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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:59

Revue de la presse de Pierre Menou N°3

 


 


Menou Pierre - jeudi 05 novembre 2009

chirac, culture, justice

Chirac au tribunal, les doigts de pied en éventail

http://www.les4verites.com/Revue-de-la-presse-de-Pierre-Menou-N3-2546.html

Lu dans Le Monde du 31 octobre : « La justice rattrape Jacques Chirac , protégé par son statut présidentiel de 1995 à 2002, alors qu’il n’a jamais été aussi populaire. A la mi-octobre, selon le palmarès politique Ifop pour Paris-Match, il réunissait encore 76 % d’opinions positives, comme en septembre, loin en tête. »

Le Figaro du 4 novembre relativise un peu ce jugement : au baromètre de la popularité des présidents de la Ve République, Chirac se classe en avant-dernière position, derrière François Mitterrand mais avant Valéry Giscard d'Estaing. 60 % des sondés pensent néanmoins qu'il a été un bon président de la République.

C’est un étrange phénomène que ce retour en grâce – on pourrait même dire à l’état de grâce – dont bénéficient nos chefs de l'Etat lorsqu’ils se retirent de l’arène politique. De Jacques Chirac, que retiennent les Français ? Pas grand chose de ses décisions politiques, à l’exception peut-être de celle qui a le plus flatté leur amour-propre, le défi lancé aux Etats-Unis lors de la crise irakienne. Par quel sortilège 76 % de nos compatriotes, s’il faut en croire la presse, éprouvent-ils aujourd’hui de la sympathie pour un politicien qui avait recueilli moins de 20 % des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2002, et pour lequel certains d’entre eux avaient voté au second tour avec une pince à linge sur le nez ? Les Français, ces grenouilles qui demandent un roi, regrettent-ils leur ancien président au regard du nouveau ? Ou sont-ils rassurés par l’apparence d’aimable grand-père que leur présente aujourd’hui l’auguste retraité ? Jacques Chirac, poursuit Le Monde, « est cependant parti assez serein, vendredi 23 octobre, pour son habituel séjour marocain à l’hôtel de la Gazelle d’or à Taroudant, en compagnie de son épouse Bernadette et de son petit-fils Martin. Avec un programme minimum : un peu de lecture et "doigts de pied en éventail". » On craint moins le lion lorsqu'il porte un dentier.

L’indépendance de la justice dans le collimateur

Plusieurs fois premier ministre, Président pendant douze ans, et comme tel l'un des principaux responsables du déclin français, Jacques Chirac n'a pas fini de nuire, même passivement, par l'image que donne de la France cet ancien chef de l'Etat cerné par les affaires. Xavière Simeoni, le magistrat qui l'a renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « abus de confiance » et « détournements de fonds publics » dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris, s'est prononcé à l'encontre des réquisitions du Parquet, qui concluaient à un non-lieu général. « Sa décision revêt une forte valeur symbolique au moment où l'on annonce la disparition du juge d'instruction, dans le cadre de la réforme de la justice », observe Le Monde.

L’un des principaux arguments des opposants à la suppression du juge d’instruction concernait précisément l’indépendance de la Justice, notamment à l’égard du pouvoir politique, puisque la réforme prévoit de confier les attributions de ce magistrat au procureur, placé sous l’autorité hiérarchique du Garde des Sceaux… Pour Libération du 31 octobre, la suppression du juge d’instruction se serait en l’occurrence traduite par un non-lieu pour Jacques Chirac, de même que pour Jean-Marie Messier, proche de Nicolas Sarkozy, dans l’affaire des fausses informations financières de Vivendi. « Ainsi apparaît, in vivo, la nocivité de la réforme de la procédure judiciaire prévue par le gouvernement Fillon, écrit Laurent Joffrin, éditorialiste de ce quotidien. En substituant, comme chef d’enquête, le procureur au juge d’instruction (…), elle met sous le contrôle de l’exécutif toutes les affaires un tant soit peu gênantes pour la classe dirigeante. Placé aux manettes, un procureur par nature dépendant du ministère de la Justice aurait étouffé sans cérémonie les affaires qu’on voit aujourd’hui émerger, à commencer par celle des emplois fictifs de la mairie de Paris. On doit craindre que ce soit le véritable objectif d’une réforme qui se pare des plumes de la modernité anglo-saxonne, et qui ferait régresser de plusieurs décennies la justice française. »

Reste que le juge d’instruction lui-même se livrait parfois avec les médias à un jeu dangereux, qui aboutissait trop souvent à présenter à l’opinion publique une mise en examen comme une condamnation anticipée, c’est-à-dire à confondre soupçon et culpabilité.

