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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:34
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:41

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03/09/11 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) – Si l’on vous dit que les “antiracistes” veulent désormais interdire le papier blanc dans les écoles, votre première réaction est de croire à une blague, et pas spécialement subtile. Mais, avec le politiquement correct, la réalité est toujours au-delà de toutes les parodies.

La propositioSn a bel et bien été très sérieusement avancée en Grande-Bretagne par Anne O’Connor, une « consultante en petite enfance » qui a été employée par plusieurs municipalités et a récemment conçu des « documents d’égalité » pour le conseil régional du Lancashire.

Mademoiselle ou Madame O’Connor (elle a évidemment opté pour le « Ms » indéterminé qui remplace « Mrs » ou « Miss ») a rédigé pour Nursery World, le principal magazine britannique pour les professionnels de l’enfance, un « guide pratique en huit parties pour enseigner aux jeunes enfants à apprécier l’égalité et la diversité », en matière d’âge, de genre, d’orientation sexuelle, de croyances religieuses et, bien sûr, de race et d’ethnicité.

Il s’agit de lutter contre les préjugés raciaux chez les enfants dès deux ans, puisqu’ils sont capables dès cet âge « d’exprimer des vues négatives et discriminatoires sur les couleurs de peau », vues que les enseignants des maternelles doivent « les aider à “désapprendre” ». Le meilleur moyen pour cela est de créer chez les bambins des associations réflexes. « Si les enfants développent des associations positives à propos des couleurs sombres, il y a d’autant plus de chances que cette attitude soit généralisée aux personnes ».

Ms O’Connor donne des exemples précis. Il faut modifier les déguisements pour mettre aux sorcières des chapeaux roses au lieu de noirs et, inversement, habiller les fées dans des couleurs sombres plutôt que dans leurs habituelles teintes pastel. Il faut donner aux enfants du papier à dessiner d’une couleur autre que le blanc. Boîtes de peintures et crayons de couleur doivent couvrir « la gamme complète des couleurs de peau », en reflétant la diversité de l’espèce humaine. Enfin, les maîtresses doivent « être économes avec la vérité » quand les élèves leur demandent leur couleur préférée, et répondre « noir » ou « marron ».

Tout cela serait cocasse – faudra-t-il évoquer désormais l’angoisse de la page noire et récrire Mallarmé pour lui faire évoquer « le vide p-apier que la noirceur défend » ? – s’il ne s’agissait, ouvertement et explicitement, d’un projet de manipulation mentale digne des pires régimes totalitaires. Le politiquement correct d’il y a vingt ans avançait avec ses gros sabots, corrigeant les livres pour, par exemple, supprimer les bras blancs de la petite sirène dans les contes d’Andersen : manipulations grossières et probablement pas très efficaces. Ms O’Connor et ses pareils veulent modifier l’inconscient de la petite enfance. Ils ont aussi lancé des livres pour enfants avec « des images inclusives » (représentant la «diversité» sous toutes ses dimensions) qui apparaissent « au hasard et incidemment », de sorte que les lecteurs deviennent insensiblement « familiers avec des personnages qui peuvent leur paraître légèrement différents, avoir une apparence ou un comportement légèrement différents, ou avoir un différent type de famille, mais qui sont fondamentalement juste les mêmes ».

Photo : Delphine Seyrig joue le rôle de la Fée des Lilas dans le film Peau d’âne de Jacques Demy (1970)

 

 

 

 

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 19:13

 

 

  1. 20 AOÛT 1955 : MASSACRES À OUED ZEM ( Maroc )  
  1. 20 AOÛT 1955 : MASSACRES À OUED ZEM
Témoignage du lecteur PIERRE
En 1955 jetais encore un jeune homme de 19 ans et je travaillais dans la mine des Ait Amar au Maroc, puis les évenements sont arrivés il etait à peu près 14h et nous nous sommes retrouvés une bonne cinquantaine, hommes, femmes, enfants fuyant à travers champs en direction du bâtiment administratif "la Villa". les émeutiers Marcocains( qui etaient pour la plupart les ouvriers de la mine qui employait 3000 personnes), etaient autour du l'enceinte et avaient empoisonné l'eau, nous êtions terrifiés car nous pensions que nous allions tous mourir, un ami est décédé lors d'une explosion dans l'enceinte, heureusement la légion est arrivée , il etait alors 2h du matin ce fut un moment que je n'oublierai jamais dans toute ma vie
 
 
 
 
  1.  
  2. En 1955, des révoltes éclatent en plusieurs points du Maroc.
  3.   
  4.  Le film « Le Capitaine Cassou » évoque celle d’Imouzzer Marmoucha. On y entend l’explication d’un des responsables marocains, Mohammed Oukassou.
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  7. Mais les événements les plus meurtriers se déroulèrent à Oued Zem où (sources variables) plusieurs dizaines de Français (70 ? 100 ?) et plusieurs centaines de Marocains (200 ? 400 ?) ont perdu la vie. 
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  9.  
  10.  il sera intéressant de lire le récit du Dr Serre, appelé quelques jours après les événements pour relancer l’activité de l’hôpital où tout le personnel soignant avait été massacré, ainsi que plusieurs patients.
  11. Je remercie Mme Jacqueline Serre, veuve du médecin, qui m’a confié ce document. 
  12.     
  13.  
  14. LES MASSACRES D’OUED ZEM
    par le Dr Serre
    (inédit)

 

  1. A Oued Zem une ruée sauvage, une xénophobie soudaine déferle sur la ville qui ne disposait pour se défendre que de quelques gendarmes, d’une maigre compagnie de réservistes et des moghaznis du caïd et du contrôleur civil. Sous l’énorme poussée , la moitié est de la ville fut envahie.
  2.  
  3. Les émeutiers incendièrent les maisons de Européens, tuèrent leurs habitants et détruisirent en partie l’hôpital après avoir massacré les hospitalisés européens et le personnel soignant.
  4.  
  5. Les gendarmes réussirent, avec l’aide des survivants, à arrêter les émeutiers au milieu de la ville, où ils tinrent jusqu’à l’arrivée des secours.

 

  1. Aux mines de fer d’Aït Amar, les ingénieurs, les ouvriers et leurs familles ne disposaient d’aucune protection, aussi leur sort fut-il bien pire.
  2.  
  3.  
  4. Seuls quelques rescapés purent se réfugier dans le bâtiment administratif où ils soutinrent, avec des moyens de fortune et des explosifs qu’ils fabriquèrent eux-mêmes, un siège de près de trente-six heures.

 

