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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:42

 

 

 

L’industrie minière et métallurgique

 

 

Dès le rétablissement officiel des forges par la nouvelle administration de Nicolas Prosper Bauyn d’Angervillers en 1725, apparaît François Willemain qui demeura à la direction des forges jusqu’en 1742.

 

 

 À sa suite de nombreux autres directeurs se succédèrent jusqu’en 1765 par Louis de Vaumecourt, écoutète pour le marquis de Paulmy. Il exploita des gisements sur le ban de Schirmeck d’où il retira 684 cuveaux de minerai en 1769.

 

 

 Une moyenne de 55 mineurs étaient attachés aux nombreux travaux miniers répartis essentiellement entre Rothau et Solbach (la vallée de Minquette).

 

 

 

 Avec la prise de possession en 1771 du Ban de la Roche par Jean de Dietrich, déjà propriétaire des centres métallurgiques de Niederbronn-Reischshoffen, aucun changement notable des forges n’apparaît : les forges de Rothau sont dites « dans un grands état de dépérissement » encore en 1774. Pourtant, Jean de Dietrich est déjà en mesure de faire apposer sur sa production un « R » (pour Rothau) quatre ans plus tard, comme garantie de qualité supérieure. En 1785, l’ensemble métallurgique se composait d’un haut fourneau, d’une grande forge, d’un entrepôt, d’une platinerie, un bocard, une aiguiserie et d’un martinet desservi par dix-huit ouvriers.

 

 Le minerai était extrait de treize sites miniers par 60 mineurs.

 

La production annuelle était évaluée vers 1795 à 12 000 quintaux de fer.

 

La fabrication rapportait 150 000 livres, elle était assurée par trente-trois ouvriers dont quinze forgerons pour un total de trois cents personnes (ouvriers et charbonniers), composant avec leurs familles en tout près de mille personnes. Le transport du minerai, du bois et du charbon était effectué par soixante-quinze chevaux et cent bœufs.

 

 

 

 La Révolution et ses guerres ruinèrent les forges contraignant les de Dietrich à vendre leur forge de Rothau en 1799, sans que l’expérience du nouveau maître de forge (Louis Champy de Framont-Grandfontaine) ne connut le succès escompté. L’insuffisance du charbon de bois et l’épuisement des filons provoquèrent l’arrêt du haut fourneau vers 1820 et l’arrêt définitif des exploitations minières vers 1850.

Les forges de Rotau en 1794

1 haut fourneau
1 forge dite renardière (1 marteau, 2 feux)
1 forge (1 marteau, 2 feux d'affinerie)
1 martinet (2 marteaux, 1 feux)
1 fenderie
1 maréchalerie (1 feux)
2 aiguiseries
1 atelier de fonderie
1 bocard
5 halles à charbon
1 entrepôt de fer et 1 atelier de charpenterie
1 scierie

 

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