Quand Chirac fonçait tête baissé dans les pièges lepénistes…


Il faut bien admettre qu’en ce qui concerne Jacques Chirac, le soupçon mène assez rapidement à la culpabilité. C’est un champion du mensonge, toutes catégories. A en juger par les extraits qu’en publie la presse avant parution, ses mémoires constituent l’une des plus belles anthologies du bobard politique que l’on ait lues depuis longtemps. Témoin cet extrait publié par Le Parisien, censé expliquer la manière dont l’ancien président fut conduit un jour d’août 1987 à serrer la main de Jean-Marie Le Pen – horresco referens ! « Alors en vacances, en famille, au Cap d’Antibes, je rentre de la plage ce jour-là, en fin de matinée, quand je vois surgir devant moi un homme qui me tend la main avec beaucoup d’insistance, en me lançant un Bonjour, monsieur Chirac ! sonore et appuyé. Comme je marchais la tête un peu baissée, je n’ai d’abord pas reconnu celui dont j’étais en train de serrer la main. » Rappelons qu’il était à l’époque maire de Paris et premier ministre, ce ne l’empêchait apparemment pas de déambuler comme un simple touriste susceptible d’être abordé par n’importe qui – même Le Pen… Le mensonge fait partie des vices dont on dépouille malaisément. Tout de même, on aurait pu attendre, de la part de Jacques Chirac, un bobard un peu plus imaginatif : par exemple, il aurait pu raconter que, se promenant au bord d’un gouffre fréquenté par les spéléologues, il avait vu sortir d’un trou une main qu’il avait saisi dans un élan altruiste, avant de s’apercevoir – ô stupeur ! – que c’était celle de Le Pen… Ce n’aurait pas été plus crédible, et tellement plus original !

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Fillon existe toujours, les députés UMP l’ont rencontré !


Sur le blog Observatoire du Parlement, Jean Martin souligne le changement d’attitude de l’actuel premier ministre, François Fillon, qui vient de « tacler » à la fois Henri Guaino, principal conseiller de Nicolas Sarkozy, et Rama Yade, Sécrétaire d’Etat chargé des Sports, coupable d’avoir publiquement critiqué la position de son ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, sur la suppression des avantages fiscaux aux sportifs de haut niveau. « Il faudra en tenir compte le moment venu », a déclaré François Fillon devant les députés UMP. « Le message est clair, Rama Yade ne fera certainement pas partie du prochain gouvernement Fillon », note Jean Martin. « C’est la première fois depuis le début du quinquennat que François Fillon prend des positions aussi fermes devant les députés, notamment envers les conseillers de l’Elysée .
Jusqu’ici, le Premier Ministre s’était contenté d’allusions pour contester leur place inaccoutumée dans le dispositif politique de la majorité. Il semblerait que François Fillon soit disposé à jouer de son ascendant sur la majorité parlementaire pour prendre toute la place qui revient à un Premier Ministre. L'histoire de la Ve République montre qu'un Président de la République apprécie rarement cette preuve d'indépendance de son Premier Ministre, ni de voir que ce dernier est plus populaire que lui auprès de ses parlementaires... » Toute la question consistera donc à savoir lequel, de Rama Yade ou de François Fillon, ne figurera pas dans le prochain gouvernement…

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Frédéric Mitterrand condamné au ministère de la culture

La presse a largement rapporté cette semaine les péripéties du procès de Francis Evrard, récidiviste condamné à cinq ans de prison pour l’enlèvement, le viol et la séquestration d’un enfant de cinq ans. France-Soir titre à la une sur le nouveau scandale pédophile : « 3 000 photos d’enfants dans l’ordinateur du général d’armée » : à 68 ans, le général Raymond Germanos, ancien chef de cabinet des ministres Charles Millon et Alain Richard, encourt deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour avoir téléchargé sur son ordinateur des vidéos pédo-pornographiques depuis un site autrichien.
Entre les agissements du violeur et ceux du voyeur, il existe au moins une différence de degré de gravité, sinon de nature. En revanche, je ne situe pas bien sur cette échelle les agissements de Frédéric Mitterrand, notre très honoré – sinon honorable – ministre de la Culture. Le fait de se rendre dans les bordels de Thaïlande pour s’y payer des « garçons », ou des « éphèbes », ou des « gosses », en profitant de la précarité de leur situation économique, me semble certes moralement moins répréhensible que l’enlèvement et le viol d’un gamin, mais plus grave que le téléchargement d’images. Entre trente ans et deux ans de prison, quelle est la peine que devrait mériter Frédéric Mitterrand ? Il semblerait qu’il ait pour l’instant été condamné à rester ministre de la Culture. Quelle sévérité !
Je ne saurais trop conseiller à nos lecteurs, pour finir, de consulter le dernier numéro du Choc du mois, qui reproduit une photo de notre ministre de la Culture (également publiée à la une d’un récent numéro de Minute). Boa noir et rouge à lèvres, on finirait par douter que le mot ministre soit du genre masculin.

