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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 07:03

http://www.quebecoislibre.org/09/090215-2.htm



http://www.quebecoislibre.org/09/090215-2.htm


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OPINION

BAISSES D'IMPÔT ET CRÉTINISME ÉCONOMIQUE

 

par Pierre-Yves Pau

 

          L'incompétence abyssale de la plupart de nos éditorialistes et politiciens en matière d'économie a toujours été consternante, mais depuis que la récession mondiale frappe à nos portes, elle s'exprime avec une régularité assourdissante. Il suffisait récemment d'ouvrir La Presse pour trouver cette perle de l'auguste chroniqueur Alain Dubuc, au sujet des baisses d'impôt auxquelles a récemment fait allusion le ministre fédéral des Finances:
 

          « Dans un tel contexte, si on remet de l'argent aux consommateurs par le truchement de baisses d'impôts, est-ce que ça va restaurer leur confiance? Rien n'est moins sûr. Est-ce que ça va les convaincre de consommer? Pas nécessairement, parce que ce n'est pas le manque d'argent qui les arrête. Le risque est grand, au contraire, que bien des gens se servent de cet argent pour épargner ou pour réduire leur dette, ce qui serait sans doute une bonne chose pour eux, mais ce qui n'aiderait absolument pas le Canada à se sortir le plus rapidement possible de la récession. »

 

          Dans Le Soleil, Jean-Marc Salvet ne se faisait pas faute de nous ressortir le même discours, à croire que tout le monde s'est donné le mot pour répéter les mêmes sottises:

          « Ces baisses serviraient bien peu à relancer la consommation, surtout si elles étaient généralisées. Chacun d'entre nous est bien placé pour comprendre que la plupart des personnes bénéficiant déjà de bons revenus auraient le réflexe d'épargner davantage. Et que bien des citoyens aux prises avec un inquiétant taux d'endettement en profiteraient pour réduire leurs dettes. »

          Et je passe sur le billet vidéo de Rudy Le Cours de La Presse cette même semaine, manifestement tiré du même tonneau.

          Cet argument contre l'efficacité des baisses d'impôt est évidemment faux: si l'argent de ces baisses d'impôt ne va pas à la consommation, il ira à l'épargne, c'est-à-dire soit à l'investissement, soit à la consommation d'un autre agent économique; ça ne peut qu'être bénéfique pour des secteurs comme l'immobilier ou même les bilans des institutions financières. D'une manière ou d'une autre, il s'agit d'une utilisation de la richesse plus avisée que l'engraissement de la bureaucratie.

          Et cette idée que la prospérité économique ne peut provenir que de la consommation est elle-même absurde. Un rôle majeur de l'épargne, c'est de garantir le crédit. Pas d'épargne, pas de crédit. Les banques ne prêteront que si elles disposent des réserves suffisantes en capital, et cela, c'est justement l'épargne.

          Autrement dit, votre épargne, c'est soit la consommation de quelqu'un d'autre, soit un investissement qui financera cette consommation, et assurera la solvabilité des créances qu'elle a induites. Sans épargne, la stimulation des dépenses – publiques ou privées – ne peut en aucune façon restaurer la confiance des particuliers et des entreprises. Ce sont les particuliers et les entreprises qui forment l'économie: si leur solvabilité est un peu plus saine grâce aux réductions d'impôt, cela aidera l'économie en général.

          Ceux qui s'imaginent que l'emploi crée la richesse (puisqu'il donne un revenu à consommer) devraient, dans la même perspective, inciter l'État à embaucher toute personne qui ne travaille pas et la payer à faire absolument n'importe quoi (creuser et reboucher des trous par exemple). Augmenter les prestations d'assurance chômage est sans doute une mesure charitable pour les prestataires, mais relève de la même logique tordue. Car ce qui permet d'accroître la richesse, ce n'est pas l'emploi, c'est l'augmentation de la productivité, soit la capacité d'ajouter de la plus-value aux facteurs de production que l'on consomme.

          Or, la productivité vous la trouvez dans le secteur privé, pas dans les bureaucraties gouvernementales, ne serait-ce que parce qu'il n'existe aucune façon de mesurer la productivité d'une bureaucratie. Pour mesurer la productivité, il faut en effet mesurer la valeur économique de la production, ce qu'aucune bureaucratie ne fera jamais. D'abord parce qu'il n'existe pas, sauf exception, de marché libre pour la production d'une bureaucratie – quand il y en a un, c'est presque toujours un monopole, les prix sont donc fixés arbitrairement; ensuite parce que la seule chose qui compte dans ce type d'organisation, c'est de respecter les règles, ce qui est au fond la seule raison valable pour laquelle on peut vraiment avoir besoin d'une bureaucratie.

