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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:27

 

 

 

 

 

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http://www.dailymotion.com/video/xkfq7y_gerald-celente-la-grande-recession-est-devant-nous_news?start=13#from=embed

 

 

 

 

Il avait prédit en 2007 « une crise financière sans précédent » En novembre 2008, il avait déclaré sur Fox News que des émeutes éclateraient aux États-Unis en 2012 émeutes parce que des gens auraient faim…
 

« (Concernant les métaux précieux et l’or) Bernie Madoff avait raison. C’est un grand système pyramidal (Ponzi Scheme). Ils attirent les gens sur les marchés. Lorsque les marchés chutent brutalement, ils disent que c’est une bonne opportunité pour acheter. Aucun d’entre eux ne dit jamais que c’est une bonne opportunité pour vendre. Il faut être fou pour mettre son argent à la bourse maintenant. Quand est-ce que les gens vont se réveiller ? Ce sont tous des criminels. Ils sont tous complices (les médias, les traders), ce sont tous des putains. »

« Nous assistons à un parallèle avec le krach de 1929. Vous aviez le krach de 1929, puis la grande récession, une  guerre des devises, une guerre commerciale, puis la guerre mondiale. Et nous voyons la même chose recommencer. C’est la récession en Grèce, en Irlande, en Espagne, en Italie, et même au Royaume-Uni, où il y a tous ces gens au chômage.

 

 

Et c’est la récession aux États-Unis. Et vous avez une guerre des devises (il explique que Bernanke a critiqué la politique monétaire chinoise.) cette guerre de devises pourrait mener à une guerre commerciale, entre les deux plus grosses économies du monde. Et on nous a déjà envoyés en guerre.

Est-ce que vous vous souvenez qu’Obama nous a envoyés en guerre en Libye le 18 mars ? George Bush aussi nous avait envoyés en guerre en Irak le 18 mars 2003. L’intervention en Libye, pour des raisons humanitaires, pour sauver des vies, et bien sûr pour le pétrole, ne devait durer que quelques jours. Et cela fait 8 mois que nous sommes là-bas. Ils nous mènent à la guerre, une à la fois. »

 

 

« Occupy Wall Street ne va pas s’arrêter là. Quand vous écoutez les politiciens, vous voyez bien qu’ils sont sur une autre planète.

 

 

Préparez-vous, parce que lorsque les choses vont se déclench »

« si le parlementaire texan Ron Paul a depuis longtemps déclaré que le système est truqué en faveur des riches et contre les pauvres, il est désormais admis que, lorsqu’il s’agit de sauver le secteur bancaire, l’Etat se mue en planificateur socialiste, et lorsqu’il s’agit de sauver le petit peuple, l’Etat n’a plus un sou et le système devient ultra-libéral. Tout le monde est donc d’accord sur le diagnostic. C’est déjà une première. Mais ce sera insuffisant. L’indignation des plus riches contre les inégalités, fort touchante, ne se traduit pas en action politique. En revanche, l’indignation des plus riches contre la réglementation du secteur financier et la hausse des taux d’imposition se traduit, elle, en action politique. Les lobbies financiers ont dépensé, après 2008, quelque 600 millions de dollars pour influencer des membres du Congrès et mettre des entraves à la réglementation financière. Certes, il convient de rappeler, comme l’a fait le gérant de hedge funds John Paulson face aux indignés contre Wall Street, que 41% des recettes fiscales de l’Etat de New York proviennent du 1% le plus riche de cet Etat. Mais il faut aussi rappeler que les gérants de fonds spéculatifs paient, aux Etats-Unis, seulement 12% d’impôts (pour ceux qui n’échappent pas carrément à toute imposition en s’implantant offshore) et que les Américains les plus riches restent les champions de l’évasion fiscale : le montant des avoirs non déclarés au fisc des Etats-Unis s’élève à au moins 1600 milliards de dollars, soit plus du double de l’évasion allemande. »

http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/10/20/les-99-aboient-et-le-1-passe.html

er, elles iront très vite…

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http://www.dailymotion.com/video/xkfq7y_gerald-celente-la-grande-recession-est-devant-nous_news?start=13#from=embed

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:32

 

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CONVENTION

( sociale , convention de l'Union des Menteurs Prostitués )

 

 

Tripatouiller   , tripatouillage ( des comptes du pays )

Poser des principes   ( Jospin )

 

juillet 2007   les cons ont voté " pour éviter la goooche """

je choisis la peste plus le cancer plus le typhus plus la typhoide

pour ne pas avoir la peste !

http://decadence-europa.over-blog.com/article-6982061.html

 

 

Leader ( maximo )

 

éludable

 

Sponsor ( his sponsor , Francis the First )

 

enraciné

 

joker

 

hypothèque

 

fasination       fasciner

 

MODERER ( les commentaires, etc... ) nouveau mot

pour CENSURER 

 

Tabassage        tabasser 

 

pantalonnade

 

Houri

 

décivilisation ( Camus )

Astiquer   ( sans  s')

 

Euroland , eurolandais 

 

délitescence

 

Assises   les assises nationales des états-généraux de la recherche !!!!

