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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 07:25

 

 

 

 

ouverture 4 décembre  2012 le LOUVRE-LENS

toute personne qui ose critiquer cette arnaque

politicarde est un fou salaud

 

En décembre 2012 , la foule des veaux débiles est priée sommée d'applaudir

et la majorité des veaux se presse d'ailleurs pour applaudir leurs grand chefs  manitous guidant le peuple minier vers

le bonheur culturel après avoir été cul-terreux gueules noires

( Delcourt, maire PS âgé de Lens , cumulard

  PERCHERON , cumulard PS , président âgé du conseil général du Pas-de-Calais revitalisé )

     Coût majoré par rapport au devis initial , faux devis initiaux pour faire passer le suppositoire mais SILENCE TOTAL lors de l 'inauguration

 

aucune enquête par de VRAIS journalistes

présentation médiatique uniquement faite par des journaleux LECHE-CULS

 

Hollande est venu inaugurer , entouré par une

smala de courtisans , gorilles , flics

en se foutant totalement des oeuvres,

en lisant sans enthousiasme le texte qu'on lui

a écrit

 

des mineurs retraités ont servi , bien déguisés, de marionnettes historiques , falsifiant de nouveau encore

l'histoire du Pas-de-Calais dont la VRAIE histoire n'est que très peu liée au charbon , petit phénomène localisé dans le temps ( période courte au vue de la totalité de l'Histoire ) et dans l 'espace la plus grande partie du département était , est et sera paysanne .

 

Tout est statistiquement falsifié

 

 

 
      Va """" revitaliser"""" l'ex bassin minier
      en créant de la dette et en gaspillant du fric
      sans création de richesses vraies
      folie ( votée par RAFFARIN avec toutes les cliques PS PC du Nord-Pas-de-Calais )   députeux-maires cumulards socialos et faux communistes  
 
             -------------------
      j'avais  visité en 2011 le chantier
      visites publicitaires organisées par la
      ' maison du projet ' 
      public de veaux benis oui-oui écoutant béatement les boniments ,la   pub des animatrices vendeuses médiatiques 
      '''' développement durable prononcé environ 100 fois ""
 
           style visite Union Soviétique par Gide
           tout est merveilleux
           grâce à notre députeux cumulard sénile 
      ( alors qu'ils détruisent un espace minier en train de se reboiser )
 
      ( et bâtiment recouvert d'aluminium )
      ( un des pires matériaux en écologie )
  
   """créera de l'emploi """ 
 
    déjà prévu à 150 millions d'euro
    au départ 114   
  déjà  36 millions de surcoût officiel 
 
   à mon avis terminera a 200 ou 300 ( si chiffres non dissimulés)
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     bien sûr ,l' architecte N 'A PAS PU ETRE FRANCAIS
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    filé à des japonais !!!
    coût +++++   Venues des japonais en avion pour visites du chantier
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savent-ils qu il neige aussi et gêle dans le pas-de-calais ???
 bâtiment en plein vent
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sera BBC , mais ne sont pas vraiment sûrs du système prévu
  ( géothermie !!!! )
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les travaux ont déjà été interrompus au départ
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musée construit AU-DESSUS des galeries de mines abandonnées ,
EN COURS D EFFONDREMENT !!!
 
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et tutti quanti
de la folie

Le : 27 Décembre 2012

Louvre Lens, un cadeau empoisonné ?

 démocratiser dispersion lens louvre musée     

Christine Sourgins, tout comme sa consœur Aude de Kerros bien connue des lecteurs de Polémia, est artiste, écrivain, historienne et critique d’art – art contemporain, cela va sans dire, pour en « déconstruire la déconstruction ».

 

 

 


Attentive à tout événement culturel, elle s’intéresse à la muséologie, ce qui l’a conduite tout naturellement à suivre le projet du Louvre Lens et de donner un commentaire sitôt son inauguration du 4 décembre dernier, publié sur son blog sourgins.over-blog.com le 17 décembre. Polémia le présente ci-après à ses lecteurs.
Polémia
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Paris est favorisé en musées, la faute, non aux Parisiens mais à l’histoire ; la capitale est aussi plus centrale que Lens, cette fois c‘est la géographie qu‘il faudrait incriminer : pour les « Sudistes » venir voir des œuvres majeures du Louvre dans le Pas de Calais, va s’avérer beaucoup plus compliqué et onéreux.