          Chaque dollar dépensé par l'État dans le but suicidaire de « stimuler la demande » provient nécessairement du secteur privé, c'est-à-dire qu'il vient diminuer une activité où s'accomplit quelque chose de productif, pour en soutenir une autre qui par définition ne peut pas l'être.

          Tout cela est effarant, au mieux de bêtise, au pire, de cynisme. Comment imaginer qu'une économie puisse se sortir d'affaire en calant les consommateurs sous des monceaux de dettes qu'ils ne réussiront jamais à apurer, ou encore que ces dépenses sans réelle exigence de rentabilité puissent faire autre chose que de détruire de la richesse (en comptabilité on appelle cela « faire de la cavalerie »)? À moins que ces commentateurs sachent fort bien qu'il s'agit d'une idiotie, mais qu'ils pensent que leurs lecteurs sont assez bêtes pour l'avaler toute crue.
 

« Votre épargne, c'est soit la consommation de quelqu'un d'autre, soit un investissement qui financera cette consommation, et assurera la solvabilité des créances qu'elle a induites. Sans épargne, la stimulation des dépenses – publiques ou privées – ne peut en aucune façon restaurer la confiance des particuliers et des entreprises. »


          Je ne résiste pas ici au plaisir de vous faire partager sur ce sujet une savoureuse chronique de Nathalie Elgrably-Lévy, qui règle leur compte à ces imbécillités d'une plume aussi précise qu'impertinente:

          « Mais pourquoi cette levée de boucliers contre les baisses d'impôts? On dit qu'elles seront inutiles et inefficaces car les gens s'en serviront pour épargner ou pour rembourser leurs dettes. Un économiste d'une institution financière chérie des Québécois a même déclaré aux médias que les baisses d'impôts seront vaines car l'argent que nous retournera le gouvernement ne sera pas entièrement "réinvesti" dans l'économie. Vraiment? Mais alors, où cet argent ira-t-il? S'évaporera-t-il dans l'atmosphère? Va-t-il flotter dans un univers parallèle jusqu'à ce qu'on le dépense?

          « Le fonctionnement de l'économie est simple: ce qui sort de la poche de l'un entre nécessairement dans la poche de l'autre, et vice-versa. Ainsi, un contribuable qui alloue sa réduction d'impôts de 1 000 $ au remboursement d'une dette procure à son créancier une entrée d'argent. Et que fait-on quand on dispose de plus de moyens? On dépense ou on investit, ou les deux! Un raisonnement similaire prévaut dans l'éventualité où la réduction d'impôts sert à financer l'épargne. Les institutions financières se servent des dépôts des uns pour consentir des prêts aux autres. L'absence d'épargne rend impossible l'octroi de prêts! Et pour quelle raison quelqu'un emprunterait-il si ce n'est pour payer un achat?

          « Contrairement aux âneries qui circulent depuis une semaine, toute réduction d'impôts est nécessairement réinjectée dans l'économie. Mieux encore, l'histoire nous a prouvé que réduire les impôts est un excellent moyen de dynamiser une économie. Même Keynes serait d'accord!

          « On pourrait également citer Christina Romer, professeure d'économie à l'Université Berkeley, directrice du comité des conseillers économiques de l'équipe de Barack Obama et keynésienne convaincue. Mme Romer a récemment publié une étude dans laquelle elle démontre l'efficacité inégalée des réductions d'impôts. D'après ses recherches, une réduction d'impôt de 1 $ fait augmenter le PIB de 3 $! »

          L'idée qui consiste à opposer le bien-être économique individuel à celui de la population en général est le fondement doctrinaire de cette allergie à tout allègement du fardeau fiscal. Cette opposition artificielle est évidemment un sophisme. Il n'y a pas d'intérêts divergents entre le bien-être économique de la population en général et celui des individus. Si ce n'est pas bon pour un individu de vivre au-dessus de ses moyens par le biais de l'endettement, ce n'est pas bon pour la population en général non plus – et inversement, ce qui est bon pour l'individu en général, l'est aussi pour la société dans son ensemble.

