux de la Rand Corporation pour décrire l'hyper violence de ce conflit de basse intensité et l'inadéquation des théories stratégiques françaises.

 

C'est un audit selon les règles, une démarche factuelle et la mesure de la vérification.

 L'auteur décrit un paradigme englobé. La mesure :

le profit est supérieur au risque.

C'est une modélisation systémique pour décrire « l'archéofuturisme » que nous assurent certains sociologues.

 Ce résultat n'est pas le fruit d'un art divinatoire mais de l'art de la Guerre, des théories de Clausewitz à la Rand, appliquées aux conflits actuels.

 

Gilles Falavigna a suivi une formation en Sciences Politiques.

Son parcours professionnel de conseil en Organisation et Stratégie lui a permis de développer une expertise dans la gestion sociale de projets techniques et le développement d'outils d'aide à la décision.

 Il vient de passer 3 ans au cœur des cités de Seine-Saint-Denis pour une collectivité territoriale. À 45 ans, c'est son premier livre.

 


http://decadence-europa.over-blog.com

 

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 08:14

 

 

Histoire

 La bataille de Lépante


HistoireEurope La fête du rosaire dont la date est fixée le 7 octobre remonte à l’action de grâce reçue par le peuple chrétien à la suite de leur victoire à la bataille de Lépante sur les turcs mahométans.

 Pour mémoire, nous rappelons cette époque où les européens étaient unis.

La méditerranée est devenue le domaine des

forces de Soliman et des pirates barbaresques dont le trafic d’esclaves est l’une des activités dominantes. Le sultan turc enlève la ville de Rhodes aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem et tente vainement d’enlever Malte. C’est dans ces conditions que les turcs concentrent toutes leurs forces vers l’Ile de Crète et vers Chypre, qui sont à l’époque des colonies vénitiennes.

Conscient du danger que constitue cette gigantesque armada, tant pour l’Europe que pour la chrétienté, un pape, Pie V, va se dresser pour tenter d’unir les princes européens jusque là divisés par des rivalités et des guerres intestines. Charles IX, roi de France, entretient des relations ambiguës avec les turcs en vertu d’accords conclus du temps de François Ier. Cette vision étriquée du roi de France de l’époque montre les limites d’une vision stato-nationale qui ne perçoit pas les enjeux civilisationnels et géopolitiques. Venise convoitée par Soliman, est traversée par une période de famine à la suite d’un gigantesque incendie. Face à l’étroitesse de vue des intérêts nationaux, le pape va faire preuve d’un sens du bien commun européen et percevoir la nécessité une unité européenne. Il convoque le sacré collège afin de déterminer la stratégie la plus efficace.

Philippe II d’Espagne dépêche rapidement des troupes de Sicile pendant que diverses flottes se constituent à Messine.
Le pape poursuit sa quête afin d’unifier les chefs européens et rencontrent de nombreuses réticences sous des prétextes futiles. Cependant, sa persévérance aura raison de la division des princes d’Europe et il désigne un chef militaire unique pour la conduite des opérations :

Don Juan d’Autriche, fils de Charles Quint. Le 11 juillet 1571, le pavillon pontifical est hissé à Saint Pierre et Pie V bénit les combattants :

« Allez au nom du Christ combattre son ennemi et vous vaincrez ! ».

Le nonce du Vatican auprès des armées européennes et de la flotte demande que soit respecté un jeûne de trois jours avant l’appareillage. Les galériens sont détachés de leurs bancs pour se confesser et communier. On comptera pas moins de 80.000 confessions et communions. 200 galères européennes font face aux 300 galères turques.

La bataille a lieu le 7 octobre, dans le golfe de Lépante. Don Juan hisse le drapeau du Saint Père.

Contre toute attente, les Turcs désemparés par le courage des européens sont défaits.

 30.000 d’entre eux succomberont contre 8.000 chez les chrétiens.

Le pape Pie V immortalise cette victoire inespérée par la commémoration annuelle qui portera plus tard le nom de Notre Dame du Rosaire.

 La bataille de Lépante

HistoireEurope La fête du rosaire dont la date est fixée le 7 octobre remonte à l’action de grâce reçue par le peuple chrétien à la suite de leur victoire à la bataille de Lépante sur les turcs mahométans. Pour mémoire, nous rappelons cette époque où les européens étaient unis.

La méditerranée est devenue le domaine des forces de Soliman et des pirates barbaresques dont le trafic d’esclaves est l’une des activités dominantes. Le sultan turc enlève la ville de Rhodes aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem et tente vainement d’enlever Malte. C’est dans ces conditions que les turcs concentrent toutes leurs forces vers l’Ile de Crète et vers Chypre, qui sont à l’époque des colonies vénitiennes.

Conscient du danger que constitue cette gigantesque armada, tant pour l’Europe que pour la chrétienté, un pape, Pie V, va se dresser pour tenter d’unir les princes européens jusque là divisés par des rivalités et des guerres intestines. Charles IX, roi de France, entretient des relations ambiguës avec les turcs en vertu d’accords conclus du temps de François Ier. Cette vision étriquée du roi de France de l’époque montre les limites d’une vision stato-nationale qui ne perçoit pas les enjeux civilisationnels et géopolitiques. Venise convoitée par Soliman, est traversée par une période de famine à la suite d’un gigantesque incendie. Face à l’étroitesse de vue des intérêts nationaux, le pape va faire preuve d’un sens du bien commun européen et percevoir la nécessité une unité européenne. Il convoque le sacré collège afin de déterminer la stratégie la plus efficace.

Philippe II d’Espagne dépêche rapidement des troupes de Sicile pendant que diverses flottes se constituent à Messine.
Le pape poursuit sa quête afin d’unifier les chefs européens et rencontrent de nombreuses réticences sous des prétextes futiles. Cependant, sa persévérance aura raison de la division des princes d’Europe et il désigne un chef militaire unique pour la conduite des opérations : Don Juan d’Autriche, fils de Charles Quint. Le 11 juillet 1571, le pavillon pontifical est hissé à Saint Pierre et Pie V bénit les combattants :

 « Allez au nom du Christ combattre son ennemi et vous vaincrez ! ».

Le nonce du Vatican auprès des armées européennes et de la flotte demande que soit respecté un jeûne de trois jours avant l’appareillage. Les galériens sont détachés de leurs bancs pour se confesser et communier.

 On comptera pas moins de 80.000 confessions et communions.

 200 galères européennes font face aux 300 galères turques.

La bataille a lieu le 7 octobre, dans le golfe de Lépante. Don Juan hisse le drapeau du Saint Père. Contre toute attente, les Turcs désemparés par le courage des européens sont défaits. 30.000 d’entre eux succomberont contre 8.000 chez les chrétiens.

