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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 06:58

 

 

 

 

Désinformation sur les entrées d'immigrés : Polémia fait le point 2013

                

Pour l’oligarque Philippe Manière, « la France a un flux migratoire extrêmement ténu ». Pour le consultant Jean-Paul Gourévitch, « la population d’origine étrangère résidant en France s’accroît au rythme de 0,15% par an » (soit environ 100.000 par an).

 

Ces affirmations sont fausses. Elles minorent gravement la réalité. Jean-Yves Le Gallou en apporte la démonstration.
Polémia.

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1-Ceux qui minorent les flux migratoires ont une excuse : ils s’appuient sur une lecture rapide de certains chiffres de l’INSEE.

 

Cet organisme évalue effectivement « le solde migratoire » à 77.000 en 2011 (entrées nettes d’étrangers corrigées par le flux net de Français partant ou revenant de l’étranger).

 

Mais quand on utilise des statistiques, il faut faire attention aux… astérisques : l’INSEE précise ainsi qu’il s’agit de « données provisoires », appelées, donc, à être corrigées et qui ont été corrigées par le passé. C’est ainsi que de 1999 à 2005 l’INSEE a fait varier son estimation du solde migratoire annuel entre 62.500 et 92.192 avant de procéder quelques années plus tard à un « ajustement ». En bref, de 1999 à 2005, selon les chiffres définitifs de l’INSEE la population française a crû de 3.062.000 habitants :

 

 

1.784.000 étant dû au solde naturel, le reste se partageant entre un solde migratoire de 617.000 et un « ajustement » de 661.000. Qu’en termes pudiques ces choses-là sont dites : le solde naturel (naissances moins décès) étant connu, « l’ajustement » n’est rien de plus que le nom en novlangue du solde migratoire. Ainsi, de 1999 à 2005 l’INSEE a affiché un solde migratoire annuel moyen de 88.000 avant de le réviser en catimini à la hausse et de le porter à 182.000 soit un doublement.

SOURCE : Bilan démographique 2011

2-Le plus étrange est que l’INSEE affiche à nouveau, à partir de 2006, un solde migratoire moyen modeste à hauteur de 76.000 seulement. Par quel miracle le solde migratoire aurait-il pu diminuer de moitié de 2006 à 2011 par rapport à la période 1999/2005, alors même que la délivrance des titres de séjour est restée stable, que le nombre des demandeurs d’asile a fortement progressé et que chaque année les clandestins bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat augmente de 15% par an ? Gageons qu’il n’y a pas de « miracle » et qu’il suffit d’attendre le prochain « ajustement » de l’INSEE.

3-Pour se faire une opinion juste de l’évolution des entrées d’étrangers et de la progression de la population d’origine étrangère nous nous proposons d’analyser l’évolution sur 10 ans du « stock » de populations étrangères et des différents flux d’entrées et de sorties qui l’affectent. Selon les recensements partiels de l’INSEE (Chirac et Jospin ont supprimé les recensements généraux), il y avait 3.771.000 étrangers en France en 2009 au lieu de 3.338.000 en 1999, soit 443.000 de plus en 10 ans, soit 44.000 de plus par an. Dans le même temps, de 1999 à 2009, 1.427.000 étrangers ont acquis la nationalité française et disparu des statistiques comme étrangers. Toujours durant la même période (31 décembre 1999 au 31 décembre 2009), 236.000 étrangers sont décédés (environ 4% du total des décès). Le nombre des étrangers nouveaux s’élève donc à 443.000 + 1.427.000 + 236.000 soit 2.160.000, soit 216.000 par an, soit 0,325% de la population, plus du double de l’estimation de Jean-Paul Gourévitch.

SOURCES :
Population étrangère et immigrée
Accès à la nationalité française
Décès par sexe et nationalité (voir dans le 2e § du texte le renvoi à  « tableau 66 France »)

4-Cette augmentation du nombre des étrangers supplémentaires a deux causes : les naissances et le solde des entrées. Durant cette même période 563.000 enfants sont nés étrangers de deux parents étrangers, soit 56.000 par an (les enfants nés d’un parent étranger et d’un parent français sont réputés français). Par soustraction, cela signifie qu’il est entré, de 1999 à 2009, 1.597.000 étrangers supplémentaires durant la même période, soit 160.000 par an, soit 0,025% de la population. Ce chiffre doit évidemment être considéré comme un minimum : il suppose que le recensement de 2009 ait été correctement effectué et extrapolé, ce qui est douteux. Quoi qu’il en soit, ce chiffre est proche de celui de 200.000 que nous avions avancé, à partir des déclarations d’entrées, lors du dernier colloque de l’Institut de géopolitique des populations.

Le grand remplacement de population

5-Ces chiffres arides ne donnent qu’une idée incomplète du grand remplacement de population en cours. Ainsi, plus du tiers des décès d’étrangers concerne encore des Portugais ou des Espagnols. A contrario, les naissances d’un ou deux parents étrangers concernent à 90% des ressortissants hors Union européenne.

Les statistiques de naissances 2011 de l’INSEE, selon le pays de naissance des parents, sont, elles aussi, éclairantes : sur 823.000 naissances, 604.000 proviennent de deux parents nés en France (Français de souche, Domiens, ou immigrés de deuxième ou de troisième génération) soit 75%. Pour le quart des naissances, les deux parents ou l’un des deux est né à l’étranger : pour 191.000, soit 87%, de ces 219.000 naissances, l’un des deux parents ou les deux parents sont nés hors Union européenne. L’évolution du nombre des naissances de 1998 à 2011 est aussi éclairante : lorsque les deux parents sont nés en France, le nombre des naissances augmente de 2%, lorsque l’un des deux est né en France de 13%, lorsque les deux sont nés à l’étranger de 38%.

SOURCE : Naissances selon la nationalité des parents 

L’analyse de l’indice conjoncturel de fécondité pour l’année 2008 complète ce tableau : le taux moyen de 2,01 par mère est très fortement contrasté : il s’élève à 3,99 pour les femmes étrangères hors Union européenne. Voilà des données à garder en tête quand le gouvernement, l’INSEE, l’INED et les médias se féliciteront des « bons chiffres » de la « natalité française » pour 2012 (cela ne saurait tarder !).

SOURCE : Bilan démographique 2011 / La Fécondité reste élevée

La minoration des chiffres par précaution

Dans la dernière monographie (novembre 2012) de Contribuables associés sur « L’immigration en France, dépenses, recettes, investissements, rentabilité », Jean-Paul Gourévitch réévalue à la baisse – à 17 milliards au lieu de 36 milliards dans sa première étude – le coût de l’immigration. L’étude est intéressante et paraît bien documentée. Son résultat est néanmoins surprenant : en décalage avec les études antérieures de son auteur et les travaux de l’Institut de géopolitique des populations. Polémia va examiner cette étude. D’ores et déjà, il apparaît que sur un point crucial – le nombre d’entrées annuelles d’immigrés – l’étude sous-estime manifestement la réalité comme nous l’avons démontré ci-dessus. Or le coût marginal (en investissement et en charges sociales d’un étranger supplémentaire) est élevé. Les nouveaux chiffres de Jean-Paul Gourévitch sont donc probablement sous-évalués. Dans un domaine où la pression du politiquement correcte est puissante on ne peut exclure l’hypothèse d’une minoration par précaution.

En vérité, là où les statisticiens s’effraient des chiffres qu’ils découvrent, ce sont les écrivains qui aident le mieux à prendre conscience de la réalité. Millet ou Camus nous éclairent davantage que l’INSEE, ou l’INED. Mais cela n’interdit pas de corriger les désinformations. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage !

Jean-Yves Le Gallou
2/01/2013

Voir aussi :

Insee - Population - Bilan démographique 2011
Coût de l'immigration : les étranges contorsions de « l'Express »
Le coût de l'immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d'euros
Rapport au Parlement sur « Les orientations de la politique de l’immigration et de l’intégration » pour 2010. Décembre 2011.

  Crédit photo : par looking4poetry, manifestation contre le centre de rétention de Vincennes, via Flickr (cc)

 

Jean-Yves Le Gallou

Le : 31 Décembre 2012

Pour se faire pardonner, la France accroît l'immigration algérienne…

repentance parlementalgérien colonisation françoishollande réciprocité   

Les mots les plus durs et souvent inadaptés, prononcés notamment par François Hollande lui-même lors de son discours devant le parlement algérien le 20 décembre dernier, ont ravivé les passions et provoqué certains débordement verbaux. Dans le but de mieux apprécier les retombées de ce discours et sans vouloir attiser la polémique surgie, Polémia a relevé sur le site suisse Commentaires.com un article sous la signature de Philippe Barraud qui, au delà des échanges passionnés franco-français, donne une analyse, froide mais argumentée, que nous soumettons à nos lecteurs. Une vision depuis l’étranger est souvent positive.
Polémia.
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M. François Hollande, venu faire acte de repentance devant un pouvoir non-démocratique en Algérie, a contribué au déclin de la France. C’était le énième avatar du « sanglot de l’homme blanc », prêt à sacrifier ses valeurs et sa civilisation sur l’autel de la culpabilité.


Tout le monde y a pensé, mais personne n’a osé l’exprimer: l’Algérie est un pays autoritaire qui méprise les droits de l’homme et en particulier ceux des femmes, où les libertés sont une chimère, où l’économie est en ruine depuis un demi-siècle malgré une manne pétrolière dont on ne sait pas à qui elle profite. Et pourtant, le président de la France vient courber la tête devant un tel pouvoir. Mais bien sûr, dans l’esprit de l’homme blanc repentant façon Hollande, cette situation est la conséquence directe de la colonisation.

Donc, c’est de notre faute, tout ce qui va mal dans les pays pauvres – ils ne sont pas en voie de développement, ils sont toujours plus pauvres, donc appelons un chat un chat – est toujours de la faute de l’Occident chrétien (chrétien, façon de parler, hélas), tandis que ces pays pauvres sont automatiquement parés de toutes les qualités, puisqu’ils sont des victimes.

Il est évident que la colonisation a eu des aspects barbares. Mais on ose dire, contrairement aux affirmations de M. Hollande, qu’elle a aussi eu des aspects positifs. Si l’Inde est aujourd’hui la plus grande démocratie du monde, qui oserait prétendre que la colonisation anglaise n’y est pour rien? Rejeter le passé en bloc, ainsi que le fait M. Hollande, revient à juger globalement L’Histoire de la France comme honteuse et condamnable. Ce faisant, il agit en idéologue socialiste, mais certainement pas en citoyen français, et encore moins comme le premier d’entre eux. De quel droit peut-on juger et condamner nos prédécesseurs à la lumière des valeurs d’aujourd’hui? Aurions-nous fait mieux qu’eux, à leur place? C’est faire preuve d’une rare outrecuidance que de prétendre savoir trancher entre le bien et le mal, et rejeter ceux qui, il y a plus d’un siècle, ont eu la malchance de ne pas s’inscrire dans les bonnes cases des grilles de lecture socialistes contemporaines.