  1. Un bataillon de la Légion arriva heureusement l’après-midi à Oued Zem, mais seulement le lendemain à Aït Amar.
  2.  
  3. Cent morts Européens environ (il n’y eut pratiquement pas de blessés européens), sans doute plus de morts marocains, tel fut le bilan de cette journée.
  4. J’étais en congé en France. Un télégramme me rappela d’urgence au Maroc, pour succéder, comme médecin-chef du territoire et de l’hôpital d’Oued Zem, au docteur Fichbacher, assassiné au cours des émeutes.
  5. Comme je traversais le Mont Dore dans une voiture immatriculée MA, un petit bourgeois chafouin, en chapeau mou, leva sa canne dans ma direction en criant : « Sale colonialiste ! »
  6. Je partis seul le lendemain, par avion.
  7. ***
  8. Quel serrement de cœur à la vue de ce pauvre pays, un mois plus tôt encore si vivant ! Une route déserte, jalonnée de poteaux télégraphiques dépouillés de leurs fils et de leurs isolants, parfois même coupés à ras, sur des kilomètres, et de temps à autre des carcasses d’automobiles calcinées, basculées dans le fossé. A chaque pas, quelque chose rappelait les événements terribles qui venaient de se produire.
  9. A l’approche des lieux où les atrocités avaient été commises, une véritable angoisse m’étreignait, car il faudrait y vivre, s’intégrer à nouveau au pays, toucher du doigt ces plaies béantes et contribuer à les panser. Comment allais-je réagir ?
  10. (…)
  11. Jusqu’au croisement de la route de Camp Marchand à Fquih Ben Salah, tout ce qui a appartenu aux Européens est saccagé et brûlé. Partout des ouvertures béantes, noires de suie, des toits défoncés, des poutres calcinées et dans les cours, des tas d’objets informes, épaves de la vie quotidienne. Nous avancions lentement, à pas feutrés, entre ces murs noircis et ces plâtras, retenant notre souffle, recueillis comme dans la chambre d’un mort.
  12. Celui qui m’accompagne m’explique en détail le drame horrible de chacune de ces maisons. Qu’il se taise, et que arrivions enfin à l’hôpital !
  13. Là, rien n’a été touché depuis l’enlèvement des cadavres. Des carcasses d’automobiles aux tôles tordues, dont celle d’une ambulance, gisent au pied des grands murs et un peu plus loin, au bas du perron, s’entasse, brisé, informe, le matériel hospitalier jeté par les portes et les fenêtres.
  14. A l’intérieur, le spectacle est pire. Des services techniques et généraux, il ne reste rien. Radio, climatiseur, stérilisateur, microscopes, tout a été détruit. Quand le feu a été insuffisant, la hache et la massue ont achevé le travail. Dans la cour intérieure, encore deux carcasses d’automobiles renversées et incendiées, et pour que rien ne subsiste, non seulement les fleurs avaient été coupés, mais les pigeons du médecin-chef avaient été égorgés ! Il fallait effacer toute trace des Roumis, par le fer et par le feu !
  15. Pourquoi cette destruction d’un hôpital qui servait principalement aux Marocains, et où deux cents d’entre eux, en moyenne, se pressaient chaque jour ? Je ne comprends plus. J’avance, comme un somnambule, dans un monde qui n’est plus le mien, celui de la folie destructrice et sanguinaire, celui de la volupté d’anéantir… Tout ce que je vois est incompréhensible, illogique, hors des normes humaines.
  16. Avec un infirmier, nous arrivons devant une porte trouée de balles.
  17. - C’est là, me dit-il, dans ce bureau, qu’en compagnie des la plupart des infirmiers de l’hôpital, Français et Marocains mêlés, j’ai vécu les heures sanglantes. Cinq heures qui m’ont paru un siècle ! Nous avions transporté le corps du médecin-chef. Trois femmes se tenaient debout dans l’angle, cachées par cette armoire métallique. Ah, elles se faisaient petites, les malheureuses ! Pendant cinq heures, nous avons entendu des hurlements, des cris de haine, les youyous, le crépitement des balles, les coups de masse contre les cloisons, les supplications des malheureux qu’on égorgait à quelques mètres de nous, le grondement de l’émeute, tandis que nous nous savions à sa merci. La chaleur était étouffante, car tout brûlait autour de nous, la fumlée s’infiltrait par le plus petit orifice, et nous nous disions que dans quelques minutes, ce serait notre tour… Par quel miracle avons-nous été épargnés ? Nul ne le saura. Mais quand nous entendîmes le crépitement d’une mitrailleuse, puis de deux, puis de trois, à une cadence de plus en plus nourrie, en même temps que des éclatements de grenades, nous comprîmes que quelque chose venait de changer, et chacun d’entre nous, dans son for intérieur, fit une prière d’action de grâce.
  18. Il faut tout dire. Il y avait des malades dans cet hôpital. Il était archi-comble. Dans les chambres des malades européens, hommes, femmes et enfants, à la vue du sang coagulé sous leur lit à la verticale de la tête, on comprenait que là, le comble de l’atrocité avait été atteint.
  19. Comment devant un tel spectacle échapper à l’émotion et à un sentiment de révolte ? On eut dit que tout s’écroulait autour de moi. C’était pour en arriver là que depuis vingt-cinq ans j’avais travaillé et ruiné ma santé, dans ce pays que j’avais tant aimé ? Pour en venir à contempler, à la fin, ce tableau d’une haine injustifiée, d’une xénophobie folle, inhumaine, qui réussissait à détruire jusqu’à la trace des bienfaits. Vingt-cinq ans consacrés à soigner, à aider ceux qui avaient commis ces crimes ! Où était ce grand rêve d’interpénétration, de fusion de deux peuples ? Il fallait fuir, fuir très loin, où rien ne me rappelle le Maroc et mon passé, puisque tout ce que j’avais aimé, tout ce pourquoi j’avais lutté était anéanti, puisque j’avais travaillé toute ma vie pour une œuvre vaine.
  20. ***
  21. Mais l’administration avait entrepris un travail de reconstruction. Manquer de courage, ne pas surmonter sa rancœur et son désespoir, alors que tant d’autres s’étaient dominés et avaient repris la lutte, eut été pire qu’une lâcheté.
  22. Nous nous installâmes au sanatorium pour soigner des blessés, d’ailleurs émeutiers pour la plupart.
  23. Recommencer, oublier ce carnage, rester médecin, revoir les Marocains avec les mêmes yeux que jadis, retrouver leur confiance, si possible leur amitié, et donner la mienne sans restriction, c’était mon devoir. C’était vers cela que tout ce passé, que j’avais cru détruit, me poussait avec une force invincible et si une vision atroce avait pu, un instant, le masquer, tout mon être le désirait.
  24. A l’hôpital tous m’aidèrent, firent équipe pour aller de l’avant. Je finis par trouver mieux que des assistants, mieux que des collaborateurs : nous finîmes par former une famille unie par les liens d’une sympathie et d’une affection véritable. De temps en temps, nous nous réunissions le soir. Tantôt nous écoutions de la musique, tantôt c’était un dîner improvisé où les boîtes de conserve étaient reines… Ainsi, peu à peu, s’estompèrent les heures noires et, dans notre sphère, Français et Marocains, à nouveau réunis, nous rebâtissions…
  25. Notre première hospitalisée fut une mère de famille nombreuse, transportée chez nous presque clandestinement, entre chien et loup, à la sauvette, « simplement pour que je la voie »… Nous la gardâmes deux mois. Ses enfants, son mari, des parents vinrent la visiter. Tous paraissaient de braves gens, et le contact de cette famille marocaine unie qui ne manifestait que des sentiments simples et humains nous fit un bien immense. Auprès d’eux nous oubliions les émeutiers du vingt août.
  26. Avec le temps, du côté marocain, petit à petit, la confiance en nos soins revenait. Les appels se faisaient de plus en plus fréquents.Lorsque j’allais dans le bled, je partais en jeep, accompagné seulement de celui qui était venu me chercher. Quelle que fût l’heure du jour ou de la nuit, je ne fus jamais inquiété. Chez le malade, l’accueil était le même qu’autrefois, la conversation aussi libre, le verre de thé aussi généreusement offert, et bientôt ceux qu’il était utile d’hospitaliser acceptèrent l’hospitalisation sans résistance.
  27. En trois mois les salles se remplirent, tandis que la moyenne journalière des consultants passait de dix en octobre à deux cents cinquante en mars, et ce fut à nouveau la grande presse des jours de souk…
  28. Bien sûr, dans cette période de transition, certains se faisaient une idée assez baroque de l’indépendance à venir… Un énergumène exigea de choisir lui-même sa piqûre. Comme il avait désigné une ampoule d’hyposulfite de soude, je décidai de laisser l’expérience se poursuivre.
  29. - Arrête ! Arrête ! Tu me fais mourir ! Tu me brûles !
  30. - Ne me reproche rien, c’est toi qui as choisi…
  31. ***
  32. Les conversations avec les Marocains devenaient un peu plus faciles chaque jour, mais par prudence, nous évitions toute allusion aux événements récents. Les plaies étaient trop fraîches. Cependant, parfois, malgré nous, l’obsession revenait, et un mot, une phrase nous ramenait au vingt août…
  33. Pourquoi donc cette émeute sanglante s’était-elle produite ?
  34. Avec le recul, et avec tout ce qu’il faut possible d’apprendre de part et d’autre, on put reconstituer le drame.
  35. Depuis quinze jours, des émissaires venus des grandes villes répandaient dans la ville leur bonne parole. Le vingt août serait dans tout le Maroc le jour du grand soulèvement, disaient-ils. Oued Zem ne pouvait pas rester spectatrice !
  36. Des propagandistes visitèrent les tribus environnantes, afin de rassembler ce jour-là le plus de monde possible à Oued-Zem. Ils dirent aux fellahs que tout bon Marocain devait s’y rendre, qu’il pouvait être dangereux de s’abstenir. Aussi, le vingt août, ce fut une ruée des campagne vers la ville. Lequel d’entre eux aurait pu deviner ce qui allait des passer ? Ils allaient au « raout », rassemblement où l’on crierait.
  37. Et dans cette foule où chacun, par crainte de passer pour tiède, cherche à paraître plus violent que les autres, les mots exercent leur magie, et plus ils sont durs, plus ils portent. Aux quatre coins de la ville, les meneurs haranguent, et disent l’infâmie pour une terre d’Islam de tolérer les Chrétiens… « Le jour de la grande purification est venu, disent-ils, celui de leur extermination. On va aujourd’hui reconnaître les vrais musulmans ! » Qui oserait rester passif ? Les poignards sont brandis, les canons des fusils se lèvent… « On saura bien démasquer les félons qui ont partie liée avec les chrétiens, poursuivent les orateurs. D’eux aussi nous purifierons notre sol ! » La force aveugle est alors déchaînée. La foule compacte, surexcitée, est grisée de mots qui ne permettent plus de reculer.Premiers cris des victimes, vue du sang, ronflement des incendies. Il est si facile de tuer et de détruire. Seul le premier pas coûte. Peut-être, après tout, est-il bien de massacrer les chrétiens puisqu’on le proclame ? Peut-être gagne-t-on ainsi le ciel ? Et l’on massacre.
  38. - Oh, Ahmed, toi qui étais toujours avec les Chrétiens et leur léchais les bottes, ton compte est bon. Tu as beau t’égosiller avec nous, ce soir ta gorge sera comme celle d’un mouton le jour de l’Aïd !
  39. Et Ahmed, fou de terreur, saisit ce petit Français, son voisin, qui essayait de fuir, qu’il aurait pu sauver, et l’égorge.
  40. - Au nom de Dieu, dit-il en levant son poignard, regarde comme je les aime, les Chrétiens !
  41. La veille, ou le lendemain, Ahmed se serait peut-être fait tuer pour protéger sa victime…
  42. On a été étonné de trouver à la tête des bandes, vociférant plus que les autres, des Marocains ou des Marocaines dont les relations avec les Français étaient les plus cordiales.
  43.  
  44. Ne parlez pas de perfidie, ni de trahison. L’explication, c’est la peur, poussée à son paroxysme. Qui n’a pas été lâche une fois dans sa vie ?
  45. Un jour, les policiers amenèrent un fellah d’une quarantaine d’années, sur qui pesaient les plus graves soupçons. Accusé de l’assassinat d’une famille, dénoncé, sur le point d’être pris, il s’était jeté dans un puits. Il avait une fracture du rachis et fut immobilisé trois mois et demi dans une coquille.
  46.  
  47. - Ce type a tué plusieurs Français, m’affirma le commissaire.Il nous tarde que vous le fassiez sortir de l’hôpital.
  48.  
  49.  
  50. Etait-ce possible ? Il avait une physionomie placide et débonnaire, et tout son comportement respirait le brave homme.
  51. Les mois passèrent, les policiers partirent, et du jour au lendemain, les terroristes devinrent des héros, les victimes des martyrs. Le fracturé du rachis se leva, et s’en alla bientôt dans sa famille.
  52.  
  53.  Nous le perdîmes de vue. Peu de jours avant mon départ définitif, on m’avertit qu’il voulait me parler. Il s’avança appuyé sur deux cannes.
  54.  
  55. - Je veux te remercier, dit-il. C’est grâce à toi si je suis encore vivant. Tu sais, on a quelquefois dans sa vie un jour de folie, mais Dieu est grand, c’est Lui qui nous juge.