 

 
 
 

 

 
 
 


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:58
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:54

Avortement et immigration de peuplement

Leur propos est apolitique. Mais comment ne pas faire le rapprochement avec la mesure concomitante prise l’année suivante ?


 En 1976, nos gouvernants choisissent de compenser le fléchissement démographique, qui vient de s’accélérer avec la loi Veil, par une immigration de peuplement en autorisant le regroupement familial.



La même logique de substitution est à l’œuvre aujourd’hui dans les pays de tradition catholique, où le taux de natalité s’effondre tandis que le nombre d’avortements augmente d’année en année :



comme d’autres hommes politiques en leur temps, Romano Prodi et José Luis Zapatero préfèrent les régularisations massives et les flux migratoires continus qu’elles alimentent, plutôt que d’écouter les propositions des défenseurs de la Vie et de la famille, jugées trop réactionnaires.

Quand les soixante-huitards auront fait leur temps et perdu leur capacité de nuisance dans les institutions et les médias, toute l’étendue du crime apparaîtra au plus grand nombre. Un scandale sanglant dénoncé sans relâche et avec le plus grand courage depuis trente ans par les personnalités politiques de la Droite nationale.


 Pour l’heure, en refusant aussi massivement la vie, les nations européennes ressemblent au peuple chanté par le psalmiste :

« Ils versent le sang innocent, le sang de leurs fils et de leurs filles (…) et la terre en est profanée. » (Psaume 106)

Les sourd consentement à l’abomination

Le paradoxe de ces nations est de reconnaître toute l’étendue de l’horreur des exterminations du XXe siècle tout en tournant lâchement le dos à l’élimination industrielle de millions d’enfants à naître dans nos démocraties occidentales.



 Un éditorialiste du quotidien conservateur espagnol ABC écrivait le mois dernier :

« Si la perpétration en toute tranquillité d’avortements est en soi un crime abject, le sourd consentement d’une société capable de s’en accommoder nous semble encore plus abject.

Un jour viendra, où les générations à venir, en se penchant sur les fosses communes de l’avortement, tressailliront d’horreur, comme nous le faisons aujourd’hui face aux massacres des camps d’extermination.



« À ceci près que les chiffres de l’avortement seront alors bien plus importants et effrayants. « Dénoncer cette barbarie, génocidaire dans l’acception la plus pure de ce concept, est devenu un motif de proscription et de mépris.


Ce qui passe pour progressiste, c’est cautionner cette barbarie, s’en féliciter, ou tout au moins transiger avec elle, comme si la barbarie était quelque chose qui ne nous concernait pas, comme si l’air que nous respirons n’était pas infecté de ses effluves.

« Mais les seuls effluves qui semblent vouloir combattre les progressistes sont ceux du tabac. Un jour, nos enfants cracheront sur nos tombes, dégoûtés par notre abjection.

D’ici là, on continue à travailler à la chaîne dans les abattoirs d’enfants à naître.
»


 

Malgré cette adversité dont parle J.M. De Prada dans son éditorial, nous devons contribuer de toutes nos forces au reflux de la vague idéologique mortifère qui, depuis la fin des années 60, a submergé les principes éthiques les plus élémentaires.


 Il nous faut rompre la chape de plomb imposée par la génération 68, briser ce silence abyssal qui empêche une prise de conscience du plus grand nombre. La Marche pour la Vie du 21 janvier à Paris est l’occasion de poser un acte en ce sens :


 ne la manquons pas.

Barcelone : Le couloir européen de l’avortement

Rompre le silence, tel est aussi l’objectif de journalistes d’investigation qui ont, à deux reprises, mis en lumière le business monstrueux de l’avortement tardif de certaines cliniques privées espagnoles.







Le subterfuge utilisé est à chaque fois le même : deux journalistes, une jeune femme enceinte de 26 semaines accompagnée d’un collègue, se font passer pour deux amants désirant mettre fin à une grossesse non désirée.


Munis d’une caméra cachée, ils filment à leur insu leurs interlocuteurs qui, croyant avoir affaire à des clients ordinaires, se trahissent en livrant des informations explicites quant aux avortements illégaux qu’ils facilitent plus ou moins directement.