Le pape Pie V immortalise cette victoire inespérée par la commémoration annuelle qui portera plus tard le nom de Notre Dame du Rosaire.

La fête du rosaire dont la date est fixée le 7 octobre remonte à l’action de grâce reçue par le peuple chrétien à la suite de leur victoire à la bataille de Lépante sur les turcs mahométans. Pour mémoire, nous rappelons cette époque où les européens étaient unis.

La méditerranée est devenue le domaine des forces de Soliman et des pirates barbaresques dont le trafic d’esclaves est l’une des activités dominantes. Le sultan turc enlève la ville de Rhodes aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem et tente vainement d’enlever Malte. C’est dans ces conditions que les turcs concentrent toutes leurs forces vers l’Ile de Crète et vers Chypre, qui sont à l’époque des colonies vénitiennes.

Conscient du danger que constitue cette gigantesque armada, tant pour l’Europe que pour la chrétienté, un pape, Pie V, va se dresser pour tenter d’unir les princes européens jusque là divisés par des rivalités et des guerres intestines. Charles IX, roi de France, entretient des relations ambiguës avec les turcs en vertu d’accords conclus du temps de François Ier. Cette vision étriquée du roi de France de l’époque montre les limites d’une vision stato-nationale qui ne perçoit pas les enjeux civilisationnels et géopolitiques. Venise convoitée par Soliman, est traversée par une période de famine à la suite d’un gigantesque incendie. Face à l’étroitesse de vue des intérêts nationaux, le pape va faire preuve d’un sens du bien commun européen et percevoir la nécessité une unité européenne. Il convoque le sacré collège afin de déterminer la stratégie la plus efficace.

Philippe II d’Espagne dépêche rapidement des troupes de Sicile pendant que diverses flottes se constituent à Messine.
Le pape poursuit sa quête afin d’unifier les chefs européens et rencontrent de nombreuses réticences sous des prétextes futiles. Cependant, sa persévérance aura raison de la division des princes d’Europe et il désigne un chef militaire unique pour la conduite des opérations : Don Juan d’Autriche, fils de Charles Quint. Le 11 juillet 1571, le pavillon pontifical est hissé à Saint Pierre et Pie V bénit les combattants : « Allez au nom du Christ combattre son ennemi et vous vaincrez ! ».

Le nonce du Vatican auprès des armées européennes et de la flotte demande que soit respecté un jeûne de trois jours avant l’appareillage. Les galériens sont détachés de leurs bancs pour se confesser et communier. On comptera pas moins de 80.000 confessions et communions. 200 galères européennes font face aux 300 galères turques.

La bataille a lieu le 7 octobre, dans le golfe de Lépante. Don Juan hisse le drapeau du Saint Père. Contre toute attente, les Turcs désemparés par le courage des européens sont défaits. 30.000 d’entre eux succomberont contre 8.000 chez les chrétiens.

Le pape Pie V immortalise cette victoire inespérée par la commémoration annuelle qui portera plus tard le nom de Notre Dame du Rosaire.

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:59

 

 abbaye

BOSCODON

Dauphiné

Abbatiale

Bref historique de l'abbaye

Située dans un très beau cadre de montagne, à 1150m d’altitude, l’abbaye de Boscodon est un remarquable monument du XII° siècle.

Ce fut la plus grande abbaye de la région et la principale maison de l’Ordre monastique de Chalais (proche des cisterciens),

 qui s’est répandu au Moyen Age dans le Dauphiné et la Provence.

Appelés par le Seigneur Guillaume de Montmirail, propriétaire du territoire de Boscodon, des moines de Chalais arrivèrent en 1142 .

Ils commencèrent par la construction de l’église abbatiale, qui dura 32 ans, et édifièrent ensuite les bâtiments du monastère, quadrilatère entourant le cloître.

A partir de la seconde moitié du XIV° siècle, d’incessantes guerres
( Guerre de Cent Ans, guerres de religions, guerre entre la France et la Savoie...) et de fréquents raids de pillards mirent à sac les bâtiments monastiques et le cloître, épargnant heureusement l’abbatiale.

Les reconstructions, restaurations et agrandissements des bâtiments d’habitation ont apporté des transformations architecturales importantes (XV°, XVII° et XVIII° siècle). L’abbaye chalaisien- ne est devenue bénédictine à la fin du XIV° siècle.

Confisquée par l’archevêque d’Embrun vers 1770, l’abbaye cesse d’exister en tant que telle, transformée en centre d’exploitation forestière.

abbaye boscodon

La révolution de 1789 la transforme en bien national.

Boscodon devient ainsi un hameau paysan en 1791, comptant une vingtaine de familles et une école.

Elle va être rachetée peu à peu, à partir de 1972,

 par l’Association des Amis de l’Abbaye, classée Momunment Historique en 1974. L’Association mène à bien son relèvement et sa restauration depuis cette date. Après des chantiers de jeunes, ce sont des entreprises locales et une entreprise de réinsertion qui effectuent les travaux, sous la direction de l’Architecte en Chef des M.H., Francesco Flavigny.

 

 


Bref historique de la renaissance de l'abbaye

 

Ses acteurs

Le compromis de vente de l’abbaye est signé par la sœur Jeanne Marie, le 22 janvier 1972.

En juin de cette même année, l’association se constitue de 12 membres afin de lancer « le remembrement, la restauration, et l’animation de l’abbaye de Boscodon ». Commencent alors les chantiers bénévoles de jeunes tandis que des moniales dominicaines assurent une présence priante l’été, à la demande de l’évêque de Gap.

Le classement des bâtiments remembrés comme Monument Historique intervenu en octobre 1974 permettra une première campagne de restauration de 1977 à 1979 grâce à la Direction Régionale des Affaires culturelles (DRAC) et aux nombreux donateurs.

Dès 1978 un important travail de recherche historique et archéologique permet le remembrement des bâtiments claustraux.

Architecte en chef des M.H. en charge de Boscodon depuis 1980, Francesco Flavigny prendra le parti fondamental de restaurer en se fondant sur les données archéologiques et historiques dominantes.

 

Partie par partie

L’objectif premier est de déblayer et de permettre qu’une communauté permanente vive immédiatement sur place

L’abbatiale

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

La chapelle Saint Firmin


(fin XIV° siècle), considérée comme le cœur de l’abbaye, fera l’objet des premiers soins (1976-1977).

