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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:11

La Source d'eau de l'immortalité

Il y a fort longtemps, un étranger et sa fille s’installèrent dans un château au bord d’un lac du massif de la Grande Chartreuse. Bon et généreux, les deux nouveaux habitants apportaient secours et remèdes aux villageois. Au début méfiants, les montagnards apprécièrent rapidement le père et sa fille, allant même jusqu’à les vénérer tels des anges. Un jour la jeune fille disparu. Le père vieillit alors prématurément se faisant chaque jour plus triste et plus maigre. Pourtant, la mort sembla l’oublier et, génération après génération, il devint l’âme du village… Les villageois s’interrogeaient : pourquoi personne ne pouvait entrer dans le château ? Quel était le secret du vieil homme qui semblait être devenu immortel ? Qu’était devenue sa fille ?

La légende livra enfin une explication… Un jour, alors qu’elle voulait cueillir des fleurs de nénuphars, la jeune fille s’était approchée un peu trop près du lac. Elle avait glissé et était tombée  dans l’eau. Personne ne l’avait vue. Personne n’avait pu lui tendre la main. Le soir, son père inquiet était sorti la chercher. Malheureusement, il avait vite comprit que la fillette s’était noyée. Durant de longues semaines, les volets du château étaient restés fermés mais personne n’osait s’approcher.

Puis, un jour, plus vieux, plus triste et plus maigre, l’homme était réapparu. Et les légendes sur son immortalité avaient commencé à circuler…

Enfin, après de très très longues années, le père finit par rejoindre paisiblement sa fille dans le repos éternel.

Suite à cette tragique disparition, les habitants osèrent enfin pénétrer dans le château. L’intérieur était simple et vaste. Aucun document écrit sauf un. C’est ainsi qu’ils découvrirent le secret du vieillard. A la mort de sa fille, le père avait fait vœu de ne manger que du pain et de ne boire que de l’eau claire provenant de la source située à deux heures de marche de là. Sans le savoir, le père but chaque jour l’eau d’une fontaine ayant les propriétés de le faire vieillir rapidement, mais de lui apporter l’immortalité. Jusqu’à ce qu’il se décide enfin, en cessant de boire, à rejoindre sa fille dans l’au-delà.

Depuis ce jour, nombreux sont les curieux partis à la recherche de cette source magique dans le massif de la Chartreuse

Cette légende est issue d’un conte populaire des Alpes de la Renaissance.

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:10

Les diablotins et la forêt de Chartreuse

L’histoire se passe il y a fort longtemps. La Chartreuse venait d’émerger encore trempée de l’eau du déluge qui avait fait monter les océans. La végétation et les êtres humains n’étaient pas encore présents.
Les premiers habitants de ces lieux furent des diablotins envoyés par le diable. Durant des semaines, la vallée de l’Isère fut surplombée par d’épais nuages de brouillards. Les diablotins trouvèrent cela très amusant : ils se poursuivaient, se perdaient, se cachaient. Puis un grand soleil apparut dans le ciel, faisant disparaitre les nuages et sécher les rochers.
Quand le diable leur rendit visite, les diablotins se plaignirent de la chaleur et de l’ennui sur ces terres monotones. Le diable réfléchit alors à une solution. Il frappa le sol de son talon et en fit jaillir un arbre ! En quelques minutes, des centaines d’arbre apparurent et les diablotins, satisfaits, se remirent à jouer en chantant.  Des mois passèrent. Arriva alors l’automne qui fit tomber les feuilles des arbres…

Les diablotins trouvèrent cela de nouveau très amusant. Puis vint l’hiver avec les premières neiges. Les diablotins appelèrent le diable pour se plaindre :

« Tu t’es moqué de nous avec tes arbres ! Qu’est ce que c’est que cette invention qui perd ses feuilles avant que la neige ne soit tombée ? Où pouvons-nous nous abriter ? ».
Le diable réfléchit alors à une solution. Soudain, il trouva : des sapins ! Il proposa alors aux diablotins de monter plus haut dans les montagnes pour s’abriter sous les nouveaux arbres qu’il venait de faire pousser. De là est née la forêt de Chartreuse.
Fier de son œuvre, le diable partit et laissa les diablotins passer d’une forêt à l’autre selon les saisons. Les diablotins ont disparu, ou bien vous ne savez plus les voir, mais ils nous ont laissé les arbres qui servent maintenant de garde manger aux bêtes à plumes, à poils et à carapaces.

