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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 05:27

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En janvier 2011, Rached Gahnnouchi, favori des prochaines élections, surnommé “l’Ayatollah Khomeni Tunisien” a été accueilli à bras ouvert à Tunis pour marquer la fin de son exil politique :
“l’Islam est une religion suprême par rapport à toutes celles qui l’ont précédé.

 

C’est Dieu qui en a décidé ainsi et il en est le garant. [...] Il est écrit que cette religion l’emportera inéluctablement sur toutes les autres religions. [...] Il ne faut pas croire ceux qui vous disent que la politique ne doit pas se faire dans l’enceinte de la mosquée.

 

 

Où se fait donc la politique ? La mosquée est le siège du gouvernement islamique.[...] N’est-ce pas dans la mosquée que la justice est rendue, l’enseignement dispensé et même l’entraînement ainsi que la conduite des opérations militaires ? [...] es musulmans luttent partout et l’Islam connaît un état de grâce sans précédent. Au siècle dernier, les musulmans étaient au nombre de 20 à Paris. Aujourd’hui, ils sont plus de deux millions. [...] Les mosquées, les établissements et les quartiers musulmans ont connu, depuis une vingtaine d’années, une expansion vertigineuse en France. [...] L’lslam politique avance en Jordanie, au Pakistan, au Yémen, en Turquie, en Russie, en Bulgarie. [...] La formidable révolution islamique en Algérie est sans précédent. [...] Priez pour qu’elle soit bénite.[...] N’oubliez surtout pas que vous êtes ici des immigrés au sens de l’immigration du Prophète avec ses compagnons pour étendre l’Islam. [...] Faites en sorte que pas un seul franc ne tombe ailleurs que dans la poche d’un musulman.”
Rached Ghannouchi, leader du parti Ennadha – Le Bourget, Congrès annuel de l’UOIF 1992.

Ici, dans un discours datant du 2 aout 2011, il déclare vouloir la mise en place d’un califat :
http://www.businessnews.com.tn/Rached-Ghannouchi–le-califat-est-notre-ambition-ultime-%28mise-%C3%83%C2%A0-jour-avec-vid%C3%83%C2%A9o%29,520,25959,1

La Tunisie, comme TOUS les pays à majorité Musulmane dans le Monde, tourne en rond, et aura soit un régime à dictature militaire basée sur la source coranique (Turquie, Algérie, Egypte, Maroc, Syrie…), soit un régime Totalitaire contrôlé par la charia (Iran, Arabie Saoudite, Soudan, Yémén, Quatar,…)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 05:18

 

 

 

 

 

 

 

Le proverbe latin « Arx tarpeia Capitoli proxima » qui se traduit par « la Roche Tarpéienne est proche du Capitole » illustre en réalité le fait que, après les honneurs et la gloire, la déchéance peut arriver rapidement…

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 05:10

 

 

Marseille :

http://www.senat.fr/senateur/andreoni_serge08040s.html

Le sénateur-maire PS de Berre mis en examen à domicile

Dans l’affaire Guérini, Serge Andréoni, sénateur-maire PS de Berre, a été mis en examen ce matin pour “complicité de trafic d’influence”. Le juge Duchaine s’était déplacé à son domicile, l’élu n’ayant pas répondu à deux convocations en septembre en raison d’une hospitalisation.

 

 

Le juge lui reproche d’être intervenu dans un différend judiciaire entre l’Agglo de Salon et une des sociétés d’Alexandre Guérini, afin de pousser l’Agglo à prendre un avocat qui était en fait considéré comme favorable à la position du chef d’entreprise.

 

 

 

Dans ce volet de l’affaire, Serge Andréoni aurait fait l’objet de pressions de la part de Jean-Noël Guérini, d’où la mise en examen du président du Conseil général pour “trafic d’influence”.

[...]

La Provence

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 05:10

 

 

Marseille :

http://www.senat.fr/senateur/andreoni_serge08040s.html

Le sénateur-maire PS de Berre mis en examen à domicile

Dans l’affaire Guérini, Serge Andréoni, sénateur-maire PS de Berre, a été mis en examen ce matin pour “complicité de trafic d’influence”. Le juge Duchaine s’était déplacé à son domicile, l’élu n’ayant pas répondu à deux convocations en septembre en raison d’une hospitalisation.