L’Histoire a eu lieu, on ne peut pas la changer, donc, inutile de s’humilier au nom d’une sorte de masochisme purificateur. Au demeurant, lorsqu’il pousse son sanglot d’homme blanc, M. Hollande ne réalise pas qu’il méprise ceux qu’il veut flatter, et aux yeux desquels il croit devoir racheter son pays. L’excellent Pascal Bruckner, qui inventa d’ailleurs le concept du « sanglot de l’homme blanc » (1), analyse finement cette dérive dans son livre La tyrannie de la pénitence (2).


Voici un extrait que l’on recommande à M. Hollande et à ses faiseurs de discours: « La vague de repentance qui gagne comme une épidémie nos latitudes et surtout les principales églises n’est salutaire qu’à condition d’admettre la réciproque : que d’autres croyances, d’autres régimes reconnaissent, eux aussi, leurs aberrations ! La contrition ne saurait être réservée à quelques-uns et la pureté consentie comme une rente morale à ceux qui se disent humiliés. Pour trop de pays, en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine, l’autocritique se confond avec la recherche d’un bouc émissaire commode qui explique leurs malheurs: ce n’est jamais leur faute, toujours celle d’un grand tiers (l’Occident, la mondialisation, le capitalisme). Mais cette division n’est pas exempte de racisme: à refuser aux peuples des tropiques ou d’outre-mer toute responsabilité dans leur situation, on les prive par là même de toute liberté, on les replonge dans la situation d’infantilisme qui a présidé à la colonisation. Chaque guerre, chaque crime contre l’humanité chez les damnés de la terre serait un peu notre faute, devrait nous inciter à battre notre coulpe, à payer sans fin le fait d’appartenir au bloc des nations opulentes. Cette culture de l’excuse est surtout une culture de la condescendance. Rien ne nous autorise à couper l’humanité entre coupables et innocents : car l’innocence est le lot des enfants mais aussi des idiots, des esclaves. Un peuple qui n’est jamais tenu comptable de ses actes a perdu toutes les qualités qui permettent de le traiter comme un semblable. »
Ajoutons cette phrase, dans une note de bas de page, à propos de l’Algérie qui exige des excuses de la France: « Eh bien, qu’on admette publiquement la réalité de la sale guerre, l’usage de la torture, la brutalité de la colonisation dans ce pays. Mais qu’on invite les Algériens à faire de même, à dévoiler leurs parts d’ombre, à balayer devant leur porte. Réciprocité absolue! »
Il n’en est rien bien sûr, on le sait. Au contraire, M. Hollande croit devoir faciliter l’émigration algérienne en France, comme pour racheter le passé, en facilitant l’obtention de visas pour les Algériens ! On croît rêver… La France n’a sans doute pas assez de chômage avec des immigrés non qualifiés, pas assez de problèmes avec les communautés maghrébines qui ont chassé la République des cités, pas assez à faire à gérer les jeunes enragés qui s’abandonnent au jihadisme faute de perspectives, pas assez de familles nombreuses qui vivent exclusivement d’une politique sociale intenable. 
Créer un tel appel d’air à l’immigration musulmane, aujourd’hui, dans une France en voie de paupérisation rapide, voilà une faute politique gravissime, que sanctionnera la crise qui vient. Car bien entendu, lorsque M. Hollande annonce aux Français que la crise est derrière nous, il leur ment éhontément, comme on parle à des faibles d’esprit – ou à d’anciens colonisés. La crise, c’est demain.

Philippe Barraud
Commentaires.com
25/12/2012

 

 

Notes :
(1) Pascal Bruckner, Le sanglot de l’homme blanc, Seuil 1983, réédition 2002, 309 pages.


 

 

 

 

(2)

Pascal Bruckner, La tyrannie de la pénitence. Essai sur le masochisme occidental, Grasset, 2006, réédition Livre de poche, collection Littérature & documents, nov. 2008, 251 pages.

Correspondance Polémia – 31/12/2012

Image : Devant le Parlement algérien, le président de la République a reconnu solennellement jeudi 20 décembre les « souffrances que la colonisation française » - un « système profondément injuste et brutal » - a infligées au peuple algérien. | AFP Philippe Wojazer – Le Parisien.fr, 20/12/2012.

 

Philippe Barraud

 

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 06:40

 

 

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Le : 31 Décembre 2012

Il pleut dans les couloirs du RER/ La France d'aujourd'hui, c'est la Pologne des années 1980

    paupérisation malbouffe mendiants rer pauvreté drogue    

Tribune libre

Quel était le pays le plus déprimant, le plus repoussant sur terre dans les années 1980 ? A l’enfant que j’étais alors, les images de Pologne montrées au JT paraissaient venir d’une autre planète – la planète grise. Pourtant, aujourd’hui, j’ai l’impression de vivre dans cette Pologne des années 1980. C.C.
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Il y a la pauvreté d’abord. La récente « conférence contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale » s’en est inquiétée, débouchant sur un « pacte de solidarité » annoncé par le premier ministre. Autant de jolis mots qui masquent très mal la terrible réalité : 9 millions de personnes, soit 14% de la population, vivent en dessous du seuil de pauvreté (fixé à 964 euros par mois pour une personne seule). La réalité crue de la pauvreté nous saute de plus en plus violemment à la figure. Les bidonvilles ont refait leur apparition tout le long du périphérique, le bois de Vincennes est investi été comme hiver par des sans-abris vivant sous la tente, les marchés de biffins permettent à ces pauvres de gagner 5 euros par jour en vendant de la nourriture périmée à d’autres pauvres. A côté de cette misère – très souvent d’importation –, il y a aussi la pauvreté petite bourgeoise, celle de ces Français qui vous demandent discrètement un euro ou deux pour manger, ou qui renoncent à chauffer leur logement. Ce n’est pas l’augmentation prévue du RSA qui va remédier au problème. Si le choix politique de l’assistanat marchait, ça se saurait. La préférence française pour l’assistanat est, au contraire, le terreau de la pauvreté, notamment parce qu’il encourage son importation.

Il pleut dans le RER

La pauvreté n’est pas qu’individuelle. En témoigne l’indigence des infrastructures. Certes, le TGV est formidable, mais de moins en moins de gens le prennent car son prix a explosé. L’usage d’une voiture, et même sa simple possession, étant devenu un luxe, nombreux sont ceux qui sont de fait assignés à résidence, comme l’étaient les malheureux Polonais que nous regardions avec pitié dans les années 1980.

Parlons donc des infrastructures que nous pouvons ou devons utiliser, celles du quotidien en région parisienne. Il pleut dans le RER. Non, j’exagère, il ne pleut pas encore sous terre, mais l’humidité suinte des murs et des plafonds lépreux et l’usager slalome entre les flaques et le troupeau. Le RER est plein toute la journée, mais aux heures de pointe, les gens sont traités comme du bétail. Pas comme des salers sur les pentes du massif Central, non, comme du bétail de batterie. En plus d’être inhumaines et dégradantes, les conditions de transport sont telles qu’elles sont dangereuses. Il y aura des morts un jour, et d’ailleurs il y en a déjà (agressions, « pousseurs »). Autre joie du transport, le défilé de mendiants de toute sorte qui énervent ou émeuvent (et dans le dernier cas finissent par coûter cher). Le métro de Moscou, au moins, était propre, beau et ordonné.

« Vous avez vu leur tête ? »

Et la profonde dépression qui se lit sur les visages… Où est la Parisienne des gravures de mode et celle que s’imaginent les étrangers ? Les femmes que l’on voit dans les transports en commun n’ont pas plus envie de s’habiller que les Polonaises des années 1980. Là, l’argent seul n’est pas en cause. C’est bien l’envie qui manque. L’envie de plaire, l’envie de se plaire, l’envie de se faire beau pour les autres, pour paraître en société.

A quoi bon se faire beau dans une société aussi laide ? En haut, il y a les soi-disant « élites », en fait la nouvelle nomenklatura : footeux, mannequins, acteurs, chanteurs, politiques et « grands » journalistes, en vacances d’hiver à Marrakech en leur riad. Et en dessous il y a tous les autres – même ceux qui ne s’en rendent pas encore compte – voués à des autoroutes trop chères, à des routes saturées, à des transhumances annuelles et à des séjours touristiques de plus en plus brefs. Invités à se précipiter dans des magasins encore ouverts le 23 et le 24 décembre jusqu’à minuit pour pouvoir acheter leurs « derniers cadeaux ». Il y a la consommation pour les pauvres – les cadeaux made in China achetés dans la cohue – et celle pour les riches, l’équivalent français et actuel des magasins d’Etat soviétiques et des beriozka réservées aux possesseurs de devises. La malbouffe pour le grand nombre, et la gastronomie pour les riches. En région parisienne, voit-on encore des ouvriers manger dans des petits restos ? Non, les ouvriers vont à la boulangerie s’acheter une quiche qu’ils mangent dehors, comme les étudiants, comme les « profs » (on n’ose plus parler de professeurs), comme les employés de bureau dont les tickets restaurant couvrent non pas le prix d’un resto mais celui d’une quiche et d’une boisson gazeuse à la Défense.

« C’est la débandade généralisée ! »

La pauvreté collective, c’est aussi celle des services publics en déshérence. Hôpital, école, université, police, justice, armée, la paupérisation avancée gangrène tous ces secteurs. A la poste, vous avez de la chance si vos cartes de vœux ne mettent pas plus d’une semaine à arriver et si vos colis ne sont pas ouverts et pillés. Il est un domaine toutefois où l’Etat français sait encore être efficace : le recouvrement de l’impôt, surtout sur les classes moyennes.

« Joyeuses fêtes ! »

La pauvreté collective est aussi spirituelle. Haine de soi et démoralisation imposée aux Français, avec pour résultat une défrancisation massive, manifeste dans la langue de tous les jours, les prénoms, la disparition de l’histoire de France. La belle fête de Noël est réduite à la surconsommation alimentaire et matérielle, sans plus aucune référence chrétienne. D’ailleurs le mot même de Noël, pas assez « inclusif », tend à être remplacé par celui de « fêtes ».