          L'idéologie qui sous-tend ces absurdités relève au fond d'une forme de mysticisme social – dont le marxisme et ses dérivés représentent l'incarnation la plus récente, et l'Église catholique la plus florissante –, où les intérêts de chacun doivent être subordonnés aux valeurs de la collectivité, acceptées dogmatiquement comme transcendantes, et définies de façon suffisamment floues et générales pour servir d'excuses à n'importe quoi.

          Poussez le raisonnement à l'extrême et vous aboutissez soit au communisme, soit au fascisme. C'est une philosophie qui méprise les individus, comme le montre bien l'assertion implicite selon laquelle ces derniers sont incapables de choisir intelligemment comment dépenser le fruit de leur travail, et que par conséquent l'État doit s'en occuper à leur place.

          Parce qu'en effet, la seule différence notable entre une baisse d'impôt et des dépenses publiques, lorsqu'il s'agit de stimuler l'économie, c'est que dans le premier cas ce sont les particuliers et les entreprises (= le « privé », ce galeux d'où vient tout le mal) qui choisiront comment dépenser les dollars qu'ils ont gagnés, alors que dans le second, ce sera un fonctionnaire qui le fera pour eux – et neuf fois sur dix on sait qu'il les dépensera mal.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 07:00
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 06:52

http://www.m-n-r.fr/news705.htm



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Dossiers
Dossier du 19/02/09
Nicolas Sarkozy et les dividendes
Par Bernard Bornette, membre du Bureau national

Qui donc a dénoncé récemment le "siphonage des profits par les actionnaires" ? Non, ce n'est pas Besancenot, mais Nicolas Sarkozy lors de sa conférence du 5 février.

Souhaitant caresser la gauche dans le sens du poil, il s'est prononcé pour le partage des bénéfices suivant: "1/3 revenant aux salariés, 1/3 qui vont directement dans la poche des actionnaires et le 1/3 qui reste, dans l'entreprise", faisant ici apparaître une considération pour l'actionnaires tout à fait conforme à la vision de la gauche. Cette déclaration est néanmoins la seule indication précise donnée lors d'une conférence tournée vers le "social", avec de multiples propositions vagues et non chiffrées.

Il faut savoir que l'ordre de grandeur du dividende versé par les entreprises, évidemment variable dans le temps et selon les entreprises, est en général de l'ordre de 5% de la valeur de l'action qu'il rémunère. Ces dividendes sont soumis à l'impôt sur le revenu. "C'est encore heureux" diront nos vigilants censeurs, qui oublient donc de calculer que le revenu net après impôt n'est guère supérieur à l'intérêt versé par le "livret A" des caisses d'épargne: 2,5% aujourd'hui, non imposable.

Mais avec quelques différences d'importance: ces dépôts sont parfaitement sécurisés, et immédiatement disponibles, ce qui est loin d'être le cas des actions, comme on vient de le voir avec une dégringolade de 50% de la bourse en 2 ans. Ce que recherchent les actionnaires c'est une augmentation de valeur de leurs actions, ce qui est donc loin d'être assuré, en acceptant de prendre le risque de substantielles moins values. Songez à France Télecom ou Eurotunnel, par exemple. En outre ces plus values, lorsqu'elles se réalisent, sont imposées au taux de 27%, ce qui n'est pas rieNicolas

Il faut surtout rappeler que les salariés bénéficient de la "participation". C'est un dispositif instauré par le Général de Gaulle en ...1969 qui leur attribue, selon des modalités un peu complexes, une participation aux bénéfices calculée en fonction de la valeur ajoutée et directement proportionnelle au salaire. Ce n'est pas exactement un dividende, mais c'est une distribution du résultat obligatoire pour toutes les entreprises de plus de 100 personnes, et qui pourrait être facilement étendue. Elle est généralement de l'ordre d'un mois de salaire, non imposable.

S'agissant de la répartition du bénéfice, la distribution aux actionnaires est de l'ordre de 30 à 40%. Le discours de Nicolas Sarkozy n'y changerait donc pas grand-chose. Mais en revanche, oublier que les salariés bénéficient déjà de la Participation, parfois abondée par des versements additionnels, et leur réserver en outre1/3 des bénéfices qui aujourd'hui restent dans l'entreprise reviendrait donc à diviser par deux le montant consacré à l'investissement qui passerait ainsi de 2/3 à 1/3 du bénéfice. Ceci réduirait très sensiblement les possibilités d'investissement et donc, à terme, la valeur et la compétitivité des entreprises. Ce qui n'est pas souhaitable.