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

A l’extérieur, la maison abbatiale en ruines, et par conséquent dangereuse, devra être détruite. (1974)


S’opéra alors la réfection de la toiture de l’église abbatiale en bardeaux de mélèze ainsi que des baies et parements en pierre de cargneule issue du torrent du Colombier



L’aile des moines

La première partie des travaux s’effectue entre 1983 et 1987. Le travail le plus ardu consistera à consolider le bâtiment, le mur est reposant sur un important remblai. Une fois réalisé, ce travail permettra la restauration des façades et du toit. Une grande partie des éléments architecturaux seront repris, tant sur les façades (porte romane ou fenêtre XVIIIème sur la partie sud) qu’à l’intérieur du corps du bâtiment, aujourd’hui résidence de la communauté (cheminées et alcôves des cellules monastiques).

Bref historique de l'abbaye

Située dans un très beau cadre de montagne, à 1150m d’altitude, l’abbaye de Boscodon est un remarquable monument du XII° siècle. Ce fut la plus grande abbaye de la région et la principale maison de l’Ordre monastique de Chalais (proche des cisterciens), qui s’est répandu au Moyen Age dans le Dauphiné et la Provence.

Appelés par le Seigneur Guillaume de Montmirail, propriétaire du territoire de Boscodon, des moines de Chalais arrivèrent en 1142 . Ils commencèrent par la construction de l’église abbatiale, qui dura 32 ans, et édifièrent ensuite les bâtiments du monastère, quadrilatère entourant le cloître.

A partir de la seconde moitié du XIV° siècle, d’incessantes guerres
( Guerre de Cent Ans, guerres de religions, guerre entre la France et la Savoie...) et de fréquents raids de pillards mirent à sac les bâtiments monastiques et le cloître, épargnant heureusement l’abbatiale.

Les reconstructions, restaurations et agrandissements des bâtiments d’habitation ont apporté des transformations architecturales importantes (XV°, XVII° et XVIII° siècle). L’abbaye chalaisien- ne est devenue bénédictine à la fin du XIV° siècle. Confisquée par l’archevêque d’Embrun vers 1770, l’abbaye cesse d’exister en tant que telle, transformée en centre d’exploitation forestière.

abbaye boscodon

La révolution de 1789 la transforme en bien national. Boscodon devient ainsi un hameau paysan en 1791, comptant une vingtaine de familles et une école.

Elle va être rachetée peu à peu, à partir de 1972, par l’Association des Amis de l’Abbaye, classée Momunment Historique en 1974. L’Association mène à bien son relèvement et sa restauration depuis cette date. Après des chantiers de jeunes, ce sont des entreprises locales et une entreprise de réinsertion qui effectuent les travaux, sous la direction de l’Architecte en Chef des M.H., Francesco Flavigny.

 

 


Bref historique de la renaissance de l'abbaye

 

Ses acteurs

Le compromis de vente de l’abbaye est signé par la sœur Jeanne Marie, le 22 janvier 1972. En juin de cette même année, l’association se constitue de 12 membres afin de lancer « le remembrement, la restauration, et l’animation de l’abbaye de Boscodon ». Commencent alors les chantiers bénévoles de jeunes tandis que des moniales dominicaines assurent une présence priante l’été, à la demande de l’évêque de Gap.

Le classement des bâtiments remembrés comme Monument Historique intervenu en octobre 1974 permettra une première campagne de restauration de 1977 à 1979 grâce à la Direction Régionale des Affaires culturelles (DRAC) et aux nombreux donateurs.

Dès 1978 un important travail de recherche historique et archéologique permet le remembrement des bâtiments claustraux. Architecte en chef des M.H. en charge de Boscodon depuis 1980, Francesco Flavigny prendra le parti fondamental de restaurer en se fondant sur les données archéologiques et historiques dominantes.

 

Partie par partie

L’objectif premier est de déblayer et de permettre qu’une communauté permanente vive immédiatement sur place

L’abbatiale

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

La chapelle Saint Firmin


(fin XIV° siècle), considérée comme le cœur de l’abbaye, fera l’objet des premiers soins (1976-1977).

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

A l’extérieur, la maison abbatiale en ruines, et par conséquent dangereuse, devra être détruite. (1974)


S’opéra alors la réfection de la toiture de l’église abbatiale en bardeaux de mélèze ainsi que des baies et parements en pierre de cargneule issue du torrent du Colombier



L’aile des moines

La première partie des travaux s’effectue entre 1983 et 1987. Le travail le plus ardu consistera à consolider le bâtiment, le mur est reposant sur un important remblai. Une fois réalisé, ce travail permettra la restauration des façades et du toit. Une grande partie des éléments architecturaux seront repris, tant sur les façades (porte romane ou fenêtre XVIIIème sur la partie sud) qu’à l’intérieur du corps du bâtiment, aujourd’hui résidence de la communauté (cheminées et alcôves des cellules monastiques).

restauration abbaye boscodon
Avant 1976 Aprés 1980

 

L’aile des "officiers"

En 1975, apparition lors des premiers coups de pioche, d’un bâtiment conventuel. A partir de 1991, des campagnes de dégagement permettent de retrouver escaliers, planchers et fragments de vaisselle du XVIIIème. Ces campagnes révèleront l’existence antérieure d’un cellier allant de l’entrée primitive du monastère au parvis de l’abbatiale et des aqueducs médiévaux d’amenée d’eaux vers le cloître. Cette aile fut convertie plus tard (XVème) en trois puis cinq logis pour les moines dotés d’un « office » et nommés ainsi « officiers ». Il fut aussi découvert que ce bâtiment existait sur deux étages, permettant d’aménager une cave pour chaque officier. Grâce au mécénat et aux subventions des collectivités, ce bâtiment sera relevé en 1994–1995.

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

L’aile des convers

Détruite par les incendies de la fin du XIV siècle, cette aile conventuelle située au sud du cloître a existé en tant que telle pendant deux siècles environ. Après le pari de sa reconstruction, on peut désormais trouver une salle de conférence en rez-de-cloître, reprenant les fondations des murs médiévaux et deux portes dans la continuité de celle des officiers, ainsi qu’une terrasse à l’étage.

restauration abbaye boscodon
Aile des convers en hiver 1999
restauration abbaye boscodon
Aujourd’hui aile des convers avec la
galerie du cloître en bardeaux de mélèze

Ce bâtiment destiné au public, abritera dans un premier temps une salle polyvalente. C'est en effet le seul espace (avec l'abbatiale) qui peut accueillir une centaine de personnes... Actuellement l'aile des convers accueille l'exposition sur la construction d'une abbaye au Moyen Age et une maquette de l'abbaye au début du XIIIème siècle.

