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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 05:39

 

 

 

 

 

 

Un philosophe au secours de la liberté d’expression

Les succès de l’Internet et de la blogosphère, ces lieux où la libre parole s’exprime, répondent à une déficience de la démocratie. Elle affecte particulièrement la France qui, depuis trente ans, subit dans l’indifférence un couvre-feu intellectuel.

 

 

 

 

 

 

 

 Il est la conséquence d’une série de lois nouvelles ayant dénaturé celle de 1881 sur la presse, qui consacrait la totale liberté d’expression, sous réserve de protéger l’ordre public et la vie privée. Or rares sont les défenseurs de la démocratie qui dénoncent la préoccupante situation d’insécurité juridique permanente dans laquelle se retrouvent désormais ceux qui interviennent dans le débat public et qui n’entendent pas se conformer à un code de conduite en réalité très imprécis et laissé aux foucades de justiciers. Reste qu’aujourd’hui, dans ce qui fut un grand pays intellectuel, on peut se faire poursuivre, voire condamner, pour des délits d’opinion ou des propos. Cette situation devrait alerter le monde politique, qui a avalisé une législation de censure avec les lois Pleven, Gayssot, Taubira, etc. C’est pourquoi il est heureux qu’un philosophe dénonce enfin cette situation comparable à l’Inquisition: ce que fait Philippe Némo, dans un petit livre qui vient de paraître : « La régression intellectuelle de la France », Editions Texquis.

Némo rappelle que c’est à Pierre Abélard que revient, au XII e siècle, d’avoir fait la distinction entre le crime et le péché, ce dernier devant rester hors du ressort des tribunaux humains. Or, constate-t-il, les lois de censure ont opéré un détournement du droit. Elles ont installé une sorte de dimension théologique ou superstitieuse qui fait régresser le pénal en deçà d’Abélard, dans un retour au péché délictueux. En effet, la justice n’est plus amenée à se prononcer sur un acte et sur son lien de causalité avec un dommage, mais sur un propos, sans qu’une victime soit nécessaire puisque la loi Pleven permet à toute association s’estimant concernée de porter plainte. Il suffit qu’une déclaration paraisse fausse ou choquante à quelqu’un, qui n’a pas besoin d’être identifié, pour que la justice puisse être saisie. Comme l’écrit Némo : « Ce que les nouvelles lois françaises de censure demandent aux juges, c’est de sanctionner des pensées en tant que telles (…) On leur demande donc quelque chose de très proche de ce que l’Eglise demandait jadis aux Inquisiteurs ».

« Notre société n’est plus libre », assure le philosophe qui s’inquiète « que l’on soit revenu si facilement en France à l’idée d’un contrôle étatique des esprits après deux cents ans de démocratie libérale ». Il écrit même : « On est fondé à dire que cet usage de la force d’Etat contre la liberté d’expression et le pluralisme relève du fascisme : la détestation du libre débat, la haine de la pensée qui suintent des nouvelles lois de censure s’apparentent à l’obscurantisme et à la misologie des sociétés fascistes historiques qui ont toujours brûlé les livres, persécuté les intellectuels et prétendu fonder le consensus social sur l’élimination violente de toute critique ». Philippe Némo propose évidemment l’abrogation des lois ayant conduit, depuis 1972 et la loi Pleven, à cette détestable police de la pensée qui reste une ombre permanente pour celui qui veut s’exprimer sur des thèmes mis sous-surveillance par le politiquement correct, seul bénéficiaire de cette législation.

Il va sans dire que j’applaudis Némo des deux mains

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/

9
 

Ivan Rioufol termine ainsi son propos : « il va sans dire que je l’applaudis des deux mains… »

Connaissez-vous quelqu’un qui sache applaudir d’une main ? Ou bien un ambidextre capable de signer des deux mains ?
Entre pléonasme et idiotie, ces expressions à la mode frisent parfois le ridicule.

 

Juste des Staliniens PS et Maccarthystes UMP se partageant le pouvoir

13
 MANTALO
Le 15 juin 2011 à 23 h 06 min |
 
  

En parlant des virés (ou des virables comme Riouffol), Ménard est revenu sur RTL dans l’émission « On refait le monde ».
Que s’est-il passé?

14
 Vae
Le 15 juin 2011 à 23 h 32 min 
 
 Bien ce Rioufol, dommage qu’il va partir bientôt, vu 2012 qui approche.
15
 toutatis
Le 15 juin 2011 à 23 h 49 min |
 

Bientôt la torture pour nous faire avouer notre coupable réticence au métissage ?

16
 Matthieu A.
Le 15 juin 2011 à 23 h 50 min 
 
  

J’en ai marre que des incultes présentent l’Inquisition avec les lunettes de la IIIème République.
l’Inquisition, c’est avant tout un progrès juridique dans un justice civile inexistante.

Renseignez vous avant de suivre comme des moutons les leçon Hollywood du « Nom de la Rose ».

17
 Florent Deliesle
Le 15 juin 2011 à 23 h 56 min | 
 

« L’inquistion a fait moins de 300 morts en 3 siècles et les communistes plus de 300 000 dans les chrétiens en moins de 20 ans. » Ce n’est pas mot pour mot ce qu’il disait mais les chiffres sont exacts: Jean-François Deniau académicien…

Généralement l’inquisition donnait des pélé ou des confessions pour 95% de ses peines. La justice n’a pour autant jamais été religieuse en France. Même au moyen-âge on distingue justice civile de justice divine. Grâce au Christ inventeur de la laïcité, il y a toujours eu une forme de séparation entre le spirituel et le temporel en France.

18
 toto
Le 15 juin 2011 à 23 h 56 min
 

En parlant des virés (ou des virables comme Riouffol), Ménard est revenu sur RTL dans l’émission « On refait le monde ».
Que s’est-il passé?
____________

Il y a droit jusqu’à la fin de la saison. L’année électorale prochaine, il ne fait plus partie de RTL.

19
 toto
Le 16
meme au moyen-âge on distingue justice civile de justice divine. Grâce au Christ inventeur de la laïcité, il y a toujours eu une forme de séparation entre le spirituel et le temporel en France.
__________

Tout à fait, la justice d’Eglise était réservée aux clercs ((du latin : clericus), membre du clergé mais pas forcément prêtre) . Le peuple ( LAOS, en grec, d’où LAÏQUE) n’était pas concerné et était jugé selon la coutume.

20
 Orignal
Le 16 juin 
 

On a pas encore atteint le pire. Après les crimes de pensées viendront les crimes d’arrières-pensées.

21
 Philippe le Retour.
Le 16 juin 2011 à 3
 

Finalement, ces lois dites mémorielles ne sont rien d’autres que des lois Anti-blasphèmes laïcs. Il faut les abroger pour retrouver la liberté d’expression qu’elles ont muselée.

22
 jean-en-vac
Le 16 juin 
 

Florent Deliesle
Le 15 juin 2011 à 23 h 56 min | Permalien | Signaler

Grâce au Christ inventeur de la laïcité, il y a toujours eu une forme de séparation entre le spirituel et le temporel en France.

———

S’il ya toujours eu une forme de séparation entre le spirituel et le temporel en France, ce n’est pas « grâce au christ » mais grâce aux rois qui ne virent pas d’un bon oeil les religieux empiéter sur leurs platebandes. Le laïcisme intrinsèque au christianisme n’a fait que faciliter ce rapport de force temporel / spirituel et lui donner un cadre.

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