 

lisibilité

 

Statut   statutaire    statutairement 

 

Sport       ( desport )

 

débordement 

 

Regimber

 

"" Jardin d'Horticulture """  ( il y a des jardins sans hortus ???? )

 

Bains-les-Bains 

lac de, du Lauvittel  = Lac du lac du lac ( ou lac de l'eau de l'eau )

 

Trivial , TRivia

 

Convivial

 

Affiliation , affilié ( à la sécu )

 

éthique , les tiques

 

Rouscailler

 

Bougonner

 

 

Gabegie

 

Gabellou

 

Sbire

 

Cadi ( de Mayotte )

 

Mzungu

 

Sédition

 

Consensus mou  , Flamby , Pudding Karamel

 

 

 

 

 

Palestine, Palestinien

 

Goinfrerie

 

Conscience   43 % des veaux égorgés CasherHalal , en Fwouance ,

en toute " CONSCIENCE"

 

Capitulation ( des UMP)

 

Parrainer, Parrainage ( des """" sans-papiers"""")

 

Papier

 

Expulsion

 

éviction

 

 

Dispute    dis putare

 

INFERIORISATION   des français de souche

( qui d'ailleurs N'EXISTENT PAS )

 

 

 

 

Garantie

 

Anamnèse

 

désertification

 

Cognitif

 

Michelade   Wassy

 

Gâble

 

Résilience Salire

 

Enseigne    an Ensign

 

Intrigue

 

Mon QUESTIONEMENT    corine Lepage

Répété 15 FOIS

 

Fierté ( gay )   Fierceness

 

Cénacle

 

 

étoffer  nos choix

 

Dérégularisation  ( financière  France Info ce jour )

 

La femme policier ( idem France désinfo )

 

 

Cure

 

 

 

Optimisation ( fiscale   = 20 000 milliards en paradis fiscaux

 en G-B , fuite fiscale de 150 milliards de £ / an )  

 

 

Nullité ( de Merckosy )

 

 

Amazigh

 

tare , taré

 

potiche

 

idéologue

 

sociétaire ( du Crédit Mutuel )

 

Contentieux

 

Ravaler

 

régitimiste

 

Discipline  discipliner  ( avant mai 68 )

 

wording

 

Squale     to squall

 

échéance

déchéance

 

Chrématistique

 

décisionnaire

 

bordel       

 

décimation ( 1/10)

 

Verdict

 

 

Sentence

 

Biais

 

Clairvoyance

 

 

Destin  #  Sort

Gordon Brown a confondu

 

 

MINABLES    les français sont des MINABLES

( Carla Bruni-Tedeschi-Remmert-Nagyi-Y-Bocsa-Sarkozy)

 

Anicroche   les députeux ont voté sans anicroche l'augmentation des impôts

 

Austére   austérité

 

 

Morosité

 

Mémoriel

 

européocentrique

 

 

Si l’histoire est écrite par le conquérant occidental depuis plus de 200 ans, «le vainqueur ne reste pas toujours le vainqueur», confie Sanjay Subrahmanyam, la roue tourne…

 

Et dans cette perspective historiographique, l’expression «lois mémorielles» n’a pas lieu d’être, car elles traduisent un rejet de la domination et une demande sociale forte pour peu qu’elles ne répondent pas à une exigence nationaliste. A l’inverse, Pierre Nora a dénoncé l’arrière-plan politique derrière lequel se cacherait ce spectre large de la contestation contre les valeurs occidentales et la prééminence des histoires nationales qui doivent, selon lui, se prémunir contre les explosions mémorielles et surtout résister à toute politisation de l’Histoire

 

 

 

CORREZE   département le plus endetté par Habitant

 dette   1400 Euros / par tête de pipe

 

2010   Flamby a fait distribuer "" gratos ""

            3300 iPAD  aux génies scolarisés en Corrèze

            15 millions d'euros foutus par la fenêtre , en léchage

             électoral du troupeau de vaches limousines

 

 

 

HEDGEHOG

broom

thrift

flowery

flowery field

skirted

bristling

a garrison

cobbled street

pivotal

the red hell

an awakening

the verdict

a tooth for a tooth, a murder for a murder

the tenement district = les bas-fonds

mighty city

derelict

the foe  l ennemi

to avenge

a chariot   = char

the rhapsode

the slum

the sentence

the last dawn = la dernière aube

fostered

craftiness

a chemical

 

roar out    hurler

to screech

exclaim

to yewl

to blare out

to squall

to ululate

discipline

trusting husband

Queen Matilda's Tapestry

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 15:04

 

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Pays de Bitche

Pays de Bitche
Bitscherland / Bitcherland
Image illustrative de l'article Pays de Bitche
Paysage entre Bannstein et Philippsbourg

Pays France
Région française Lorraine
Département français Moselle
Arrondissement français Sarreguemines
Canton français Bitche, Rohrbach-lès-Bitche et Volmunster
Villes principales Bitche, Rohrbach-lès-Bitche
Siège du pays Bitche
Superficie approximative 615,89 km²
Géologie Calcaire et grès
Relief Vosges du Nord
Productions Agriculture, bois, cristal, verre
Communes 47
Population totale 35 873 hab. (1999)
Régions naturelles voisines Alsace bossue, Bliesgau, Palatinat rhénan
Régions et espaces
connexes
Vasgovie

Le Pays de Bitche (Bitscherland en allemand, de même qu'en francique rhénan, dialecte germanique encore très utilisé dans le pays de Bitche), est une région naturelle de France, située au Nord-est du département de la Moselle. Il constitue la partie lorraine des Vosges du Nord, classées réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO pour la richesse de leur patrimoine naturel et les nombreuses actions de protection et d'éducation en faveur de l'environnement.