 

Les cloches et le clocher

L’abbaye avait possédé deux cloches. L’une d’elle (« Marie-Sauveterre ») a été retrouvée dans l’église de Crots. Rendue aimablement par la commune, elle reposait depuis 1992 dans le fond de l’abbatiale. Le clocher put être reconstruit à l’identique grâce à quelques gravures et une vieille photographie de 1880. Une souscription provoquant quelques mécènes et généreux donateurs ont redu possible cette reconstruction. Les 1300 pierres de cargneule furent taillées en quinze mois par deux tailleurs de pierre. Une seconde cloche est coulée et baptisée « Marie » par l’évêque de Gap le 18 août 2000.

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

Le cloître

Les galeries couvertes du cloître ont été démolies et reconstruites deux fois au cours des siècles et finalement détruites et non reconstruites. L’étude d’un relèvement partiel est en cours : les côtés sud et ouest, en charpente et couverture de mélèze, et des maquettes grandeur nature le long de l’abbatiale (côté nord), reproduisant les arcades en pierre taillée des cloîtres XIIIème et XVème siècles, avec couverture en mélèze. Le mur bahut relevé dessinera l’ensemble du cloître, alors que le côté est demeurera sans couverture (pour respecter la restauration du balcon de bois de l’ancienne école de Boscodon et du logement de l’institutrice (XX° siècle). Comme jadis pour le clocher, une souscription va être ouverte et la recherche de mécénat entreprise.

 

Et maintenant...

« Boscodon est resté lui-même au cours des temps. L’isolement de son vallon lui a permis de passer à travers les vicissitudes de l’histoire. Aujourd’hui Boscodon a retrouvé son âme et doit poursuivre sa vocation. Sa renaissance doit permettre à chaque élément qui s’y insère de trouver sa vraie place »

L’abbaye de Boscodon. Editions Ouest France

 

Pour en savoir plus

Venez nous voir : Abbaye de Boscodon, 05200 CROTS

Publications de Boscodon :

L’abbaye de Boscodon (1132 – 2002)
Texte C. Gay, Sr Jeanne Marie
Photographies H. Champollion
Éditions Ouest France

Cahier n°5
L’abbaye de Boscodon, abbaye chalaisienne, 1130-1400

Cahier n°6
Cheminement de 20 ans

Cahier n°7
1972-2002

Bâtisseurs au Moyen Age
Thierry Hatot, Editions Instant durable

 

 

 
Avant 1976 Aprés 1980

 

L’aile des "officiers"

En 1975, apparition lors des premiers coups de pioche, d’un bâtiment conventuel. A partir de 1991, des campagnes de dégagement permettent de retrouver escaliers, planchers et fragments de vaisselle du XVIIIème. Ces campagnes révèleront l’existence antérieure d’un cellier allant de l’entrée primitive du monastère au parvis de l’abbatiale et des aqueducs médiévaux d’amenée d’eaux vers le cloître. Cette aile fut convertie plus tard (XVème) en trois puis cinq logis pour les moines dotés d’un « office » et nommés ainsi « officiers ». Il fut aussi découvert que ce bâtiment existait sur deux étages, permettant d’aménager une cave pour chaque officier. Grâce au mécénat et aux subventions des collectivités, ce bâtiment sera relevé en 1994–1995.

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

L’aile des convers

Détruite par les incendies de la fin du XIV siècle, cette aile conventuelle située au sud du cloître a existé en tant que telle pendant deux siècles environ. Après le pari de sa reconstruction, on peut désormais trouver une salle de conférence en rez-de-cloître, reprenant les fondations des murs médiévaux et deux portes dans la continuité de celle des officiers, ainsi qu’une terrasse à l’étage.

restauration abbaye boscodon
Aile des convers en hiver 1999
restauration abbaye boscodon
Aujourd’hui aile des convers avec la
galerie du cloître en bardeaux de mélèze

Ce bâtiment destiné au public, abritera dans un premier temps une salle polyvalente. C'est en effet le seul espace (avec l'abbatiale) qui peut accueillir une centaine de personnes... Actuellement l'aile des convers accueille l'exposition sur la construction d'une abbaye au Moyen Age et une maquette de l'abbaye au début du XIIIème siècle.

 

Les cloches et le clocher

L’abbaye avait possédé deux cloches. L’une d’elle (« Marie-Sauveterre ») a été retrouvée dans l’église de Crots. Rendue aimablement par la commune, elle reposait depuis 1992 dans le fond de l’abbatiale. Le clocher put être reconstruit à l’identique grâce à quelques gravures et une vieille photographie de 1880. Une souscription provoquant quelques mécènes et généreux donateurs ont redu possible cette reconstruction. Les 1300 pierres de cargneule furent taillées en quinze mois par deux tailleurs de pierre. Une seconde cloche est coulée et baptisée « Marie » par l’évêque de Gap le 18 août 2000.

restauration abbaye boscodon
Avant
restauration abbaye boscodon
Aprés

 

Le cloître

Les galeries couvertes du cloître ont été démolies et reconstruites deux fois au cours des siècles et finalement détruites et non reconstruites. L’étude d’un relèvement partiel est en cours : les côtés sud et ouest, en charpente et couverture de mélèze, et des maquettes grandeur nature le long de l’abbatiale (côté nord), reproduisant les arcades en pierre taillée des cloîtres XIIIème et XVème siècles, avec couverture en mélèze. Le mur bahut relevé dessinera l’ensemble du cloître, alors que le côté est demeurera sans couverture (pour respecter la restauration du balcon de bois de l’ancienne école de Boscodon et du logement de l’institutrice (XX° siècle). Comme jadis pour le clocher, une souscription va être ouverte et la recherche de mécénat entreprise.

 

Et maintenant...

« Boscodon est resté lui-même au cours des temps. L’isolement de son vallon lui a permis de passer à travers les vicissitudes de l’histoire. Aujourd’hui Boscodon a retrouvé son âme et doit poursuivre sa vocation. Sa renaissance doit permettre à chaque élément qui s’y insère de trouver sa vraie place »

L’abbaye de Boscodon. Editions Ouest France

 

Pour en savoir plus

Venez nous voir : Abbaye de Boscodon, 05200 CROTS

Publications de Boscodon :

L’abbaye de Boscodon (1132 – 2002)
Texte C. Gay, Sr Jeanne Marie
Photographies H. Champollion
Éditions Ouest France

Cahier n°5
L’abbaye de Boscodon, abbaye chalaisienne, 1130-1400

Cahier n°6
Cheminement de 20 ans

Cahier n°7
1972-2002

Bâtisseurs au Moyen Age
Thierry Hatot, Editions Instant durable

 

 

 

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:51

 

Dimanche 01 Octobre 2006
La police parisienne spécialisée a interpellé sept proxénètes qui dirigeaient une soixantaine de femmes africaines contraintes de se prostituer pour rembourser une dette de près de 40.000 euros, prix de leur voyage vers la France, a-t-on appris samedi de source policière.