 

 

Le juge lui reproche d’être intervenu dans un différend judiciaire entre l’Agglo de Salon et une des sociétés d’Alexandre Guérini, afin de pousser l’Agglo à prendre un avocat qui était en fait considéré comme favorable à la position du chef d’entreprise.

 

 

 

Dans ce volet de l’affaire, Serge Andréoni aurait fait l’objet de pressions de la part de Jean-Noël Guérini, d’où la mise en examen du président du Conseil général pour “trafic d’influence”.

[...]

La Provence

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 06:40

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Le programme du PS pour 2012 il a déjà été rédigé et approuvé il y a 6 mois par le PS.

C’est donc le même pour tous les candidats.

 

 

Il n’y est pas question de lutter contre la mondialisation, les multinationales, l’emprise des dettes et de la finance, ni de relancer l’économie française en relocalisant des activités industrielles et agricoles. Il est question de régulariser tous les immigrés clandestins, et de recréer des emplois jeunes payés en dessous du SMIC, sans aucunes perspectives de carrière.

Le PS est le parti des employés sous statut de fonctionnaires, en particulier des secteurs de l’Éducation nationale, de la Culture et des Affaires sociales.

Ils bénéficient de la préférence nationale puisque ces emplois ne peuvent pas être pourvus par des étrangers.

 

 

 

une Europe et une france ouvert à tous les vents” : c’est une expression de Marine ça; après c’est elle la démago…

En outre, le PS veut ramener la retraite à 60 ans et à 41 années de cotisation; ça va déranger les immigrés qui en bénéficient sans jamais avoir travaillé.

“Vous n’avez pas travaillé en France ou vous n’avez pas assez travaillé pour avoir des droits de retraite? Vous pouvez demander l’ASPA d’un montant de 7537,29 euros par an.”

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La crise economique de la fin de lánnee et de 2012 va rendre l´impossible possible.

Je ne vois pas Hollande president et je me dis que Sarkozy est loin d´etre battu!

Tout simplement pour les raisons exposes ici, leur programme economique est si minable qu´il sera balaye d´un revers de main.
Mais si Sarkozy est elu, son deuxieme mandat sera un calvaire, il va devoir gerer l´ingerable et toute les idees nationaux seront remis au gout du jour, et pris de plus en plus serieusement par la majoritee.

Je pense qu´il ne tiendra pas 5 ans et que des elections anticipes seront inevitables!

Qui vivra, verra!!

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 06:32

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Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement a décidé en septembre de doubler de 3,5% à 7% la taxe sur les contrats de santé “solidaires et responsables” des complémentaires santé – mutuelles, assurances, institutions de prévoyance -. Objectif : un gain de 1,1 milliard d’euros pour la Sécurité sociale en 2012. Jeudi, la Mutualité française a estimé que les répercutions sur les prix des cotisations atteindraient en moyenne 4,7%.. Ces 1,5% correspondent à “l’évolution tendancielle des dépenses de santé” et à une “extrapolation des économies” décidées dans le cadre du budget de la Sécu, notamment des déremboursements de certains médicaments.

 

 

La Mutualité a entrepris une intense campagne pour combattre cette taxe qu’elle qualifie d’”impôt sur la santé”. Mais pour le gouvernement, les mutuelles ne sont pas obligées de la répercuter sur les cotisations. C’est ce qu’avait dit en septembre le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, assurant que ni les mutuelles ni les compagnies n’étaient en “situation financière difficile”.

Des députés UMP considèrent que compte tenu de leurs importantes réserves, les mutuelles peuvent faire un effort financier dans le cadre du plan de rigueur. Un amendement parlementaire a même été préparé pour éventuellement taxer les “réserves excessives” des mutuelles. Le doublement de la taxe est combattu par la gauche au parlement. Selon un sondage commandé par la Mutualité et publié jeudi, 76% des Français y sont opposés.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 06:12

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Voir toute cette coalition de peuples hétéroclite souligne un point :
Seul les Romains avaient à l’époque conscience d’appartenir à un même groupe. Le concept de « romanité » était très convoité, d’abord par les habitants de la péninsule italienne, le fait d’accéder au statut de citoyen romain fournissait beaucoup d’avantages (quantité de blés gratuite, exonération de certains impôts…) mais était couteux pour l’empire.

