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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 15:51
Actualisé le 07 août 2006 : 08h38

60 000 MORTS A CEYLAN    SILENCE  RADIO   PRESQUE TOTAL 

cent fois moins de reportage que pour le match  Liban-Israel   !!!!!!!

CHIRAC S EN FOUT TOTALEMENT  

 
 
 
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A gauche, le premier ministre sri-lankais, Ratnasiri Wickremanayake.
A gauche, le premier ministre sri-lankais, Ratnasiri Wickremanayake.
(AP/ E. Jayawardena)
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Les rebelles tamouls ont accusé dimanche l'armée sri-lankaise d'avoir repris les bombardements au moment même où ils s'apprêtaient à lever le blocage d'un canal pour mettre fin à onze jours de violents combats.

 
L’espoir d’une trêve entre les rebelles tamouls et les forces de l’armée régulière sri-lankaise aura été de courte durée dimanche.
 Pourtant, dimanche matin, les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) avaient annoncé leur intention de lever le blocage du canal d’irrigation de Maavilaru (nord-est de l’île) qu’ils tiennent depuis onze jours. Un blocage à l’origine de violents combats avec l’armée, qui ont fait plus de 400 morts depuis le 26 juillet.
 
Les rebelles avaient annoncé au principal médiateur, le Norvégien Jon Hanssaen-Bauer, qu'ils débloqueraient l'écluse de Maavilaru à 12h30. Ils avaient également consenti à replier leurs positions dans la zone de Trincomalee (Nord-Est).
 
Mais dimanche, en début d’après-midi, les rebelles ont accusé l’armée d’avoir repris ses bombardements au moment même où ils s’apprêtaient à quitter les lieux.
Or, un de leur porte-parole avait prévenu : « Si le gouvernement entreprend de nouveaux bombardements aériens ou des tirs d'artillerie, nous avons indiqué au médiateur norvégien que nous serions dans l'obligation de considérer ce geste comme un acte de guerre totale pour l'avenir. »
 
Reprise des bombardements
 
Selon un porte-parole de la guérilla, les Tigres s’acheminaient vers le canal d’irrigation pour le débloquer lorsqu’ils ont été pris sous les tirs. « Nous avions préalablement averti le gouvernement sri-lankais et obtenu un sauf-conduit. Mais lorsqu'ils [les Tigres] se sont approchés de la zone, ils ont été bombardés. Ils sont dans l'impossibilité d'ouvrir les vannes de l'écluse. Même les observateurs [internationaux qui accompagnaient les rebelles] l'ont échappé belle », a raconté ce porte-parole.
 
Le chef rebelle pour le district de Trincomalee, S. Elilan, était accompagné du général suédois Ulf Henricsson, qui commande la Mission de contrôle du cessez-le-feu au Sri Lanka (SLMM), a-t-il précisé.
 
Le gouvernement de Colombo n'avait pas immédiatement réagi à ces accusations. Mais son porte-parole a clairement fait savoir qu’il rejetait l’offre des rebelles tamouls de lever le blocage : « L’eau ne doit pas être un outil de négociation. Nous ne voulons pas que les terroristes viennent et ouvrent le canal. »
 
Massacre de 100 civils ?
 
L'armée a lancé son offensive le 26 juillet en mettant en avant des motivations « humanitaires » pour débloquer le canal de Maavilaru. Elle accusait les Tigres de l'avoir obstrué, privant ainsi d'eau quelque 15.000 familles. Les bombardements aériens ont été suivis de l'envoi lundi de troupes au sol.
 
De leur côté, les LTTE ont affirmé que des civils tamouls avaient fermé l'écluse pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il les approvisionne en eau potable dans les zones contrôlées par les rebelles. Ils ont accusé Colombo de vouloir déclencher une guerre en utilisant le prétexte du canal.
 
Les Tigres et l'armée se sont en outre rejetés, samedi, la responsabilité du massacre présumé, la veille, de 100 civils fuyant les combats dans le secteur de Muttur, proche du port de Trincomalee (260 km au nord-est de la capitale sri-lankaise). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué n'avoir aucun accès à la zone des combats et ne pas pouvoir vérifier ces allégations de massacre.
 
Au moins 20.000 civils, en majorité musulmans, ont fui Muttur pour se réfugier dans la localité de Kantalai, à 50 km de là, où pointe une « crise humanitaire majeure » en l'absence d'intervention humanitaire rapide, selon la Jamiah-e-Islami, la seule structure d'aide aux réfugiés actuellement sur place. Par ailleurs, les corps de quinze employés locaux de l'organisation non-gouvernementale française Action contre la faim (ACF) ont été découverts sans vie à Muttur.
 
Depuis 1972, les rebelles revendiquent une large autonomie du nord-est du Sri Lanka, région peuplée en majorité de Tamouls dans un pays où la communauté cinghalaise domine. Les violences ont fait plus de 60.000 morts.
 
 

 

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Published by LeDUC VERT - dans HOME ACCUEIL
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