La plupart des proxénètes,
 dont une Malienne et son mari, deux Ghanéennes,
une Algérienne,
deux Marocains et
un Sénégalais, comme l'indique le Monde daté de dimanche et lundi, présentés devant un juge d'instruction jeudi, ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé" et écroués.

Les sept proxénètes animaient en fait deux réseaux différents, l'un constitué d'une soixantaine de prostituées qui exerçaient dans des conditions d'hébergement et d'hygiène déplorables, dans un immeuble du 76 rue Myrrha (Paris XVIIIe), l'autre prostituait une dizaine de femmes au 70 de la même rue.

C'est à la suite de plaintes de riverains que les policiers locaux avaient ouvert une enquête, relayés par les spécialistes de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la police judiciaire de la préfecture de police, la PJPP.

Lors des perquisitions effectuées, les policiers ont saisi une somme de 15.000 euros en numéraire, tandis que cinq des prostituées concernées étaient trouvées en situation irrégulière. L'une d'elles a été reconduite à la frontière.

Plusieurs réseaux fonctionnant de la même façon, dirigés par des "mammas" africaines, ont déjà été démantelés dans le XVIIIe, en particulier dans ce quartier de la Goutte d'Or, au cours des dernières années, notamment dans un squat géant ou de jeunes ghanéennes étaient elles aussi contraintes de se prostituer pour rembourser leur voyage.
 
Dimanche 01 Octobre 2006
La police parisienne spécialisée a interpellé sept proxénètes qui dirigeaient une soixantaine de femmes africaines contraintes de se prostituer pour rembourser une dette de près de 40.000 euros, prix de leur voyage vers la France, a-t-on appris samedi de source policière.


La plupart des proxénètes, dont une Malienne et son mari, deux Ghanéennes, une Algérienne, deux Marocains et un Sénégalais, comme l'indique le Monde daté de dimanche et lundi, présentés devant un juge d'instruction jeudi, ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé" et écroués.

Les sept proxénètes animaient en fait deux réseaux différents, l'un constitué d'une soixantaine de prostituées qui exerçaient dans des conditions d'hébergement et d'hygiène déplorables, dans un immeuble du 76 rue Myrrha (Paris XVIIIe), l'autre prostituait une dizaine de femmes au 70 de la même rue.

C'est à la suite de plaintes de riverains que les policiers locaux avaient ouvert une enquête, relayés par les spécialistes de la Brigade de répression du proxénétisme (BRP) de la police judiciaire de la préfecture de police, la PJPP.

Lors des perquisitions effectuées, les policiers ont saisi une somme de 15.000 euros en numéraire, tandis que cinq des prostituées concernées étaient trouvées en situation irrégulière. L'une d'elles a été reconduite à la frontière.

Plusieurs réseaux fonctionnant de la même façon, dirigés par des "mammas" africaines, ont déjà été démantelés dans le XVIIIe, en particulier dans ce quartier de la Goutte d'Or, au cours des dernières années, notamment dans un squat géant ou de jeunes ghanéennes étaient elles aussi contraintes de se prostituer pour rembourser leur voyage.
 
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:46

 

EDITO du 13 Septembre 2006   

Immigration : compassion ou précaution ?

Qu’il s’agisse des immigrants africains s’échouant volontairement sur les côtes des Canaries ou des squatteurs de Créteil évacués par les forces de l’ordre, le ton choisi par les médias, secondés par les stars du show-biz, pour traiter l’information est celui de la compassion. Mais la focalisation à court terme sur les cas individuels ne devrait pas interdire une vision collective à plus long terme de la situation. Là où les médias jouent sur le registre de la compassion, les politiques devraient recourir au principe de précaution.

Explications :

1. L’échec de l’ « intégration »
Depuis trente ans, de très nombreuses et coûteuses politiques publiques en France ont été centrées sur l’ « intégration » des immigrés. Or s’il est incontestable que certains immigrés sont économiquement, socialement et culturellement intégrés, des problèmes d’intégration majeurs restent posés sur de larges parties du territoire urbain. Comment expliquer autrement que 50 % de la population carcérale soit d’origine musulmane, alors que les musulmans ne représentent que 9 % de la population présente en France ?
http://www.polemia.com/contenu.php?iddoc=1188&cat_id=36

De même, si l’intégration avait réellement progressé, comment expliquer que se multiplient les revendications communautaires sur le port du voile islamique à l’école et à l’hôpital, sur la construction de mosquées, sur l’exigence de la viande hallal, conduisant d’ailleurs à imposer les produits de cette filière d’abattage à de nombreux non-musulmans ?
Or si l’intégration de beaucoup de musulmans présents sur le sol français est difficile à la première, deuxième ou troisième génération, le principe de précaution doit conduire à éviter de renforcer les effectifs de cette immigration.

2. La dissidence territoriale
L’opinion est focalisée sur les risques du terrorisme. Ceux-ci ne sont évidemment pas négligeables, comme le rappellent les attentats des années 1995 en France (liés à la guerre civile algérienne) ou les attentats des métros de Londres ou de Madrid. Pour autant, un autre risque doit être pris en compte : celui de la dissidence territoriale, c'est-à-dire de pans entiers du territoire national qui échappent à la loi commune. C’est déjà le cas de très nombreuses zones dites de « non droit ». C’est aussi le sens des émeutes immigrées d’octobre et novembre 2005 qui ne furent possibles que parce que les émeutiers bénéficiaient, de fait, de la complaisance, sinon de la connivence, des populations au sein desquelles ils évoluaient. S’agissant de ces émeutes, de nombreux observateurs, dont le ministre du Travail Gérard Larcher dans une déclaration faite à Londres, ont souligné le rôle joué par les éléments issus des minorités noires africaines appartenant à des familles souvent polygames. Là aussi, un tel constat devrait conduire à appliquer le principe de précaution à l’égard de l’immigration sub-saharienne. (Voir le dossier de Polémia sur les émeutes du ramadan 2005 :
http://www.polemia.com/campagne.php?iddoc=1203&cat_id=60.)