 

  1. La phrase de ce fellah m’éclairait plus sur le drame d’Oued Zem que les enquêtes ou rapports que j’avais pu lire ou entendre. Le jour de folie, le jour où l’on tue, où toutes les forces du mal sont déchaînées, où l’on ne sait plus ce qu’on fait.
  2. Les responsables, les vrais, ce sont ceux qui ont rassemblé cette foule, lancé des mots d’ordre, qui l’ont haranguée, excitée, sachant qu’ une foule déchaînée est
  3. capable de tout.
  4. ***************************************************************

 

    1. AZ4 janvier 2013 à 9 h 53 minRépondre

      L’existence de la course barbaresque et de l’esclavage, c’est du bidon ! C’est un prétexte inventé après coup pour justifier le méfait que fut la conquête de l’Algérie. En effet,

      1. Les Européens auraient pu mettre fin depuis belle lurette, à la course, si elle les gênait autant que vous le prétendez. Ne serait-ce – au minimum – depuis le traité de Passarowitz, en 1718, qui consacra un affaiblissement grave (et irréversible) de l’empire ottoman et ouvrit un 18e siècle sans guerres longues pour les Européens, qui leur donnait les moyens de se consacrer à cette tâche.

      2. L’expédition d’Alger aurait pu se dérouler en coopération militaire (comme la guerre de la Sainte Ligue, en 1683-1699, ou la guerre anglo-franco-russo-turque qui vit aboutit à la bataille de Navarin et à l’indépendance grecque). Au demeurant, les Britanniques avaient, à de multiples reprises, proposé cette opération commune, ce que refusèrent toujours les Français.

      3. L’opération ne nécessitait pas une conquête de l’hinterland de 42 ans. Elle pouvait se contenter de raids sévères, à l’instar de ceux de Duquesne contre Alger et contre Chios en 1681. [C'était amputer une jambe pour soigner un ongle incarné].

      - En réalité, la prédation de l’Algérie par la France ne fut que la conséquence d’une vulgaire rivalité impérialiste avec l’Angleterre. Comme la quasi totalité des expéditions des chrétiens outre-mer (croisades, colonisation de l’Afrique ou de l’Indochine), derrière les grands mots (civilisation, honneur, liberté, chrétienté…), elle eut des motifs prosaïques ou sordides.

      - Si la France n’était pas allée en Algérie, jamais les Algériens n’auraient été enrôlés, en 1870, en 1914 ou en 1939, pour se faire tuer pour des conflits qui ne les concernaient pas. Que diriez-vous si la Chine obligeait de jeunes Français à se faire tuer pour récupérer Taïwan ?

      - Bugeaud, avec Lamoricière, Changarnier et tous ses comparses, a commencé par ravager le pays par ses razzias, ses destructions de récoltes, ses déplacements de populations, ses enfumades, qui ont coûté 875 000 morts aux Algériens (sur 3 millions d’habitants).

      - La répression de Sétif et Guelma n’a pas été le fait que de la gendarmerie et de l’armée, mais aussi des colons, qui ont procédé eux aussi à des exécutions sommaires et à des tueries. [Ce qui n'était que dans la droite ligne de leur attitude depuis le rejet des très modestes accords Blum-Violette].

      - La colonisation de l’Algérie n’a pas été seulement injuste et brutale, elle a aussi été ignoble. Le Code de l’Indigénat et le Travail forcé ont fait des Algériens des hilotes ou des serfs sur leur propres terres, et ce jusqu’au bout. En 1955, 85 % des musulmans étaient illettrés et le revenu d’un musulman était le quart de celui d’un Européen

       

      s

    1.  
    2.  
    3. Hollande oublie que les Algériens le sont tout simplement parce qu’il y a eu les Pieds Noirs. Sans nous, il n’existeraient pas ! Sans nous, l’Algérie n’existerait pas ! Sans nous, les barbares attaqueraient encore les bâteaux en méditerranée et les blancs seraient encore rendus à l’esclavage ! Grâce à nous, Hollande a pu dormir dans des bâtiments construits en dur et non sous une tente à la merci des serpents et des scorpions !!!……..
    1.  