Big brother est partout

Et pire que tout, le mensonge permanent dans lequel nous vivons, et l’autocensure. Car la police de la pensée rôde, certes, sans violence physique, mais après tout même la Stasi utilisait plus la contrainte psychologique que la violence physique. Est-on libre quand on risque son travail ou un contrôle fiscal pour penser et surtout vouloir faire savoir que l’immigration n’est pas forcément une chance pour la France, que l’avenir européen n’est pas radieux et/ou que le pays est dirigé de façon catastrophique et irresponsable depuis 30 ans ? Pierre Sautarel a été convoqué une quinzaine de fois au commissariat en un an par des autorités qui l’accusent d’être responsable du blog fdesouche. Pour l’affaire de la mosquée de Poitiers, quatre militants ont été mis en examen et contraints à se présenter chaque semaine au commissariat de Poitiers, même quand ils habitent à l’autre bout de la France. Leur porte-parole a été viré de son école et est convoqué au commissariat le 31 décembre au soir. L’arsenal répressif est riche, entre les lois liberticides et les intimidations et vexations de toute sorte.

300 000 à 400 000 citoyens français vivent dans la capitale britannique

Et puis, il y a l’exode de tous ceux qui le peuvent : les riches, mais aussi les jeunes, et ceux qui ont un diplôme vendable à l’étranger. Le phénomène est absolument massif et n’a pas encore fait l’objet de la prise de conscience qu’il mérite. La dette, la paupérisation, les bidonvilles, même, tout cela a fait l’objet ou est en train de faire l’objet d’une prise de conscience : même le JT de France 2 en parle ! Quand les médias parlent de l’émigration – qu’ils préfèrent d’ailleurs qualifier du nom euphémisant d’expatriation – c’est pour la présenter comme un phénomène positif, et non comme la véritable sécession à bas bruit qu’elle est souvent.

La drogue, la recherche du bonheur ou le rejet de la débine ?

Pour ceux qui ne peuvent pas changer de vie, il y a aussi la fuite dans la drogue ou dans les médicaments psychotropes. Les jeunes Français sont les plus gros consommateurs de cannabis et les Français (surtout les femmes) sont champions du monde de la consommation d’antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères. Comme toujours, on accuse les médecins, qui prescrivent trop, paraît-il. Mais ne faudrait-il pas s’interroger plutôt sur le besoin auquel ces médecins répondent ?

Conclusion : les Français sont pauvres et malheureux !

Les Français vivent mal, les Français sont pauvres. Le Tiers-Monde sans le soleil, c’est ça la France d’aujourd’hui. Face à une telle dépression, il n’y a qu’une alternative : la renaissance ou le suicide. En Pologne, pendant l’Avent, il y a des chorales d’enfant, des crèches et des vendeurs de carpes à tous les coins de rue. Toute l’année, les ouvriers et les employés mangent au restaurant, dans des restaurants où la patronne fait la cuisine. Trouverons-nous notre Solidarnosc ?

Cathy Cardaillac
26/12/2012

Les intertitres sont de la rédaction

Correspondance Polémia – 31/12/2012

Image : Big Brother Award 2009 par ThomasBredenfeld, via Flickr (cc)

 

Cathy Cardaillac

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 06:30

 

 

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Le : 28 Décembre 2012

Hollande salue l'Aïd-el-Fitr et oublie… Noël !

 

Dans la chaleur estivale du mois d’août, notre Président normal prit la peine d’abandonner un instant sa Valérie en bikini sur la plage de Brégançon pour aller poster sur le site de l’Élysée un message à l’attention des musulmans de France. 

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Saluant la fin du mois de Ramadan, il leur disait :

 

 

 

« A l’occasion de l’Aïd-el-Fitr, j’adresse tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France.

 

 

Je souhaite que cette fête du pardon, du partage et du souci de l’autre, contribue à la concorde, dont notre Nation a tant besoin.

 

 

 

Je tiens à réaffirmer mon attachement à l’égalité républicaine, qui protège tous ses citoyens et résidents, sans discrimination. La laïcité, qui assure la liberté de conscience comme elle garantit la liberté religieuse, demeurera indéfectiblement la règle de notre République. »

 

 

 

Sans doute distrait par une nuit de réveillon laïc et républicain chez sa nouvelle belle-mère, à Angers, François Hollande n’a pas songé à adresser ses vœux de Joyeux Noël aux chrétiens de France.

 

 

 

Derrière l’attitude volontairement grossière et ouvertement discriminatoire, pour le coup, on rappellera à François Hollande qu’il n’a pas seulement un physique à porter la bure pour vendre du fromage ou de la bière à la télé, mais bien des titres qui, attachés à sa fonction de président de la République, marquent les liens historiquement indéfectibles qui unissent la France et l’Église.

 

 

 

En effet, et l’on ne sache pas qu’il y ait renoncé, François Hollande est aujourd’hui :

  • – premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran, à Rome

 

  • – chanoine de l’abbaye de Beauchêne, à Cerizay (Deux-Sèvres)

 

  • – proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun (Hautes-Alpes)

 

  • – proto-chanoine de la basilique Notre-Dame de Cléry (Loiret).

 

  • – et enfin chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, de Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Julien du Mans, Saint-Martin de Tours, Saint-Maurice d’Angers, Saint-Jean de Lyon, Saint-Étienne de Châlons et Saint-Germain-des-Prés, à Paris.

 

A ce jour, il n’est ni mufti honoraire de la Grande mosquée de Paris, ni rabbin de cérémonie à la Grande synagogue.

 

 Peut-être le regrette-t-il mais c’est ainsi, même s’il se fend d’un message officiel pour saluer la fin du Ramadan ou s’il coiffe la kippa une fois par an pour se rendre avec tout son gouvernement au déjeuner du CRIF.

 

 

 

La France a une histoire dont tout président de la République est l’héritier, même socialiste et bouffeur de curés.

 

 

François Hollande s’honorerait en ne l’oubliant pas.

Marie Delarue
Boulevard Voltaire
26/12/2012 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 08:02

 

 

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Des choses sont à retenir de l’interview.

 

 2% de déplétion pétrolière par an conduirait 1% de récession mondiale permanente, soit, 20% environ de régression du PIB mondial (et donc du niveau de vie) sur 20 ans, et une augmentation de 800% du prix du baril (et donc X8 pour l’essence, environ).

Cependant, ce responsable de modélisation avoue qu’il y a des effets de seuil imprévisibles, possiblement en cascade. Par exemple, on pourrait imaginer qu’au dela de 200€ le baril le tourisme souffre énormément, ce qui pourrait avoir un impact sur l’automobile, et l’aviation, etc…

 

 

Par contre, ce qui m’étonne au plus haut point, c’est qu’il ne fait pas le lien entre le plateau pétrolier de 2005 et la crise de 2007. Bien sûr, on ne peut pas l’affirmer ainsi sans plus d’explication. La crise de 2007 aurait eu lieu sans pic pétrolier.

 

 La différence ? c’est qu’elle aurait eu lieu plus tard (légèrement), et surtout qu’elle serait déjà finie. La reprise aurait repris ! C’est la toute la différence. Le pic pétrolier empêche toute reprise.

D’autre part, on peut aller plus loin et affirmer que justement, cette crise a été le résultat du premier choc pétrolier : le plateau de production par personne est en 1979 (qui coïncide avec le plateau de production onshore, le pétrole le plus facile a exploiter – et ce n’est pas un hasard car l’autre pétrole, il faut aller le chercher dans des conditions plus difficiles). Si nous empilons les dettes et les bulles depuis 30 ans, ce n’est pas pour rien. Cela fait 30 ans que l’économie patine en réalité. Le plateau de 2005 à juste donné la pichenette qui manquait. Le pic pétrolier absolu, donnera la dernière pichenette à l’économie avant qu’elle ne s’effondre (lentement ou brutalement, mais inévitablement

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Le FMI manque aussi le lien avec les crises précédentes. Crise financière de 1907 juste avant que le charbon n’atteigne son « pic vapeur ». Crise qui s’est terminée en guerre mondiale. Puis, pendant 30 ans, pendant que le charbon continuait son déclin, le temps que le pétrole prennent le relais, on se retrouve avec une énorme crise financière (1929) qui se solde par une dernière guerre mondiale, qui sera en réalité, la guerre pour le contrôle du pétrole.

 

Si Hitler a envahit la Pologne, c’était pour l’accès au pétrole.

 

 

Ce n’est pas très différent de la guerre récente en Lybie, qui survient, comme par hasard, juste après qu’on y ai découvert un gisement géant de gaz (NC007).

 

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s’est produit la même chose en 1313, avec le bois/sidérurgie (grâce a l’invention des roues à aubes quelques décennies plus tôt qui ont accéléré l’utilisation du bois dans les fourneaux – coïncidence, c’est justement en ce moment qu’on est en crise pour les hauts fourneaux de Florange) qui atteint son pic, ce qui provoque, crise financière de Venise (mais ce n’était pas orchestré comme le prétends l’article, c’était le résultat de la pénurie de bois), famine, puis guerre des cents ans (1337-1453), puis épidémies de pestes, le temps qu’on trouve d’autres solutions pour la croissance économique : ce sont les grandes découvertes (1419 par les portugais) qui marquent le renouveau.

 

 

 

Mais il reste une objection à traiter : la crise serait du aux inégalités, au fait que les riches s’accaparent trop de richesse, et ruinent les pauvres, provoquant ainsi chômage et misère. Ce ne serait donc pas les lois de la physique qui provoqueraient les pénuries, mais l’avarice. Pour preuve, le maïs qui est utilisé pour faire de l’essence. C’est un peu vrai. Mais ce n’est qu’un phénomène à la marge.

Vous pouvez être aussi riche que vous le voulez, vous ne mangerez que 3 fois par jours. Vous pouvez être aussi riche que vous le voulez, vous n’habiterez au final qu’une seule maison. Ok, elle sera plus grand, plus belle, mieux située. Un riche n’habite pas toute une ville à lui tout seul ! Par contre, la richesse donne le pouvoir de décider pour les autres. Quand quelqu’un est endetté, vous ne voulez pas sa maison, vous en faites un esclave, c’est bien plus intéressant. (je simplifie – les gens expulsés existent parce que les banques ont l’espoir que d’autres les remplaceront – mais au final, c’est un jeu à somme nulle, on vous logera contre travail) D’autant qu’il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui il y a beaucoup de riches « virtuellement », en billet de banque, mais billets qui ne peuvent rien acheter, qui ne valent rien

 

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enfin, que dire d’un riche qui possède une usine … 10 usines ? Les riches ne possèdent pas que des maisons et des belles voitures, ils possèdent surtout des usines, des robots. Un riche au final n’utilise qu’une seule voiture, voire un jet, pour se déplacer. Il ne peut pas en utiliser 2 pour se déplacer. Il ne prive pas le reste du monde de pétrole, d’espace, de ressources (ou très peu à l’échelle de la planète). Et puis il fait travailler les fabricants de voiture, de maisons, etc… il donne du travail. Et les riches sont souvent obligés de ré-investir la majeure partie de leur richesse. Ils ne peuvent en réalité jouir que du surplus. Sous peine de voir leur richesse s’amenuiser très vite ! Ils sont donc obligés de faire tourner l’économie.