3. Le risque de libanisation
On l’a parfois oublié mais, jusqu’à la fin des années 1960, le Liban était surnommé la « Suisse du Proche-Orient ». Cette Suisse orientale est aujourd’hui un champ de ruines. Pour deux raisons. D’abord parce que l’équilibre démographique des communautés – chrétiens maronites, chiites, sunnites, druzes – a été bouleversé. Ensuite et surtout parce que des puissances étrangères – Syrie et Israël – ont exacerbé les conflits en finançant et en armant les minorités les plus extrémistes de chaque communauté.
Il est permis de craindre qu’en se « communautarisant » la France, qui a renoncé à « assimiler » ses immigrés et échoue dans leur « intégration », s’expose à son tour à ce type de risque. Il est clair d’ailleurs que la communautarisation de fait de la France pèse déjà sur sa politique étrangère et de défense, comme l’ont montré les hésitations de sa diplomatie à propos de la guerre au Liban.
Là aussi l’application du principe de précaution devrait conduire à éviter qu’un tel processus ne puisse se développer à l’avenir, ce qui suppose l’arrêt de toute immigration supplémentaire.

4. La charge de la dette
La France fait partie des Etats européens mis sous observation par les autorités de Bruxelles car elle ne respecte pas les critères du pacte de stabilité. Son déficit dépasse chaque année 3 % du PIB et sa dette cumulée – de plus de 1 100 milliards d’euros – dépasse les 2/3 de la richesse produite.
La nécessité de maîtriser ces déficits, principalement sociaux, sur lesquels pèse déjà le vieillissement de la population, devrait là aussi conduire, en application du principe de précaution, à éviter toute politique conduisant mécaniquement à aggraver les charges. C’est bien évidemment le cas des immigrations subies venues d’Afrique qui contribuent à alourdir les dépenses de l’aide médicale d’Etat, des dettes hospitalières, des minima sociaux et des aides au logement. Il est pour le moins imprudent de financer ainsi à crédit la présence d’étrangers non souhaités en France. Il est d’ailleurs contraire au simple bon sens de faire financer par les actifs d’un territoire donné des prestations étendues à l’ensemble du monde car c’est créer un déséquilibre grave entre des cotisants en nombre limité et des prestataires en nombre infini.

5. Le principe de précaution
Le principe de précaution est de plus en plus appliqué s’agissant de l’environnement, il est même inscrit dans la Constitution.
Il doit aussi être pris en compte quand il s’agit des politiques migratoires : les flux en provenance de pays dont l’ensemble des ressortissants ne sont pas aujourd’hui parfaitement intégrés doivent donc être strictement taris.

Polémia
10/09/06

P.S. : Le 9 septembre un collectif d’artistes et de sportifs du show-biz défilaient à Paris pour réclamer « des logements et des écoles » pour les squatteurs de Cachan. Parmi eux, la madone des sans-papiers, Emmanuelle Béart, fiscalement domiciliée en Belgique…
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=931127


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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:38

 

http://www.les4verites.com/articles/Justice%20Peine+de+mort+%3A+remord+des+abolitionnistes-1196.html

 

 

Peine de mort : remord des abolitionnistes

 

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Lance Pierre - mercredi 20 septembre 2006

claude allegreUn lecteur me communique un article de l’ancien ministre Claude Allègre paru dans « L’Express » du 17 août dernier et intitulé « Les forçats perpétuels », dans lequel l’auteur se penche avec sollicitude sur le sort de ces pauvres assassins condamnés à la prison à perpétuité. Un encadré émet l’excellente interrogation : « Pour supprimer la peine de mort, n’a-t-on pas instauré une torture plus barbare encore ? ». Poser la question, c’est y répondre. D’ailleurs les condamnés eux-mêmes sont des candidats au suicide, et Claude Allègre confirme : « Cette année, quelques-uns de ces “forçats perpétuels” se sont révoltés et ont réclamé la mort, refusant cette vie recluse sans espoir. Les gardiens de prison ont fait remarquer qu’effectivement ces “perpètes” étaient devenus soit des “fauves dangereux”, soit des “dépressifs profonds”. »

Claude Allègre est un homme sensible, très cultivé, d’une indéniable intelligence et qui fit même preuve d’un certain courage, lors de son passage à l’Éducation nationale, quand il tenta de « dégraisser le mammouth » et s’y brisa les dents. Mais l’idéologie socialiste est capable de rendre infirmes les plus beaux esprits.

Cette dogmatique quasiment religieuse corrode le bon sens, paralyse l’intuition, dévoie la sensibilité et corrompt même le sentiment démocratique et l’éthique humaniste. Claude Allègre nous en apporte dans cet article les preuves les plus navrantes.
Ainsi ose-t-il écrire : « L’abolition de la peine de mort sous l’impulsion de François Mitterrand et Robert Badinter fut un grand moment de la politique.

On se souvient que, selon les sondages d’opinion, les Français, à une large majorité, y étaient défavorables et que, malgré cela, etc… » C’est-à-dire que ces grands « démocrates » ont délibérément méprisé l’opinion du peuple et qu’ils ont pratiqué - avec la complicité de Jacques Chirac et de quelques autres anémiés de la droite - ce qu’on appelle en politique le « despotisme éclairé ». Naturellement, les despotes s’autoproclament toujours « éclairés », mais ne le sont jamais, car l’homme politique ne peut être éclairé que par l’opinion publique et, s’il la méprise, il éteint lui-même sa lampe. C’est ainsi que, par exemple, M. Aznar, chef du gouvernement de la droite espagnole, joignit son pays à la coalition créée par George.W.Bush pour envahir l’Irak, malgré la désapprobation majoritaire des Espagnols. Il alla jusqu’à déclarer, toute honte bue : « Un homme politique qui tient compte de l’opinion publique n’est pas un vrai homme d’État ».

J’en déduis que Mitterrand, Badinter, Allègre et Aznar sont à mettre dans le même panier, au fond duquel on trouve les cendres de Napoléon, Staline, Mussolini et de tous les tyrans de l’Histoire. Mais du moins ces derniers n’avaient pas le culot de se prétendre démocrates.

Cependant, Claude Allègre continue de glisser sur sa pente et il nous dit : « Pour satisfaire une opinion publique toujours plus répressive et désormais privée de sang, on a instauré la réclusion perpétuelle incompressible. Cela n’était pas dans l’esprit des promoteurs de l’abolition ». En effet, ce qui était dans leur esprit, et qui passa hélas dans les faits, ce sont les réductions de peine et les libérations conditionnelles, autrement dit le lâchage des bêtes fauves dans les cours d’école. Et je tiens les abolitionnistes pour complices directs de tous les crimes de récidivistes, qui sont très nombreux.