      Ce n’est pas salir le général que de dire la vérité. Et c’est dommage que l’auteur n’ait pas précisé que les massacres dont ont été victimes européens et algériens fidèles à la France l’ont été avec la complicité du même général qui en porte toute la responsabilité et que beaucoup de patriotes ne lui pardonnerons jamais.

    2.  

      Nombreux sont les algériens qui regrettent la présence française en Algérie. Il n’y a qu’à lire les déclarations de notables algériens pour s’en persuader. Ce qu’a apporté la France en Algérie, ce n’est pas que la guerre, loin s’en faut. Mais nos gouvernants font table rase du passé, de l’histoire, et ignore tout le côté positif de notre présence sur cette terre.L’ Algérie qui était frappée par le paludisme, avec aucune ou très peu de ressources, de structures, ne doit son bien être que grâce à la vaillance des Pieds Noirs (j’en suis un). Alors la repentance présidentielle, cela suffit.

    1.  
       

       

    •  

      ce fut AUSSI et SURTOUT un OPPORTUNISTE
      son rêve était d’être le leader de la troisième voie
      hélas pour lui , malgré la traitrise algérienne , il fut coiffé sur le fil par Soekarno

  •  

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:24

 

 

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  1. Quelques remarques. La crise de 1907 est due à des facteurs purement monétaires. Uniquement monétaire. Ce n’était pas une crise économique, par ailleurs, mais une panique bancaire, ce qui est tout à fait différent. La raison en est expliqué dans « The Theory of Free Banking » de George Selgin que j’ai passé en revue sur mon blog il y a 2 ans de ça. Grosso modo, les réglementations de l’époque ont rendu la monnaie bancaire très inélastique, si bien que les banques ne pouvaient pas accommoder l’offre de monnaie à la demande. Or cette demande fluctue grandement en fonction des saisons. Notez que la crise de 1907 s’est déroulé un Automne, exactement durant la période où il y a un pic annuelle de demande. Donc les banques avaient des difficultés pour cette raison.
  2. Quant à la crise actuelle, vous négligez le fait qu’à chaque récession les gouvernements essaient de relancer l’économie à coup de politique keynésienne, que j’ai critiqué ici. Or, les autrichiens estiment justement que ça ne marche pas, et ce qui empêche même la reprise, en prolongeant la période de vache maigre encore plus loin. Vous pouvez difficilement démêler pétrole et politique keynésienne.
  3. Concernant les inégalités grimpantes depuis 1980, c’est dû là encore à des facteurs monétaires. L’effet Cantillon. Il se produit lorsque la monnaie est produite en excès, ce qui redistribue les revenus depuis les pauvres vers les riches. Car lorsque le crédit déferle, cette nouvelle monnaie arrive d’abord dans la main des plus riches, qui empruntent, et ils ont de la monnaie supplémentaire, alors que les prix n’ont pas encore monté. C’est lorsqu’ils effectuent leurs dépenses que les prix vont monter. Les ouvriers modestes, ensuite, reçoivent cette monnaie, mais les prix ont déjà monté au préalable. Pour les premiers, la monnaie n’est pas encore dévaluée, pour les seconds, la monnaie est dévaluée du fait des hausses de prix.
  4. Une autre possible raison de la hausse des inégalités est peut-être à chercher dans les racines de la « guerre contre la pauvreté » depuis les années 60s. Jetez un oeil à cette série d’articles, des notes de lectures de Losing Ground de Charles Murray. Il explique comment et pourquoi la redistribution des richesses ne conduit pas à une réduction des inégalités.
    http://aristidebis.blogspot.fr/2012/01/losing-ground-la-tragedie-de-letat_7027.html
    http://aristidebis.blogspot.fr/2012/01/losing-ground-la-tragedie-de-letat_17.html
    http://aristidebis.blogspot.fr/2012/01/losing-ground-la-tragedie-de-letat_24.html
  5. Vous pouvez par la suite lire le chapitre 9 de Coming Apart, du même auteur. Lisez surtout les paragraphes sous la figure 9.7.
    http://analyseeconomique.wordpress.com/2012/11/10/coming-apart-by-charles-murray/
  6. Je pense que avez là les meilleurs éléments de réponses.

    Je le redis : je ne néglige, ni n’ignore tous ces facteurs. Bien au contraire. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je proposes une approche systémique de la situation (raisonnement analogique) et non pas analytique.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Approche_syst%C3%A9mique

    L’approche analytique néglige les boucles de retroactions inhérentes au systèmes complexes de l’économie et de la société. Entre autre. Je suis en train de préparer un papier dessus pour expliquer cette approche.

  1. « Quand quelqu’un est endetté, vous ne voulez pas sa maison, vous en faites un esclave, c’est bien plus intéressant »
  2. Sinon, je trouve cette remarque tout à fait caricaturale. Vous sous-entendez que la banqueroute des clients plait aux banquiers. C’est tout le contraire. C’est justement ce qu’elles veulent éviter. Les banqueroutes sont des signes d’instabilité et elles envoient des signaux aux clients de banques. Des banqueroutes sont des incitations à faire un bank run. Vu que les banques souhaitent éviter les bank runs, alors toute banqueroute, quelle qu’elle soit n’arrange pas les banques, bien au contraire.

    En effet, ma remarque est simpliste et caricaturale. Je ne parle pas des banqueroutes qui, comme vous le dites, n’arrange pas du tout les banquiers. Par contre, devoir travailler dur pour rembourser les dettes, oui. Le banquier gagne un maximum quand on est à la limite de la banqueroute. Le jeu est de nous y pousser le plus près possible, sans nous y faire tomber dedans. C’est un mélange subtil proche de la corde raide.
    Je ne me souviens plus de l’article, mais aux USA les banques sont friandes des multiples cartes bancaires a cause de ça.
    Mais je ne peux pas expliquer tout ces détails dans le cadre d’un article. Je fais des raccourcis.

  • 猛虎 décembre 6, 2012 à 11:14

    La banque veut des clients fiables. Si elles ne vous croient pas capable de rembourser, elles ne prêtent pas. La banque n’aime pas les pauvres. Elles prêtent aux riches. Si les clients font de mauvais investissements et font finalement banqueroute, vous ne pouvez pas blâmer la banque pour les erreurs des emprunteurs. L’erreur est partie intégrante du business. La banque choisit toujours un client qu’elle croit fiable. Parfois, elle se trompe. L’investisseur, lui, investit avec le crédit qu’il vient d’obtenir. Toujours dans un business qu’il croit rentable. Parfois, ça ne se passe pas comme prévu. Il est ruiné pour ses erreurs. C’est comme ça. C’est partie intégrante de la vie. Ce n’est pas le système qui est cruel et inhumain. C’est juste le cours de la vie.

    En outre, il est normal de payer des taux d’intérêts. Un taux d’intérêt de zéro implique que les employés de banques ne gagnent pas un centime. N’oubliez pas non plus que les taux d’intérêts sur les prêts permettent aux banques de rémunérer les épargnants. C’est pour cette raison qu’ils déposent leur argent en banque. Parce qu’ils perçoivent des « indemnités » pour le risque de laisser leur argent en banque.

    • yoananda décembre 6, 2012 à 11:30

      Non,la banque cherche un compromis entre rentabilité et fiabilité. Il faudrait que je vous retrouve cet article qui montrait que les banques faisaient leur beurre sur les pauvres aux USA justement. Sinon, vous ne me croirez pas.

    • 猛虎 décembre 6, 2012 à 11:37

      Pas en principe. Si elles le font néanmoins, alors ça veut dire que des réglementations derrière les y poussaient. N’oubliez pas que la réputation de la banque dépend de la qualité de ses clients, et leur probabilité à rembourser. Personne ne va vous croire si vous dites que les banques préfèrent les clients pauvres qui par définition ont plus de difficultés à rembourser. Ça s’appelle tuer son propre business.

    • yoananda décembre 7, 2012 à 8:08

      Non, parce que ce sont eux (les pauvres) qui rapportent le plus (parfois, pas toujours) : arbitrage entre risque / rendement. Comme je l’ai dit. Les subprimes c’est quoi d’après vous ?