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:10

Chamechaude… la  molaire de Gargantua ?

De la Chartreuse au Trièves, de nombreux récits évoquent les haltes que fit en Isère le personnage de Gargantua. Bien avant de devenir le héros de Rabelais, on raconte que Gargantua a visité la France entière, laissant des traces de ses différentes haltes le long  de son périple.

Ainsi, en Chartreuse, les conteurs le décrivent pris d'une violente rage de dents et s'arrachant une molaire qu'il jeta en direction de la Chartreuse, donnant ainsi naissance au pic de Chamechaude ! La légende était née !

Parmi les autres traces de son passage dans l’arc alpin, on raconte que Gargantua creusa les gorges du Drac, joua avec la Pierre-Frite qu'il lança à Décines, fendit les gorges d'Engins ou urina un pied sur le mont Rachais et l'autre sur le Néron, ce qui forma le torrent de Vence.

Très souvent assoiffé, il but dans de nombreux lacs et rivières notamment le Drac, le Rhône, le lac de Petichet, vidant ensuite sa vessie aux quatre vents.

Mais comme pour tout aventurier, il arriva quelques misères au bon géant !
Peu après l’épisode de la molaire arrachée qui donna naissance à Chamechaude., traversant le Trièves, et filant vers la Drôme, il fut gêné par un caillou qu'il retira de sa chaussure. Le mont Aiguille était né....

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:09

Le premier téléski français a été installé … au Col de Porte !

Une première remontée a été bricolée en 1932 par Yvon Marlier. Ce système temporaire, se présentait sous la forme d’un traineau tracté par un câble permettant aux skieurs de remonter la piste à plusieurs. C’était un bon début ! Deux ans plus tard, en 1934, Charles Rossat, charpentier de profession, a pour idée d’adapter son système de débardage des rondins de bois à câbles forestiers pour en faire un « remonte-pente » destiné aux skieurs. Il choisit le lieu dit la Praire au Col de Porte pour installer son équipement artisanal. Avec près de 200 mètres de long pour une quarantaine de mètres de dénivelé, le premier téléski était né ! Vous avez dit précurseur ?

La station motrice (partie aval du remonte-pente) faisait 2 mètres de haut et se composait de 4 poteaux enfoncés dans le sol, sans béton. Elle fonctionnait grâce à un moteur Bernard classique, à essence, qui entraînait une courroie plate enduite de résine pour assurer l'adhérence sur les poulies. Cette transmission entraînait, 2 mètres plus haut, une couronne dentée récupérée sur un vieux moulin…

Cet appareil a depuis longtemps été remplacé par de nouveaux équipements plus performants et plus confortables. La station du Col de Porte dispose aujourd’hui de 4 téléskis et d’un tapis répartis sur deux petits domaines skiables. Elle propose des  pistes de difficultés variées pour le plus grand bonheur d’une clientèle locale, des familles mais également des jeunes et des étudiants qui trouvent là un terrain de jeux et, depuis cet hiver  un snowpark éclairé, à un quart d’heure de Grenoble !

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:09

Le ski, une pratique préhistorique ?

Hé, non ! L’action de marcher et de glisser sur des planches n’est pas une invention de notre siècle ! Les plus anciens skis retrouvés à ce jour dans les pays du Nord sont des vestiges datant d’environ 6 300 à 5 000 avant J.C. Encore plus ancien, des peintures rupestres illustrant des chasseurs seraient âgées de 10 000 ans.
Certes, selon les archéologues, la pratique était bien éloignée de celle que l’on connaît aujourd’hui. Sur des planches de 4,5 mètres de long, muni d’un unique bâton rame, les chasseurs partaient traquer les élans.Avec le temps et l’expérience, le matériel évolua.
En 3 000 avant J.C., les skis devinrent des planches de 2 mètres de long pour 15,5 centimètres de large. Mais la plus grande évolution réside dans les bâtons : l’unique bâton se transforma en deux bâtons formant une cuillère géante à leur bout.

Ce ski, pratiqué uniquement comme un moyen de locomotion, ressemblait davantage à du ski attelé (skijoering) ou à du ski de randonnée. Plus tard dans l’histoire, le ski continuera d’être un moyen de locomotion majeur, bien utile lors des guerres.