Le Pays de Bitche, dont la capitale est Bitche, se compose des trois cantons de Bitche, Rohrbach-lès-Bitche et Volmunster et regroupe 47 communes.

Sommaire

Toponymie

 

 Le nom de cette région naturelle provient de sa capitale Bitche, qui s'écrit Bitche en français et Bitsch en allemand ainsi qu'en francique rhénan.

Donc il s'écrit Pays de Bitche en français et Bitscherland en allemand ainsi qu'en francique rhénan. Lorsque l'expression germanique est reprise en français, elle est très souvent orthographiée Bitcherland.

Les habitants du Pays de Bitche s'appellent les Bitscherländer en allemand et les Bitscherlänner en francique rhénan mais aucun nom particulier ne leur est attribué en français même si les termes Bitcherlander, Bitcherlanner voir même Bitcherlandais sont souvent utilisés pour désigner les habitants du Pays de Bitche en français.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Pays de Bitche.

Aux confins de la Lorraine orientale, le Pays de Bitche s'avance vers l'Alsace, passant des vastes horizons du plateau lorrain à la forêt des Vosges du Nord. Il est limitrophe au sud de l'Alsace bossue, à l'est de la partie alsacienne des Vosges du Nord, au nord du Palatinat tandis qu'à l'ouest il est réuni au reste de la Lorraine par un étroit couloir de cinq kilomètres de large occupé par la ville de Sarreguemines. Région essentiellement forestière, le Bitscherland semble quelque peu perdue aux confins du territoire lorrain.

 

 

Le Pays de Bitche se distingue des régions avoisinantes par une dualité frappante, issue de sa constitution géologique. Le Bitscherland recouvre deux entités géographiques très différentes, séparées par une ligne imaginaire joignant Rahling au Sud-Ouest à Liederschiedt au Nord-Est. On trouve ainsi à l'ouest un pays peu accidenté, s'étendant à perte de vue, le pays découvert (Imgau), où domine le calcaire. À l'est par contre, on entre en pays couvert (Wasgau), qui se caractérise par un moutonnement de collines boisées où règne le grès.

Le pays découvert

Le plateau aux environs d'Ohrenthal

Le pays découvert appartient aux formations géologiques triastiques, qui sont composées de calcaires du Muschelkalk, entrecoupés de marnes avec des lentilles gypseuses, et de calcaires à cératites et à entroques, l'ensemble étant recouvert de limons et de lœss. Le modelé, ici, est celui du plateau lorrain dans sa partie la plus orientale, variant entre 300 et 400 mètres. Ce paysage, aux formes un peu lourdes, est à peine barré par la côte du Muschelkalk, d'une cinquantaine de mètres de dénivellation, qui se développe entre Erching et Rahling, en passant par Rimling et Rohrbach-lès-Bitche.

Le pays couvert

Pointements gréseux de l'Altschloss à Roppeviller

Le pays couvert, qui constitue la grande originalité du Bitscherland, appartient quant à lui au Buntsandstein triasique, dont les formations gréseuses ont donné naissance à un plateau variant de 200 à plus de 450 mètres, fortement morcelé par des vallées nombreuses, profondes et très ramifiées, et hérissées de barres et de pointements rocheux ruiniformes, offrant un paysage pittoresque.

L'imperméabilité des roches et l'abondance des eaux ont favorisé dès le Moyen Âge la multiplication d'étangs artificiels, grands pourvoyeurs de truites et de carpes, qui constituent aussi l'une des originalités du Pays de Bitche.

 

 À la fin du XVIe siècle, il y en avait déjà une bonne cinquantaine, mais aujourd'hui on en compte près d'un millier, situés pour la plupart dans la région gréseuse. Un certain nombre d'entre eux entraînaient des moulins à grain, à huile, à foulon, des scieries et des forges, comme le Grafenweiher à Sturzelbronn ou l'étang de Münzthal à Saint-Louis-lès-Bitche.

Préhistoire

Des sites du Paléolithique moyen voire inférieur découverts à Rimling et Obergailbach attestent de la présence de l'Homme de Néandertal (entre - 200 000 et - 35 000 ans avant Jésus-Christ). Il s'agit donc là des plus anciennes occupations humaines du Pays de Bitche connues à ce jour. Plusieurs gisements mésolithiques et néolithiques ont également été découverts. Pour en savoir plus voir aussi le site internet suivant : [1]

Antiquité

À l'époque gallo-romaine, alors que le Pays de Bitche appartient à la cité des Médiomatriques, en Gaule belgique, à la frontière de la Germanie et des Triboques d'Alsace, les indices d'occupation se multiplient. Des villas rurales (110 recensés par la Société d’histoire et d’archéologie de Bitche) s'implantent essentiellement en pays découvert, leur chiffre pouvant s'élever à une douzaine comme à Bettviller. Leur répartition apparaît plus dense dans le canton de Volmunster et dans la partie occidentale du canton de Rohrbach. Dans la partie orientale du pays, les prospections s'avèrent plus difficiles en raison du relief accidenté et du couvert forestier.