  1. Vous ne répondez toujours pas à ma question. Comme je l’ai dit « les clients pauvres qui par définition ont plus de difficultés à rembourser ». Donc, à moins de prétendre que les banques peuvent maximiser les profits en prêtant à des individus incapables de rembourser plutôt qu’à des individus riches, les prêts aux pauvres ne rapportent jamais plus. Mais moins. Si vous dites que ça rapporte davantage de prêter à des gens insolvables, il faudra démontrer et convaincre votre public que les banques améliorent leurs profits en vendant leurs crédits à des gens incapables de rembourser. Dans aucune entreprise une telle manoeuvre est rentable. Pourquoi la banque ferait-elle exception ? Je ne vois aucune raison.

    En outre, vous raisonnez comme si les banques n’étaient pas régulées. C’est tout le contraire. Ça fait plusieurs décennies que nous sommes dans une économie d’aléa moral. Si les entrepreneurs savent que les risques entrepreneuriaux sont « subventionnés » en cas de faillite, la prise de risque devient plus rentable que ce qu’il en aurait été autrement. C’est ça les Subprimes, que vous me citez.

    Par ailleurs, il n’y aurait pas de « crise des Subprimes » sans sur-expansion monétaire. Ça fait plusieurs jours que je le dis et que j’insiste lourdement dessus. Je remets sur la table la citation de Fritz Machlup :

    If it were not for the elasticity of bank credit, which has often been regarded as such a good thing, the boom in security values could not last for any length of time. In the absence of inflationary credit the funds available for lending to the public for security purchases would soon be exhausted.

    Cette dernière phrase est à retenir. Elle indique qu’il est impossible d’étendre le crédit sans expansion monétaire. Il n’y a pas de bulles sans crédit. Même la soi-disante Tulipomanie n’était qu’un mythe : (1) il y avait bien une expansion de monnaie (2) il n’y avait pas de bulle ni de crise de toute façon. Aucune bulle dans l’histoire n’a gonflé sans l’impulsion de la monnaie. C’est même théoriquement impossible.

    N’oubliez pas en outre. Les épisodes de Free Banking n’ont été touchées par aucune crise que ce soit. Les seules exceptions sont l’Australie et le Chili. Mais là encore, c’est dû à des facteurs externes, comme par exemple l’intervention du gouvernement (voir mon blog). Il n’y a aucune preuve que le système bancaire dérégulé conduit à des crises. C’est prouvé empiriquement, et théoriquement, les théories de ‘défaillance bancaire’ sont au mieux incohérentes, auto-contradictoires au pire.

    Il n’est prouvé, ni théoriquement, ni empiriquement, que les banques non régulées, ont un appétit certain pour le risque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:59
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Le : 19 Décembre 2012

François Hollande, ou la crédibilité en fuite

   florange sondages mariagepourtous gérarddepardieu françoishollande    

Les Français continuent à douter de la capacité de François Hollande à affronter les grandes (et les moins grandes) questions qui se posent au président de la République. Les sondages accusent régulièrement une dégringolade des taux de satisfaction qui lui sont accordés, tout comme à son premier ministre d’ailleurs. Gérard Courtois, directeur éditorial du journal Le Monde, donne plusieurs explications à ce constat dans sa chronique du 19/12/2012.
Polémia
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Avant la trêve des chroniqueurs, il n'est pas trop tard pour le constater : la France est un bien curieux pays. Elle s'enorgueillit d'avoir vu naître Descartes et d'avoir allumé les Lumières. Elle se targue volontiers d'être la patrie de la raison, donc de la sagesse. Il ne se passe pourtant pas une semaine sans qu'elle s'embarque et s'emballe dans de folles controverses et d'invraisemblables psychodrames. La moindre polémique y devient, sans tarder, affaire d'Etat.

Ainsi de l'exil fiscal de Gérard Depardieu. L'on était bien naïf de croire, il y a huit jours, que quelques mots suffiraient pour fustiger la sécession d'un acteur hors normes, comptant ses sous comme des entrées de cinéma. Chacun, depuis, s'est monté le bourrichon, de féroces répliques ont été échangées et cette histoire peu glorieuse a tourné au drame national. Premier ministre en tête, chacun y a mis du sien jusqu'à transformer le grand Gégé en héraut des exilés de Néchin, fuyant l'impôt sans souci du qu'en dira-t-on. Encore moins d'une élémentaire solidarité nationale.

Affaire d'Etat, encore, la bataille du « mariage pour tous ». Trente ans après la dépénalisation de l'homosexualité, treize ans après la reconnaissance légale, par le pacs, du couple homosexuel, voilà une réforme qui aurait dû susciter un relatif consensus. Tout pouvait y contribuer : l'évolution aussi spectaculaire que salutaire des mœurs et des mentalités, l'exemple des législations déjà en vigueur dans de nombreux pays européens, enfin la logique démocratique garantissant l'égalité des droits entre couples du même sexe et de sexe différent.

Au lieu de quoi l'on assiste à un affrontement vindicatif entre Anciens et Modernes, conservateurs et progressistes, religieux et laïcs, droite et gauche. Comme si, pour les premiers, les fondements de la famille étaient menacés et le socle de la société ébranlé.

Ont-ils oublié qu'ils nous annonçaient déjà la fin du monde, ou quasiment, lors de l'instauration du pacs, dont ils vantent aujourd'hui les mérites ? Leur a-t-il échappé que l'institution du mariage elle-même s'est singulièrement érodée, puisque 44 % seulement des couples français sont aujourd'hui mariés ?

Il est vrai, à la décharge de l'opposition, que le chef de l'Etat l'a bien aidée dans son offensive. Godillant d'un bord à l'autre, invoquant un jour la « liberté de conscience » des maires avant de se rétracter le lendemain, écartant le droit à la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes avant de s'en remettre, désormais, à la sagesse du Parlement, le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas témoigné d'une fermeté de conviction à toute épreuve. Et n'a pas contribué à calmer les esprits.

Le même grief peut être fait à François Hollande à propos de cet autre psychodrame, de cette autre affaire d'Etat qu'est devenu le sort de l'aciérie de Florange et de ses deux hauts-fourneaux, les derniers de Lorraine. Les mésaventures de Nicolas Sarkozy sur le site voisin de Gandrange, fermé en 2008 par ArcelorMittal, auraient pourtant dû inciter le président de la République à la prudence et à la clarté.

On ne joue pas impunément avec des symboles aussi forts : celui de la désindustrialisation française face à une mondialisation sans états d'âme, celui de la puissance ou de l'impuissance de l'Etat, celui enfin de la nationalisation, cet étendard de la gauche triomphante de 1981.

M. Hollande a « joué », et il a perdu. Certes, les 630 emplois de Florange sont, pour l'heure, sauvegardés, si toutefois Lakshmi Mittal tient cette fois-ci ses engagements. Mais au prix d'un pataquès gouvernemental désastreux et d'une défiance irrémédiable des salariés du site et d'ailleurs. En jouant sur tous les tableaux, en voulant garder tous les fers au feu, en laissant le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, explorer très sérieusement la piste d'une nationalisation temporaire, en laissant le premier ministre trancher en sens inverse et humilier M. Montebourg, en soutenant l'un sans désavouer l'autre, et vice versa, le président a brouillé tous les messages. A trop finasser, il a oublié d'exercer sa fonction première : arbitrer.

Il en paye aujourd'hui le prix, brutalement. Dans les urnes et dans les sondages. Les trois élections législatives partielles que la droite vient de remporter dans l'Hérault (avec la défaite de la députée socialiste élue en juin), les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne en attestent : dans les trois cas, en dépit de la bataille de chiffonniers entre M. Copé et M. Fillon pour la présidence du parti, l'UMP a progressé de 10 à 12 points, tandis que la gauche plafonnait dans l'Hérault et régressait de 8 points dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

Les sondages sont tout aussi sévères. Selon les toutes dernières enquêtes, M. Hollande et M. Ayrault poursuivent leur dégringolade, sept mois après leur entrée en fonctions : le premier recueille 37 % de satisfaction selon l'IFOP, en recul de 3 points en un mois (Le Journal du dimanche), et 35 % pour Ipsos, en chute de 6 points (Le Point). Quant au premier ministre, il tombe à 35 % et 33 % selon ces deux instituts, en recul de 5 à 6 points. La défiance est nette chez les ouvriers, avec un tiers seulement de jugements positifs en faveur du président.