En septembre 2004, Daniel Foggo et Charlotte Edwardes, deux journalistes du Sunday Telegraph, parviennent à piéger les acteurs d’une chaîne qui conduit chaque année un millier de femmes britanniques, des permanences du BPAS (1) à certaines cliniques privées de Barcelone où elles mettent un terme à une grossesse de 25 à 32 semaines parfaitement saine et ne présentant aucun risque de santé pour elles.



Bien que le délai légal de l’avortement en Espagne (22 semaines) soit inférieur à celui en vigueur en Grande Bretagne (24 semaines), le laxisme délibéré des autorités sanitaires catalanes a permis à une véritable filière de l’avortement tardif de prospérer malgré les plaintes constantes des mouvements pro-vie espagnols.

Pour contourner la loi espagnole, les médecins-avorteurs barcelonais faussent le dossier médical de la patiente en y insérant des données erronées : malformations fœtales, saignements rendant indispensable un avortement qualifié d’« urgence gynécologique »… Dans la plupart des cas, ils choisissent d’invoquer un motif des plus surréalistes, mais néanmoins prévu par la loi espagnole: la sauvegarde de la santé mentale de la mère. Imparable…

La barbarie de l’infanticide à la chaîne

Dans la série d’articles des journalistes du Sunday Telegraph, on découvre non seulement l’ordinaire sordide de cette filière transnationale de l’avortement, mais on mesure également le niveau d’iniquité et d’horreur atteint par les acteurs de cette chaîne de mort.

On éprouve très rapidement un malaise face à cette barbarie qui ne dérange personne. Une barbarie qui en rappelle une autre…

Pour des honoraires s’échelonnant entre 3 000 et 4 000 euros selon la maturité de la grossesse à interrompre, un certain docteur Tanda (2) se transforme en une sorte de Docteur Mengele pratiquant l’infanticide à la chaîne. Nous ne sommes pas à Auschwitz-Birkenau mais au Centre Ginemedex, une clinique de la banlieue de Barcelone. Chaque jour, des enfants sont extraits par les pieds jusqu’à ce que le médecin soit en mesure d’enfoncer une tige creuse à la base de leur crâne afin de procéder à l’aspiration du cervelet.

Ces enfants dont le développement varie entre 24 et 32 semaines, sont tués alors qu’à partir de 6 mois de grossesse, un prématuré a 75 % de chances de vivre et de se développer normalement en couveuse. C’est sur ce fait démontré statistiquement que s’est fondée récemment une parlementaire britannique pour demander un abaissement du plafond légal de l’avortement en Grande Bretagne.

Il faut également savoir que l’horreur ne connaît pas de limite avec la mort de l’enfant, puisque son corps est déjà utilisé comme une précieuse matière première. L’enfant avorté est en passe de devenir un enjeu économique : aux Etats-Unis, des prélèvements sont effectués à des fins de recherche sur la maladie de Parkinson ou pour des opérations ophtalmologiques. A quand les crèmes antirides à base de cellules souches de fœtus « made in Barcelone » ?

Pas d’infraction…

Après la publication de ce travail d’investigation dans les colonnes du Sunday Telegraph, John Reid, le ministre de la Santé du gouvernement Blair, a diligenté une enquête exceptionnelle sur le BPAS et contacté les autorités de la Généralité de Catalogne, lesquelles se sont contentées d’une inspection de pure forme avant de classer l’affaire.

Informées de la situation depuis de nombreuses années par des associations de médecins et de personnels de santé catholiques, les autorités catalanes ont démontré par leur inaction, les accointances que certains de ses représentants entretiennent avec le « tourisme de l’avortement ». La détresse des femmes semble être un filon des plus lucratifs ou se conjuguent des intérêts très divers.

Un an après les révélations concernant les liens étroits entre le BPAS et la clinique Ginemedex, l’enquête ministérielle britannique connaissait une fin similaire (3) à celle de la Généralité de Catalogne. Le scandale révélé par le Sunday Telegraph a été rapidement circonscrit sans heurts pour le BPAS et ses représentants. Aucune des personnes mises en cause n’a été poursuivie, à l’exception d’une richissime gynécologue de Birmingham ayant accompagné une jeune femme à Barcelone pour mettre fin à une grossesse de 32 semaines.

Les conclusions de la commission d’enquête britannique sont édifiantes : le BPAS n’a pas commis d’infraction en communiquant des informations permettant d’avorter illégalement à l’étranger. Finalement, ce qui pourrait être considéré comme une incitation à l’infanticide au Royaume Uni, ne l’est plus à partir du moment où ce crime se produit hors de ses frontières.

