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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:44
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:37
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:32

 

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  PARIS MONTMARTRE FUNICULAIRE

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:31

 

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LYON 69 FOURVIERE

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:30
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:29

 

 

 

FUNICULAIRE

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:24

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POLEMIA

 

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Le : 06 Octobre 2011

Corruption en Europe

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, concernant le problème de corruption en Europe.

120 milliards d'euros est le montant estimé de la corruption en Europe chaque année. Par ailleurs, la France est le mauvais élève car notre pays se situe au 25ème rang en matière de corruption. En 2007, notre pays se situait à la 18ème place, loin derrière les démocraties du nord de l'Europe. La France a perdu sept places en quatre ans.

Ainsi, notre pays paraît être un des États les plus corrompus parmi les pays riches. En 2009, la France avait annoncé qu'elle participait activement à la mise en oeuvre des instruments internationaux et européen de lutte contre la corruption. On peut se demander, d'une part, pourquoi notre pays a reculé au classement de l'organisation non gouvernementale Transparency International et, d'autre part, pourquoi dix ans après la ratification par la France de la convention de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la justice française n'a mené à terme pratiquement aucune des procédures engagées pour corruption d'agents publics étrangers, ni prononcé de condamnation.

Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour changer cette situation aussi bien en France que dans l'Union européenne et quels sont les instruments internationaux et européen qu'elle a mis en place pour lutter contre la corruption.

Question écrite n° 20226 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC) publiée dans le JO Sénat du 29/09/2011 - page 2475

Correspondance Polémia – 6/10/2011

Image : La corruption, un fléau qui prospère sur le manque de volonté politique. Justice et affaires intérieures − 01-09-2011 [c’est à lire]

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:22

 

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Le : 07 Octobre 2011

« Mais où est donc passée la France ? »

Décidément, la rentrée scolaire de 2011 réserve des surprises. Après la théorie du genre, imposée dans les programmes des Sciences et vie de la Terre (SVT), qui a provoquée la polémique dont Polémia s’est fait l’écho, c’est au tour des nouveaux programmes de géographie, toujours de la classe de 1re, de devenir la cible réformatrice des technocrates imbus de la propagande des souverainistes européens.
Mais où est donc passée la France ? C’est la question que se pose Rémy Knafou, professeur émérite de géographie à Paris I Panthéon – Sorbonne dans un article publié dans Le Monde que Polémia reprend pour ses lecteurs.

Polémia

Mis en oeuvre à partir de cette rentrée scolaire, les nouveaux programmes de géographie de la classe de 1re ont été publiés dans l'indifférence générale, alors même qu'il s'agit d'un enjeu d'importance majeure pour la formation des jeunes Français et l'idée que nous pouvons nous faire de la France, de la République, de son territoire et de la société qui l'habite. On sait pourtant, ou on devrait le savoir, que l'enseignement de l'histoire et la géographie de la France a joué et joue encore un rôle important dans la manière dont se forge notre identité nationale.

Une identité ouverte, évolutive mais qui ne doit pas pour autant dépendre de l'air du temps interprété par un quarteron d'inspecteurs généraux de l'éducation nationale peu ou mal encadrés par ceux dont la responsabilité est de veiller à l'adéquation entre le contenu des programmes scolaires et l'idée qu'une collectivité souhaite se faire d'elle-même. La « géographie de la France » n'est plus depuis longtemps celle d'un espace dont le mont Blanc est le point culminant et où la Loire prend sa source au mont Gerbier des Joncs, mais l'analyse raisonnée d'un territoire national produit, entretenu et renouvelé par une société qui elle-même s'est densifiée et transformée. Autrement dit, la géographie de la France ne peut prétendre être uniquement un savoir positif et objectif ; elle est aussi pour partie - mais une partie politiquement déterminante - une idée que nous souhaitons collectivement proposer à nous-mêmes et aux jeunes que nous avons la charge de former.

Or, à lire les nouveaux programmes de géographie de 1re, on reste pantois devant l'élision du niveau national : l'entité « France », celle de la République française, a purement et simplement disparu au profit de deux autres niveaux : le niveau européen, d'un côté, et celui des territoires qui composent la France, de l'autre, la part belle étant faite aux « territoires de proximité ». Il est permis de penser que la France ne se résume pas uniquement à l'addition ou à la juxtaposition des territoires qui la composent et que si, effectivement, on peut observer un recul du niveau national - l'Etat lui-même ayant transféré plusieurs de ses compétences ou prérogatives à des niveaux inférieurs ou à celui de l'Union européenne -, ce niveau existe toujours et constitue une partie importante du ciment qui lie une société. Le constat mérite d'être fait sans qu'on passe automatiquement pour un souverainiste.