Faisons un bon en avant dans le temps : la fondation du premier club de ski, plus connu sous le nom de Ski Club de Trysil date de 1861. Nous sommes en Norvège, pays précurseur de la pratique. Et 6 ans plus tard, seront organisées les premières compétitions pour la discipline du télémark. L’histoire va alors s’accélérer : les hôtels Suisses se mettent à proposer des skis à leurs hôtes pour les divertir, les premières usines de fabrication apparaissent, un règlement de la pratique est rédigé, les stations de sports d’hiver voient le jour, etc. Le premier club français sera créé en 1896.

L’essor des remontées mécaniques et la « massification » du ski-loisir sont quant à eux bien plus récents. Et c’est suite aux premiers jeux olympiques d’hiver en 1924, que l’engouement suscité pour le ski-loisir marque le début de la course à l’équipement…

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:08

Légende de la montagne Saint-Eynard

Jadis, Dieu, la Vierge et les saints aimaient se promener au dessus de la vallée de l’Isère qui était pour leurs yeux un émerveillement. Un jour la Vierge Marie s’étonna : «Pour­quoi les bords de cette rivière, ces forêts et ces pâtu­rages sont-ils inha­bi­tés! Les hommes y seraient si heureux!»
Dieu demanda donc aux saints d’apporter aux humains de quoi se loger dans ces contrées si agréables.
Saint Eynard puisa alors dans les docks du ciel : châteaux-forts à tou­relles, don­jons cré­ne­lés, manoirs, chau­mières au toit de paille, clo­chers aux cam­pa­niles aigus…, en remplit un grand sac qu’il chargea sur ses épaules. Puis il partit.
Mais la route était longue, la charge lourde, la cha­leur accablante. Arrivé à la crête de la mon­tagne qui porte son nom,  Saint Eynard s’assit au bord d’un ruisseau, étancha sa soif, puis s’endormit. A ce moment, le diable, suivi d’une légion de dia­blo­tins, s’approcha à pas de loup et décousu sournoisement le des­sous du sac.

Ce fut alors un écrou­le­ment for­mi­dable. Tous les édifices contenus dans le sac glis­sèrent les uns sur les autres, rou­lèrent en bas pêle-mêle, bon­dis­sant çà et là, entre les rocs qu’ils ren­con­traient puis finirent sur les pentes, au hasard de leur chute. Un cas­tel s’accrocha le pre­mier sur l’escarpement des Cor­beaux ; un don­jon s’implanta plus bas, pour deve­nir la Tour des Chiens ; l’église de Corenc dégrin­gola plus loin avec une dizaine de chau­mières ; un château-fort se fixa sur la ter­rasse de Bouquéron ; La Tronche se peu­pla de quelques maçon­ne­ries qui déva­lèrent en s’ébréchant…
Les dia­blo­tins se tor­daient les côtes de rire. Satan égratigna alors Saint Eynard du bout de sa griffe pour le réveiller.
Effaré, il contem­pla son sac éven­tré et le désastre de la vallée.

Saint Eynard n’osait plus ren­trer au Paradis. Mais la Vierge Marie, inquiète de son absence, par­tit avec un cor­tège d’anges à sa recherche. Quand elle arriva, le soleil se levait et tein­tait de rose les mai­sons éparses. Saint Eynard raconta son aven­ture en pleurant. Alors, la Vierge Marie regarda la vallée et s’exclama «Comme c’est joli ainsi !»
Et, pour que ce fût encore plus beau, de sa main, elle fit éclore dans les prai­ries, autour des mai­sons, des anco­lies, des nar­cisses, des ané­mones et des sabots de la Vierge.

Cette légende est tirée de Sous le signe des Dau­phins, écrit par Paul Ber­ret, éditions Didier et Richard, à Gre­noble.
Selon la légende, Saint Eynard, compagnon de St Bruno, fut le co-fondateur des Chartreuses par le monde. Il mourut à 126 ans.

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:05

Jurassic Chartreuse

C’est une découverte loin d’être banale qui a été faite récemment en Chartreuse : les vertèbres fossilisées d’un reptile marin géant, le Mosasaure ou Mosasaurus. Pouvant atteindre 17 mètres et peser jusqu’à 15 tonnes, ce prédateur, contemporain des dinosaures, arpentait les mers à la fin du Crétacé. Les mers ? En Chartreuse ? Hé oui ! Il y a 65 à 70 millions d’années, la Chartreuse était … sous les eaux ! Et pour les cinéphiles amateurs de la saga Jurassic Park, rappelez-vous, le Mosasaure c’est ce monstre marin aux airs de crocodile, qui surgit hors du bassin devant la foule, pour dévorer un requin dans le film Jurassic World (2015). Une star, encore en toujours ! 