Nicolas Sarkozy, qui n'ignore évidemment rien de tout cela, s'engage donc dans un processus démagogique et anti économique, avec l'espoir de se rallier quelques voix de gauche.

Le MNR s'est, de longue date, prononcé sur cette question essentielle d'associer les salariés à la richesse qu'ils contribuent à créer. Mais nous nous prononçons pour la diffusion du mécanisme actuel de la participation en l'étendant aux entreprises de moins de 100 salariés, comme c'est d'ailleurs prévu, mais à titre optionnel dans la loi décembre 2008 que Nicolas Sarkozy a déjà oubliée.

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 06:51
SITE DU MNT


Communiqué d'Annick Martin du 25 février 2009
Fin du cycle lepéniste

Annick Martin, Secrétaire générale du MNR, félicite Carl Lang d'avoir rassemblé au sein du «Parti de la France» les ex-frontistes qui ne se résolvaient pas à baisser les bras devant la progression du mondialisme sous toutes ses formes.

Ce nouveau désaveu de la stratégie lepéniste consistant à écarter et humilier les meilleurs cadres au profit des proches, va mettre un terme à une aventure qui avait perdu son sens politique.

Ainsi qu'elle l'a rappelé dans le dernier éditorial du «Chêne», Annick Martin estime l'heure venue d'agir groupés pour nos idées, en complémentarité et non en rivalité et de mettre tout en œuvre pour sortir la France et l'Europe de l'ornière dans laquelle les gouvernements les enfoncent toujours plu
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 06:50
2009
USA

http://www.usinenouvelle.com/article/etats-unis-nouveau-pic-du-taux-de-chomage-en-fevrier-a-8-1.160117






http://www.usinenouvelle.com/article/etats-unis-nouveau-pic-du-taux-de-chomage-en-fevrier-a-8-1.160117

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Etats-Unis : nouveau pic du taux de chômage en février, à 8,1%

06/03/2009
Du jamais vu depuis décembre 1983. Le taux de chômage aux Etats-Unis s'élève à 8,1% en février. Un taux dû aux 651 000 emplois supprimés en février.
Etats-Unis : nouveau pic du taux de chômage en février, à 8,1% Les économistes tablaient sur un chiffre de cet ordre. Selon George Goncalves du cabinet Morgan Stanley, « la situation est assez grave sur le front de l'emploi mais le rythme des destructions d'emplois n'a pas accéléré en février ». 

Révisions à la hausse en décembre et janvier
Entre aussi en cause dans le calcul du taux de chômage de 8,1% la révision des premières estimations des suppressions d'emplois sur les deux mois précédents.

Pour décembre 2008, le département du Travail prévoyait une destruction de 577 000 postes, puis de 598 000 pour le mois de janvier. La réalité est bien plus sombre. Avec 681 000 emplois supprimés, décembre 2008 devient le moins le plus destructeur depuis octobre 1949. En janvier, le département a finalement annoncé la suppression de 655 000 postes.

- 276 000 emplois dans l'industrie
« L'emploi a continué de chuter fortement dans la plupart des secteurs d'activité en février », a expliqué le ministère. Comme depuis plusieurs mois, seule la filière de la santé est épargnée et a créé 27 000 emplois en février. Les services sont les plus touchés en février avec 375 000 emplois supprimés. L'activité manufacturière a perdu 168 000 employés, le secteur du bâtiment 104 000. Au total, le secteur de l'industrie affecté depuis plus de deux ans a perdu 276 000 emplois supplémentaires en février, après en avoir supprimé 379 000 en janvier.

12,5 millions de chômeurs
« Depuis que la récession a débuté, la montée du chômage est due pour l'essentiel aux pertes d'emplois, et non plus aux gens qui quittent leur emploi ou qui entrent sur le marché du travail », commente Keih Hall, responsable du Bureau des statistiques du département du Travail. Au total, 12,5 millions de personnes sont au chômage aux Etats-Unis.

Parmi elles, la part des chômeurs de longue durée a progressé, atteignant 2,9 millions de personnes, contre 1,3 million avant le début de la récession. Le département du Travail pointe aussi que 8,6 millions de salariés travaillent à temps partiel, contre leur gré, notamment du fait de la crise économique. Sans compter les milliers de salariés contraints au chômage partiel.

Barack Obama a critiqué ces chiffres qu'il juge "effarants" et a déclaré : "ce n'est pas un avenir que j'accepte pour les Etats-Unis d'Amérique".

Barbara Leblanc

 
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 06:48
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