A tout le moins, cet effacement aurait mérité un véritable débat politique et démocratique, car assurément, la question de l'identité nationale appelait une réflexion collective et non un médiocre travail d'experts sans vision générale et enfermés dans des enjeux disciplinaires de nature secondaire. Quant à la consultation des enseignants qui a suivi, faite dans des délais anormalement limités, elle n'a été qu'un simulacre, ce qui en dit long sur l'idée que ceux qui nous gouvernent se font des professeurs : des intermédiaires, sortes d'opérateurs-relais, chargés de faire passer une vision très discutable de la géographie comme de l'histoire, et non des intellectuels pouvant avoir l'ambition de penser leur discipline, au contact qu'ils sont de la réalité sociale que constituent les élèves d'aujourd'hui et leurs familles. Au-delà de la question de l'infaisabilité du nouveau programme d'histoire, cette indifférence de la hiérarchie au considérable potentiel que constitue le corps des professeurs d'histoire-géographie est probablement pour beaucoup dans le malaise qui alimente une fronde montante contre une réforme certes ambitieuse, mais mal pensée, sans appréciation des enjeux réels, et conduite avec une précipitation excessive.

On peut défendre l'idée qu'il est nullement incompatible de se sentir européen, de vivre dans des régions bien vivantes, de s'intéresser à son ou ses territoires de proximité et de penser que le niveau national signifie encore quelque chose, ne serait-ce qu'une certaine manière de vivre ensemble, qui ne ressemble pas tout à fait à celle des Allemands, des Britanniques, des Espagnols ou des Luxembourgeois. Et que ce vivre-ensemble ne peut se résumer au seul portage de la dette publique accumulée par un Etat de plus en plus empêtré dans ses contradictions et impuissant au point de payer des fonctionnaires littéralement irresponsables pour rédiger en toute bonne conscience l'acte de décès par omission de l'entité nationale.

Bref, ce nouveau programme de géographie de la classe de 1re est très représentatif d'une certaine désorientation collective et exemplaire de tout ce qu'il ne faut pas faire : une carence préoccupante d'interrogation sur l'objectif fondamental de formation des citoyens ; une absence inquiétante de mise en débat d'une question aussi importante ; une prise de pouvoir de la discipline au détriment de l'intérêt de la formation des jeunes : s'il est normal que les programmes scolaires s'appuient sur les avancées de la science, ils ne doivent pas pour autant devenir des béquilles pour les disciplines en mal d'affirmation.

Si l'école n'enseigne pas l'idée républicaine en lien avec un territoire, une société et son histoire, qui le fera ? La France est-elle devenue un niveau si obsolète que l'éducation nationale en arrive à le passer par pertes et profits ? On ne peut que souhaiter que les politiques se saisissent, même tardivement, d'un enjeu au moins aussi important que la plupart des questions qui agitent la scène politique française depuis plusieurs mois. Mais il s'agit, il est vrai, d'un enjeu de long terme et l'on sait que la France contemporaine éprouve une difficulté croissante à se penser positivement dans la longue durée.

En cédant, en histoire à la tyrannie contemporaine de la mémoire et en géographie à la démagogie territoriale de la quotidienneté et de la proximité qui conduit à consacrer chaque individu comme centre du monde, les nouveaux programmes de la classe de 1re illustrent cruellement l'impuissance de nos « experts » à penser cette version française de la démocratie que l'on appelle République.

Rémy Knafou
professeur émérite de géographie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne
Le Monde
5/10/2011

Voir aussi :
L'histoire de l'Afrique doit-elle être enseignée dans le secondaire aux dépens des fondamentaux de l'histoire de France ?

Correspondance Polémia – 7/10/2011

Image : Géographie 1e L, ES, S – France et Europe : dynamiques des territoires dans la mondialisation, programme 2011 . Par Rémy Knafou et …

 

Rémy Knafou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:21

 05 Octobre 2011

La guerre de Libye, une « cause juste »? Partie I :

Désinformation, censure et partialité médiatiques

Polémia a relevé sur le net un article de Julie Lévesque que les internautes familiers du site Mondialisation.ca connaissent bien. Chacun sait combien les opinions publiques ont été « enfumées », tout au long du conflit libyen, par des médias aux ordres, sans avoir la possibilité d’avoir le moindre aperçu des opérations militaires telles qu’elles se déroulaient réellement. Julie Lévesque, avec maintenant le recul nécessaire, démontre à quel niveau se sont placées désinformation, censure, et partialité médiatiques ; pourrait d’ailleurs s’y ajouter la langue de bois de nos politiques tel Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, tentant de récuser la thèse de Zemmour selon laquelle » il aurait été en Libye un espèce d’exécuteur testamentaire de B. Kouchner et de B.-H. Lévy » (voir la vidéo).