Le Moyen Âge

La première mention du nom de Bitis se trouve dans une lettre datée du milieu de XIIe siècle et dans laquelle le duc de Lorraine, Ferry Ier demande au comte de Sarrewerden de respecter les limites ainsi que les habitants de sa seigneurie. Dans cette lettre écrite en lettres gothiques, mais en latin, les limites de cette seigneurie sont parfaitement établies (voir cette lettre dans Wikisource : Seigneurie de Bitche en 1196). Dès 1170, un Bitis Castrum (château de Bitche) apparaît dans un document où Frédéric Ier se dénomme lui-même comme « Dominus de Bites » (seigneur de Bitche).

Au XIIIe siècle, la seigneurie de Bitche était le seul territoire du duc de Lorraine à se trouver dans le domaine linguistique allemand et du fait du morcellement des possessions des comtes de Zweibrücken, elle se trouvait géographiquement isolée. Le comte Eberhard II de Zweibrücken proposa alors un accord d’échange au duc de Lorraine. Cette transaction se fit par deux traités : celui du 13 mai 1297 et celui du 1er juillet 1302.

La seigneurie de Bitche devient lorraine

Jusqu’au début du XVIe siècle, la seigneurie de Bitche dépendait en définitive du Saint-Empire romain germanique. Lorsque Reinhard de Bitche mourut, en 1531, ses deux fils se partagèrent son domaine. Mais bien vite, ils se brouillèrent et se querellèrent si bien que le duc de Lorraine commença à avoir des visées sur cette seigneurie. En fin de compte, Amélie de Bitche, fille de feu Simon Wecker et épouse de Philippe de Linange, vendit la terre de Bitche au duc de Lorraine Charles II pour la somme de 50.000 écus.

Philippe V de Hanau-Lichtenberg réclama alors l’héritage de son beau-père Jacob. Le duc de Lorraine le lui reconnut. Cependant, le nouveau seigneur, protestant, voulut imposer cette religion à ses sujets selon la règle qui voulait à l’époque qu’on épouse la religion du souverain. Il y mit tant de vigueur, allant jusqu’à emprisonner le supérieur de l’abbaye de Sturzelbronn, qu’il incommoda le duc de Lorraine qui le convoqua devant les assises de Nancy. Philippe refusa de s’y rendre et fut déclaré félon. Le duc de Lorraine fit assiéger Bitche en 1572. Au bout de quelques jours, le château se rendit mais Philippe put s’enfuir. Les troupes du duc de Lorraine prirent même dans la foulée le château de Lemberg et les villages environnants, obligeant la population à prêter serment au duc. Ainsi, cet épisode contribua à confirmer l’autorité du duc de Lorraine sur la région de Bitche.

Domination française

En 1678, le traité de Nimègue mit fin à la guerre entre la Hollande et la France. La Lorraine fut restituée à l’empereur d’Allemagne. Charles V, successeur de Charles IV de Lorraine n’accepta pas ces termes du traité de Nimègue, et aussitôt, le Roi de France vint occuper le Pays de Bitche, ce qui renforça son empire de ce côté.

Vauban fit donc fortifier le Schlossberg et il fit aussi entourer la ville de remparts renforcés de bastions. Ces travaux attirèrent de nombreux ouvriers. Un arrêté du Conseil d’État de Louis XIV permit à la région de revivre. En effet, cet arrêté permit à tous les habitants du comté et à tous ceux qui acceptaient de s’y installer de défricher autant de terres qu’ils pouvaient en cultiver avec exemption de toutes taxes durant dix ans. En peu de temps, 60 villages se créèrent ou reprirent vie.

Le règne de Stanislas Leszczinski

En 1735 et 1736 furent signés des accords spécifiant que le duc de Lorraine François Stéphane renonçait aux duchés de Bar et de Lorraine au profit du roi de Pologne en exil : Stanislas Leszczyński dont la fille avait épousé le roi de France Louis XV. Le roi déchu vint donc s’installer à Lunéville et prit le titre de duc de Lorraine. Louis XV autorisa à reconstruire la place forte de Bitche sur les plans de Vauban. Et sous la direction du maréchal de Bournay. Quand celui-ci mourut en 1740, il fut remplacé par un homme providentiel pour la ville de Bitche, le comte Henri François de Bombelles.

Dès 1741, Bombelles se mit à l’ouvrage et lorsqu’en 1744 les mercenaires guerroyant pour l’Autriche s’approchèrent de Bitche, ils furent repoussés. Les travaux de fortification durèrent jusqu’en 1754. À la mort de Stanislas Leszczyński, le 28 février 1766, les duchés de Lorraine et de Bar furent officiellement rattachés à la France. Bitche devint française.

 

Rattachements géographiques

Communes et organisations

Les communes du Pays de Bitche et leurs annexes par canton.