Caméra cachée

Pour les différents acteurs du « tourisme de l’avortement », les choses n’ont pas tardé à rendre leur cours normal. Même si de temps en temps, leur horrible business est dénoncé dans les médias. La dernière affaire ayant défrayé la chronique est un reportage avec caméra cachée effectué au mois d’octobre dernier par une chaîne publique de la télévision danoise. Celle-ci revêt un caractère singulier dans la mesure où le médecin qui a été piégé est le docteur Carlos Morin, qui, à l’instar d’un magnat triomphant, a été surnommé par ses pairs « le roi de l’avortement ».

Dans le reportage, il précise la manière dont il va procéder alors que son interlocutrice lui a déclaré être enceinte de 32 semaines ! Il n’oublie pas au passage de mentionner le montant de ses honoraires pour un infanticide médicalisé : 4 000 euros.



Cette nouvelle affaire a causé un grand émoi dans les pays de l’Union européenne où ces images ont été diffusées. Elle a un peu moins ému les responsables politiques catalans : après avoir une nouvelle fois diligenté une enquête pour la forme, le responsable du Département de Santé de Catalogne, Rafael Manzanera, a classé « l’affaire Carlos Morin » comme il l’avait fait en octobre 2004 dans le cas « Ginemedex », démontrant ainsi que cette situation procède avant toute chose d’un choix politique. Un choix diabolique.


David Fontey

(1) Le « British Pregnancy Advisory Service » (BPAS) est l’équivalent de notre Planning familial. Cette organisation est dotée d’une subvention annuelle de 12 millions de livres par le Ministère de la Santé britannique. Chaque année, les infrastructures du BPAS prennent en charge 50 000 avortements, soit 25% du total annuel. Sa directrice est Ann Furedi, l’épouse du fondateur et actuel leader du British Revolutionary Communist Party (RCP), et ancienne collaboratrice des revues marxistes britanniques.

(2) « Spanish clinic faces police inquiry over late abortions » par Daniel Foggo et Charlotte Edwardes, Sunday Telegraph, 17/10/2004.

(3) “Abortion provider did not break law with late referrals” par Lindsay Moss, THE SCOTSMAN, 21/09/2005.



http://flandre.novopress.info/5682/samedi-14-novembre-a-10h-priere-pour-la-vie-a-lille/


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:02
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THE LORD MAYOR'S SHOW

Shorn of its antique pageantry, and bereft of its ancient significance, the procession that passes through London to Westminster every 9th of November, when the mayor of London is 'sworn into' office, becomes in the eyes of many simply ludicrous. It is so, if we do not cast a retrospective glance at the olden glories of the mayoralty, the original importance of the mayor, and the utility of the civic companies, when the law of trading was little understood and ill defined. These companies guarded and enforced the best interests of the traders who composed their fraternities. The Guildhall was their grand rendezvous. The mayor was king of the city, and poets of no mean fame celebrated his election, and invented pageantry for exhibition in the streets and halls, rivaling the court masques in costly splendour. Of all this nothing remains but a few men in armour, and a few banners of the civic companies, to appeal for respect in an age of utilitarianism, already too much inclined to sneer at 'old institutions' and 'the wisdom of our ancestors.' Yet such displays are not without their use in a national as well as historical point of view. The history of trade is the true history of civilization.

In the great struggle that overthrew feudalism, the most important combatants were the men whose lives and fortunes were endangered in the course of the difficult conduct of trade between the great continental cities. The poor nobility, and their proud and impoverished descendants, frequently lived only by rapacious tolls, exacted from merchantmen passing through their territory, or by their castles. Sometimes these traders and their merchandise were seized and detained till a large ransom was extorted; sometimes they were robbed and murdered outright. In navigating the Rhine and the Danube, the boats were continually obliged to pay toll in passing the castles, then literally dens of thieves; and 'the robber knights' of Germany were the terror of all travellers by land. The law was then powerless to punish these nobles, for they held sovereign power in their petty territories, and kings and emperors cared little to quarrel with them in favour of mere traders. The pages of Froissart narrate the contempt and hatred felt by the nobles for the commonalty, and the jealousy which they entertained of the wealth brought by trade. It became, therefore, necessary for merchantmen to band together, and pay for armed escorts, as they still do in the east; this ultimately led to trading leagues 'between large towns, ending in the famed Hanseatic League of the North German cities, which first established trade on a secure basis, and gave to the people wealth and municipal institutions, leading to the establishment of Hotels de Ville and Mayoralties, rivaling the chateaux and stately pomp of the old nobility.