Non, Monsieur Allègre, l’opinion publique n’est pas assoiffée de sang ; elle est assoiffée de justice, que vous et vos pareils lui refusez dictatorialement. Et surtout elle attend de l’État la protection des enfants, victimes désignées des monstres que vous voulez libérer. Bien entendu, vous avancez contre la peine de mort le spectre de l’erreur judiciaire.
Vous oubliez que bien des choses ont changé depuis 1981. Grâce à l’utilisation de l’ADN, l’erreur judiciaire dans les affaires de meurtre est devenue quasi impossible. Et de plus, les jugements de cours d’assises sont désormais susceptibles d’appel.
Être démocrate, Monsieur Allègre, c’est obéir à la volonté du peuple souverain. S’il se trompe, il en subira les conséquences. Mais rien ne vous autorise à vous prétendre plus « éclairé » que lui.
 .................

Robert Badinter demandant l'abolition de la peine de mort :

Voir aussi :

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France 2
á Cinquante-deux députés UMP ont écrit au PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, pour protester contre le « congé » (le temps de la campagne présidentielle) de la présentatrice du JT du week-end de France 2, Béatrice Schoenberg, épouse du ministre Jean-Louis Borloo.

Médias

France 3 á L’astrologue Élizabeth Teissier a gagné un procès contre France 3 : elle s’était estimée diffamée par un reportage diffusé dans « On ne peut pas plaire à tout le monde », l’ancienne émission de Marc-Olivier Fogiel.

Canal+ á La nouvelle série de Canal +, « B & B » (« Brother & Brother ») présente tous les dimanches, à 13 heures 35, trois minutes d’une parodie grinçante de la vie de l’entreprise, née d’un blog vidéo satirique lancé, fin 2004, par des cadres supérieurs.

leweb2zero.tv á Karl Zéro a lancé sur Internet sa propre télé, leweb2zero.tv, interactive, et aussi alimentée par les reportages de son équipe.

« Le Monde » á Le prix de vente du journal « Le monde » vient de passer de 1,20 e à 1,30 e.

« Libération » á « Libé » travaille à un projet de radio sur l’Internet, devant être lancé dans quelques semaines.

« Closer » á Les photos de Ségolène Royal en bikini ont valu leurs meilleures ventes aux journaux people « Closer » (650 000 exemplaires) et « VSD ».

Numérisation á En 2010, l’américain Google compte avoir numérisé 15 millions d’ouvrages, les pays européens 3 millions.

Cinéma á Luc Besson met fin à ses activités de cinéaste. Il souhaite se consacrer à des activités caritatives.

 

 

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Claude Allègre est un homme sensible, très cultivé, d’une indéniable intelligence et qui fit même preuve d’un certain courage, lors de son passage à l’Éducation nationale, quand il tenta de « dégraisser le mammouth » et s’y brisa les dents. Mais l’idéologie socialiste est capable de rendre infirmes les plus beaux esprits.

Cette dogmatique quasiment religieuse corrode le bon sens, paralyse l’intuition, dévoie la sensibilité et corrompt même le sentiment démocratique et l’éthique humaniste. Claude Allègre nous en apporte dans cet article les preuves les plus navrantes.
Ainsi ose-t-il écrire : « L’abolition de la peine de mort sous l’impulsion de François Mitterrand et Robert Badinter fut un grand moment de la politique.

On se souvient que, selon les sondages d’opinion, les Français, à une large majorité, y étaient défavorables et que, malgré cela, etc… » C’est-à-dire que ces grands « démocrates » ont délibérément méprisé l’opinion du peuple et qu’ils ont pratiqué - avec la complicité de Jacques Chirac et de quelques autres anémiés de la droite - ce qu’on appelle en politique le « despotisme éclairé ». Naturellement, les despotes s’autoproclament toujours « éclairés », mais ne le sont jamais, car l’homme politique ne peut être éclairé que par l’opinion publique et, s’il la méprise, il éteint lui-même sa lampe. C’est ainsi que, par exemple, M. Aznar, chef du gouvernement de la droite espagnole, joignit son pays à la coalition créée par George.W.Bush pour envahir l’Irak, malgré la désapprobation majoritaire des Espagnols. Il alla jusqu’à déclarer, toute honte bue : « Un homme politique qui tient compte de l’opinion publique n’est pas un vrai homme d’État ».

J’en déduis que Mitterrand, Badinter, Allègre et Aznar sont à mettre dans le même panier, au fond duquel on trouve les cendres de Napoléon, Staline, Mussolini et de tous les tyrans de l’Histoire. Mais du moins ces derniers n’avaient pas le culot de se prétendre démocrates.

Cependant, Claude Allègre continue de glisser sur sa pente et il nous dit : « Pour satisfaire une opinion publique toujours plus répressive et désormais privée de sang, on a instauré la réclusion perpétuelle incompressible. Cela n’était pas dans l’esprit des promoteurs de l’abolition ». En effet, ce qui était dans leur esprit, et qui passa hélas dans les faits, ce sont les réductions de peine et les libérations conditionnelles, autrement dit le lâchage des bêtes fauves dans les cours d’école. Et je tiens les abolitionnistes pour complices directs de tous les crimes de récidivistes, qui sont très nombreux.

Non, Monsieur Allègre, l’opinion publique n’est pas assoiffée de sang ; elle est assoiffée de justice, que vous et vos pareils lui refusez dictatorialement. Et surtout elle attend de l’État la protection des enfants, victimes désignées des monstres que vous voulez libérer. Bien entendu, vous avancez contre la peine de mort le spectre de l’erreur judiciaire.
Vous oubliez que bien des choses ont changé depuis 1981. Grâce à l’utilisation de l’ADN, l’erreur judiciaire dans les affaires de meurtre est devenue quasi impossible. Et de plus, les jugements de cours d’assises sont désormais susceptibles d’appel.
Être démocrate, Monsieur Allègre, c’est obéir à la volonté du peuple souverain. S’il se trompe, il en subira les conséquences. Mais rien ne vous autorise à vous prétendre plus « éclairé » que lui.
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Canal+ á La nouvelle série de Canal +, « B & B » (« Brother & Brother ») présente tous les dimanches, à 13 heures 35, trois minutes d’une parodie grinçante de la vie de l’entreprise, née d’un blog vidéo satirique lancé, fin 2004, par des cadres supérieurs.

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« Le Monde » á Le prix de vente du journal « Le monde » vient de passer de 1,20 e à 1,30 e.

« Libération » á « Libé » travaille à un projet de radio sur l’Internet, devant être lancé dans quelques semaines.

« Closer » á Les photos de Ségolène Royal en bikini ont valu leurs meilleures ventes aux journaux people « Closer » (650 000 exemplaires) et « VSD ».

Numérisation á En 2010, l’américain Google compte avoir numérisé 15 millions d’ouvrages, les pays européens 3 millions.