Walschbronn dans la vallée de la Horn

Canton de Volmunster

Canton de Rohrbach-lès-Bitche

  • Achen et ses annexes : Altmuhl, Gallenmuehle, Ohligmuehle, Val d’Achen et Walkmuehle.
  • Bettviller et ses annexes : Hoelling, Guising Altmuehle, Kleinmuehle, Ferme Mehling et Neumuehle.
  • Bining et ses annexes : Altkirche, Ferme Bombacherhof, Felsenhof, Mittelstemuehle, Mohrenhof et Unterste Muehle.
  • Enchenberg et ses annexes : Guisberg et la Ferme Heiligenbronn.
  • Etting et son annexe : Bellevue.
  • Gros-Réderching et ses annexes : Singling, Ferme Brandelfing, Ferme Olferding, Kleinmuehle, Mitters Muehle, Singling et Welschhof.
Etting au début du XXe siècle

Canton de Bitche


Les organisations

Population

Au recensement de 1999, le Pays de Bitche comptait 35 873 habitants pour 47 communes

Économie

 Économie du Pays de Bitche.

Pays du Verre et du Cristal

Dans le domaine des industries, l'activité verrière occupe une place de choix puisqu'elle est la plus ancienne et la plus répandue. Les conditions naturelles sont particulièrement favorables à son implantation : présence de sable et de bois en abondance, mais aussi possibilité d'extraire la potasse des bruyères et des fougères. Les verreries ont toutes été fondées par des verriers allemands venus de Hesse, de Souabe et du Spessart, et elles sont itinérantes en raison de la raréfaction du bois de combustible au bout de quelques années. La guerre de Trente Ans leur porte un coup fatal et il faut attendre le début du XVIIIe siècle pour voir de nouvelles verreries, désormais sédentaires, s'implanter à Soucht, Meisenthal (1702), Goetzenbruck (1721) et Saint-Louis-lès-Bitche (1767), leurs productions restant toutefois les mêmes.

De nos jours, on assiste peu à peu à une concentration des entreprises qui passent sous le contrôle de puissantes sociétés. Il subsiste cependant de nombreux artisans installés à domicile, qui continuent de travailler le verre et le cristal.

Activité sidérurgique

Vue des anciennes forges de Baerenthal

L'industrie sidérurgique, pour sa part, est née d'une volonté des ducs de Lorraine d'exploiter les richesses minières de cette région favorisée par la présence de bois et d'eau en abondance.

Dès les premières années du XVIIe siècle, Louis de Bettainvillers, maître des forges de Moyeuvre, et des mineurs de Sainte-Marie-aux-Mines sont envoyés dans le comté pour " découvrir quelque apparence de mine ". À l'est, sur la Zinsel du Nord, une forge est créé en 1760 à Baerenthal pour transformer la fonte venue de Franche-Comté, tandis qu'à Bellerstein, une scierie installée sur le Falkensteinerbach est reconvertie en 1765 en " manufacture de tôle, fer battu et lames de liens ".

Médias[modifier]

Radio studio 1 et TV Cristal sont respectivement la chaîne de radio et de télévision du Pays de Bitche. Ces médias qui diffussent principalement en français font aussi des émissions en francique rhénan.

Transports[modifier]

Réseau routier[modifier]

Le Pays de Bitche est traversé d'est en ouest par la Route nationale 62, reliant Haguenau à Deux-Ponts (puis, à partir de 1972, à Sarreguemines), et dont la portion Niederbronn-Bitche est construite entre 1824 et 1826.

Réseau ferroviaire[modifier]

La ligne de chemin de fer reliant Haguenau à Sarreguemines est construite entre 1866 et 1869 et permet un désenclavement partiel de la région. La section BitcheNiederbronn n'est actuellement plus desservie par fer, mais des autocars TER Lorraine continuent d'assurer la liaison.

Lieux et monuments[modifier]

Les principaux sites du Pays de Bitche sont :

Culture[modifier]

Le passé industriel de la région (et plus particulièrement le Pays du Verre et du Cristal) est encore très présent bien qu'aujourd'hui ne subsiste plus que la Cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche. Les métiers verriers demeurent encore nombreux avec notamment un grand nombre de tailleurs de cristal.

Le Pays de Bitche, tout comme le reste de la Moselle et de l'Alsace, est également très marqué par les nombreux changements de nationalités de ses habitants. En effet, la région a basculé six fois de nationalité entre 1870 et 1945.

Cette double culture franco-allemande demeure très présente. Il n'est donc pas rare de rencontrer des personnes âgées parlant encore très mal, voire pas du tout le français, du fait de l'éducation allemande qui leur a été prodiguée mais également du fait que dans le pays de Bitche, tout comme dans une large partie de la Moselle, le dialecte francique est encore très utilisé.

Du point de vue linguistique, le Bitscherland relève du domaine du moyen-allemand. On y parle le dialecte francique rhénan lorrain comme dans la zone allant de Saint-Avold (Moselle) à l’Alsace bossue (région de Sarre-Union et Drulingen) incluse. On distingue grosso modo 3 variétés du Bitscherlänner Platt ou Bitscherlänner Ditsch:

Le francique rural du Bitscherland se caractérise par une diphtongaison particulière quand une voyelle est suivie d'un "r": òar, ìar, iar ùar, uar, äar, èar, ...(un "a" s'intercale entre la voyelle et le "r" qui selon les locuteurs est plus ou moins prononcé : Ich hòn Dùa(r)scht / j’ai soif), par l'abondance de voyelles ouvertes et par une multitude de sons graves correspondant à des voyelles ouvertes.