Même si les romains n’étaient pas étanches aux autres cultures ; Ils prenaient des autres peuples ce qui leur étaient utile (surtout dans l’armement : glaive espagnole…, mais enrichissaient aussi leur panthéons avec les dieux orientaux…) Ils conservaient quand même une certaine idée de leur identité.

Contrairement aux « barbares » qui intégraient peu à peu l’empire, eux adopte la langue latine, les habits, les titres romains… Cette assimilation fera que nombre de peuples germanique se réclameront de la continuité de l’empire romains.

Les Ostrogoths qui passent sous domination hunnique, perdent aussi leur identité, ils adoptent les vêtements mais aussi la coutume de déformation par aplatissement de la boite crânienne…

 

Les Huns sont un peuple proto-turc

 

 

 

Attila sur le blog de Lutèce

 

: http://www.e-stoire.net/article-28419888.html

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Pour les anglophones, il y a ce documentaire: “Heroes and Villains – Attila the Hun”

 

 http://www.youtube.com/watch?v=lX298F_86PY.

 

 

 fait partie d’une série de documentaires de la BBC dont celui-ci, retraçant la jeunesse de Napoléon de son exil de Corse jusqu’au siège de Toulon:

http://www.youtube.com/watch?v=amrqI7xcqz8.

 

 

 La scène de bataille finale est grandiose. Sur Napoléon, les francophones préféreront celui-là:

 

http://www.youtube.com/watch?v=WQyqpiTp72o.

 

Pour en revenir à Attila, il y a aussi le film Attila the Hun (2001) avec Gerard Butler, ici

 

http://www.youtube.com/watch?v=sJGCXqblVy4&feature=related

 

 

ou là

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=_yAmtD3IWiw&feature=related

 

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Un documentaire en Français de la chaîne Histoire sur Attila
 

 

http://www.dailymotion.com/video/xdz1sw_les-barbares-la-fin-du-monde-1-2_news

 

  1  
Les champs Catalauniques sont une plaine de Champagne.

Ce toponyme historique tient son nom des Catalaunes (Catalauni en latin), un peuple gaulois.

 

 

je croyais ( je crois toujours ) que le mot catalaunique désigne le peuple celte

 


des catalaunes , d'ou viennent les noms des villes Châlon-en-champagne & Châlons-sur-Saône

 

 

 


2  la bataille des champs catalauniques ( celle de 451 , il y a eu aussi celle de 274 ; bien préciser de laquelle on cause ) se serait donc déroulée entre chalon & reims , à l'est de Reims

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 05:53

LA SECONDE BATAILLE DES CHAMPS CATALAUNIQUES

 

 

La bataille des champs Catalauniques (20 juin 451)   

Au cours de l’été 451 apr. J.-C. s’opposent aux champs Catalauniques deux coalitions hétéroclites, l’une emmenée par le patrice Aetius, l’autre par Attila roi des Huns.

La date de la bataille est incertaine (peut-être septembre), le lieu l’est également.

Attila roi des Huns
Le banquet d’Attila, Mor Than (1870).

Les Huns sont un peuple originaire d’Asie, apparenté aux Mongols, qui fait son apparition en Europe orientale au IIIe siècle.

 

 

En 375, les Huns traversent le Don, détruisent l’empire alain des rives de la Caspienne et repoussent vers l’Ouest tous leurs ennemis par la terreur qu’ils inspirent. Attila naît en 395 et est élevé à la cour de Constantinople.

 

 

 Adulte, il retourne dans la vallée du Danube où il gouverne son royaume avec son frère Bléda de 434 (mort de son oncle Ruga) à 445 (assassinat de Bléda).

 

 

 En 446, toutes les tribus des Huns sont rassemblées sous son commandement.

 

I. Les raids sur l’Empire romain (441-451)

Attiré par les richesses de l’Empire romain d’Orient qu’il connaît bien, Attila l’attaque à deux reprises (441-443 et 447-449) jusqu’à mettre le siège devant Constantinople. L’empereur d’Orient Théodose II achète la paix en lui versant d’énormes tributs. Le roi des Huns se tourne alors vers l’Occident et demande la main d’Honoria, sœur de l’empereur d’Occident Valentinien III, prétexte pour attaquer l’Empire (réclamation d’une dot). Il espère s’y approprier de larges territoires dont l’Aquitaine wisigothique. Il peut compter sur quelques alliés, dont les Vandales.

Huns en Gaule
Ville romaine en Gaule saccagée par les hordes d’Attila, Antoine Georges Marie Rochegrosse.