 

 

La moitié de la France est pénalisée de fait. Il y a pire : certes le bassin minier a beaucoup souffert mais est-il le désert culturel qu‘on nous serine ? Deux des plus riches musées de France, Lille et Arras, sont respectivement à une demi-heure et un quart d’heure de train. Plutôt que de créer un nouveau musée, n’aurait-il pas mieux valu aider ceux déjà existants ? Louvre Lens a dérapé sur le plan financier avec 50% d’augmentation soit un coût de 150 millions qui explique que les autres musées du Nord-Pas-de-Calais voient leurs budgets diminuer... Et depuis quand « déshabiller Paul pour habiller Pierre » s’appelle décentralisation ?

 

 


Si la construction de cette antenne de province se justifie pour des raisons d’équité ou de compensation de pertes d‘activités, combien de villes méritantes et déshéritées auront-elles droit à leur antenne ? Vider le Louvre parisien n’y suffirait pas, sauf à le mettre sur roulettes pour un grand tour de France : à quand la caravane du Louvre ?

 

 

Démocratiser l’art

Le résultat ? Extérieurement pas de grand geste architectural, l’agence japonaise Sanaa, a privilégié une structure basse, dont la discrétion laisse dubitatif : est-ce un musée ou une aérogare ? La volonté de nier la notion de « Palais » accolée au (vrai) Louvre, est claire : il faut montrer qu’on démocratise la culture et donc priver le peuple de Palais (démocratiser voulant dire : ne pas lui donner des idées de grandeur). En revanche, à l’intérieur, tout le monde reconnaît une belle lumière, une qualité de visibilité des œuvres indéniable. L’immensité des lieux est spectaculaire, c’est vrai, mais « La Liberté guidant » le peuple de Delacroix, fleuron de la présentation, « flotte » dans cette Kunst-hall démesurée : « je la voyais plus grande » commentent certains visiteurs.

Assemblage temporel

Le gros du spectacle est donc la Galerie du Temps qui présente de manière chronologique et transversale, des d’œuvres du IVe millénaire avant Jésus-Christ au XIXème siècle. En fait ces œuvres n’ont d’autre lien que d’être des chefs-d’œuvre du Louvre et d’avoir appartenu à la même époque. Mais tel peintre florentin connaissait-il l’œuvre du céramiste musulman exposée quelques pas plus loin ? Le lien entre deux œuvres d’une même époque n’est pas toujours évident et, faute d‘explication, le visiteur peut penser que deux œuvres de la Renaissance sont influencées l’une par l’autre, alors que toutes deux ne font que se référer à l’Antique. Voilà posé le problème de la contemporanéité : si on est toujours contemporain de ce que l’on regarde, deux artistes vivants au même moment peuvent fort bien ne partager aucune communauté de pensée. Le Louvre Lens fait donc, involontairement, une démonstration de la relativité de cette notion pourtant si hégémonique et si politiquement correct qu’est « le contemporain ».

« Déshabiller Paul pour habiller Pierre »

L’amateur qui fréquente déjà ces chefs-d’œuvre appréciera une sensation de proximité nouvelle. Un peu comme lorsqu’on croise en villégiature des voisins trop connus, M. Bertin (portraituré par Ingres) par exemple, que l’on redécouvre alors sous un autre jour ; cependant ces voisins là sont des exilés forcés supportant des transports dangereux. Les œuvres sont fragiles, ainsi des experts, dont M. Pomarède conservateur en chef des peintures au Louvre, se sont alarmés en vain de l’état du tableau de Delacroix : visiblement les politiques (*) n’en n’ont cure et ont décidé de brandir « La Liberté guidant le peuple » jusqu’à ce que la toile s’effondre. Inquiétant symbole.
Si le Louvre a pu être privé d’œuvres insignes, c’est que sa cohérence interne est niée, comme l’est celle de l’exposition Raphaël : le Balthazar Castiglione a été décroché sans vergogne plus d’un mois et demi avant la fin de cette grande exposition : bref « Déshabiller Paul pour habiller Pierre » devient le maître mot de la politique muséale française.
Le dépeçage de la collection du Louvre, entre Atlanta puis Abou Dhabi ou Lens montre un Palais parisien ravalé au rang d’un entrepôt, d’un show-room où l’on pioche à volonté pour faire des coups médiatiques. Le Louvre parisien est en train de devenir un gruyère, certains s’amusent déjà à en photographier les vides, tandis que d’autres s’agacent des audio-guides commentant les tableaux absents des cimaises…