The magistrates, chosen by popular voice to protect the municipality, were inaugurated with popular ceremonies; and these public celebrations occupied the same place in the estimation of the people, that the court ceremonies and tournaments did in that of the aristocracy. Ultimately, the wealthy townsmen became as proud as the nobles, and rivalled or outdid them upon all occasions where public display was considered needful. 'When sovereigns entered the cities, they were received by persons habited in classic or mythological costumes, who welcomed them in set-speeches, the invention of the best poets procurable. Elaborately decorated triumphal arches spanned the streets through which they passed; pageants, arranged on prepared stages, awaited their approach at street-corners; and on the arrival of the august guests, the characters embodied in these poured forth complimentary speeches, or sang choruses with music in their honour.

The trading companies of London imitated their continental brethren in observances of the same kind. In the thirteenth and fourteenth centuries, they rode forth in great state to meet and welcome kings or their consorts, when they came to the ' camera regis,' as they termed the city of London. Foreign potentates and ambassadors received similar honours, in order that the dignity of the city might be properly upheld. When the day came to honour their own chief magistrate, of course they were still more pleased to make public displays. Hence the mayor was inaugurated with much pomp. He went to Westminster in his gilded barge, after a noble fashion; and as he returned, he was greeted by mythological and emblematic personages stationed in pageants by the way, their speeches being prepared by civic poets-laureate, who numbered among them such men as the dramatists Peele, Dekker, Webster, Munday, and Middleton.

Giants seem to have been the most general, as they were always the most popular adjuncts, to these civic displays, at home and abroad. They were intimately connected with the old mythic histories of the foundation of cities, and still appear in continental pageantry; the London giants being two ponderous figures of wood, stationary in the Guildhall. The giants of Antwerp, Douai, Ath, Lille, and other cities of the Low Countries, are from twenty to thirty feet in height, and still march in great public processions.

The Giants in Guildhall
The Giants in Guildhall

They occasionally unite to swell the cortege in some town, on very great occasions, except the giant of Antwerp, and he is too large to pass through any gate of the city. In English records, we read of giants stationed on London Bridge, or marching in mayoralty processions; the same thing occurring in our large provincial towns, such as Chester, York, and Norwich. In 1415, when Henry V made his triumphant entry to London, after the victory of Azincourt, a male and a female giant stood at the Southwark gate of entry to London Bridge; the male bearing the city keys, as if porter of London, In 1432, when Henry VI. entered London the same way, 'a mighty giant' awaited him, at the same place, as his champion. He carried a drawn sword, and by his side was an inscription, beginning:

All those that he enemies to the king,
I shall them clothe with confusion.'

In 1554, when Philip and Mary made their public entry into London, 'two images, representing two giants, the one named Corineus and the other Gogmagog, holding between them certain Latin verses,' were exhibited on London Bridge. When Elizabeth passed through the city, January 12th, 1558—the day before her coronation—' the final exhibition was at Temple Bar, which was "finely dressed" with the two giants, who held between them a poetic recapitulation of the pageantry exhibited.'

The earliest printed description of the shows on Lord Mayor's Day, is that by George Peele, 1585; when Sir Wolstan Dixie was installed.- The pageants were then occupied by children, appropriately dressed, to personate London, the Thames, Magnanimity, Loyalty, &c.; who complimented the mayor as he passed. One 'apparelled like a Moor,' at the conclusion of his speech, very sensibly reminded him of his duties in these words

'This now remains, right honourable lord,
That carefully you do attend and keep
This lovely lady, rich and beautiful,
The jewel wherewithal your sovereign queen
Hath put your honour lovingly in trust,
That you may add to London's dignity,
And London's dignity may add to yours.'

A very good general idea of these annual pageants may be obtained from that concocted by Anthony Munday in 1616, for the mayoralty of Sir John Leman, of the Fishmongers' Company.

The first pageant was a fishing-boat, with fishermen 'seriously at labour, drawing up their nets, laden with living fish, and bestowing them bountifully upon the people.' These moving pageants were placed on stages, provided with wheels, which were concealed by drapery, the latter being painted to resemble the waves of the sea. This ship was followed by a crowned dolphin, in allusion to the mayor's arms, and those of the company, in which dolphins appear; and ' because it is a fish inclined much by nature to musique, Arlon, a famous musician and poet, rideth on his backe.' Then followed the king of the Moors, attended by six tributary kings on horseback. They were succeeded by 'a lemon-tree richly laden with fruit and flowers,' in punning allusion to the name of the mayor; a fashion observed whenever the name allowed it to become practicable. Then came a bower adorned with the names and arms of all members of the Fishmongers' Company who had served the office of mayor; with their great hero, Sir William Walworth, inside; an armed officer, with the head of Wat Tyler, on one side, and the Genius of London, ' a crowned angel with golden wings,' on the other. Lastly, came the grand pageant drawn by mermen and mermaids, 'memorizing London's great day of deliverance,' when Tyler was slain; on the top sat a victorious Angel, and King Richard was represented beneath, surrounded by impersonations of royal and kingly virtues.