 

Attila passe le Rhin début avril 451 avec une armée d’environ 200.000 hommes (de toutes origines).

 

 

 

Il parvient sans difficulté jusqu’à Metz qu’il assiège et détruit la veille de Pâques (7 avril), massacrant tous ses habitants. Parcourant la Champagne, il s’en prend à Reims, Saint-Quentin et Laon.

 

 

Les Gallo-Romains pensent que le chef des Huns va se diriger vers Lutèce, riche ville de 2000 habitants, mais, apprenant qu’elle est bien défendue (les Lutéciens sont galvanisés par Geneviève qui les exhorte à ne pas quitter la ville mais au contraire à s’armer et la fortifier), il s’en détourne pour Orléans, point de passage obligé pour traverser la Loire.

 

 

 

L’évêque d’Orléans, Aignan, ancien militaire, quitte la ville avant le siège pour implorer l’aide du généralissime romain Aetius à Arles.

 

 

 Consul en 432 et patrice (titre honorifique) en 433, Aetius dispose d’un pouvoir important à Ravenne auprès de l’empereur d’Occident et il connaît bien les Huns pour avoir été dans sa jeunesse otage à la cour du roi hun. Devenu officier romain, il en a recruté à plusieurs reprises dans son armée pour leur courage. Celui-ci demande à Aignan de pratiquer une résistance à outrance jusqu’à son arrivée fixée au 14 juin 451. De retour dans sa cité, l’évêque galvanise ses habitants, leur fait chanter des psaumes et organise la défense. Les Huns, qui possèdent des machines de siège (capturées aux Romains ou construites à l’aide de transfuges romains), lancent plusieurs assauts et finissent par crever la muraille.

Alors que la ville s’apprête à tomber, les habitants voient au loin arriver l’armée de secours commandée par Aetius englobant entres autres les Wisigoths de Théodoric Ier, les Alains de Sangiban, les Burgondes de Gondioc et les Francs saliens de Mérovée (incertain), des Armoricains et des Bretons. En apprenant l’arrivée de l’armée de secours, l’évêque dit « C’est le secours du Seigneur » (Grégoire de Tours, II, 7). Les Huns sont contraints de lever le siège et de se replier. Cette délivrance qui paraît miraculeuse en rappelle une autre, celle de Jeanne d’Arc en 1429. A la mi-juin, les Huns installés au Campus Mauriacus, près de Troyes, sont rattrapés par les troupes d’Aetius.

II. La bataille des champs Catalauniques

Huns à Châlons
Les Huns à la bataille
de Châlons
, Alphonse
de Neuville.

Le déroulement de la bataille nous est connu par l’historien goth Jordanès (de langue latine), qui écrit un siècle après les faits mais qui semble avoir eu à sa disposition des documents fiables. La plaine où s’est déroulée le combat fut appelée « champs Catalauniques », nom qui vient probablement de catalauni (« chefs de guerre ») du gaulois catu, « combat », et de uellaunos, « chef ».

Attila, tout comme Aetius, commande une vaste coalition de Germaniques (il est entouré d’une « tourbe de rois » selon l’expression de Jordanès), où les Ostrogoths de Valamir sont les plus nombreux. Sont présents les Gépides d’Ardaric, les Hérules, les Alamans, les Suèves, les Skires, les Ruges, les Bructères, les Francs ripuaires et les Thuringiens. Les Romains et les Huns sont minoritaires au sein des deux coalitions.

Le nombre de combattants n’est pas connu. Jordanès en attribue 500.000 à Attila, ce qui est invraisemblable compte tenu des moyens logistiques. Les historiens militaires s’accordent autour de 25.000 à 50.000 hommes pour chacune des deux armées, ce qui reste énorme pour l’époque. Selon Jordanès, Attila inquiet consulte ses chamans avant la bataille, lesquels lui annoncent sa propre défaite mais aussi la mort du chef ennemi. Néanmoins, « Attila estima que la mort d’Aetius était souhaitable même au prix de sa défaite. » (Getica, XXXVII, 134-196).

Le matin du 20 juin, Attila décide de se mettre au centre du dispositif. A sa droite sont placés les Ostrogoths et à sa gauche les Gépides et les autres peuples germaniques. De l’autre côté, Aetius met au centre les Alains de Sangiban dont il se méfie, à droite les Wisigoths et les Francs saliens. Le général romain se place à gauche. Son plan consiste à tourner l’ennemi par son aile droite (les Wisigoths).