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Donc l’impact des riches, et les chiffres le confirment, ne se fait sentir qu’en période de pénurie d’énergie (les inégalités régressent pendant les 30 glorieuses partout sur la planète). En période de croissance, au contraire, ils agissent comme catalyseur économique (globalement ! il y a toujours quelques profiteurs/tricheurs qui ne jouent pas le jeu). Le facteur primordial duquel les autres découlent est donc l’abondance d’énergie.

Nous retrouvons à chaque fois le même schéma : invention technologique, boom économique et démographique, surexploitation des ressources, pic, crise financière, famines, guerres, épidémies.

  • 1313 : pic du bois/haut fourneaux – crise de Venise – guerre de cent ans – peste noire
  • 1913 : pic du charbon/machine a vapeur – crise de 1907, 1929 – 2 guerres mondiales – grippe espagnole
  • 2013 : pic du pétrole/moteur a explosion – crise de 2007 des subprimes – émeutes de la faim, révolutions arabes – pas encore de grosse guerre ni d’épidémies.

Nuance : Le pic charbon Anglais date de 1913, mais les effets se sont fait sentir avant. Car avant d’atteindre le pic, ils ont sûrement du augmenter les efforts d’extraction. Les dates sont la à titre indicatif voire symbolique pour montrer le parallèle.

Et tout ça le FMI refuse de le voir. En effet, l’entropie est un point aveugle de l’économie, de même que l’énergie, de l’aveu même du conseiller. C’est pourtant presque uniquement de ça qu’il s’agit.

Conclusion ?

Nos dirigeants, même après 5 ans de crise, même après 30 ans de difficultés, même après plusieurs leçons historiques, ne parviennent toujours pas a voir/comprendre ce qui se trame. Ils continueront donc à nous imposer de mauvaises solutions. La crise va s’aggraver. La seule solution serait de faire un diagnostique correct. La, nous aurions seulement une chance d’en sortir, sans garantie, mais une chance tout de même. La, l’issue tragique est inévitable.

 

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PS : mon approche analytique n’est pas traditionnelle. Je n’utilise pas la logique analytique, mais la logique analogique. C’est pour cela que je peux « voir » des choses que les analystes ne voient pas. Pour donner un exemple : il n’y a aucun lien de cause à effet direct entre la guerre mondiale de 1913 et le pic charbon de 1913. La guerre mondiale a été provoquée par des tensions entre les pays, par des rivalités de personnes, etc…

 

Donc « en apparence », on ne peut pas dire que les 2 sont liés. Pourtant, ils sont bien liés temporellement. Et, c’est la même chose pour les crises financières, c’est une « coïncidence » s’il n’y en a pas pendant la période de boom pétrolier. Analytiquement, il n’y a aucun lien entre les 2. En fait, les liens existent, mais demandent une analyse transversale systémique … hors de portée du raisonnement classique. Je n’ai pas encore pris le temps et la peine d’expliquer cette façon différente de penser, très familière aux yogis.

 

 

C’est ce que j’expliquais : la crise est une crise de la rationalité.

 

 

C’est notre manière de réfléchir, et de penser le monde qui est en cause. Nous devons désapprendre à penser …

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 07:47

Historique

Éléments étymologiques 

 Du point de vue du lexique, on peut dire que l'histoire du mot devance en quelque sorte l'histoire de l'objet.

On rencontre en effet haut fourneau dès le XVe siècle. Mais jusqu'au XIXe siècle, cette appellation côtoie régulièrement d'autres appellations comme fourneau, fourneau à fer, fourneau de fusion, grand fourneau, fourneau élevé, etc. Ces noms renvoient tous à un fourneau de coulée par opposition au bas fourneau à loupe. Mais les hauteurs, qui varient de 5 à 20 mètres, ne jouent aucun rôle.

Dans les relevés nombre de fourneaux sont plus hauts que des hauts fourneaux. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle, que l'objet rejoint le nom. Comme l'écrit Roland Eluerd :

« Poli par quatre siècles d'histoire, le nom haut fourneau pouvait devenir le pur symbole de la modernité, superbe présent du passé au vocabulaire d'une sidérurgie où le fourneau, dressé à plus de quarante mètres, véritable signal de l'entreprise, deviendrait incontestablement le haut fourneau[1]. »

Genèse et développements du haut fourneau

Les premiers à avoir développé le haut fourneau furent les chinois (voir Histoire de la production de l'acier#Chine et Extrême-Orient)

Au cours du XIVe siècle, la force hydraulique est appliquée pour la ventilation des foyers ou bas fourneaux utilisés pour extraire le fer du minerai.

 

 L'utilisation de roues à aubes ou à godets en remplacement de la force humaine permet d'augmenter la puissance des vents. Ceci permit l'augmentation de la hauteur des fours jusqu'à atteindre quatre à cinq mètres. Avec un fourneau de cette hauteur et les températures permises par les nouveaux soufflets, le fer une fois réduit se combinait au carbone, produisant de la fonte, dont la température de fusion (environ 1 200 °C) est nettement inférieure à celle du fer pur. On obtenait donc de la fonte liquide au bas du fourneau, et non plus la loupe de fer pâteux qu'il fallait jusque-là extraire du fourneau pour l'amener à forger.

En Europe, le lieu et la date précise d'apparition des hauts fourneaux ne sont pas encore établis avec certitude ; ils semblent avoir été connus au XIVe siècle dans la région de Liège ; des structures fouillées en Suède ainsi qu'en Westphalie, datée du XIIIe siècle pourraient également être des fourneaux de ce type. Ils se généralisent au XVe siècle dans la plus grande partie de l'Europe du Nord.

La conséquence majeure de la production de fonte est que les hauts fourneaux peuvent fonctionner en continu, la fonte étant périodiquement coulée, alors que le bas fourneau doit être arrêté pour extraire la loupe qui s'y est formée. Au XVIIIe siècle, la durée d'allumage des hauts fourneaux allait généralement de cinq à

Représentation d'un haut fourneau au XVIIe siècle[2]. Sur la coupe en haut à gauche (fig. 79), on distingue un soufflet et sur la coupe en haut à droite, le trou de coulée (fig. 80)[note 1]

 neuf mois en fonction de la disponibilité de l'énergie hydraulique ; ils étaient rechargés par le gueulard en charbon de bois, minerai et castine ; la fonte était coulée une à deux fois par jour.

 

 

En 1709 a lieu la première coulée au coke au Royaume-Uni à Coalbrookdale (Shropshire) par Abraham Darby (1678–1717). Le coke remplace le charbon de bois dans l'alimentation du fourneau. Le procédé au coke est perfectionné par le fils et petit-fils d'Abraham Darby (qui s'appellent également Abraham Darby). Cependant, la fonte produite de cette manière est dans un premier temps impropre à l'affinage (décarburation pour produire du fer forgé), ce qui explique qu'à cette époque l'utilisation du coke ne se généralise pas. En 1760, le Royaume-Uni ne compte que dix-sept hauts fourneaux au coke et ce n'est qu'en 1780 que son usage se généralise.

 

En France, les premiers essais au coke n'ont lieu qu'en 1769 à Hayange (aujourd'hui dans le département français de la Moselle) avant que soient construits, sous la direction du Britannique William Wilkinson, les hauts fourneaux au coke du Creusot.

 

 Cette production peine cependant à concurrencer la production traditionnelle au charbon de bois : elle ne la dépasse qu'en 1853, à la faveur de l'explosion de la demande due au développement du chemin de fer. En 1860, encore un tiers de la fonte française est produite dans des hauts fourneaux au charbon de bois.

Paysage industriel des hauts fourneaux d'Anzin, avant la Première Guerre mondiale

Au XIXe siècle l'utilisation du coke provoque un changement radical dans la technique. La hauteur des hauts fourneaux atteint trente mètres, les creusets s'agrandissent, la cuve est supportée par une charpente métallique. Les soufflets sont remplacés dès 1776, par les premières machines soufflantes - des pistons en fonte actionnés par la vapeur - qui sont le fruit de la collaboration entre l'ingénieur écossais James Watt et Wilkinson[3].

En 1828, le Britannique Neilson a l'idée de chauffer le vent (air injecté dans le bas du haut fourneau). En 1829, il réalise la première machine industrielle qui chauffe l'air à 150 °CClyde, au Royaume-Uni). Ceci permet d'économiser un tiers du charbon par rapport au procédé de l'époque. Le procédé est rapidement adopté.

 

 

À la même époque, en 1814, le Français Aubertot, parvient à capter les gaz émis au gueulard avant que ceux-ci ne s'enflamment au contact de l'air.

 

 

Ce gaz, combustible, est utilisé en 1837 par l'Allemand Faber du Faur pour préchauffer le vent dans un four tubulaire. En 1870, les Britanniques Cowper et Whitwell mettent au point un four utilisant les gaz de gueulard, fondé sur le principe de l'accumulation/restitution de chaleur, et capable d'atteindre de hautes températures.

Capacités et productionÀ titre indicatif, en 1806, la production de fonte dans un haut fourneau est de 4 tonnes/jour, en 1850 elle passe à 15 tonnes/jour. En 1974, le haut fourneau 4 d'Arcelor Dunkerque, avec ses 14 m de diamètre au creuset (ce diamètre, ou le volume de la cuve, est la donnée la plus significative pour juger la capacité) s'adjuge brièvement le record mondial[4]. Il peut fournir plus de 10 000 tonnes de fonte par jour.

Cependant, aujourd'hui, la plupart des hauts fourneaux ont une taille légèrement plus petite, même si chaque rénovation d'un creuset est généralement mise à profit pour en augmenter la taille. Un diamètre de 11 m pour une production journalière de 6 400 t/jour est caractéristique d'un gros haut fourneau moderne.

 

Ce tonnage correspond bien aux capacités des outils situés en aval, à l'aciérie.

Parallèlement à l'augmentation de la taille, l'abandon des minerais pauvres, comme la minette lorraine, a permis, à dimension égale, de quasiment doubler la production de fonte d'un haut fourneau.