Le dialecte des villages verriers se distingue par des diphtongues inexistantes dans le reste du Bitscherland :

Villages verriers : ""méi néies Hous"" / Reste du Bitscherland : ""min néies Hus"" (allemand standard : mein neues Haus/français : ma nouvelle maison)

Le dialecte citadin de Bitche ne connaît pas les diphtongues des deux autres variétés. Les «r» précédés d’une voyelle y sont plus audibles et de manière générale, la prononciation se rapproche de celle du reste de l’Est mosellan.

La guerre de Trente Ans ayant ravagé le Bitscherland comme une grande partie de la Lorraine, de nombreux villages ont été repeuplés par des immigrants germanophones originaires de Suisse alémanique, du Tyrol, de Bavière et de Bohème. Il est probable que les dialectes de ces immigrants ont modifié les dialectes parlés avant leur arrivée.

À la différence d'une grande partie de la Lorraine germanophone, les parlers du Bitscherland connaissent le ich-Laut qui existe en allemand standard (noté /ç/ dans alphabet phonétique international). Exemple: Ich (pronom personnel, première personne du singulier) se prononce également [Iç] comme en allemand standard et non Isch comme à Sarreguemines.

Contrairement à ce que l'on peut lire parfois, les villages de Baerenthal et Philippsbourg n'appartiennent pas au domaine des parlers alémaniques (allemand supérieur) mais relèvent toujours du moyen-allemand. La ligne P/PF (Appel/Apfel, Pund/Pfund) qui sépare les dialectes du moyen-allemand de ceux de l'allemand supérieur passe à l'est du Bitscherland et certains villages alsaciens (Dambach et Obersteinbach) sont encore dans la zone du francique rhénan lorrain. En revanche, il est vrai que, à l'instar des parlers de certaines localités du pays de Phalsbourg, les parlers des localités de Baerenthal et Philippsbourg présentent des caractères alémaniques au niveau de certaines voyelles: par exemple le son "u" y devient "ü", Hus/Hüs (maison), Mus/Müs (souris) ou Mutter/Mütter (Mère).

Vie politique[modifier]

Le Pays de Bitche était traditionnellement de centre droit. Dès 1995, il évolue et apporte massivement ses suffrages à la droite nationale. Il conserve, toutefois un des plus forts électorats centristes donnant à François Bayrou et au MoDem un des meilleurs scores national et départemental.

Personnalités[modifier]

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 12:55

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 05:34

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“Je ne suis pas du tout Française, j’ai un passeport italien”

 

 

 

“Les Français ? ”

 Ils sont minables !

 

 

 

Toujours de mauvaise humeur. Tout le contraire des Italiens !” Paris ? “Une ville affreusement polluée, un centre-ville insupportable”, lâche celle qui “habite à la lisière de la capitale parce que c’est le seul endroit où existent des espaces verts”. En revanche, elle plébiscite Londres, “une ville magnifique où l’on ne sent pas la pollution, il y a tellement de parcs…” Le reste est à l’avenant. “Je ne suis pas du tout Française , insiste la chanteuse. Je n’ai pas de passeport français, j’ai un passeport italien. J’aime le tempérament des Italiens et la gastronomie italienne.”

Interrogée sur sa préférence pour les hommes plus âgés (on lui prête des liaisons avec Mick Jagger, Donald Trump ou Eric Clapton), l’ex-mannequin, apparemment déçue, déplore leur manque chronique de “maturité”.”

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/219915

Video de gala.fr, Carla Bruni : “J’aime les hommes de pouvoir”

http://www.gala.fr/gala_tv/l_oeil_sur_eux/exclusif_carla_bruni_j_aime_les_hommes_de_pouvoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 21:03
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 20:58

 

 

 

 

DIVES

 

GUILLAUME LE CONQUERANT

 

 

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PAYS DE BITCHE

 

BITSCHERLAND

 

 

MOSELLE         57

 

 

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Armistice du 22 juin 1940

 Cet article concerne l’armistice entre Français et Allemands à l’été 1940. Pour l’armistice entre Français et Italiens, voir armistice du 24 juin 1940.
Hitler (la main sur la hanche) et ses généraux regardant la statue du maréchal Foch avant la signature de l'armistice.
Wilhelm Keitel (à gauche) devant le wagon de l'Armistice.
Signature de l'armistice. À gauche le maréchal Keitel, à droite, la délégation française avec le général Huntziger entouré du général d'aviation Bergeret et du vice-amiral Le Luc (de profil).
Le général Charles Huntziger signe l'armistice pour la France.
Le monument à la gloire de la victoire de 1918 sous domination allemande.

L’armistice du 22 juin 1940 est une convention qui a été signée entre le représentant du Troisième Reich allemand et celui du gouvernement français de Pétain afin de mettre fin aux hostilités et d'établir les conditions de l'occupation par l'Allemagne, le sort des personnes capturées, déplacées ou occupées, la neutralisation des forces françaises, et le paiement de compensations économiques à l'Allemagne.