La nuit même avant la bataille, les Francs rencontrent une armée gépide fidèle à Attila ; l’affrontement qui s’en suit (dans l’obscurité) met hors de combat plusieurs milliers d’hommes de chaque côté.

Le 20 juin en début d’après-midi débute la véritable bataille. Les Wisigoths affrontent et taillent en pièces les Ostrogoths, mais leur roi Théodoric est tué au cours du combat, soit en tombant de cheval, soit en recevant un javelot lancé par Andag, chef ostrogoth. Les Romains et les Francs saliens d’Aetius attaquent les Francs ripuaires, les Thuringiens, les Suèves et quelques Burgondes ralliés à Attila. Les Huns, au centre de la bataille, lancent une violente charge de cavalerie mais se heurtent aux cavaliers alains qui leur tiennent tête. Habitués aux attaques fulgurantes, les cavaliers huns sont peu habitués à soutenir une pression continue de la part de l’ennemi. Les Wisigoths se portant vers les Huns (conformément au plan d’Aetius) forcent Attila à reculer jusque dans son camp circulaire de chariots, alors que la nuit tombe. La prédiction des chamans d’Attila se révèle juste, mais c’est Théodoric qui a perdu la vie, et non Aetius comme le pensait le chef hun.

Le lendemain, les Huns dans leur camp se tiennent prêts à se battre, se préparant à subir un siège. Attila aurait fait élever un bûcher composé de selles de chevaux dans lequel il se tenait prêt à se jeter en cas de défaite. Les Wisigoths cherchent le corps de leur roi. « Ils le trouvent au milieu de très nombreux cadavres, et, l’ayant honoré par des chants, ils l’enlèvent sous les yeux de l’ennemi. Vous eussiez vu des troupes de Goths dans le fracas de leurs voix discordantes qui, alors que la guerre faisait toujours rage, étaient venus rendre les honneurs funèbres » (XLI, 214). Après avoir entrechoqué leurs armes, ils proclament Thorismond, frère de Théodoric, roi.

Aetius et Thorismond décident de ne pas pousser plus loin leur avantage pour des raisons stratégiques. Aetius pense que si les Huns sont éliminés, l’Empire romain d’Occident va passer sous la coupe des Wisigoths (il voit dans les Huns un contrepoids aux Wisigoths). Au contraire, Thorismond se dit que si les Huns sont écrasés, l’Empire va se retrouver fortifié par l’afflux d’un grand nombre de mercenaires Huns. Aucun des deux hommes ne voyant son intérêt dans l’anéantissement des Huns, et le mythe de l’invincibilité d’Attila ayant volé en éclats, l’alliance de circonstance entre Romains, Wisigoths et Alains se brise et Thorismond part pour Toulouse (l’année suivante, les Wisigoths de Thorismond écrasent leurs anciens frères d’armes, les Alains de Sangiban !). Attila peut battre en retraite tranquillement ; il passe le Rhin avec le prestigieux évêque Loup comme otage, pour ne pas être attaqué.

III. Les derniers feux d’Attila (452-453)

Rencontre entre Attila et Léon le Grand - Raphaël
La rencontre entre Léon le Grand et Attila (fresque de Raphaël, 1513-1514, palais du Vatican).

Attila ne revient plus en Gaule, mais ses forces restent suffisamment importantes pour attaquer l’Italie. Après avoir réorganisé ses forces, il descend la péninsule italienne en 452, rase Aquilée (une partie de ses habitants iront se réfugier sur des îlots au Sud, formant l’embryon de la future Venise), pille Milan, Padoue, Vérone et Pavie. Aetius laisse à leur sort les villes du Nord et se réfugie à Rome avec l’empereur ; son projet était de quitter l’Italie avec Valentinien III mais le Sénat s’y est opposé. L’empereur d’Orient Marcien, successeur de Théodose II, apporte son aide en attaquant les Huns du Danube, ouvrant en cela un deuxième front, et en envoyant des auxiliaires en Italie.