Parmi les coproduits issus d'un haut fourneau, on peut citer :

  • le laitier de haut fourneau, généralement valorisé comme matière première dans la fabrication de ciment. Pour un haut fourneau fonctionnant avec des minerais de fer riches, on atteint généralement une proportion 317 kg de laitier de manière régulière pour 1 tonne de fonte produite.
  • le gaz récupéré au gueulard, qui correspond à l'air chaud injecté au creuset, dont l'oxygène est devenu du monoxyde de carbone, est un bon combustible.

Il faut aussi mentionner le haut fourneau comme un outil de production du manganèse (par la production de ferromanganèse[5]), du silicium[6] (production de ferrosilicium) et du plomb[7]. En 1992, 30 % de la production de manganèse étaient issus de cette filière[8] (le reste étant élaboré au four électrique) ; pour le plomb, la proportion atteignait 71 %[9].

Constitution et fonctionnement[modifier]

Appareil[modifier]

Les différentes parties du haut fourneau
  • La cuve, de forme cylindrique élargie dans le 1/4 de sa base, est constituée de briques réfractaires soutenues par une armature extérieure en tôle.
  • Le chargement s'effectue par le haut (minerai de fer, déchets ferreux, coke).
  • La récupération de la fonte s'opère par coulée au bas du four.
  • Une injection d'air est effectuée au plus large du four, afin d'entretenir la combustion du charbon, permettant ainsi la fusion de tous les éléments.
  • La coulée de laitier, qui correspond aux scories issues de la fusion des stériles du minerai, se fait après la coulée de fonte (le laitier flottant sur la fonte, il n'apparait au trou de coulée qu'une fois que le niveau de fonte dans le creuset est suffisamment bas). Si le haut-fourneau consomme des minerais pauvres en fer, la quantité de laitier produite peut imposer l'utilisation d'un trou dédié, situé plus haut.
  • La température est variable en fonction de la hauteur dans la cuve (de haut en bas):

Compte tenu de la forte présence de carbone au cours du processus, le produit obtenu est un alliage fer-carbone de type fonte (taux de carbone supérieur à 2,1 %).

Installations périphériques[modifier]

Si la cuve d'un haut-fourneau est la partie la plus critique de l'outil, celle-ci ne représente qu'une petite partie des installations. La marche d'un haut-fourneau ne peut en effet pas s'envisager sans:

Plan incliné pour bennes téléphériques aux hauts-fourneaux de Völklingen

Un atelier, de dimensions parfois imposantes, stocke, crible et pèse les matières premières pour constituer les charges qui alimenteront le haut-fourneau. Ces charges calibrées, constituées de coke ou de minerai de fer, sont amenées au sommet de la cuve (le gueulard) par un plan incliné (si celui-ci est alimenté par skips ou bennes téléphériques), par un élévateur vertical à bennes ou par une bande transporteuse. Au gueulard, un dispositif (cloches ou pelle) étale la charge pour constituer les strates de minerai de fer et de coke.

  • les halles de coulée

Plus qu'une halle, l'endroit où la fonte et le laitier débouchent est un véritable outil: le bouchage et le débouchage régulier du trou de coulée, la séparation de la fonte du laitier (par siphon si le trou de coulée est commun au deux produits), l'entretien des rigoles à fonte et à laitier, l'analyse et l'aiguillage des liquides en fusion vers les poches, ... en font un ensemble distinct et complexe. Les contraintes mécaniques et thermiques liées au passage régulier de fluides chauds amènent généralement à des conceptions de rigoles et de dalles articulées.

  • une installation de dépoussiérage des gaz

Les gaz issus du gueulard ont traversé les charges enfournées, en se chargeant de particules abrasives et polluantes. Le dépoussiérage de ces énormes quantités de gaz se fait généralement en deux étapes: une étape sèche (par cyclone ou pot à poussière) puis une étape humide dans un laveur.

  • les compresseurs à vent froid et les fours à vent chaud

L'air soufflé dans les tuyères est réchauffé dans des fours à vent chaud (souvent appelés cowpers), qui sont chauffés par la combustion du gaz de haut fourneau. Une fois chauds, la chaleur est restituée à l'air de soufflage qui atteint 1 200 °C. Les cowpers, qui sont généralement au nombre de 3 par haut-fourneau, sont des constructions aussi imposantes que la cuve elle-même.

Installations annexes[modifier]

Si les formes générales de la cuve ont peu évolué ces dernières décennies, beaucoup d'installations périphériques sont apparues ces dernières années. Leur rôle est essentiel pour assurer l'efficacité économique de l'outil, son adaptation aux évolutions économiques (fluctuations des cours des ferrailles, du minerai de fer, du charbon, ...)

  • injection de charbon

Cette installation est composée d'un broyeur à charbon, d'un sécheur et d'un silo d'injection à débit contrôlé. Le charbon, finement broyé, est injecté au niveau des tuyères, en même temps que l'air chaud et aide à l'obtention d'une atmosphère réductrice riche en CO. Les avantages recherchés sont :

    • substitution du coke par du charbon meilleur marché
    • amélioration du rendement chimique, le charbon étant injecté au meilleur endroit pour jouer son rôle d'agent réducteur
    • limitation de la teneur en soufre dissous dans la fonte qui est amené par le coke
    • enrichissement en CO du gaz de haut-fourneau qui devient meilleur combustible

Historiquement, l'injection de charbon a été précédée des injections fioul, moins performantes, mais qui n'exigeaient pas d'installation de broyage. Une injection de 200 kg de charbon par tonne de fonte produite est un point de fonctionnement fréquemment visé.

Le volume de laitier produit par un haut-fourneau est comparable à celui de la fonte. La valorisation de laitier en tant que remblai concassé est faite en coulant le laitier liquide dans des fosses, où celui-ci va craqueler en se solidifiant. Plus rentable, la vente sous forme de granulat est réalisée par des installations de bouletage, qui sont aujourd'hui progressivement remplacées par celles de granulation. Dans ces installations, le laitier liquide est violemment refroidi au contact d'eau. Le produit obtenu est un sable fin et homogène qui se vend aux cimenteries ou aux verreries.

Les réactions chimiques[modifier]

Le haut fourneau est un réacteur chimique, dont le fonctionnement à contre-courant (les gaz montent alors que la matière solide descend) lui assure un excellent rendement thermique.

Réactions globales[modifier]

Le principe est de réduire par le monoxyde de carbone les oxydes de fer présents dans le minerai de fer métal.

Production de l'agent réducteur CO (monoxyde de carbone) :

La réaction globale est la suivante :

\mathrm{C + \frac{1}{2} O_2 \longrightarrow CO} (a)

Compte tenu de l'excès de carbone et de la température, il y a conversion de la totalité de l'oxygène en monoxyde de carbone.

Il est en fait produit par la succession des deux réactions suivantes :

\mathrm{C + O_2 \longrightarrow CO_2} (b)

puis

\mathrm{C + CO_2 \longrightarrow 2CO} (c) (réaction de Boudouard)

À partir de là, la réaction de réduction des oxydes de fer est la suivante :

\mathrm{Fe_2O_3 + 3CO \longrightarrow 2Fe + 3CO_2} (d)

Le coke a donc deux fonctions :

  • par combustion, il produit l'agent réducteur (a) par combustion notamment en sortie des tuyères. La réaction est fortement exothermique, on atteint des températures de 2 200 °C.
  • Il consomme le dioxyde de carbone (CO2) produit par la réduction des oxydes de fer (c) pour régénérer l'agent réducteur (CO) des oxydes de fer.

La réduction des oxydes de fer[modifier]

Les oxydes de fer se réduisent suivant la séquence suivante :

\mathrm{Fe_2O_3 \longrightarrow Fe_3O_4 \longrightarrow FeO \longrightarrow Fe}

L'enchaînement de température au niveau de la cuve est le suivant (en partant du haut de la cuve en fonction de la température :

  • T > 320 °C
    \mathrm{3Fe_2O_3 + CO \longrightarrow 2Fe_3O_4 + CO_2} (e)
  • 620 °C < T < 950 °C
    \mathrm{Fe_3O_4 + CO \longrightarrow 3FeO + CO_2} (f)
  • T > 950 °C
    \mathrm{FeO + CO \longrightarrow Fe + CO_2} (g)

dans le bas de la cuve, il y a régénération de CO par la réaction de Boudouard (c) à une température d'environ 1 000 à 1 050 °C.

Évolutions récentes ou à venir[modifier]

Améliorations récentes[modifier]

Les recherches et modernisations actuelles visent essentiellement à améliorer la rentabilité et la durée de vie de l'outil. Cependant, la limitation de l'impact environnemental d'un haut fourneau est aujourd'hui une préoccupation essentielle.

  • Améliorations économiques
    • Augmentation de la taille. Cette tendance, amorcée très tôt dans l'histoire des hauts fourneaux, se justifie par la réduction des frais d'investissement et de fonctionnement, qui augmentent moins vite que la taille de l'installation.
    • Circuit de préparation et d'enfournement des matières premières polyvalent et configurable. L'époque où la charge d'un haut-fourneau ne se composait que de minerai et de coke est révolue. Certains hauts fourneaux peuvent remplacer leur minerai par des déchets ferreux, mixer les qualités de minerais. Il est alors essentiel de contrôler finement l'arrivée et la disposition des charges dans le gueulard.
    • Adaptation aux combustibles bon marché, en remplaçant le coke par une injection de charbon, de gaz naturel ou de mazout aux tuyères. L'évolution des prix de chacun de ces combustibles a justifié le remplacement du mazout par du charbon broyé après le deuxième choc pétrolier[10].
    • Augmentation de la pression dans la cuve pour améliorer le rendement de la carboréduction. Une pression supérieure à 2 bar est un objectif courant pour un haut-fourneau moderne[note 2].
    • Amélioration de la qualité de la fonte : pour l'ensemble de la filière « des raisons économiques s'opposeront, en effet, à ce qu'on multiplie assez les opérations de l'affinage pour tirer d'une mauvaise fonte un fer parfait[11] ».
  • Améliorations de la durée de vie
    • Creuset en matériau réfractaire à base carbone, à très haute conductivité thermique (le refroidissement du creuset crée alors une couche de fonte solidifiée qui protège les briques). La durée de vie des creusets a doublé en 30 ans: elle était de 10 ans en 1980, les objectifs actuels sont de 20 ans. Cet aspect est essentiel quand on sait que la réfection d'un haut fourneau est dictée par l'état de son creuset et que ce chantier peut atteindre, en 2010, 100 millions d'euros.
    • Refroidissement renforcé de la cuve. Là aussi, l'objectif est de créer une couche protectrice qui va protéger les parois de l'abrasion due au minerai.
  • Améliorations environnementales
    • Passage en circuit fermé des circuits d'eau de refroidissement et de granulation de laitier[12].
    • Récupération de chaleur, notamment des fumées des fours de réchauffage du vent (cowpers)[12].
    • Récupération de l'énergie de détente pneumatique des gaz captés au gueulard par un ensemble turbo-alternateur[12].
    • Condensation de vapeur, notamment celles produites lors de la granulation de laitier, pour éviter l'émission de dioxyde de soufre ou de sulfure d'hydrogène[12].