Ces résultats ne sont guère surprenants. Il y a à peine plus d'un mois, lors d'une conférence de presse réussie, le chef de l'Etat avait fixé le cap de son quinquennat. En trois mots : rigueur budgétaire + pacte de compétitivité + nouveau contrat social. Le tout était apparu courageux ou, à tout le moins, cohérent.

Les hésitations dans la gestion du dossier Florange et, à un moindre degré, de la réforme du mariage ont largement détruit cette cohérence et jeté le doute sur la détermination présidentielle. De nouveau, le flou est de mise. Et c'est, au fond, la seule affaire d'Etat essentielle du moment, alors que le chômage explose et que la récession menace en 2013.

François Hollande aurait tort de croire que, selon la formule consacrée, « on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment ». A trop la cultiver, c'est sa crédibilité et son autorité qui seront lourdement menacées. Il n'aura pas trop de la trêve de Noël pour résoudre cette équation, aussi politique que personnelle.

Gérard Courtois
Le Monde
19/12/2012 Correspondance Polémia – 19/12/2012

Image : François Hollande par Parti socialiste via Flickr (cc)

 

Gérard Courtois

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:07

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Ecoracialisme (1) -/ Introduction

 éco-immigrés artificialisation écoracialisme écosystème écosphère   

 

Avec cet article, Polémia commence la publication d’une série d'extraits du livre Ecoracialisme, non encore paru aujourd’hui. Son auteur, Frédéric Malaval contributeur régulier de Polémia, veut montrer que des évolutions irrépressibles vont obliger les différentes races humaines à vivre dans leurs écosystèmes d’origine.
L'introduction de ce livre dévoile l'argumentaire de cette vision iconoclaste.
Polémia

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Introduction

Ce livre a comme thème central l'écoracialisme. C'est le terme choisi pour désigner la politique consistant à favoriser la cohérence race/écosystème. Sa conclusion est que l'écoracialisme est le préalable à une politique écologique soucieuse de limiter à son strict nécessaire l'artificialisation des écosystèmes.

En effet, habiter durablement dans un écosystème étranger n’est possible qu’au prix d’une surartificialisation à l’origine d’impacts environnementaux importants, donc de la crise écologique actuelle. La climatisation de l’habitat par les Européens dans les zones équatoriales est un exemple parmi d’autres d’une surartificialisation écologiquement néfaste.

La thèse exposée dans ces lignes prend résolument le contre-pied de la doxa dominante. Celle-ci envisage un monde unifié alors qu'une approche écologique postule que cela n'est pas possible. La diversité est la clé du succès adaptatif et donc de la pérennité des lignées constitutives de la biosphère. Cet axiome est le fondement de l'Ecologie, science de synthèse, dont les développements sont déterminants pour relever les défis actuels. C'est le fil conducteur de ce livre construit en trois parties.

Dans la première, un balayage général du monde d'aujourd'hui aboutit à la conclusion que la Modernité, envisagée comme l’idéologie dominante, est réalisée par une bourgeoisie mondialisée sous tutelle américaine. Son mérite incontestable est que nous vivons un Age d'or. Mais des menaces obèrent l'avenir. La crise écologique en est une. L’artificialisation de la planète en est à l’origine. Limiter la surartificialisation de l’écosphère est dès lors impératif.

La deuxième partie résume les apports de l'Ecologie, discipline scientifique intégrative que la Sociobiologie et la Thermodynamique alimentent. Deux idées-clés vont alors participer à la vision du futur : le conservatisme des gènes, l'efficience énergétique.

La troisième partie envisage l’Ecoracialisme comme une des issues pour surmonter les défis à venir. Une des conséquences de l’artificialisation de l’écosphère est que les pressions écologiques vont susciter un retour des différentes races humaines dispersées sur la Terre dans des écosystèmes où ils sont biologiquement adaptés. Pour nous Européens, ce sont donc des dizaines de millions d’individus qu’il faut se préparer à accueillir alors que dans le même temps partiront au plus les 20 à 30 millions (?) d’éco-immigrés de l’Europe. Il s'agit donc désormais d'envisager le futur à partir des phénomènes majeurs de ces dernières décennies.

Parler des mouvements de populations humaines dans l'écosphère est un sujet éminemment transgressif. Dans une approche écosystémique, il est impossible d'éluder la question raciale. Or, celle-ci est taboue depuis la deuxième moitié du XXe siècle ap.JC. Aussi quelques précautions sont-elles nécessaires pour l'aborder.

Il n'y a pas de jugement de valeur ni de hiérarchie en Ecologie. Une manifestation du vivant, quelle qu'elle soit, n'est que la résultante d'un processus adaptatif confronté à des contraintes irrépressibles. Or, cette idée de hiérarchie est omniprésente dans toutes les idéologies de la Modernité : (…), le Romain sur le Germain, le Chrétien sur le Païen, le Noble sur le Roturier, (…), le Bourgeois sur le Prolétaire ou le Prolétaire sur le Bourgeois, l'Européen sur l’Africain, (…), etc. L'approche de la Nature procède du même esprit en distinguant les espèces utiles des espèces nuisibles, les plantes comestibles des mauvaises herbes, etc. L'approche écologique postule la consubstantialité de toutes les composantes d'un écosystème, même si ces entités sont en concurrence, voire en rapports de prédation. Il n'y a pas d'idée de supériorité en Ecologie, seulement des structures de complexité diverses, associées à des espaces écologiques dont l'intégration à d'autres couplages espèce/espace aboutit à un écosystème. Envisager la question raciale sous l'éclairage de l'Ecologie impose par conséquent de distinguer le racialisme du racisme.

Le racialiste admet l'existence des races humaines comme la conséquence d'un processus adaptatif. Le raciste va postuler une supériorité de l'une vis-à-vis des autres. Cela étant dit, aborder la question raciale au sein du genre humain ne devrait pas soulever plus de difficulté que de traiter des spécificités des différents types d'ours ou de macaques, par exemple.

Il est vrai que les sensibilités épidermiques sur ce sujet obligent parfois à privilégier le terme « ethnie » au détriment de celui de « race ». On parle alors d’ethnodifférentialisme. Pour qualifier l’approche écologique qui structure ce texte, il aurait fallu parler de… éco-ethno-différentialisme. Un peu lourd, peut-être ? Si l’on trouve un joli mot qui ne choque personne, on fera un « Rechercher/Remplacer par », puis « Remplacer tout » pour changer le mot « race » de ce texte. Promis. Cela ne changera rien au contenu.

L’idée qui anime ce livre est simple. Les pressions écologiques vont amener les différentes races humaines ou ethnies – comme on voudra – à vivre dans les écosystèmes adaptés à leur nature, ceci pour limiter l’artificialisation de l’écosphère. Admettre que cette adéquation est une nécessité écosystémique sera alors perçu comme un facteur de paix entre humains dès lors que l’on admettra que s’installer en dehors de son écosystème d’origine est écologiquement néfaste. A contre-pied de la doxa d’aujourd’hui, accepter la race comme une réalité biologique, conséquence d’un processus adaptatif, favorisera une paix durable entre humains dans une artisphère à son « climax ».

Pourquoi et comment cela va-t-il arriver ? Envisageons les réponses sans tabou.