lemon-treeThere is still preserved, in Fishmongers' Hall, a very curious contemporary drawing of this show; a portion of it is here copied, depicting the lemon-tree; it will be perceived that the pelican (emblematic of self-sacrificing piety) is in front. At the foote of the tree sit five children, resembling the five senses,' according to the words written upon the original; to which is added the information, that this pageant 'remaineth in the Fishmongers' Hall for an ornament' during the mayoralty.

Throughout the reign of James I, the inventive faculty of the city poet continued to be thus taxed for the yearly production of pageantry. When the great civil war broke out, men's minds became too seriously occupied to favour such displays; and the gloomy puritanism of the Cromwellian era put a stop to them entirely. For sixteen years no record is given of them; in 1655, the mayor, Sir John Dethick, attempted a restoration of the old shows, by introducing the crowned Virgin on horseback; in allusion to the arms of the Mercers' Company, of which he was a member. In 1657, Sir R. Chiverton restored the galley, two leopards led by Moors, a giant who walked on stilts; and a pageant, with Orpheus, Pan, and the satyrs.

With the Restoration came back the old city-shows in all their splendour. In 1660, the Royal Oak was the principal feature in compliment to Charles II, and no expense was spared to make a good display of other inventions, 'there being twice as many pageants and speeches as have formerly shewn,' says the author, John Tatham, who was for many years afterwards employed in this capacity. He was succeeded by Thomas Jordan, who enlivened his pageantry with humorous songs and merry interludes, suited to Cavalier tastes. The king often came to the mayor's feast, and when Sir Robert Clayton (the 'prodigious rich scrivener,' as Evelyn terms him) entertained the king in 1674, both got so merry at the feast, that the mayor lost all notion of rank; followed the king, who was about to depart, and insisted on his returning 'to take t'other bottle.' Charles good-humouredly allowed himself to be half-dragged back to the banqueting hall, humming the words of the old song:

'The man that is drunk is as great as a king!

A loose familiarity was indulged in by the citizens, rather startling to modern ideas. Thus, when the mayor went in his barge, accompanied by all the civic companies in their barges, as far as Chelsea, in 1662, to welcome and accompany the king in his progress down the river from Hampton Court to Whitehall, their majesties were thus addressed by the speaker in the waterman's barge:

'God Hesse thee, King Charles, and thy good woman there; and blest creature she is, I warrant thee, and a true. Go thy ways for a wag! thou hast had a merry time out in the west; I need say no snore! But do'st hear me, don't take it in dudgeon that I am so familiar with thee; thou mast rather take it kindly, for I am not alwayes in this good humour; though I thee thee and thou thee, I am no Quaker, take notice of that.'

The Plague, and the Great Fire, were the only causes of interruption to the glories of the lord mayor's show during the reign of Charles, until the quarrel broke out between court and city, which ended in the abrogation of the city charter, and the nomination of mayor and aldermen by the king. When Charles was morally and magisterially at his worst, a song was composed for the inauguration of one of his creatures (Sir W. Pritchard, 1682), declaring him to be a sovereign

'In whom all the graces are jointly combined,
Whom God as a pattern has set to mankind.'

The citizens were insulted in their own hall when the king was 'pleased to appoint' Sir H. Tulsa the following year, and a 'new Irish song' was composed for the occasion, one verse running thus:

'Visions, seditious, and railing petitions,
    The rabble believe and are wondrous merry;
All can remember the fifth of November,
    But no man the thirtieth of January.
Talking of treason, without any reason,
    Hath lost the poor city its bountiful charter;
The Commons haranguing will bring them to hanging,
    And each puppy hopes to be Knight of the Garter.'

In 1687, James II dined with the lord mayor, and introduced the pope's nuncio at the foreign ministers' table. The pageants for the day were got up, as the city poet declares, to express 'the many advantages with which his majesty has been pleased so graciously to indulge all his subjects, though of different persuasions.' The value of this author's flattery may be judged from the fact, that the song he composed in praise of James, was used in praise of William III two years afterwards, when he and his queen honoured the civic feast.

In 1691, Elkanah Settle succeeded to the post of city-laureate, and contributed the yearly pageants until 1708, when the printed descriptions cease. Settle once occupied an important position in the court of Charles II, and his wretched plays and poems were preferred to those of Dryden; more from political than poetic motives. He occupies I a prominent position in Pope's Duneiad, where the glories of the mayoralty shows are said to

'Live in Settle's numbers one day more.'