Polémia

  • « Très peu de temps après être entré en fonction, [Ronald] Reagan a annoncé la création d’un groupe spécial pour étudier “ le problème libyen” […] Un plan a rapidement été rédigé par la CIA, lequel a été révélé par Newsweek en août 1981 : “ un stratagème coûteux, de grande envergure et en plusieurs étapes pour renverser le régime libyen ” et obtenir ce que la CIA appelait la déposition “ absolue ” de Kadhafi. Le plan réclamait un programme de “ désinformation ” destiné à embarrasser Kadhafi et son gouvernement ; la création d’un “ contre-gouvernement ” pour contester sa prétention au leadership national; ainsi qu’une campagne paramilitaire progressive constituée d’opérations de guérilla à petite échelle. » (William Blum, Killing Hope, Common Courage Press, 2004, p.283.)

Campagne de désinformation, création d’un contre-gouvernement et campagne paramilitaire comportant des opérations de guérilla, ces trois étapes élaborées en 1981 par la CIA pour renverser le régime libyen ont bien été mises en œuvre en 2011. Drapée dans de faux idéaux « d’intervention humanitaire », une guerre d’agression menée par les forces de l’OTAN a dévasté un pays entier et anéanti tous ses progrès.

Bien qu’archaïque et utilisé presque systématiquement contre les régimes résistant aux intérêts occidentaux, ce modus operandi en trois étapes continue de faire ses preuves dans le cas de la Libye, surtout grâce à la complicité des grands médias. Ce stratagème s’accompagne de censure et de diffamation envers ceux qui condamnent l’opération « Unified Protector » de l’OTAN, vouée, selon son nom, à « protéger les civils libyens ».

Les médias dominants ou bien sont complètement aveugles et dans l’ignorance totale ou bien ils participent volontairement à cette opération occidentale clandestine vouée à installer des dirigeants serviles. Quoi qu’il en soit, ils font de la propagande de guerre, ce qui constitue une violation du droit international.

Désinformation, censure et partialité

Les médias ont d’abord affirmé sans le démontrer que Kadhafi avait réprimé dans le sang des manifestations pacifiques et qu’il s’apprêtait à massacrer une population sans défense réclamant la démocratie. En réalité, le gouvernement libyen faisait face à une rébellion armée, soutenue clandestinement par les services de renseignement occidentaux, un fait amplement documenté dans les médias indépendants.

En utilisant une technique traditionnelle de diabolisation, les médias ont nourri le mensonge en s’appuyant sur le caractère farfelu du dirigeant libyen. Les médias dominants ont propagé l’idée suivante : « Kadhafi est un fou sanguinaire, il doit être renversé ». L’exemple suivant est tiré d’un article du 2 avril dénonçant le biais des médias en faveur de la rébellion.

  • « La plupart des tyrans trouvent des prétextes nobles pour massacrer ceux qui les contestent. Kadhafi, lui, affirme sans la moindre gêne son intention de déclencher un carnage illimité. A ses yeux, aucun prix n'est trop élevé pour se maintenir au pouvoir. » (Agnès Gruda, Le devoir de protéger, Cyberpresse, 5 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

Les faits concernant la Libye ont été complètement substitués par la désinformation et les attaques ad hominem. La Libye, avant les bombardements de l’OTAN, avait l’indice de développement humain le plus élevé d’Afrique. Elle se classait au 56e rang, devant l’Arabie Saoudite (60), la Russie (71), le Brésil (75) et la Turquie (76).

Au lieu de nous parler de son bilan positif sur le plan des droits humains, louangé par l’ONU, les médias ont martelé que Kadhafi était un monstre qui commettait des crimes contre l’humanité, sans jamais amener de preuves concrètes que son armée s’attaquait à des civils sans défense.

La diabolisation de Mouammar Kadhafi a remplacé les faits pour justifier une intervention militaire en appui à une insurrection armée dite démocratique. « Démocratie » et « insurrection armée » ne sont pas des concepts compatibles. Pourtant l’absurdité du concept « rebelles armés prodémocratiques » n’est jamais soulignée ni questionnée dans les médias dominants. Cela démontre la puissance de la propagande : une affirmation répétée et propagée par les autorités devient vérité en dépit de son illogisme et de sa fausseté.

De plus, dans une absence totale de neutralité, les médias nous présentent la propagande des « rebelles démocrates » comme source d’information fiable et la remettent rarement en question.