Frédéric Malaval
Ecoracialisme - Introduction (1)
29/11/2012

A suivre

Correspondance Polémia – 3/12/2012

Image : Races Types – 1906 par herzogbr via Flickr (cc)

 

Fréderic Malaval

 

 

Le : 26 Décembre 2012

Ecoracialisme (2) -/ Un homme, une femme ; un homme/femme, une femme/homme

   troisièmesexe  chasse comportement vision  incompréhension       

Frédéric Malaval, auteur du livre Ecoracialisme, non encore paru en édition, nous propose en exclusivité et sur un mode distrayant son deuxième extrait, choisi parce qu'il aborde la vision sociologique des différences homme/femme, et notamment la singularité homosexuelle. Le thème est parfaitement d'actualité.
Polémia

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Un homme, une femme – un homme/femme, une femme/homme

Dans un ouvrage devenu très populaire Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières, Barbara et Allan Pease ont résumé les principales différences de comportement entre hommes et femmes. L'ambiance est résolument sociobiologiste. La vie de tous les jours apporte son lot d'incompréhensions entre hommes et femmes, mais ces différences avérées ne sont que le résultat d'adaptation comportementale afin d'optimiser les chances de survie collective. Il en est ainsi des différences à l'origine du titre de l'ouvrage. Etayé par une multitude de références à des travaux scientifiques, le ton est franchement humoristique car chacun s'identifie facilement à telle ou telle situation décrite.

Ainsi, pour la femme, c'est l'incompréhension lorsque son homme cherche désespérément sa cravate dans la penderie, alors que ladite cravate se trouve juste sous ses yeux. Idem pour l'homme retournant tout le frigo pour y trouver le beurre, qui pourtant est bien en évidence, et ainsi de suite. Ce qui est évident pour la femme ne l'est pas pour l'homme. L'explication fournie est que les hommes et les femmes ont une vision qui fonctionne différemment. Les dames sont capables d’appréhender tout ce qui les entoure d’un simple coup d’œil. Leurs yeux captent le moindre détail dans un angle d’au moins 45 degrés. Il leur semble alors naturel qu’il en soit de même pour les hommes. Ce n'est pas le cas. L'homme voit moins de détails mais voit plus large, plus loin, et le mouvement.

Ces différences sont le fruit d'un processus évolutif dont nos stéréotypes sont l'aboutissement. A l’époque des sociétés primitives, les rôles de chaque sexe étaient clairement définis. Chacun savait ce qu’il avait à faire : les hommes chassaient et guerroyaient ; les femmes restaient au village, élevaient les enfants, cueillaient.

La chasse est une tâche qui nécessite de pouvoir s’orienter sur de longues distances, anticiper là où la proie sera, la repérer de loin, la cibler alors qu’elle bouge. C’est pourquoi les hommes ont développé une vision en tunnel. Ils sont capables de se focaliser sur un point précis à une longue distance et sont naturellement doués pour anticiper, évaluer les distances et les trajectoires. Quoi de plus énervant de savoir trop tard qu’il fallait tourner… à droite, n’est-ce pas messieurs !

Les femmes, de leur côté, étaient responsables de la maternité. Les compétences nécessaires pour mener à bien ces missions sont complètement différentes de celles exercées par les hommes. C’est pourquoi les femmes ont développé une vision périphérique capable de les informer sur les changements infimes de leur lieu de vie, et une faculté à décoder les émotions et à lire le langage corporel. A courte distance, les hommes sont aveugles. Quand une femme cherche le beurre dans le réfrigérateur, elle n’a qu’à jeter un coup d’œil. Sa vision périphérique lui permet de détecter instantanément ce qu’elle cherche. Mais pour un homme, il lui faut balayer chaque centimètre carré de l’intérieur du frigo jusqu’à ce que sa vision en tunnel se pose exactement dessus.

Une multitude de différences avérées sont compréhensibles dans le prisme sociobiologiste. C'est ainsi qu'est expliquée l'homosexualité tant masculine que féminine. A priori, cela ne favorise pas la pérennité de la lignée. Toutes les religions de la Modernité (judaïsme, christianisme, islam) la condamnent. Pourtant, alors qu'elle est combattue depuis plus de 2.000 ans, il y a toujours des homosexuels. Les auteurs du livre mentionné affirment que cela concerne potentiellement 10 à 20% des hommes et des femmes. La justification est à envisager sur plus de 40.000 ans. Pendant les 38.000 années qui ont précédé l'ère chrétienne et la condamnation de l'homosexualité, les femmes restaient seules pendant que les hommes chassaient. En favorisant le maintien de gènes à l'origine de comportements homosexuels, donc castrant le processus reproductif, cela permettait de disposer dans la communauté, d’une part, de femmes avec des cerveaux d'homme ayant donc des attitudes masculines et, d’autre part, d’hommes avec des cerveaux de femme, donc féminins, mais avec une musculature masculine. En outre, les hommes/femmes n ‘étaient pas perçus comme une menace sexuelle par les hommes/hommes obligés de laisser leurs femmes/femmes quand ils partaient chasser ou guerroyer. Les hommes/femmes ne tentaient pas de les féconder. Quant aux femmes/hommes, malgré leur virilité sociale, elles ne pouvaient pas féconder les femmes/femmes.

Ainsi, ces « anomalies » se révèlent être un atout quand les hommes/hommes sont absents. Pas assez virils ou pas assez forts pour chasser, les homosexuels, hommes ou femmes, restent au village et assurent de fait une protection aux femmes/femmes dont la vocation essentielle est de faire et d'élever des enfants. Or, ce n'est pas la condition idéale pour combattre un agresseur, quel qu'il soit. La Nature ayant la vie dure, malgré les persécutions, le gène de l'homosexualité a traversé les temps modernes car il est un facteur de survie pour la lignée dont il est partie. Dans une perspective sociobiologique, le maintien de ce gène, a priori contre-nature, confère à la lignée qui le porte un avantage en disposant d'êtres de troisième sexe susceptibles de se sacrifier pour protéger les mères et leurs enfants. Ce troisième sexe dont la Modernité a nié la fonction sociale désigne ces individus considérés comme n'étant ni homme ni femme. Les Grecs (antiques) admettaient la réalité de ce troisième sexe. La Modernité l’a niée. Aujourd’hui, le contexte lui est plus favorable. Ainsi, la sociobiologie fournit une explication cohérente sur le maintien d'un gène associé à une fonction sociale déterminante pour la survie du génome alors que sa pérennité biologique est fragilisée par sa vocation.

Frédéric Malaval
Ecoracialisme (2) -/ Un homme, une femme – un homme/femme, une femme/homme
17/12/2012
A suivre

Voir :Ecoracialisme (1) -/ Introduction

Correspondance Polémia – 26/12/2012

Image : Gilles Couteau, Fête – chien – chasse – via Flickr (cc)

 

Frédéric Malaval

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:06

 

 

En Angleterre aussi, « le grand remplacement » de population est en marche

Polémia a publié, il y a peu, trois papiers sur ce thème de la diversité des populations en Angleterre. On en trouvera les références en fin d’article. Marc Leroy nous a adressé une étude fouillée sur l’amplification d’une immigration massive extra-européenne qui, comme l’a si bien démontré Christopher Caldwell dans son livre Une révolution sous nos yeux, nous amènera à des changements irréversibles et au pire à la disparition de notre civilisation ancestrale. Nos lecteurs trouveront avec cette étude un complément utile à ce dossier.
Polémia

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Le lecteur assidu de La Plume à Gratter le sait, l’écrivain Renaud Camus, devenu un paria du monde des lettres suite à ses diverses prises de positions politiques et sociétales (et notamment son ralliement à Marine Le Pen lors de la dernière élection présidentielle qui lui valut de se faire jeter comme un chien par sa propre maison d’édition), dénonce depuis des mois et des mois, et avec une obstination et une conviction presque suicidaires, ce qu’il appelle « le grand remplacement », à savoir l’immigration massive extra-européenne qui selon lui entraîne et entraînera inévitablement toujours plus de changements, de modifications radicales dans la structure sociétale, culturelle, religieuse et pourquoi avoir peur de l’écrire, ethnique de notre pays (lien vidéo et lien article de son discours d’Orange).