This last of the city bards ultimately wrote drolls for Bartholomew Fair, and in his old age was obliged, for a livelihood, to roar in the body of a painted dragon, which he had invented for one of these shows. His works display 'a plentiful lack of wit;' but he had a sense of gorgeous display, that much pleased the populace. The pamphlet descriptive of his inventions for 1698 contains a spirited engraving of the Chariot of Justice, in which the goddess sits, accompanied by Charity, Concord, and other Virtues; the chariot being drawn by two unicorns, guided by Moors, 'sounding forth the fame of the honourable Company of Goldsmiths.' Settle generally contrived to compliment, however absurdly, the company to which the mayor belonged; and on one occasion, when a grocer was elected, introduced Diogenes in a currant-butt.

Chariot of Justice
Chariot of Justice

The last great show was in 1702. The mayor was then a member of the Vintners' Company, and their patron, St. Martin, appeared, and divided his cloak among the beggars, according to the ancient legend; an Indian galleon followed, which was rowed by bacchanals, and carried Bacchus on board; then came the Chariot of Ariadne; a Scene at a Tavern; and an 'Arbour of Delight,' with Satyrs carousing. It was a costly and stupid display. An entertainment was prepared for the following year, but the death of Prince George of Denmark, the husband of Queen Anne, frustrated it. The altered taste of the age, and the inutility of such displays, led to their abandonment; the land-procession being restricted to a few occasional impersonations, a few men in armour, and some banner-bearers.

In 1706, the lord mayor's feast was held a few days before Christmas, and is thus described by a contemporary.

'The Duke of Marlborough sat on the right hand of the Lord Mayor, in the middle of an oval table, and the Lord High Treasurer on his left, and the rest of the great men according to their deserts and places. The Queen, Prince, Emperor, Duke of Savoy, and other princes allies' healths were drunk; and when the Lord Mayor offered to begin that of the Duke of Marlborough, his Grace rose up twice at table, and would not permit it till that of Prince Eugene was drunk. His Grace and the rest of the great men, so soon as dinner was over (which was about eight o'clock), took coach and returned to court. The claret that was drunk cost 1s. 6d. a bottle, and the music 50 lbs.'

The mayor rode on horseback in the civic procession until 1712, when a coach was provided for his use. In 1757, the gorgeous fabric which is still used on these occasions was constructed at a cost of £1065, 3s.; the panels were painted by Cipriani. Royalty generally viewed the show from a balcony at the corner of Paternoster Row, as depicted in the concluding plate of Hogarth's 'Industry and Idleness,' which gives a vivid picture of this 'gaudy day' in the city. Afterwards Mr. Barclay's house, opposite Bow Church, was chosen for the same purpose.

Some few modern attempts have been made to resuscitate the old pageants. In 1837, two colossal figures of the Guildhall Giants walked in the procession. In 1841, a ship fully rigged and manned was drawn through the streets on wheels; the sailors were personated by boys from the naval school at Greenwich. But the most ambitious, and the last of these attempts, was made in 1853, when Mr. Fenton, the scenic artist of Sadler's Wells Theatre, and Mr. Cooke of Astley's, under the superintendence of Mr. Bunning, the city architect, reproduced the old allegorical cars, with modern improvements. First came a 'Chariot of Justice,' drawn by six horses; followed by standard-bearers of all nations on horseback; an Australian cart drawn by oxen, and containing a gold-digger employed in washing quartz; then came attendants carrying implements of industry; succeeded by an enormous car drawn by nine horses, upon which was placed a terrestrial globe, with a throne upon its summit, on which sat Peace and Prosperity, represented by two young ladies from Astley's. Good as was the intention and execution of this pageant, it was felt to be out of place in this modern age of utilitarianism; and this 'turning of Astley's into the streets,' will probably never be again attempted. Soon after this the city barges were sold, and the water-pageant abolished. The yearly procession to Westminster is now shorn of all dignity or significance.

The banquet in Guildhall is now the great feature of the day. The whole of the cabinet ministers are invited, and their speeches after dinner are expected to explain the policy of their government. The cost of this feast is estimated at £2500. Half of this sum is paid by the mayor, the other half is divided between the two sheriffs. The annual expense connected with the office of mayor is over £25,000. To meet this there is an income of about £8000; other sums accrue from fines and taxes; but it is expected, and is indeed necessary, that the mayor and sheriffs expend considerable sums from their own purses during their year of office; the mayor seldom parting with less than £10,000.


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:00
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 06:58
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 06:56
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