Le mosasaure est une espèce apparue il y a 100 à 146 millions d’années et disparue lors d’une extinction de masse remontant à 65 millions d’années. Pendant que les dinosaures imposaient leur loi sur terre, ce prédateur géant régnait dans les milieux aquatiques et en particulier la mer chaude qui occupait ce qui deviendra le quart sud est de la France.

La découverte la plus récente de restes de Mosasaurus remonte à plus d’un siècle, et jamais rien de tel n’avait été mis à jour dans la Région Auvergne Rhône Alpes. C’est dire si la communauté des scientifiques, et en particulier les paléontologues, se passionnent pour ce nouveau site d’exploration ! Les fouilles ont mis à jour des éléments de vertèbres mais également des fossiles d’invertébrés (ammonites, crustacés, etc.) issus de la même couche géologique qui vont pouvoir permettre de mieux comprendre comment et dans quel environnement évoluait ce monstre des mers. En attendant de pouvoir peut-être admirer prochainement ces étonnants fossiles dans un de nos Musées…

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:05

Mystérieuse vulnéraire !

La vulnéraire est une plante d’altitude connue depuis très longtemps pour son arôme caractéristique qui parfume certaines liqueurs mais surtout recherchée pour d’autres vertus : celles de guérir blessures, traumatismes et nombreux déséquilibres. Elle est connue également sous le nom de millepertuis à sous ou sous son petit patronyme latin, Hypericum nummularium. Pourtant, selon les massifs, le terme de vulnéraire ne désigne pas toujours la même plante, et les maux qu’elle soigne diffèrent également selon les territoires.
Les Cartusiens sont convaincus de détenir l’unique vulnéraire, celle des Chartreux, et pour eux aucun doute, la véritable vulnéraire ne pousse qu’en Chartreuse ! Il se dit même qu’elle fait partie de la centaine d’ingrédients (secrets !) qui composent l’élixir des Pères Chartreux !

La mystérieuse vulnéraire des Chartreux a de petites feuilles sont rondes (nummus veut dire « pièce de monnaie » en latin) et sa fleur d’un jaune éclatant comme un soleil est considérée comme une véritable panacée. Appelée « venerella » en patois local, c’est le premier remède des montagnards contre les coups de froid mais aussi pour soigner les plaies, les blessures … et les brulures !

Sous ses apparences fragiles, la vulnéraire fait partie des plantes d’altitude robustes qui résistent à la neige, au froid et au vent, profondément enracinée dans les rochers, les lapias ou les flancs de falaises escarpés qu’elle affectionne. Sa cueillette (réglementée) ne peut se faire que l’été et reste assez dangereuse, ce qui explique peut-être que ses réelles propriétés pharmacologiques n’ont été finalement que très peu étudiées à ce jour.

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:04

Le Guiers, mort ou vif ?

 Le Guiers Vif prend naissance à Saint-Pierre d’Entremont et s’écoule, rebondissant, jusqu’au village d’Entre Deux Guiers. De l’autre côté du Col de Cucheron, le Guiers Mort émerge d’une exsurgence karstique au fond du cirque de Perquelin, à 1400 m d’altitude. Récemment labellisé « Site Rivière sauvage », il chemine à travers de superbes gorges, traverse St Pierre de Chartreuse et rejoint Saint Laurent du Pont. Pourquoi le nom de Guiers Mort ? La légende évoque un effondrement karstique le long de son cours, créant pendant une période, un lac de barrage et l’asséchement provisoire du cours d’eau. A partir des Echelles, les deux cours d’eau vont se rassembler en un seul et prendre le nom de Guiers.

Le cours du Guiers s’élargit alors et sa pente s’adoucit, mais ce n’est que provisoire puisqu’il se précipite à nouveau dans les gorges de Chailles qui délimitent la fin du haut plateau du Guiers. Ses eaux pures et limpides, issues des massifs calcaires, font du Guiers un milieu idéal pour le développement d’une biodiversité exceptionnelle et d’une vie aquatique particulièrement riche le long des quelques 50 km de son parcours en Chartreuse

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 05:02
  1. https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_1954_num_23_1_3226
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