 

 

Que l’on partage ou non l’intégralité de sa thèse et de son argumentation, nul honnête homme ne devrait pouvoir contester qu’il évoque de fait, avec ses mots à lui et avec son inquiétude extrême, un vrai débat de fond, un phénomène majeur de notre temps, un véritable sujet de société qu’il serait capital d’aborder avec rigueur et munis de chiffres fiables, de vrais états des lieux, de réelles projections pour les années à venir, afin d’avoir tout simplement une possibilité de choisir démocratiquement – et en toute connaissance de cause – l’avenir que nous souhaitons pour notre pays.

Les anglo-saxons ont bien des défauts qui nous hérissent le poil à nous autres français (souvent à raison, parfois aussi à tort) mais ils ont au moins deux qualités, absolument essentielles en démocratie, et qui aujourd’hui nous manquent cruellement :

  1. La liberté d’expression est un droit bien réel chez eux, et non un mot creux qui envoie les « mal-pensants » au tribunal comme c’est aujourd’hui le cas en France (merci à SOS Racisme, au MRAP, à l’UEJF, à Gayssot et autre Taubira).
  2. Ils n’ont pas l’habitude de se cacher derrière leur petit doigt pour regarder la réalité en face (pour ce qui est éventuellement de la combattre, c’est bien-sûr une autre histoire). C’est ainsi que, par exemple, les statistiques ethniques ne sont pas le moins du monde interdites aux USA ou en Grande Bretagne : elles y sont même régulièrement effectuées et mises à jour.

Du coup, les Britanniques savent – eux – à quelques années d’intervalle vers quel avenir se dirige leur pays. Un grand recensement est ainsi réalisé par l’Office national des statistiques une fois tous les dix ans en Angleterre et au Pays de Galles. Le dernier en date a eu lieu en 2011, et les résultats viennent d’en être révélés. C’est The Guardian qui ce mardi nous a dévoilé les premiers chiffres de cette gigantesque enquête effectuée à l’aide d’un questionnaire envoyé à plus de 26 millions de foyers anglais et gallois en mars 2011. Nombre de ces chiffres ont ensuite été repris par la très grande majorité de la presse anglaise, moins prude à aborder les sujets qui fâchent que nos chers « merdias » français. Un recensement effectué en mars 2011 on l’a dit, soit il y aura donc bientôt près de deux ans… La photographie sociétale qu’il dresse est donc d’ores et déjà obsolète, étant donné la rapidité effarante de la mutation de population qu’il nous révèle. Mais regardons-y tout de même de plus près.

Que disent ces chiffres ? Notamment que la proportion des personnes nées hors du Royaume-Uni mais y résidant (immigrées donc) a augmenté de plus de 50 % par rapport à 2001, portant par exemple le nombre officiel d’étrangers (évidemment très inférieur à la réalité du fait de l’immigration clandestine de masse) à 7,5 millions, soit 13,4 % de la population. La communauté indienne est largement la plus représentée, mais on peut notamment constater une explosion de l’immigration polonaise (+ 500 000 par rapport à 2001) : une raison de plus pour la Perfide Albion de crier « vive l’Europe » !

Les blancs d’ores et déjà minoritaires… A Londres !

Si la population « blanche » était majoritaire à 91,3 % en 2001, elle ne l’est plus qu’à 86 % en 2011. A ce rythme, la balance arrivera à la parité des populations « blanche » et exogène dans à peine une cinquantaine d’années. Le journal The Independent relève même pour sa part qu’aujourd’hui, seuls 44,9 % des Londoniens sont blancs, pour un total passé de 4,3 à 3,7 millions en dix ans (- 600 000), ce qui fait de la capitale britannique aujourd’hui la première région du pays où les Blancs sont désormais minoritaires !

L’Islam en conquête, le Christianisme en chute libre

Sur le plan religieux, l’étude de l’Office national des statistiques est également très révélatrice des tendances de l’époque. Même si le christianisme demeure la première religion, avec 33,2 millions de fidèles (59 % de la population) c’est bien le seul culte à avoir perdu massivement des adeptes (près de 4 millions). L’islam avec ses 2,7 millions de représentants est en pleine expansion, on devrait plutôt dire explosion (+ 40 %, soit un million de fidèles supplémentaires en 10 ans !). L’athéisme croît également fortement (6 millions de britanniques de plus qu’en 2001 se déclarent non-croyants), soit un quart de la population. The Guardian rapporte dès lors que les chrétiens devraient être minoritaires en Grande Bretagne dès 2018.

Le recensement britannique met ainsi à jour un bouleversement sociétal majeur, un mouvement de transformation de la population d’une ampleur et d’une rapidité proprement sidérantes. Les conséquences bien que se faisant dès à présent sentir, ne peuvent évidemment que s’amplifier très fortement, et sans doute dramatiquement sur bien des plans (unité nationale, droits des femmes, laïcité) dans les années à venir. Il n’est pas sûr et on devrait hélas même écrire « il est peu probable » que les autorités compétentes en tirent les leçons qui s’imposent et déclenchent alors la mesure ad minima qui apparait pourtant comme étant évidente et urgente à tout esprit un tant soit peu raisonnable devant un tel constat : l’arrêt immédiat et total des flux migratoires aujourd’hui en action, voire plus encore l’amorce d’une inversion de ceux-ci. La prise de conscience des « élites » britanniques qui vivent ce phénomène de très, très loin, dans leurs quartiers protégés, dans leurs « ghettos de riches » n’aura donc sans doute pas lieu. Mais au moins, les citoyens britanniques savent à présent -s’ils daignent encore simplement s’informer- ce qui les attend à très brève échéance : une modification radicale et définitive de leur mode de vie, de leur identité, de leur culture, de leur Nation. En France, les statistiques ethniques sont interdites…

En France, dans les médias bien-pensants de tous bords, sur les radios, sur les plateaux de télévision (comme dernièrement sur celui de Frédéric Taddeï), il est de bon ton d’insulter, ridiculiser, et même criminaliser Renaud Camus, et sa définition de ce qu’il appelle « le grand remplacement ». Nul doute donc que nos chers médias, nos très belles âmes, nos zélés censeurs de la liberté d’expression ne feront pas un grand écho aux révélations terrifiantes à court et plus encore à moyen terme de ce grand recensement britannique, et qu’ils feront tout, et jusqu’au bout, pour empêcher que de telles statistiques ethniques puissent simplement exister un jour en France. Au nom de la générosité, de l’antiracisme et des bons sentiments, bien entendu ! Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, et chacun sait bien que la meilleure façon de vaincre une mauvaise grippe, c’est bien évidemment de casser le thermomètre !

Un jour prochain – demain déjà peut-être – grâce à eux et à cause de notre passivité, de notre résignation, de notre silence, il sera tout simplement trop tard… Le destin qui nous est tracé ne vous rappelle rien ? C’est pourtant rigoureusement celui du Kosovo, le berceau historique de la Serbie. Un destin qui s’est scellé en à peine soixante dix ans. Ni plus, ni moins.

Marc LEROY
La Plume à Gratter
12/12/2012

Voir aussi :

Recensement : la société britannique est plus diversifiée
Un enfant britannique sur quatre naît de mère étrangère.
La France au risque de l’islam
Une révolution sous nos yeux

Correspondance Polémia – 20/12/2012

Image : Renaud Camus, autoportrait avec un miroir grandissant, 13/11/2012, via Flickr (cc).

 

Marc Leroy

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:01

 

 

 

 

 

 

 

François Chérèque nommé inspecteur général des affaires sociales  

 

L'ancien secrétaire général de la CFDT François Chérèque a été nommé hier inspecteur général des affaires sociales. Le syndicaliste de 56 ans, éducateur de formation, rejoindra ce grand corps de l'Etat grâce à sa nomination en conseil des ministres sur proposition de Marisol Touraine et Michel Sapin.

 

 

François Chérèque devrait dans le même temps prendre la présidence de Terra Nova, fondation proche du PS.

 

 

 Rien de surprenant, François Chérèque ayant toujours mis bien plus d'ardeur à défendre les intérêts de la super classe mondiale que ceux des salariés français. (SOURCE : RC, Bulletin de réinfo 4/01/2013)

 

 

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