Perspectives[modifier]

L'adoption de l'injection de charbon pourrait atteindre des niveaux proches de 300 kg de charbon par tonne de fonte produite. Cette injection de charbon, accompagnée d'une augmentation de la teneur en oxygène du vent soufflé dans le haut fourneau, qui dépasserait alors 50 %, doperait encore la productivité du haut fourneau. Mais surtout, celui-ci se métamorphoserait alors en un véritable gazogène, qui serait alors couplé à une unité de production d'électricité[13].

D'autres pistes font également l'objet d'intenses recherches : réinjecter aux tuyères le CO capté au gueulard amènerait aussi à un fonctionnement où l'azote, gaz inerte, serait limité au maximum de manière à doper la productivité du haut fourneau. Dans ce cas, c'est surtout la production de gaz à effet de serre qui serait réduite, puisque le gaz ne serait plus brûlé pour produire de l'électricité [14].

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Ces deux coupes d'un four de section octogonale ont été réalisées en 1716 pour le physicien Réaumur. Conservées dans ses papiers, avec d'autres planches et documents, elles sont finalement publiées dans les planches de l'Art des forges et fourneaux à fer, par Gaspard de Courtivron et Étienne Jean Bouchu, en 1761.
  2. L'augmentation de la pression va notamment ralentir les gaz réducteurs, ce qui donne plus de temps aux réactions chimiques pour se produire.

Références[modifier]

  1. Roland Eluerd, Les Mots du fer et des Lumières : Contribution à l'étude du vocabulaire de la sidérurgie française (1722-1812), Paris, Honoré Champion, coll. « Bibliothèque de littérature moderne », 16 décembre 1993, 524 p. (ISBN 2852033186) (OCLC 231616930), p. 192 
  2. Adolf Ledebur (trad. Barbary de Langlade revu et annoté par F. Valton), Manuel théorique et pratique de la métallurgie du fer, Tome I et Tome II, Librairie polytechnique Baudry et Cie éditeur, 1895 
  3. Rémy Volpi. Mille ans de révolutions économiques: la diffusion du modèle italien. Editions L'Harmattan, 2002 Consulter en ligne [archive]
  4. Olivier C. A. Bisanti, « L’aventure sidérurgique de Fos-sur-Mer [archive] », Soleil d'acier, 15 avril 2002
  5. Edmond Truffaut, « La fabrication du ferromanganèse en France, 1875-2003. Naissance, vie et mort d'un procédé industriel. [archive] », Soleil d'acier, 30 octobre 2004
  6. N. Kanda & K. Mpiana, « Etude sur la fabrication de ferrosilicium au bas-Congo [archive] » sur http://docs.google.com [archive], Bulletin du centre de recherches géologiques et minières, 2004. Consulté le 06/11/2009
  7. Schéma d'un haut fourneau à plomb [archive]. Consulté le 2009-07-04
  8. Description du Manganèse sur SfC.fr [archive]. Consulté le 2009-07-04
  9. Description du Plomb sur SfC.fr [archive]. Consulté le 2009-07-04
  10. Codetec et Cerchar (préf. J. Rastoin), Injections de charbon aux tuyères des hauts fourneaux, t. 11, Paris, Editions Technip, coll. « Cahier de l'utilisation de charbon », 1988, 113 p.     -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 07:36

QUENECAN

GUERLEDAN

SAINTE-BRIGITTE 56 

PERRET 22 

FORGES BOIS

MORBIHAN  56

CLEGUEREC  FORET 

METALLURGIE  LAC

 

 

 

 

 

 

http://ablogjeanfloch.over-blog.com/article-30265963.html

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Forges_des_Salles

 

 

 

 

 

http://www.photos-bretagne.com/photo_bretagne/france/images/90/Morbihan/Pays_de_Cleguerec/461/photo_Forges-des-Salles.aspx

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 07:25

 

 

 

 

ouverture 4 décembre  2012 le LOUVRE-LENS

toute personne qui ose critiquer cette arnaque

politicarde est un fou salaud

 

En décembre 2012 , la foule des veaux débiles est priée sommée d'applaudir

et la majorité des veaux se presse d'ailleurs pour applaudir leurs grand chefs  manitous guidant le peuple minier vers

le bonheur culturel après avoir été cul-terreux gueules noires

( Delcourt, maire PS âgé de Lens , cumulard

  PERCHERON , cumulard PS , président âgé du conseil général du Pas-de-Calais revitalisé )

     Coût majoré par rapport au devis initial , faux devis initiaux pour faire passer le suppositoire mais SILENCE TOTAL lors de l 'inauguration

 

aucune enquête par de VRAIS journalistes

présentation médiatique uniquement faite par des journaleux LECHE-CULS

 

Hollande est venu inaugurer , entouré par une

smala de courtisans , gorilles , flics

en se foutant totalement des oeuvres,

en lisant sans enthousiasme le texte qu'on lui

a écrit

 

des mineurs retraités ont servi , bien déguisés, de marionnettes historiques , falsifiant de nouveau encore

l'histoire du Pas-de-Calais dont la VRAIE histoire n'est que très peu liée au charbon , petit phénomène localisé dans le temps ( période courte au vue de la totalité de l'Histoire ) et dans l 'espace la plus grande partie du département était , est et sera paysanne .

 

Tout est statistiquement falsifié

 

 

 
      Va """" revitaliser"""" l'ex bassin minier
      en créant de la dette et en gaspillant du fric
      sans création de richesses vraies
      folie ( votée par RAFFARIN avec toutes les cliques PS PC du Nord-Pas-de-Calais )   députeux-maires cumulards socialos et faux communistes  
 
             -------------------
      j'avais  visité en 2011 le chantier
      visites publicitaires organisées par la
      ' maison du projet ' 
      public de veaux benis oui-oui écoutant béatement les boniments ,la   pub des animatrices vendeuses médiatiques 
      '''' développement durable prononcé environ 100 fois ""
 
           style visite Union Soviétique par Gide
           tout est merveilleux
           grâce à notre députeux cumulard sénile 
      ( alors qu'ils détruisent un espace minier en train de se reboiser )
 
      ( et bâtiment recouvert d'aluminium )
      ( un des pires matériaux en écologie )
  
   """créera de l'emploi """ 
 
    déjà prévu à 150 millions d'euro
    au départ 114   
  déjà  36 millions de surcoût officiel 
 
   à mon avis terminera a 200 ou 300 ( si chiffres non dissimulés)
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     bien sûr ,l' architecte N 'A PAS PU ETRE FRANCAIS
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    filé à des japonais !!!
    coût +++++   Venues des japonais en avion pour visites du chantier
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savent-ils qu il neige aussi et gêle dans le pas-de-calais ???
 bâtiment en plein vent
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sera BBC , mais ne sont pas vraiment sûrs du système prévu
  ( géothermie !!!! )
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les travaux ont déjà été interrompus au départ
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musée construit AU-DESSUS des galeries de mines abandonnées ,
EN COURS D EFFONDREMENT !!!
 
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et tutti quanti
de la folie

Le : 27 Décembre 2012

Louvre Lens, un cadeau empoisonné ?

 démocratiser dispersion lens louvre musée     

Christine Sourgins, tout comme sa consœur Aude de Kerros bien connue des lecteurs de Polémia, est artiste, écrivain, historienne et critique d’art – art contemporain, cela va sans dire, pour en « déconstruire la déconstruction ».

 

 

 


Attentive à tout événement culturel, elle s’intéresse à la muséologie, ce qui l’a conduite tout naturellement à suivre le projet du Louvre Lens et de donner un commentaire sitôt son inauguration du 4 décembre dernier, publié sur son blog sourgins.over-blog.com le 17 décembre. Polémia le présente ci-après à ses lecteurs.
Polémia
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Paris est favorisé en musées, la faute, non aux Parisiens mais à l’histoire ; la capitale est aussi plus centrale que Lens, cette fois c‘est la géographie qu‘il faudrait incriminer : pour les « Sudistes » venir voir des œuvres majeures du Louvre dans le Pas de Calais, va s’avérer beaucoup plus compliqué et onéreux.

 

 

La moitié de la France est pénalisée de fait. Il y a pire : certes le bassin minier a beaucoup souffert mais est-il le désert culturel qu‘on nous serine ? Deux des plus riches musées de France, Lille et Arras, sont respectivement à une demi-heure et un quart d’heure de train. Plutôt que de créer un nouveau musée, n’aurait-il pas mieux valu aider ceux déjà existants ? Louvre Lens a dérapé sur le plan financier avec 50% d’augmentation soit un coût de 150 millions qui explique que les autres musées du Nord-Pas-de-Calais voient leurs budgets diminuer... Et depuis quand « déshabiller Paul pour habiller Pierre » s’appelle décentralisation ?

 

 


Si la construction de cette antenne de province se justifie pour des raisons d’équité ou de compensation de pertes d‘activités, combien de villes méritantes et déshéritées auront-elles droit à leur antenne ? Vider le Louvre parisien n’y suffirait pas, sauf à le mettre sur roulettes pour un grand tour de France : à quand la caravane du Louvre ?

 

 

Démocratiser l’art

Le résultat ? Extérieurement pas de grand geste architectural, l’agence japonaise Sanaa, a privilégié une structure basse, dont la discrétion laisse dubitatif : est-ce un musée ou une aérogare ? La volonté de nier la notion de « Palais » accolée au (vrai) Louvre, est claire : il faut montrer qu’on démocratise la culture et donc priver le peuple de Palais (démocratiser voulant dire : ne pas lui donner des idées de grandeur). En revanche, à l’intérieur, tout le monde reconnaît une belle lumière, une qualité de visibilité des œuvres indéniable. L’immensité des lieux est spectaculaire, c’est vrai, mais « La Liberté guidant » le peuple de Delacroix, fleuron de la présentation, « flotte » dans cette Kunst-hall démesurée : « je la voyais plus grande » commentent certains visiteurs.