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Claude Allègre est un homme sensible, très cultivé, d’une indéniable intelligence et qui fit même preuve d’un certain courage, lors de son passage à l’Éducation nationale, quand il tenta de « dégraisser le mammouth » et s’y brisa les dents. Mais l’idéologie socialiste est capable de rendre infirmes les plus beaux esprits.

Cette dogmatique quasiment religieuse corrode le bon sens, paralyse l’intuition, dévoie la sensibilité et corrompt même le sentiment démocratique et l’éthique humaniste. Claude Allègre nous en apporte dans cet article les preuves les plus navrantes.
Ainsi ose-t-il écrire : « L’abolition de la peine de mort sous l’impulsion de François Mitterrand et Robert Badinter fut un grand moment de la politique.

On se souvient que, selon les sondages d’opinion, les Français, à une large majorité, y étaient défavorables et que, malgré cela, etc… » C’est-à-dire que ces grands « démocrates » ont délibérément méprisé l’opinion du peuple et qu’ils ont pratiqué - avec la complicité de Jacques Chirac et de quelques autres anémiés de la droite - ce qu’on appelle en politique le « despotisme éclairé ». Naturellement, les despotes s’autoproclament toujours « éclairés », mais ne le sont jamais, car l’homme politique ne peut être éclairé que par l’opinion publique et, s’il la méprise, il éteint lui-même sa lampe. C’est ainsi que, par exemple, M. Aznar, chef du gouvernement de la droite espagnole, joignit son pays à la coalition créée par George.W.Bush pour envahir l’Irak, malgré la désapprobation majoritaire des Espagnols. Il alla jusqu’à déclarer, toute honte bue : « Un homme politique qui tient compte de l’opinion publique n’est pas un vrai homme d’État ».

J’en déduis que Mitterrand, Badinter, Allègre et Aznar sont à mettre dans le même panier, au fond duquel on trouve les cendres de Napoléon, Staline, Mussolini et de tous les tyrans de l’Histoire. Mais du moins ces derniers n’avaient pas le culot de se prétendre démocrates.

Cependant, Claude Allègre continue de glisser sur sa pente et il nous dit : « Pour satisfaire une opinion publique toujours plus répressive et désormais privée de sang, on a instauré la réclusion perpétuelle incompressible. Cela n’était pas dans l’esprit des promoteurs de l’abolition ». En effet, ce qui était dans leur esprit, et qui passa hélas dans les faits, ce sont les réductions de peine et les libérations conditionnelles, autrement dit le lâchage des bêtes fauves dans les cours d’école. Et je tiens les abolitionnistes pour complices directs de tous les crimes de récidivistes, qui sont très nombreux.

Non, Monsieur Allègre, l’opinion publique n’est pas assoiffée de sang ; elle est assoiffée de justice, que vous et vos pareils lui refusez dictatorialement. Et surtout elle attend de l’État la protection des enfants, victimes désignées des monstres que vous voulez libérer. Bien entendu, vous avancez contre la peine de mort le spectre de l’erreur judiciaire.
Vous oubliez que bien des choses ont changé depuis 1981. Grâce à l’utilisation de l’ADN, l’erreur judiciaire dans les affaires de meurtre est devenue quasi impossible. Et de plus, les jugements de cours d’assises sont désormais susceptibles d’appel.
Être démocrate, Monsieur Allègre, c’est obéir à la volonté du peuple souverain. S’il se trompe, il en subira les conséquences. Mais rien ne vous autorise à vous prétendre plus « éclairé » que lui.
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France 3 á L’astrologue Élizabeth Teissier a gagné un procès contre France 3 : elle s’était estimée diffamée par un reportage diffusé dans « On ne peut pas plaire à tout le monde », l’ancienne émission de Marc-Olivier Fogiel.

Canal+ á La nouvelle série de Canal +, « B & B » (« Brother & Brother ») présente tous les dimanches, à 13 heures 35, trois minutes d’une parodie grinçante de la vie de l’entreprise, née d’un blog vidéo satirique lancé, fin 2004, par des cadres supérieurs.

leweb2zero.tv á Karl Zéro a lancé sur Internet sa propre télé, leweb2zero.tv, interactive, et aussi alimentée par les reportages de son équipe.

« Le Monde » á Le prix de vente du journal « Le monde » vient de passer de 1,20 e à 1,30 e.

« Libération » á « Libé » travaille à un projet de radio sur l’Internet, devant être lancé dans quelques semaines.

« Closer » á Les photos de Ségolène Royal en bikini ont valu leurs meilleures ventes aux journaux people « Closer » (650 000 exemplaires) et « VSD ».

Numérisation á En 2010, l’américain Google compte avoir numérisé 15 millions d’ouvrages, les pays européens 3 millions.

Cinéma á Luc Besson met fin à ses activités de cinéaste. Il souhaite se consacrer à des activités caritatives.

 

 

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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:38

 

 

Dimanche 17 Septembre 2006

Attention, certaines images peuvent choquer un public non averti : On remarquera sur cette photo très impudique, le poignet gauche entièrement nu. De même que les mains.  La pornographie,  ça commence comme cela et on ne sait jamais où ça finit. De plus, on remarquera, si l'on observe de près la photo, que le regard de la moukère (à droite) semble coquin...

 

 
publié par Maxime Verneuil dans: islam

Dimanche 17 Septembre 2006

Attention, certaines images peuvent choquer un public non averti : On remarquera sur cette photo très impudique, le poignet gauche entièrement nu. De même que les mains.  La pornographie,  ça commence comme cela et on ne sait jamais où ça finit. De plus, on remarquera, si l'on observe de près la photo, que le regard de la moukère (à droite) semble coquin...

 

 
publié par Maxime Verneuil dans: islam
Attention, certaines images peuvent choquer un public non averti :
On remarquera sur cette photo très impudique, le poignet gauche entièrement nu. De même que les mains.  La pornographie,  ça commence comme cela et on ne sait jamais où ça finit. De plus, on remarquera, si l'on observe de près la photo, que le regard de la moukère (à droite) semble coquin...

 

 
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15 octobre 2006 7 15 /10 /octobre /2006 07:33

 

 

 

 

Islam et érotisme....

Attention, certaines images peuvent choquer un public non averti :

On remarquera sur cette photo très impudique

le poignet gauche entièrement nu!

haram !

 De même que les mains.

  La pornographie,  ça commence comme cela et on ne sait jamais où ça finit.

De plus, on remarquera, si l'on observe de près la photo,

que le regard de la moukère (à droite) semble coquin...

 

 

publié par Maxime Verneuil dans: islam

 

 
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Published by Le comte vert - dans HOME ACCUEIL
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