En ce mois festif de décembre, Le Louvre Lens pourrait bien être un cadeau empoisonné.

Christine Sourgins
Le blog de Christine Sourgins 
17/12/2012

(*) Sur les enjeux politiques voir A. Warlin « La face cachée du Louvre », Michalon, p.73 et ss. Les intertitres sont de la rédaction

Correspondance Polémia – 27/12/2012

Image : Louvre Lens par jamesskirk.eu, via Flickr (cc)

 

Christine Sourgins

Le : 31 Décembre 2012

Du Louvre de Lens au Palais des Beaux-Arts de Lille, culture européenne et patriotisme régional vont de pair

 lille louvre-lens expositiontemporaire renaissance muséedelachartreuse douai palisdes beauxarts    

29 décembre 2012, Lens. Dans la longue file des visiteurs qui s’étire des parkings à l’entrée du musée, de l’entrée aux caisses, des caisses au vestiaire, du vestiaire au contrôle, voici la famille Vanackere, venue en voisine, de Cappelle-en-Pévèle (Nord) : les 100.000e, 100.001e, 100.002e et 100.003e visiteurs du nouveau Louvre-Lens, inauguré le 4 décembre dernier. Une famille bien de chez nous. A.D.
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La veille, nous avons vu la même foule attendre patiemment sous des draches, comme elle attend pour entrer au stade Bollaert ou à un concert de Johnny. Une foule du Nord et du Pas-de-Calais, avec, ici ou là, quelques Wallons, Flamands, Néerlandais, Anglais ou Allemands. Bien sûr, l’entrée est gratuite, bien sûr, les médias ont martelé qu’il fallait « y être ». Mais il n’empêche : cette foule est calme, digne, révérencieuse, un peu ébaubie devant tant de merveilles. Rien à voir avec les cohortes de touristes qui « font » le Louvre au pas de charge pour grimacer devant La Joconde. Rien à voir avec ces clubs de dames BCBG qui pépient derrière leur conférencière. Rien à voir avec ces profs frustrés qui traînent des Jennifer et des Slimane aux yeux éteints. Ici, c’est le patriotisme régional qui est en marche, une nouvelle fierté enracinée – et cela se mérite. Certes, ce nouveau musée collectionne les critiques – trop cher, trop politique, trop emprunteur – mais si la France, la vraie France, se retrouve à Lens, n’est-ce pas une belle réussite ?