Assemblage temporel

Le gros du spectacle est donc la Galerie du Temps qui présente de manière chronologique et transversale, des d’œuvres du IVe millénaire avant Jésus-Christ au XIXème siècle. En fait ces œuvres n’ont d’autre lien que d’être des chefs-d’œuvre du Louvre et d’avoir appartenu à la même époque. Mais tel peintre florentin connaissait-il l’œuvre du céramiste musulman exposée quelques pas plus loin ? Le lien entre deux œuvres d’une même époque n’est pas toujours évident et, faute d‘explication, le visiteur peut penser que deux œuvres de la Renaissance sont influencées l’une par l’autre, alors que toutes deux ne font que se référer à l’Antique. Voilà posé le problème de la contemporanéité : si on est toujours contemporain de ce que l’on regarde, deux artistes vivants au même moment peuvent fort bien ne partager aucune communauté de pensée. Le Louvre Lens fait donc, involontairement, une démonstration de la relativité de cette notion pourtant si hégémonique et si politiquement correct qu’est « le contemporain ».

« Déshabiller Paul pour habiller Pierre »

L’amateur qui fréquente déjà ces chefs-d’œuvre appréciera une sensation de proximité nouvelle. Un peu comme lorsqu’on croise en villégiature des voisins trop connus, M. Bertin (portraituré par Ingres) par exemple, que l’on redécouvre alors sous un autre jour ; cependant ces voisins là sont des exilés forcés supportant des transports dangereux. Les œuvres sont fragiles, ainsi des experts, dont M. Pomarède conservateur en chef des peintures au Louvre, se sont alarmés en vain de l’état du tableau de Delacroix : visiblement les politiques (*) n’en n’ont cure et ont décidé de brandir « La Liberté guidant le peuple » jusqu’à ce que la toile s’effondre. Inquiétant symbole.
Si le Louvre a pu être privé d’œuvres insignes, c’est que sa cohérence interne est niée, comme l’est celle de l’exposition Raphaël : le Balthazar Castiglione a été décroché sans vergogne plus d’un mois et demi avant la fin de cette grande exposition : bref « Déshabiller Paul pour habiller Pierre » devient le maître mot de la politique muséale française.
Le dépeçage de la collection du Louvre, entre Atlanta puis Abou Dhabi ou Lens montre un Palais parisien ravalé au rang d’un entrepôt, d’un show-room où l’on pioche à volonté pour faire des coups médiatiques. Le Louvre parisien est en train de devenir un gruyère, certains s’amusent déjà à en photographier les vides, tandis que d’autres s’agacent des audio-guides commentant les tableaux absents des cimaises…

En ce mois festif de décembre, Le Louvre Lens pourrait bien être un cadeau empoisonné.

Christine Sourgins
Le blog de Christine Sourgins 
17/12/2012

(*) Sur les enjeux politiques voir A. Warlin « La face cachée du Louvre », Michalon, p.73 et ss. Les intertitres sont de la rédaction

Correspondance Polémia – 27/12/2012

Image : Louvre Lens par jamesskirk.eu, via Flickr (cc)

 

Christine Sourgins

Le : 31 Décembre 2012

Du Louvre de Lens au Palais des Beaux-Arts de Lille, culture européenne et patriotisme régional vont de pair

 lille louvre-lens expositiontemporaire renaissance muséedelachartreuse douai palisdes beauxarts    

29 décembre 2012, Lens. Dans la longue file des visiteurs qui s’étire des parkings à l’entrée du musée, de l’entrée aux caisses, des caisses au vestiaire, du vestiaire au contrôle, voici la famille Vanackere, venue en voisine, de Cappelle-en-Pévèle (Nord) : les 100.000e, 100.001e, 100.002e et 100.003e visiteurs du nouveau Louvre-Lens, inauguré le 4 décembre dernier. Une famille bien de chez nous. A.D.
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La veille, nous avons vu la même foule attendre patiemment sous des draches, comme elle attend pour entrer au stade Bollaert ou à un concert de Johnny. Une foule du Nord et du Pas-de-Calais, avec, ici ou là, quelques Wallons, Flamands, Néerlandais, Anglais ou Allemands. Bien sûr, l’entrée est gratuite, bien sûr, les médias ont martelé qu’il fallait « y être ». Mais il n’empêche : cette foule est calme, digne, révérencieuse, un peu ébaubie devant tant de merveilles. Rien à voir avec les cohortes de touristes qui « font » le Louvre au pas de charge pour grimacer devant La Joconde. Rien à voir avec ces clubs de dames BCBG qui pépient derrière leur conférencière. Rien à voir avec ces profs frustrés qui traînent des Jennifer et des Slimane aux yeux éteints. Ici, c’est le patriotisme régional qui est en marche, une nouvelle fierté enracinée – et cela se mérite. Certes, ce nouveau musée collectionne les critiques – trop cher, trop politique, trop emprunteur – mais si la France, la vraie France, se retrouve à Lens, n’est-ce pas une belle réussite ?

Et le Parisien ? S’il vient en train, il peut emprunter une navette gratuite, ou parcourir une « trame verte », alibi écolo et aseptisé qui lui cache la vraie vie des ch’tis : maisonnettes vétustes, appentis bricolés, potagers étiques. Le Parisien automobile, une fois quittée l’autoroute, ne trouve aucun panneau indiquant le musée. Il traverse la ville à l’aveuglette, avant de se retrouver devant… la gare, et d’aller stationner sur les immenses parkings du stade. Car aucun lien organique ne relie encore le musée à la ville. Construit sur un ancien carreau de mine, le bâtiment de verre et d’aluminium poli émerge de la boue, au cœur d’un parc paysager en devenir. Sous un ciel bas et gris, on se prend à fredonner du Brel…
Le Parisien visite d’abord l’exposition temporaire consacrée à la Renaissance. Les salles sont vastes, les circulations aisées, les éclairages parfaits, les chuchotis feutrés, la ventilation efficace et silencieuse. Les panneaux et les cartels sont très pédagogiques, parfois savants, avec l’indication de la provenance des œuvres – collections royales, guerres révolutionnaires, saisies napoléoniennes… On apprend au passage que le Louvre continuait ses acquisitions dans les pires périodes de vaches maigres, comme en 1945.
Et les œuvres, dans tout cela ? Elles ont été empruntées pour la plupart… au Louvre. Au grand dam des habitués (mais y en a-t-il encore ?), quelques « locomotives » ont quitté Paris, comme le Portrait de François Ier de Titien, la Vénus de Cranach, la Sainte-Anne de Léonard de Vinci ou L’Arc de triomphe de l’Empereur Maximilien 1er de Dürer. De nombreuses œuvres ont, elles, été extraites des réserves et restaurées. D’autres encore, venues du musée d’Ecouen ou du musée des Arts décoratifs, se réveillent ici d’un sommeil languissant. Pas d’emprunt donc à des musées étrangers, ce qui limite sûrement les complexités du montage de l’exposition, tout autant que son rayonnement intellectuel, comme le regrettent les spécialistes.
Le Parisien, après quelques belles heures de contemplation, se sent le besoin de nourritures terrestres. Fuyant la cafétéria, ayant oublié son pique-nique – qu’il aurait partagé dans un espace lumineux fort accueillant –, il avise une petite brasserie lensoise, dont la patronne se démène pour satisfaire cette nouvelle clientèle. Mais, las, une heure plus tard et toujours sous la pluie, la file d’attente s’est encore allongée, défiant les meilleures bonnes volontés. L’immense hall est comble, le musée définitivement saturé. Le Parisien reviendra…

Le calme et la solitude, notre Parisien les retrouve en fin de journée dans un charmant petit musée : le musée de la Chartreuse, à Douai – à une demi-heure de Lens. Les bâtiments du XVIIe siècle, restaurés après de multiples turpitudes, abritent des œuvres saisies dans les églises et monastères à la Révolution, un fonds enrichi de dons, legs, achats et dépôts de l’État. Quel plaisir de contempler des œuvres de Véronèse, de Bellegambe ou de Jules Breton dans un silence religieux ponctué des savantes explications du gardien !

Le lendemain, notre Parisien se rend au Palais des Beaux-Arts de Lille. Ce bâtiment néo-classique de la fin du XIXe siècle, bien assis sur sa gloire bourgeoise, fait face à la Préfecture – il ne manque que les flonflons d’un kiosque à musique. Ce musée municipal se veut le second musée de France pour la richesse et l’éclectisme des collections, dont une partie est constituée des irremplaçables dépôts… du Louvre. Pas grand monde dans les salles permanentes. Hélas, quelques seaux et autant de serpillères témoignent du déplorable état des toitures. Il a même fallu décrocher les tableaux éclaboussés à chaque averse… Visiblement, les budgets culturels lillois vont à des manifestations plus ostentatoires, voire mégalomanes, et oublient le nécessaire entretien de l’existant.
Les visiteurs se pressent, en revanche, pour admirer une exposition sur les « Fables du paysage flamand » au travers des œuvres de Bosch, de Brueghel, de Patinir et de leurs émules. Sociologiquement, le public est un peu plus embourgeoisé qu’à Lens, mais tout aussi homogène. Venu de cette Europe baignée par la mer du Nord, la Meuse et l’Escaut, il est chez lui dans ces paysages brumeux, dans cet imaginaire tour à tour truculent et angoissant, entre symboles chrétiens, mythes profanes et croyances païennes. Les œuvres proviennent de collections et de grands musées français mais aussi d’Anvers, de Bruges, de Bruxelles, de Rotterdam et de Gand, sans oublier Florence, Rome, Londres, Madrid ou Vienne, preuve de l’influence flamande dans l’Europe entière.

Anne Dufresne
29/12/2012

Voir :

Le Louvre-Lens
Le musée de la Chartreuse de Douai
Le Palais des Beaux-Arts de Lille
Le dossier de presse de l’exposition
« Fables du paysage flamand »

Voir aussi un point de vue plus critique sur le Louvre :

Louvre-Lens, un cadeau empoisonné ?

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:59

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35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

2 décembre 2012

35 heures : Rendons à César ce qui appartient à Jules – Par Yves Cadic

 -  Le 10 octobre 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, annonçait le dépôt d’un projet de loi concernant la réduction du temps de travail, au nom de la lutte contre le chômage et du progrès social. Il revient naturellement à Martine Aubry, ministre du Travail et de l’Emploi, de mettre en musique cette grande affaire.

 

Les 35 heures deviennent la durée légale du travail au moyen de deux lois votées en juin 1998 (Aubry 1) et en décembre 200 (Aubry 2).

