Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:44

L'industrie textile 19 E SIECLE

 

 

À la demande de Jean Frédéric Oberlin, J.-G. Reber de Sainte Marie-aux-Mines installa une filature de coton sous la forme originale d’un artisanat rural à domicile. De 1785 à mai 1786, le salaire versé par Reber aux petits artisans s’éleva à 32 000 francs.

 

 

À Rothau fonctionna dès 1806 une petite filature de coton et de tissage fondée sur le modèle de Reber par Jonathan Widemann. Pendant la Révolution, la production du Ban de la Roche souffrit peu de la concurrence par une forte exportation vers l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et vers les marchés nordiques.

 

 

C’est encore sous la sollicitation de J.-F. Oberlin et de son fils Henri Gottfried que Jean-Luc Le Grand (1754-1836), ancien président du Directoire de la République Suisse, homme profondément religieux, philanthrope et éducateur, édifia en 1813 une rubanerie et une filature de soie à Fouday. Son fils, Daniel Le Grand, s’associa ensuite avec son gendre Louis Fallot de Montbéliard. La firme prit le nom de « Le Grand et Fallot » de 1845 à 1870. Lors de la réunion de l’Alsace à l’Empire Allemand, l’entreprise fut cédée à deux industriels suisses, Henri et Georges Oschwald qui la dirigèrent jusqu’après 1918.

Entre-temps, Mme Pramberger de Strasbourg avait installé 150 métiers à tisser à Wildersbach et autant à Neuviller vers 1817. Après son décès en 1847, ses héritiers, Gustave Steinheil et Jacques-Christophe Dieterlin, doublèrent le nombre des métiers mécaniques de 1835 en les portant à 600 en 1847 (fondation de la société Steinheil-Dieterlin et Cie).

D’autres filatures furent encore créées autour de 1850. Frédéric Jacquel, directeur du tissage Steinheil, quitta la fabrique pour fonder en 1840 sa propre entreprise à Natzwiller. Charles Marchel édifia lui aussi une filature à Rothau qui devint ensuite l’établissement E. Marchal & Cie. La fabrique Claude de Wildersbach (50 métiers en 1867) compta 400 métiers et employait 160 personnes en 1901.

La dernière entreprise à subsister est l’usine Steinheil-Dieterlen à Rothau.

 

 

-

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Rechercher

Archives