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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:26

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La crise va ruiner les bases de l’État-providence

 

 

 07 décembre 2011


Le système économico-financier mondial est plus que lézardé. Va-t-il s’effondrer ? Une crise majeure, « systémique », s’annonce, sans doute pour le premier semestre de 2012. Déjà, les prévisions de croissance, en l’espace de quelques semaines, sont passées du vert au rouge. Même les pays émergents sont touchés.

Tout se passe comme si la destruction de valeur des patrimoines et des encaisses se propageait, au fur et à mesure que les banques centrales ouvrent les robinets de la création monétaire, en rachetant des titres de dettes publiques ad libitum.
Dans ces conditions, convient-il de le replâtrer ou de le remplacer ? C’est la question de fond.
Pour l’instant, on replâtre.

Tous les moyens semblent bons pour sauver les banques, les États surendettés et l’euro. Y compris les montages les plus hasardeux. Comme celui imaginé, semble-t-il, la semaine dernière, d’un prêt de la BCE au FMI, pour financer ou garantir l’émission de nouveaux titres de dettes…
Il y a longtemps que les banques centrales couvrent de piteuses opérations de cavalerie, mais avec ce cynisme, c’est nouveau !…
Dans ce contexte de défiance généralisée, les agents économiques ne peuvent que « mettre à la cape ». Et en économie, attentisme = récession…

En même temps que le pouvoir oligarchique, aux abois, cherche des liquidités à tout prix (les banques, pour maintenir leurs fonds propres ; les États, pour assurer leurs fins de mois ; les particuliers, pour tenir l’hiver…), ce pouvoir est bien obligé de réduire la voilure de l’État-providence. Preuve, si l’en fallait une, qu’il y a bien une relation directe entre le développement de celui-ci et la crise de la dette. Mais cette relation, à l’exception de David Cameron, personne ne veut la reconnaître. Du coup, on rabote, quand il faudrait trancher.

Attention : il sera difficile de réduire les dimensions de l’État-providence, sans revenir sur les fausses valeurs qui le sous-tendent (à savoir : le nivellement social, l’aide sociale pour chacun, l’éducation gratuite, le droit au logement, à la retraite, à la médecine pour tous…).
Sans rétablir les vraies valeurs de responsabilité individuelle. Pour les personnes physiques aussi bien que morales. Même les banques, même les États – et donc les hommes politiques – doivent répondre de leurs choix, sans pouvoir se retrancher derrière quelque aléa moral que ce soit.

Sans revenir, en définitive, sur le primat de « l’altruisme égalisateur », fondement du socialisme. En réhabilitant donc, symétriquement, « l’égoïsme créateur », fondement de l’entreprise libre…

Quand on arrêtera de replâtrer, parce que les rafistolages ne tiendront pas, après être passé de la déflation à la récession (phase actuelle), on passera à la phase suivante, celle de l’hyper-inflation. Il n’y aura alors plus de problème de dettes souveraines. Ni d’aucune autre sorte de dettes, d’ailleurs… Il n’y aura sans doute plus d’euro, ni même de dollar. Il n’y aura plus que les valeurs réelles. Car la valeur ultime de toute monnaie est celle de la marchandise qui en est le sous-jacent. La fausse monnaie de papier a vocation à ne valoir que ce que vaut le papier !
Pour reconstruire sur du solide, il faudra bien en revenir à la monnaie naturelle, basée sur l’or. Puisque l’or a été choisi comme monnaie naturelle par 3 000 ans d’histoire. Les cent dernières années de folie monétaire n’étant qu’une brève et funeste parenthèse.

Et cela se fera avec ou sans les États, avec ou sans les banques centrales, qui ne sont que leurs valets ! Les uns et les autres complices, au sein de la même oligarchie.
On peut objecter beaucoup d’arguments contre le retour à la monnaie-or, ou contre l’avènement de la monnaie libre. Aussi nombreux soient-ils, ils ne pèsent pas lourd au regard de l’argument favorable essentiel : seule une telle monnaie permettra aux générations futures d’échapper aux prédateurs de l’oligarchie politico-financière.

Et imposera un retour immédiat, contraint et forcé, à l’observance des règles économiques élémentaires que dicte le bon sens, en tête desquelles la nécessité d’équilibrer ses comptes et de n’investir que de l’argent préalablement honnêtement gagné.

J’entends bien les arguments de nombreux amis qui disent, en simplifiant :

 

 « Ce n’est pas parce que le système de la monnaie de papier a été mal géré qu’il est à rejeter. Il est possible de le faire fonctionner autrement. »

Je crois, pour ma part, que ce mauvais fonctionnement était inscrit dans ses gènes. Tout comme la faillite de l’État-providence et de tous les avatars du socialisme. Car ils prétendent tous affranchir l’homme de ses lourdes et merveilleuses responsabilités…

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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