Du point de vue territorial, il résulte de la convention (en particulier en ses articles 2 et 3)[1] que la France métropolitaine est divisée en deux parties par une ligne de démarcation, la zone occupée par l'armée allemande et la zone dite « libre »[2]. La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire[1],[2], y compris la zone occupée, et l'Empire[2] demeure sous l'autorité du nouveau gouvernement français.
Dans la zone occupée, on distinguera par la suite, le Nord (deux départements), qui est rattaché au gouvernorat militaire allemand en Belgique, la « zone réservée » de l'Alsace-Moselle à l'est, la « zone interdite », le long des côtes de la Manche et de l'Atlantique[2] (voir : « Zone occupée – Subdivisions »), et la (petite) zone d'occupation italienne avant fin 1942.

L'armistice marque la fin de la bataille de France.

Sommaire

Conditions de l'armistice de Rethondes[modifier]

Adolf Hitler exige que l'armistice soit signé au même endroit que l'Armistice de 1918, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Il fait sortir le wagon de l'Armistice, qui avait servi à signer celui de 1918, du bâtiment qui l'abrite, et le fait placer à une centaine de mètres de là, à l'emplacement exact où il se trouvait le 11 novembre 1918, afin d'y organiser la cérémonie de revanche sur la Première Guerre mondiale (le wagon sera ensuite convoyé à Berlin). Le 21 juin, lors de la journée inaugurale des négociations, les Allemands sont représentés par Adolf Hitler et le maréchal Wilhelm Keitel, chargé des négociations[2]. Plusieurs hauts dignitaires de l'armée allemande et du régime nazi assistent à la cérémonie : Rudolf Hess, Hermann Göring, Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, l'amiral Raeder, chef de la Kriegsmarine, et le général von Brauchitsch, commandant de la Wehrmacht[3].

La délégation française est présidée par le général Huntziger et comprend le général d'aviation Bergeret, le vice-amiral Le Luc et l'ambassadeur Léon Noël.

En tant que nouveau ministre de la Défense[4], le général Weygand donne à la délégation française dirigée par le général Huntziger, avant son départ pour Rethondes[5], des instructions qui posaient trois veto, sans lesquels, la guerre continuait :la livraison de la Flotte[6], l'occupation totale du territoire métropolitain, l'installation des allemands dans l'Empire. Ayant pris connaissance des conditions d'armistice édictées par les Allemands, Huntziger en rend compte à Weygand, le 21 juin à 20 heures, au cours d'un long entretien téléphonique où il dicte le texte intégral de la convention, aussitôt transmise au Conseil de ministres réuni à Bordeaux[5]. Lors des pourparlers qui se déroulent toute la journée du 22, entrecoupés de nouvelles communications téléphoniques entre Huntziger et Weygand, la délégation française obtient néanmoins[7] deux modifications : l'article 5 sur la livraison des avions militaires et l'article 17 sur les transferts de valeurs et de stocks, sont amendés[7]. Les Allemands refusent toute autre concession, en dépit des protestations françaises, en particulier sur l'article 19 concernant le droit d'asile et sur l'Italie (la France n'ayant pas été vaincue dans les Alpes)[8]. Suite à l'ultimatum du chef de la délégation allemande, le maréchal Keitel, Huntziger reçoit l'ordre depuis Bordeaux de signer l'armistice[8].

Après ces deux jours de discussion, l'armistice donc est signé le 22 juin à 18 h 50 par le maréchal Keitel et le général Huntziger[3],[5].

Les conditions de l'armistice sont motivées par les préoccupations d'Adolf Hitler à cette époque : il faut bien sûr empêcher de façon durable que la France ne redevienne une grande puissance militaire, mais à court terme, il faut veiller à ce que sa flotte et l'aviation ne rejoignent pas le Royaume-Uni[2], qui reste le dernier pays à vaincre ou à séduire, car un accord de paix avec le Royaume-Uni reste souhaité en cette fin du mois de juin. Enfin, il ne faut froisser ni l'allié italien[2], ni le potentiel allié espagnol. Hitler a rencontré Mussolini le 18 juin à Munich[9] pour le convaincre de s'en tenir à ses vues[9] : le Duce voulait s'emparer de la Flotte et de l'aviation françaises, occuper la France jusqu'au Rhône, annexer Nice, la Savoie, la Corse, la Tunisie, la Côte française des Somalis, les villes d'Alger, d'Oran et de Casablanca, ce qui n'entrait pas dans les plans de Hitler qui considérait ces prétentions démesurées et de nature à compromettre la signature de l'armistice[9],[2]. Ce sont toutes ces considérations complexes qui vont déterminer le contenu de la convention d'armistice, un texte bref de vingt-quatre articles, qui contient notamment les clauses suivantes[1] :