Et le Parisien ? S’il vient en train, il peut emprunter une navette gratuite, ou parcourir une « trame verte », alibi écolo et aseptisé qui lui cache la vraie vie des ch’tis : maisonnettes vétustes, appentis bricolés, potagers étiques. Le Parisien automobile, une fois quittée l’autoroute, ne trouve aucun panneau indiquant le musée. Il traverse la ville à l’aveuglette, avant de se retrouver devant… la gare, et d’aller stationner sur les immenses parkings du stade. Car aucun lien organique ne relie encore le musée à la ville. Construit sur un ancien carreau de mine, le bâtiment de verre et d’aluminium poli émerge de la boue, au cœur d’un parc paysager en devenir. Sous un ciel bas et gris, on se prend à fredonner du Brel…
Le Parisien visite d’abord l’exposition temporaire consacrée à la Renaissance. Les salles sont vastes, les circulations aisées, les éclairages parfaits, les chuchotis feutrés, la ventilation efficace et silencieuse. Les panneaux et les cartels sont très pédagogiques, parfois savants, avec l’indication de la provenance des œuvres – collections royales, guerres révolutionnaires, saisies napoléoniennes… On apprend au passage que le Louvre continuait ses acquisitions dans les pires périodes de vaches maigres, comme en 1945.
Et les œuvres, dans tout cela ? Elles ont été empruntées pour la plupart… au Louvre. Au grand dam des habitués (mais y en a-t-il encore ?), quelques « locomotives » ont quitté Paris, comme le Portrait de François Ier de Titien, la Vénus de Cranach, la Sainte-Anne de Léonard de Vinci ou L’Arc de triomphe de l’Empereur Maximilien 1er de Dürer. De nombreuses œuvres ont, elles, été extraites des réserves et restaurées. D’autres encore, venues du musée d’Ecouen ou du musée des Arts décoratifs, se réveillent ici d’un sommeil languissant. Pas d’emprunt donc à des musées étrangers, ce qui limite sûrement les complexités du montage de l’exposition, tout autant que son rayonnement intellectuel, comme le regrettent les spécialistes.
Le Parisien, après quelques belles heures de contemplation, se sent le besoin de nourritures terrestres. Fuyant la cafétéria, ayant oublié son pique-nique – qu’il aurait partagé dans un espace lumineux fort accueillant –, il avise une petite brasserie lensoise, dont la patronne se démène pour satisfaire cette nouvelle clientèle. Mais, las, une heure plus tard et toujours sous la pluie, la file d’attente s’est encore allongée, défiant les meilleures bonnes volontés. L’immense hall est comble, le musée définitivement saturé. Le Parisien reviendra…

Le calme et la solitude, notre Parisien les retrouve en fin de journée dans un charmant petit musée : le musée de la Chartreuse, à Douai – à une demi-heure de Lens. Les bâtiments du XVIIe siècle, restaurés après de multiples turpitudes, abritent des œuvres saisies dans les églises et monastères à la Révolution, un fonds enrichi de dons, legs, achats et dépôts de l’État. Quel plaisir de contempler des œuvres de Véronèse, de Bellegambe ou de Jules Breton dans un silence religieux ponctué des savantes explications du gardien !

Le lendemain, notre Parisien se rend au Palais des Beaux-Arts de Lille. Ce bâtiment néo-classique de la fin du XIXe siècle, bien assis sur sa gloire bourgeoise, fait face à la Préfecture – il ne manque que les flonflons d’un kiosque à musique. Ce musée municipal se veut le second musée de France pour la richesse et l’éclectisme des collections, dont une partie est constituée des irremplaçables dépôts… du Louvre. Pas grand monde dans les salles permanentes. Hélas, quelques seaux et autant de serpillères témoignent du déplorable état des toitures. Il a même fallu décrocher les tableaux éclaboussés à chaque averse… Visiblement, les budgets culturels lillois vont à des manifestations plus ostentatoires, voire mégalomanes, et oublient le nécessaire entretien de l’existant.
Les visiteurs se pressent, en revanche, pour admirer une exposition sur les « Fables du paysage flamand » au travers des œuvres de Bosch, de Brueghel, de Patinir et de leurs émules. Sociologiquement, le public est un peu plus embourgeoisé qu’à Lens, mais tout aussi homogène. Venu de cette Europe baignée par la mer du Nord, la Meuse et l’Escaut, il est chez lui dans ces paysages brumeux, dans cet imaginaire tour à tour truculent et angoissant, entre symboles chrétiens, mythes profanes et croyances païennes. Les œuvres proviennent de collections et de grands musées français mais aussi d’Anvers, de Bruges, de Bruxelles, de Rotterdam et de Gand, sans oublier Florence, Rome, Londres, Madrid ou Vienne, preuve de l’influence flamande dans l’Europe entière.

Anne Dufresne
29/12/2012

Voir :

Le Louvre-Lens
Le musée de la Chartreuse de Douai
Le Palais des Beaux-Arts de Lille
Le dossier de presse de l’exposition
« Fables du paysage flamand »

Voir aussi un point de vue plus critique sur le Louvre :

Louvre-Lens, un cadeau empoisonné ?

 

 

 

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