 

Cette réforme a un impact immédiat sur les finances publiques.

 

 

En effet les aides que le gouvernement a dû mettre en place pour alléger, au niveau des bas salaires, la charge des 35 heures payées 39 ont bien pesé sur le déficit, et lourdement. Ces allègements de charges sociales atteignaient 10,5 milliards d’euros par an dès 2002. En 2007 on passait à 12 milliards.

Une étude de l’INSEE assure que les lois en question ont permis la création d’environ 350.000 emplois entre 1998 et 2002.

 

 

 Grâce à la réorganisation du travail, aux allègements de cotisation sociale et à la modération salariale, les 35 heures n’auraient pas engendré de « risque de dégradation de la compétitivité et du profit des entreprises » (Le Figaro, 31/10/12).

L’UMP a rapidement fait de l’abolition des 35 heures son cheval de bataille.

 

 

 

Ainsi, pendant sa campagne électorale de 2007, Nicolas Sarkozy y voit une « erreur économique énorme ».

 

 

C’est aussi l’occasion pour lui de souligner que « les 35 heures, c’est la régression sociale ». « On ne tient plus le coup. Les 35 heures, tel que cela existe aujourd’hui, c’est intenable », ajoute Jean-François Copé. Il serait facile d’aligner les phrases anti-35 heures prononcées par les leaders de la droite.

 

 

Leur force de conviction étonne, leur absence de mémoire désespère.

 

 

Là encore la preuve est apportée qu’en politique on peut raconter n’importe quoi sans craindre de se voir « recadrer ».

 

 

En effet, l’invention des 35 heures revient à Gilles de Robien (photo en Une) (UDF), ministre du Travail (1995-1997) à une époque où le président de la république s’appelait Jacques Chirac et le Premier ministre Alain Juppé.

 

 

La loi de Robien reposait sur le volontariat. Les entreprises intéressées signaient une convention avec l’Etat ; bien entendu le texte prévoyait un allègement des charges sociales patronales – compensation oblige – puisque les 35 heures se voyaient rémunérées 39.

 

Les grandes entreprises employant un personnel nombreux travaillant à la chaîne comprirent l’intérêt qu’elles pouvaient retirer de cette innovation. En combinant gains de productivité et aides de l’Etat, l’opération se révélait blanche, voire profitable. Trouvant la recette formidable, Martine Aubry la systématisa, l’étendant aux PME, à l’Administration et aux hôpitaux ; les 35 heures devinrent obligatoires.

Longtemps député-maire d’Amiens, en Picardie, le giscardien Gilles de Robien a aujourd’hui disparu de la scène politique. Candidat malheureux au poste de directeur général du Bureau International du Travail (BIT) en mai dernier – il avait reçu l’appui de François Hollande – il a été élu  pour une année président du conseil d’administration du même BIT le 15 juin.

 

Lot de consolation, il est également depuis 2007 « ambassadeur chargé de la cohésion sociale ».

Yves Cadic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 06:57

 

 

Rosporden : Une cité bretonne mobilisée pour la défense de l’emploi

3 décembre 2012

Rosporden : Une cité bretonne mobilisée pour la défense de l’emploi

03/12/2012 – 19h00
ROSPORDEN

 

 Près de 1.500 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Rosporden (29) pour protester contre la fermeture annoncée de la conserverie Boutet-Nicolas. Une mobilisation sans précédent de la population de cette commune du Sud-Finistère pour la défense de l’emploi.

 

 

L’annonce faite par la Cecab, le 25 octobre dernier, de sa décision de fermer l’usine de transformation de légumes et de la plate-forme d’expédition de la conserverie Boutet-Nicolas de Rosporden avait créé la stupeur dans cette commune du pays de Concarneau. L’entreprise y emploie en effet 142 salariés à temps complet et près de 200 saisonniers ou intérimaires.

 

« Pour mesurer ce que ressentent les habitants, il faut savoir ce que représente Boutet, créée en 1921, et Nicolas, née en 1923, deux histoires familiales de Rosporden qui ont donné du travail à des générations entières, à des familles, des saisonniers... », observe Gilbert Monfort,  le maire (PS) de Rosporden (Le Télégramme 09/11/12) .

Selon un membre du personnel, les salariés de Rosporden payent « les erreurs d’investissements de la Cecab, notamment l’usine en Ukraine, ou la fermeture de Carhaix. Nous payons la casse et après, on ferme l’usine pour investir 50 millions d’euros dans le centre de la France, c’est un énorme gâchis » (Le Télégramme, 01/12/12).

Créée en 1968, la Centrale coopérative agricole bretonne (Cecab) est devenue au fil des ans l’un des tous premiers groupes agro-alimentaires français. Son activité à l’international représente 30% du chiffre d’affaires. Afin de pouvoir contrôler toutes les étapes, de la production à la commercialisation, la Cecab a privilégié une organisation par branches. « C’est un atout considérable pour l’entreprise qui peut ainsi maîtriser la traçabilité des produits et agir sur le respect de l’environnement », affirme-t-elle sur son site.

La coopérative affirme aussi qu’elle « s’appuie sur un réseau d’hommes et de femmes qui sont les forces vives de l’entreprise. Agriculteurs-coopérateurs, ouvriers spécialisés, techniciens, employés, commerciaux, cadres… Soudés, tournés vers l’avenir, ouverts et imaginatifs, tous mettent en commun leurs compétences et leur énergie au service du développement de l’entreprise et de la satisfaction du consommateur. » Une “philosophie”  que la Cecab n’a pas craint de contredire avec l’annonce de la fermeture du site de Rosporden.

Privilégiant manifestement une logique purement financière, la coopérative entendra-t-elle l’appel du maire de la commune cornouaillaise qui déclarait samedi que «la Cecab ne doit pas oublier les valeurs fortes comme l’entraide et la priorité de l’humain » ? A défaut, Gilbert Monfort pourra toujours aller porter le dossier au ministère du Redressement productif où officie – avec le bonheur que l’on sait – son ami Arnaud Montebourg.

Crédit photo : DR.

[cc] Novopress.info, 2012. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info

Rosporden : Une cité bretonne mobilisée pour la défense de l’emploi

3 décembre 2012

Rosporden : Une cité bretonne mobilisée pour la défense de l’emploi

03/12/2012 – 19h00
ROSPORDEN (NOVOpress Breizh) –
Près de 1.500 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Rosporden (29) pour protester contre la fermeture annoncée de la conserverie Boutet-Nicolas. Une mobilisation sans précédent de la population de cette commune du Sud-Finistère pour la défense de l’emploi.

L’annonce faite par la Cecab, le 25 octobre dernier, de sa décision de fermer l’usine de transformation de légumes et de la plate-forme d’expédition de la conserverie Boutet-Nicolas de Rosporden avait créé la stupeur dans cette commune du pays de Concarneau. L’entreprise y emploie en effet 142 salariés à temps complet et près de 200 saisonniers ou intérimaires.

 

« Pour mesurer ce que ressentent les habitants, il faut savoir ce que représente Boutet, créée en 1921, et Nicolas, née en 1923, deux histoires familiales de Rosporden qui ont donné du travail à des générations entières, à des familles, des saisonniers... », observe Gilbert Monfort,  le maire (PS) de Rosporden (Le Télégramme 09/11/12) .

Selon un membre du personnel, les salariés de Rosporden payent « les erreurs d’investissements de la Cecab, notamment l’usine en Ukraine, ou la fermeture de Carhaix. Nous payons la casse et après, on ferme l’usine pour investir 50 millions d’euros dans le centre de la France, c’est un énorme gâchis » (Le Télégramme, 01/12/12).

Créée en 1968, la Centrale coopérative agricole bretonne (Cecab) est devenue au fil des ans l’un des tous premiers groupes agro-alimentaires français. Son activité à l’international représente 30% du chiffre d’affaires. Afin de pouvoir contrôler toutes les étapes, de la production à la commercialisation, la Cecab a privilégié une organisation par branches. « C’est un atout considérable pour l’entreprise qui peut ainsi maîtriser la traçabilité des produits et agir sur le respect de l’environnement », affirme-t-elle sur son site.

La coopérative affirme aussi qu’elle « s’appuie sur un réseau d’hommes et de femmes qui sont les forces vives de l’entreprise. Agriculteurs-coopérateurs, ouvriers spécialisés, techniciens, employés, commerciaux, cadres… Soudés, tournés vers l’avenir, ouverts et imaginatifs, tous mettent en commun leurs compétences et leur énergie au service du développement de l’entreprise et de la satisfaction du consommateur. » Une “philosophie”  que la Cecab n’a pas craint de contredire avec l’annonce de la fermeture du site de Rosporden.

Privilégiant manifestement une logique purement financière, la coopérative entendra-t-elle l’appel du maire de la commune cornouaillaise qui déclarait samedi que «la Cecab ne doit pas oublier les valeurs fortes comme l’entraide et la priorité de l’humain » ? A défaut, Gilbert Monfort pourra toujours aller porter le dossier au ministère du Redressement productif où officie – avec le bonheur que l’on sait – son ami Arnaud Montebourg. 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 06:58

 

 Holodomor  holod = faim famine

                    mor = peste épidémie  

 

J'ai été candidat à l' UMP en  2002 et 2004

j'ai été temoin de FRAUDES MASSIVES

sous sarkozy 

Nicolas DUPONT-AIGNAN

 

tripatouillage électoral 

 

Dix chrétiens égorgés au Nigéria par des 

islamistes " présumés " 2012 novembre

 

on n'est plus présumé à partir de 1000 meurtres ? 

 

Escolives Sainte Camille = VICUS SCOLIVA 

 

Gimmick 

 

Goy ,Goyim 

 

Quadragésime de Saint Martin

 

Il faut que Louis meure  Robespierre

 

Cet homme doit régner ou mourir Saint-Just 

 

 

Caligula avait bien épousé son cheval

 

il faut les Avents froids et secs si l'on veut

boire sec

 

Tel Avent , tel printemps

 

Le mois de l'Avent est de pluie et de vent ,

tire ton bonnet jusqu'aux dents

 

Sibrien

 

Cocufier

 

Estropier

 

Serge de beketch

beketch en hébreu = redingote   ???

 

Animadversion

 

distorsion

 

Anecdote  anecdotique

 

Moullande

 

Pilori 

 

Hécatombe

 

si de tout temps, dans des pays distincts,régis par des religions différentes, ...etc .  

les causes premières de l'antisémitisme reposent dans le

peuple juif lui-même  

Lazare Bernard  juif  

 

Goberger

 

 

Leurrer  , leurre

 

Inaugurer  

 

 

 

 

 

 

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