  • Les prisonniers de guerre (plus de 1,5 million d'hommes) restent en captivité jusqu'à la signature d'un accord de paix.
  • La moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande : c'est la zone occupée, qui couvre à peu près les trois cinquièmes du territoire. Le reste constitue la « zone libre », c'est-à-dire non occupée, regroupée essentiellement au sud de la Loire. Les deux zones sont séparées par la ligne de démarcation.
  • La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation. Il s'avéra que le montant de ces indemnités allait être fixé de façon quasi-discrétionnaire par les Allemands, et leur montant s'élèvera, en moyenne, à 400 millions de francs par jour.
  • Dans la zone libre, l'armée française est limitée à 100 000 hommes et les troupes sont désarmées.
  • La souveraineté française s'exerce sur l'ensemble du territoire, y compris la zone occupée, l'Alsace et le département de la Moselle, mais dans la zone occupée, il est stipulé que l'Allemagne exerce « les droits de la puissance occupante[1] », ce qui implique que l'administration collabore avec elle d'une « manière correcte[1] ».
  • L'Empire colonial français reste également sous l'autorité du Gouvernement français.
  • Les bâtiments de guerre rejoignent leur port d'attache du temps de paix, comme Cherbourg, Brest et Lorient qui se trouvaient en zone occupée (« La désignation de ces ports sera faite d'après les ports d'attache des navires en temps de paix »).
  • La France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol.
La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et du Nord de la France directement sous administration militaire allemande.

Le choix d'Hitler de laisser à la France vaincue sa souveraineté et son empire[9],[2] peut paraître aujourd'hui surprenant. À l'époque, dans une lettre au Duce et lors de la réunion du 18 juin à Munich, Hitler a justifié ce choix (ainsi que celui de maintenir une zone non occupée) par le souci de ne pas pousser la France et sa puissante flotte à continuer la guerre à partir de ses colonies[9],[2]. La marine allemande n'était pas en mesure de conquérir le vaste empire colonial outre-Méditerranée, et l'envoi de troupes dans des contrées éloignées n'entrait pas dans la stratégie d'Hitler[9]. Dans les faits, à l'exception de l'Afrique-Équatoriale française et de la Nouvelle-Calédonie, les colonies françaises ne se rallieront ni à de Gaulle ni aux Alliés dans les mois qui suivront l'armistice, malgré la bataille de Dakar.

De son côté, Churchill, face au risque insupportable de voir la flotte française rejoindre ses ports d'attaches maintenant occupés par l'ennemi conformément aux conventions d'armistice, envoie le 3 juillet 1940 une flotte britannique sommer la flotte française de Mers el-Kébir de se joindre à elle, ou de rejoindre les Antilles françaises. L'amiral français rejeta l'ultimatum, sans informer Vichy de toutes les possibilités ouvertes par celui-ci, dont celle de rejoindre les Antilles françaises pour se mettre à l'abri des Allemands. Il s'ensuit un combat naval, au cours duquel les principales unités françaises sont détruites.

L'amiral Darlan avait, par avance, refusé de diriger vers les ports occupés, les unités qui y avaient leur base. Il ordonna à la totalité de la Flotte de se replier en Afrique du Nord. L'attaque de Mers el-Kébir l'incita à la baser à Toulon dès la fin de l'année 1940.

En outre, l'Italie, bien que revendiquant, entre autres, l'ancien comté de Nice et la Savoie, dont elle n'est pas parvenue à s'emparer, doit se contenter de la zone d'occupation de Menton (Alpes-Maritimes). Les autres territoires revendiqués, depuis la frontière franco-italienne jusqu'au Rhône ainsi que la Corse, ne seront occupés par l'armée italienne qu'ultérieurement, le 11 novembre 1942, lors de l'invasion de la zone antérieurement non occupée.

Le règlement du conflit avec l'Italie fasciste fait l'objet d'un autre armistice signé le 24 juin 1940.

Accusations du général de Gaulle[modifier]

Le général de Gaulle reprocha à Pétain le principe même de l'armistice, qui livrait la France pieds et poings liés au Reich. Dans son Appel du 18 Juin, de Gaulle avertit les Français que « [...] cette guerre ne se limite pas au territoire de notre pays ; cette guerre est une guerre mondiale. » et pense, à juste titre, que les États-Unis vont entrer en guerre et que les ressources cumulées des Empires français et britannique vont permettre d'écraser l'Allemagne.

La dernière condition (article 19 : la France doit livrer les réfugiés politiques allemands ou autrichiens présents sur son sol) est généralement considérée comme « contraire à l'honneur[2] », en tout premier lieu par la délégation française à Rethondes[2].

Références[modifier]

  1. a, b, c, d et e Texte de la convention d'armistice [archive], sur le site de l'université de Perpignan.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Pierre Miquel, La Seconde Guerre mondiale, éd. Fayard, 1986, Paris (ISBN 2-7242-3370-0) ; rééd. Club France Loisirs, Paris, 1987, p. 153-154.
  3. a et b Musée de la clairière de l'Armistice.
  4. Gouvernement Philippe Pétain et gouvernement Pierre Laval (5).
  5. a, b et c Eberhard Jäckel, Frankreich in Hitlers Europa – Die deutsche Frankreichpolitik im Zweiten Weltkrieg, Deutsche Verlag-Anstalg GmbH, Stuttgart, 1966 ; traduction : La France dans l'Europe de Hitler (préface de Alfred Grosser, traduction de Denise Meunier), éd. Fayard, coll. « Les grandes études contemporaines », 1968, 554 p., p. 63-65.
  6. Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 62.
  7. a et b Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 64.
  8. a et b Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 64-65.
  9. a, b, c, d, e et f Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe de Hitler, op. cit., p. 55-58.

Annexes[modifier]

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