L’armée des Huns est affaiblie par la chaleur, les exhalaisons et moustiques des marais d’Aquilée, le manque de vivres (famine de 451), la dysenterie. Alors qu’il marche sur Rome, ville très bien fortifiée, le pape Léon le Grand, ami d’Aetius, se porte à sa rencontre. Au cours d’une entrevue dont le contenu est resté secret, le pape parvient à convaincre le chef hun de se détourner de l’Italie pour retourner en Pannonie.

Le « fléau de Dieu » décède en 453, le soir de ses noces avec une princesse burgonde, des suites d’une hémorragie selon Jordanès. La coalition disparaît avec son chef, ses composantes ne parvenant pas à s’entendre et s’entre-déchirant. Une partie des Huns se dirige vers l’Est, dans la région de la Volga. Ils ne représenteront plus de menace sérieuse. Quant à Aetius, il ne survit qu’un an à son ancien ennemi, l’empereur Valentinien III, ayant peur pour son trône et jaloux de sa gloire, le faisant assassiner en 454.

Sources :
CHAUTARD, Sophie. Les grandes batailles de l’Histoire. Studyrama, 2010.
ROUCHE, Michel. Attila, la violence nomade. Fayard, 2009.

 

 

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 13:23

 

 

FOUDAY      LE BAN DE LA ROCHE 67

 

 

 

http://wikimapia.org/#lat=48.4199734&lon=7.1800804&z=13&l=2&m=p

 

 

 

 

http://wikimapia.org/#lat=48.4199734&lon=7.1800804&z=13&l=2&m=p

 

 

 

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 13:20

 

 

 

Rubanerie Legrand : vestiges et réutilisations

 

 

Fouday est également marqué par le souvenir de la famille Le Grand, ou Legrand.

 

 

 Le Suisse Jean-Luc Le Grand avait transféré sa fabrique de "rubans à soie" à Fouday, en 1813. Il s'était installé là avec plusieurs familles hugenotes et s'était inspiré de l'exemple artisanal de Jean-Georges Reber, industriel ami d'Oberlin qui distribuait du travail dans les villages de montagne vosgienne, notamment dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines.

 

 

 Son fils Daniel Legrand, industriel philanthrope, lui aussi familier d'Oberlin, se présentait simplement comme "un industriel des montagnes des Vosges". Il contribua à l'adoption de la première loi sur le travail des enfants et se soucia de l'éducation de la population.

La fabrique de rubans, notamment de soie fine et de filoselle (une soie grossière) employa jusqu'à 400 hommes, femmes et enfants du Ban de la Roche. Le siège et des ateliers de maintenance, puis de fabrication, se trouvaient à Fouday. Les deux grands bâtiments accolés, construits vers 1840 par les Legrand, subsistent, près de la Chirgoutte, et sont devenus des habitations. Les ouvrier-paysans vinrent d'abord chercher le fil, pour travailler à domicile et rapporter les rubans terminés (il s'agissait le plus souvent d'un complément de revenu), puis le tissage se développa en atelier, à la rubanerie. Les frères Legrand et Louis-Frédéric Fallot, qui leur était apparenté, développèrent le blanchiment et la teinturerie du ruban, fabriquèrent des métiers à tisser.

Une plaque en l'honneur de Daniel Legrand est apposée sur la grande maison où il vécut jusqu'à sa mort, en haut du village. Il repose au cimetière de Fouday, non loin d'Oberlin.

La maison de commerce constituée par Daniel Legrand et son frère Frédéric devint la société Legrand Fallot et cie, puis Oschwald et cie (les Oschwald, originaires de Schaffhouse, en Suisse, achetèrent l'entreprise en 1859. Elle fabriqua des rubans de coton jusqu'aux années 1950.

Les Oschwald habitèrent une grande et simple maison remarquable en raison de sa véranda-terrasse à deux niveaux, proche de la Bruche et de la Chirgoutte.

Originellement couverte d'un essentage de tavaillons côté route, devenue le foyer Sainte-Aurélie, assez délabrée, elle a été rénovée et incluse dans l'ensemble hôtelier Chez Julien lorsque celui-ci s'est étendu sur la rive droite de la Bruche. Cette extension a entraîné l'aménagement du parc en partie public longeant la rivière (la berge rive droite autrefois inondable a été rehaussée), ainsi que la réhabilitation de plusieurs maisons.

Le long mur édifié depuis la rive droite de la Bruche jusqu'à cette maison, en 2008, a été construit avec le grès rose veiné de blanc extrait des carrières encore en activité de Champenay, à Plaine.

 

 

 

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