Un article du Journal de Montréal, le plus grand quotidien francophone d’Amérique, annonçait le 26 août dernier : « Un autre Canadien a été tué en Libye, a annoncé vendredi le Conseil libyen canadien sur sa page Facebook. » (Kelly Roche, Un Canadien perd la vie en Libye, Journal de Montréal, 26 août 2011.)

D’emblée, on peut se demander : depuis quand Facebook est une source d’information fiable? Ensuite, qu’est-ce que le Conseil libyen canadien?

C’est un fait avéré que les services de renseignement et l’armée des États-Unis utilisent les médias sociaux comme Facebook à des fins de propagande et de surveillance, et il faudrait s’étonner que d’autres pays n’en fassent pas autant.

En février 2011, on révélait que « HBGary Federal [avait] obtenu un contrat du gouvernement étasunien pour développer un logiciel pouvant créer une multitude de faux profils dans les médias sociaux afin de manipuler et d’influencer l’opinion publique sur des sujets controversés en faisant de la propagande ». (Darlene Storm, Army of Fake Social Media Friends to Promote Propaganda, Computer World, 22 février 2011.)

Dans le manuel de l’U.S. Air Force, on trouve un schéma expliquant bien la dynamique entre les médias indépendants, les médias sociaux et les médias de masse, ainsi que l’importante influence des médias sociaux sur l’opinion publique. (Voir image)

Un minimum de rigueur journalistique exige des sources fiables et Facebook n’en est pas une. Par ailleurs, en deux clics ont peut constater que le site du Conseil libyen canadien et son compte Facebook ont été mis en ligne en mars 2011, au plus fort de la propagande contre Kadhafi, et qu’ils ne contiennent aucun nom. On ne dit pas qui est à l’origine de ce conseil. Pas de numéro de téléphone, seule une adresse courriel comme coordonnée.

Même anonymat pour son partenaire, l’organisation caritative Canadian Libyans for Relief and Prosperity (Les Libyens canadiens pour l’aide et la prospérité). La section About Us (A propos) demande des informations comme votre nom, votre adresse courriel et votre site web plutôt que de décrire l’organisme et de renseigner sur ses membres.

A la désinformation, aux sources douteuses et à la censure s’ajoute la sympathie notoire des médias envers les opposants de Kadhafi, comme dans ce reportage du Globe and Mail  : 

  • « J’étais dans un hôpital à Misrata et j’ai discuté avec les pauvres gars qui revenaient du front à Zliten, une ville à l’est de Tripoli […] C’était une manœuvre vraiment brillante, frapper Tripoli simultanément à trois endroits, vraiment, à l’est, à l’ouest et de l’intérieur vous voyez, durant le mois du Ramadan, les émotions sont vives […] cela signifie que les portes du paradis sont ouvertes à ceux qui sacrifient leur vie pour une cause noble […] rompre le jeûne […] au moment où le taux de glycémie des troupes de Kadhafi étaient peut-être à son plus bas et qu’elles étaient peut-être somnolentes […] le moment était très bien choisi. » (Graeme Smith, The Globe's Graeme Smith on Libya, The Globe and Mail, 22 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Les attaques des rebelles et les bombardements de l’OTAN font des victimes civiles, mais elles ne sont jamais dénoncées, voire mentionnées dans les médias mainstream (médias dominants). On ne nous montre pas les femmes et les enfants morts ou blessés par ces bombardements. On ne parle jamais de massacre ou de carnage relativement à ces attaques.

Les rares fois où des exactions des rebelles sont signalées, elles font tout au plus l’objet de critiques anodines, d’avertissements timides quant aux conséquences néfastes sur la crédibilité du Conseil national de transition représentant les rebelles. Lorsque des cadavres aux mains ligotées ont été retrouvés, laissant très peu de doute quant aux auteurs de ces exécutions sommaires, on disait qu’il était « impossible » de savoir qui les avaient assassinés. Voir ci-après la dépèche de l’Associated Press du 25/08/2011:

  • TRIPOLI, Libye (AP) — Les corps sont éparpillés sur un espace vert près de Bab al-Aziziya, complexe de Mouammar Kadhafi, allongés face contre terre comme s’ils faisaient une sieste, étalés dans des tentes. Certains ont les poignets liés par des attaches en plastique. L’identité des morts est incertaine, mais selon toute probabilité, ce sont des activistes ayant improvisé un village de tente en solidarité avec Kadhafi à l’extérieur de son complexe, défiant la campagne de bombardement de l’OTAN. Il est impossible de savoir qui les a tués, mais leur découverte évoque le spectre du massacre de non-combattants, de détenus et de blessés. (Associated Press, Libya: Bodies Raise Specter Of Mass Killings In Tripoli, Hunffington Post, 25 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Dans une incohérence totale, on minimise le crime et l’on tente clairement de semer le doute sur ses auteurs. Les cadavres n’ont pas du tout l’air de « faire une sieste » comme le suggère l’article. Par ailleurs, si, « selon toute probabilité », « ce sont des partisans de Kadhafi, comment » peut-il être « impossible de savoir qui les a tués »? Le simple bon sens voudrait que « selon toute probabilité », ce soit les opposants de Kadhafi. Enfin, ces images, loin d’« évoque[r] le spectre [d’un] massacre », semblent plutôt en être la preuve.

Sur TF1, on a pris soin de dire que de telles atrocités étaient commises d’un côté comme de l’autre.

  • « Seules quelques poches de résistances subsistent mais actes de torture et violences se multiplient dans les deux camps ». (Libye : les rebelles progressent, Kadhafi en Algérie?, TF1, 27 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.) http://lci.tf1.fr/monde/afrique/libye-les-rebelles-gagnent-du-terrain-kadhafi-en-algerie-6662240.html

Dans cet article, on montre des cadavres ensanglantés. La photo accompagne une déclaration du chef du Conseil national de transition (CNT), le contre-gouvernement libyen :

  • Le conflit en Libye a fait « plus de 20 000 morts » depuis le début mi-février de l'insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi, a déclaré jeudi Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion. (Agence France-Presse, Le conflit en Libye aurait fait « plus de 20 000 morts », Cyberpresse, 25 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Le langage utilisé ne démontre aucune prudence à l’égard de cette affirmation : le chef politique des rebelles a déclaré que le conflit a fait plus de 20 000 morts. Il aurait été plus juste de dire que selon lui, le conflit a fait 20 000 morts. D’où viennent ces chiffres? On ne nous le dit pas.

En outre, l’angle de l’article porte à croire que les forces de Kadhafi en sont responsables :

  • Interrogé sur la possible présence d'armes chimiques dans le pays, il a assuré ne rien craindre d'elles: « en tant qu'ancien membre du régime, je sais bien que ces armes sont périmées », a-t-il dit. (Ibid.)

Les déclarations du régime libyen, en revanche, font à peine l’objet d’une couverture médiatique et lorsqu’elles sont mentionnées, elles servent davantage à discréditer le régime.

  • « [Les gens du régime] étaient totalement dans le déni. Le porte-parole du gouvernement et ministre des communications Moussa Ibrahim […] reprochait aux rebelles et surtout à l’OTAN 1300 morts disait-il, à Tripoli, de sorte que les hôpitaux ne pouvaient pas fournir […] Ibrahim disait « ils sont en train de détruire notre belle ville paisible […et] demandait à l’OTAN d’arrêter les bombardements afin que les deux partis, rebelles et gouvernement, puissent négocier, ce qui n’est vraiment pas réaliste […] » (Marc Laurendeau, C’est bien meilleur le matin, Radio-Canada, 22 août 2011. C'est l'auteure qui souligne.)

Selon cette analyse, la diplomatie n’est pas réaliste. Demander à l’OTAN de cesser des bombardements intensifs parce que les hôpitaux sont bondés n’est pas réaliste.

Selon son communiqué du 24 août, l’OTAN avait fait 20 121 sorties aériennes et 7 587 missions de frappes depuis le début de l’opération « Unified Protector » en Libye. En date du 28 septembre, un mois plus tard, le nombre de sorties se chiffrait à 24 140 et celui des sorties de frappes à 9010, soit 4019 sorties et 1423 sorties de frappe en un mois. Aucun chiffre sur les victimes de ces frappes, aucune image des dégâts dans les médias.



Les médias dominants occidentaux sont partiaux, désinforment et censurent. En ne montrant pas l'ampleur des massacres commis par les forces de l'OTAN et les rebelles, en leur donnant le beau rôle dans cette guerre meurtrière et dévastatrice, les médias font de la propagande de guerre.

Julie Lévesque
journaliste et chercheure au Centre de recherche sur la Mondialisation et collaborateur régulier de Mondialisation.ca
29/09/2011

Correspondance Polémia 5/10/2011

Image : schéma, dans le manuel de l’U.S. Air Force, expliquant bien la dynamique entre les médias.

 

Julie Lévesque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 05:59

 

YSSINGEAUX

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yssingeaux

 

 

 

  Fichier:Chapelle des pénitents - Yssingeaux.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yssingeaux

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